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Hansel & Gretel : Witch Hunters (Tommy Wirkola, 2013)


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Hansel et Gretel ont été abandonnés au fond de la forêt et ont détruit la sorcière qui les avait récupérés... Adultes, ils continuent de tuer des sorcières, c'est leur profession ! Ils sont engagés par un village pour retrouver des enfants disparus. Ils devront réussir leur mission avant qu'une terrible sorcière n'ait sacrifié les enfants...

Curieux plaisir coupable que ce triste spectacle cinématographique... On pourrait se dire, sauf surprise inattendue, qu'il n'est à priori pas utile de voir Hansel et Gretel Witch Hunters pour s'en faire une idée. La vraie question n'est pas "est-ce que c'est bien", mais plutôt "est-ce qu'on va s'y amuser"... Blindés de nos aprioris, on est pourtant obligés d'avouer qu'on a bien aimé Hansel et Gretel Witch Hunters à la rédaction. Grand n'importe quoi bien loin des ambitions d'un Hansel et Gretel par Yim Pil-Sung, ce conte pour enfants à la sauce super-héros est autant divertissant et fun que crétin et régressif... On vous livre quelques clés, histoire d'y voir plus (moins ?) clair...

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Blancanieves (Pablo Berger, 2012)


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La carrière du célèbre torero Antonio Villalta s'arrête sur une série de drames, dont la mort de sa femme morte pendant son accouchement. Ce n'est qu'après un mariage malheureux, quelques années plus tard il retrouve sa fille, Carmen. Mais sa femme les séparera de nouveau et laissera Carmen pour morte. Recueillie par une troupe de cirque, sans souvenirs de son passé, elle va devenir Blancanieves, torero reconnue au sein de la "petite" troupe, sur les traces de son père sans s'en en avoir conscience... Sa belle mère n'apprécie pas du tout ce nouveau destin.

"C'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures...", mais avec Blancanieves, il ne s'agit pas de soupe ! Relecture du conte des Grimm transposée dans l'Espagne des années 20, cette Blanche-Neige, comme une réponse aux récentes adaptations, adopte des choix visuels forts : Noir et Blanc, Muet et habits de lumière, puisque notre belle endormie évolue ici sur le sable de l'arène... Après The Artist, le "cinéma comme avant" impose de nouveau ses qualités éternelles à nos yeux, ce moderne Blancanieves est à lire au passé...

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Boule de Feu (Howard Hawks, 1941)


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8 grands érudits partagent, depuis plus de 3 ans déjà, le même logement afin de rédiger une encyclopédie. La lettre S arrive et comporte Slang (argot) et Sexe... C'est dans ce studieux endroit que Sugarpuss, l'amie d'un gangster, va trouver refuge pour fuir la police qui la recherche activement. L'arrivée de la jeune femme va agiter la petite communauté, Beltram Potts, le plus jeune, linguiste, va tomber amoureux Sugarpuss.

Howark Hawks signe ici une comédie infiniment moins rythmée et tonique que L'Impossible Monsieur Bébé, mais son humour ravageur, sa romance et ses 7 espiègles petits vieux parviennent pourtant à faire de Boule de Feu une excellente comédie, très injustement "oubliée" dans la filmo de son réalisateur.

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Hansel et Gretel (Yim Pil-Sung, 2007)


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Après un accident, Eun-Soo est recueilli dans une maison où vit une  petite fille, avec son frère, sa soeur et leurs parents. Très vite, il s'aperçoit que ce qui ressemble à la maison du bonheur recèle aussi un terrifiant mystère, et qu'il est en fait le prisonnier des enfants.

Avant son récent Doomsday Book, Yim Pil-Sung nous avait donné cette inquiétante et très libre adaptation du fameux conte des frères Grimm. Hansel et Gretel n'est peut être pas le film coréen de 2007, mais la réussite est bien là et ses atouts bien visibles !

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Thale (Aleksander Nordaas, 2012)


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Elvis et Léo nettoient les scènes de crime. Sur une scène, il découvrent une jeune femme, tenue cachée dans un sous-sol par la victime... Elvis et Léo découvrent une jeune femme étrange, bavarde et effrayée, en attendant l'arrivée de secours... Pourquoi était-elle maintenue à l'écart du monde ?

C'est la deuxième fois en peu de temps que le Norvège exploite son patrimoine mythologique, après le sympathique The Troll Hunter, et elle nous présente cette fois-ci une "huldra", sorte de fée dans les bois qui revêt l'apparence d'une jolie femme, mais avec une queue de vache. On pensera à un sketch de Kwaïdan, puisque l'huldra peut séduire les humains, se marier avec et combler son époux, à condition qu'il ne parle pas de ce mariage à d'autres... Sinon fin du bonheur !

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Blanche-Neige et le Chasseur (Rupert Sanders, 2012)


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La maléfique reine Ravena veut le coeur de Blanche Neige pour rester éternellement jeune. Elle Envoie un chasseur à sa poursuite, mais il va finalement aider Blanche Neige à monter une armée pour détruire la reine.


A la croisée du Blanche Neige Disney de 1937 et du Seigneur des Anneaux, Rupert Sanders renoue avec les bases du conte des frères Grimm, modèle l'histoire pour lui donner un aspect film d'aventure, puis injecte quelques éléments du Disney (histoire que le spectateur lambda retrouve ses marques : la très méchante sorcière (Charlize Theron en mode cabotinage énervant), la pomme, et les animaux de la forêt !). Ce Blanche Neige et Le Chasseur parvient énergiquement à s'élever au dessus du navet débilitant, mais perd toute son âme en route, revêtant les sombres aspects d'une compilation des films d'aventures qui ont marqué le public (La Trilogie des Anneaux, Gladiator, Robin des Bois, Jeanne d'Arc, etc... les citations (pillages ?) visuelles sont légion !).

Du conte pour enfant, ce Blanche Neige là s'est transformé en version pour ados consommateurs (pour une vraie version adulte il faudra encore attendre.). Sanders sert la soupe habituelle, sans jamais innover, sans jamais oser, il se contente d'éviter le naufrage en livrant aux spectateurs les recettes d'aventure auxquelles il sont habitués, et en maquillant son scénario en grand film au souffle faussement épique. Du déjà vu, du sans surprise, du convenu propre à un cinéma commercial de simple divertissement, voilà ce qu'est ce Blanche Neige. Il n'est qu'un produit qui fait le job et qui, dans sa catégorie, reste loin des plus mauvais élèves du genre (Iron Man 2 ou La Ligue Gentlemen Extraordinaires...) mais loin des bonnes surprises des sommets (citons Chronicles, ou The Raid comme projets commerciaux basiques qui explosaient nos attentes).

Non, ce Blanche Neige n'est pas la catastrophe que l'on pouvait craindre... Il n'est qu'un simple blockbuster artificiel, ni bon, ni méprisable, pensé et élaboré à grand coup de respect des objectifs marketing :  Un cinéma pop-corn éphémère au gout calibré et industriel que l'on subit sans pour autant s'ennuyer !
Les meubles sont sauvés, mais la maison brûle quand même !

Hugo Cabret (Martin Scorcese, 2011)


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Après la Première Guerre mondiale, Hugo Cabret est un orphelin qui vit dans une gare parisienne. Fils d'horloger, il entretient les pendules de la gare et fait tout pour réparer un automate, seule "héritage" de son père. La vie de Hugo sera bouleversée lorsque le vieux réparateur de jouet le surprend en train de dérober des engrenages...

Martin Scorcese est un touche à tout de talent (comme Ridley Scott, mais c'est un autre sujet...) qui s'attaque cette fois à un fort joli conte pour enfant...
Hugo Cabret, en plus d'être un film idéal à montrer à vos gnomes d'appartement, possède de surcroit tout ce qu'il faut pour pleinement enthousiasmer aussi les adultes.

Aventure, sentiments et quête sont pleinement et merveilleusement présents à l'image, mais le film se pare aussi (et surtout ?) d'un merveilleux hommage au cinéma, et tout particulièrement à Méliès. Autour de nos rêves, le réel et la magie du cinéma, Scorcese cisèle son scénario, le peuplant de personnages tous plus attachant les uns que les autres (y compris les "méchants") pour livrer, avec Hugo Cabret un trésor de justesse et d'imagination.

Hugo Cabret étonne par sa richesse et sa capacité à satisfaire chaque catégorie de spectateur. Que ce soit visuellement ou sur sa belle histoire, ou bien encore sur son hommage émouvant d'un faiseur de rêve à un autre, Hugo Cabret séduit par son horlogère précision. On savait déjà Martin Scorcese passionnant lorsqu'il porte sa réflexion sur le cinéma (ses deux magnifiques documentaires Un Voyage de Martin Scorsese à travers le cinéma américain et son équivalent italien sont à voir absolument !), avec Hugo Cabret en apporte une sorte de démonstration pratique. 

Que l'on soit porté ou non sur ce type d'histoire, Hugo Cabret est une réussite incontestable. Quant à la rédaction de doorama, notre "Scorcese préféré" reste son incroyable et désopilante adaptation des Lois de Murphy, souvent considérée à tort comme l'un de ses films "mineurs" : After Hours