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Hindsight (Hyun-seung Lee, 2012)


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Un ancien gangster retiré du milieu rêve d'ouvrir un restaurant. A la mort du parrain, la question de reprendre la succession se pose à lui... Déterminé à trouver l'assassin du Parrain, Doo-hyeon se retrouvera chasseur et proie : la bande rivale qui souhaite le voir mort charge une tueuse de ce contrat, tueuse dont il tombera amoureux... Entre cours de cuisine, romance et chasse à l'homme, Doo-hyeon est un gangster pour qui l'heure de la retraite n'a pas encore sonné...

Curieux mélange que ce Hindsight... Ni bon, ni mauvais, parfois ordinaire, parfois touchant, il échappe à toute direction forte... Empruntant tour à tout au thriller made-in-Corée, puis à la romance made-in-asia, il est bien difficile de ranger cet objet hybride, bridé et parfois débridé ! La rédaction vous livrera donc, cette fois encore, quelques reflets de Hindsight, un peu en vrac, mais pas tant que ça...

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A Company Man (Lim Sang-Yoon, 2012)


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Ji Hyeong-do travaille dans les bureaux d'une grande entreprise de métallurgie, à l'apparence des plus respectable. Mais sa véritable activité pour cette entreprise consiste en fait à supprimer des personnes, et à ce jeu-là, Ji Hyeong-do est très bon, il est voué à une belle carrière. Mais tout change, il doute, tombe amoureux, et veut maintenant changer de vie, ranger les armes... Mais c'est un business où le démission n'est pas bien vue...

Un tueur calme, aux traits fins, élégant, toujours tiré à quatre épingles dans son costume impeccable... On croirait retrouver le personnage de l'excellent A Bittersweet Life, de Kim Jee-Woon, pour sa suite ;  ce n'est pourtant pas le cas malgré les nombreux emprunts. A Company Man nous propose donc un thriller à la sauce coréenne, comme on les aime ici à la rédaction, à la fois élégant, efficace et un poil nostalgique. La question est maintenant de savoir si A Company Man fait le job !

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Hansel et Gretel (Yim Pil-Sung, 2007)


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Après un accident, Eun-Soo est recueilli dans une maison où vit une  petite fille, avec son frère, sa soeur et leurs parents. Très vite, il s'aperçoit que ce qui ressemble à la maison du bonheur recèle aussi un terrifiant mystère, et qu'il est en fait le prisonnier des enfants.

Avant son récent Doomsday Book, Yim Pil-Sung nous avait donné cette inquiétante et très libre adaptation du fameux conte des frères Grimm. Hansel et Gretel n'est peut être pas le film coréen de 2007, mais la réussite est bien là et ses atouts bien visibles !

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Doomsday Book (Kim Jee-Woon & Yim Pil-Sung, 2012)


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3 visions de la fin du monde : "Brave New World" par une épidémie qui décuple la violence et la libido des malades, "Heavenly Creature" par un robot qui découvre l'illumination dans un temple parmi les bouddhistes et "Happy Birthday" par un gigantesque astéroïde-boule-de-billard, commandée sur internet par une petite fille, qui va heurter la planète.

Dans 3 tonalités, très différentes les les unes des des autres, Doomsday Book propose de mettre fin au monde que l'on connait par l'épidémie ou la catastrophe (Brave New World et Happy Birthday de Yim Pil-sung, réalisateur de Hansel et Gretel) ou bien la spiritualité (avec le segment central Heavenly Creature du toujours exigeant et impeccable Kim Jee-Woon, réalisateur de A Bittersweet Life et notre incontournable J'ai Rencontré le Diable auquel nous vouons un culte sans faille...).

Yim Pil-sung ouvre et ferme Doomsday Book. Le premier segment  joue la carte de l'horreur en proposant une épidémie qui transforme les mangeurs de viande en zombies, mais comme la fin de monde, ou son commencement ici, n'est pas que violente, il se teinte d'une certaine poésie en y intégrant une histoire d'amour. La pomme (Adam et Eve) sera l’emblème de cet épisode, le plus turbulent et le plus abordable des trois par sa conception "traditionnelle" du "début de la fin". Bien construit et  joliment réalisé, la rédaction s'y est amusé et a bien aimé son "petit peu de finesse" dans son monde des brutes...
Le deuxième segment de Yim Pil-sung conclut Doomsday Book sur une note plus légère, puisque le scénario farfelu d'une la boule de billard qui va exploser notre planète, traite son sujet par l'espoir et l'humour. La rédaction est moins fan de son aspect rigolo et plus anecdotique (la rédaction préfère le sang et la violence, brutes insensibles que nous sommes !), mais Happy Birthday a le mérite et l'intérêt d'aborder la fin du monde en recentrant ses enjeux autours d'une petite famille, plus humain quoi ! Dans chacun des épisodes, Yim Pil-sung fait une place de choix aux médias coréens, et le traitement cruel et critique qu'il leur réserve finit de nous convaincre qu'une bonne fin du monde se doit de balayer une dernière fois pas mal de sujets, ce qu'il fait non sans une certaine réussite en faisant graviter des tas d'élements autour de son sujets principal. Bref "bien" et "bien" les deux segments de Yim Pil-sung

Et au milieu coule une rivière... Kim Jee-Woon prend en charge l'épisode central, avec une classe visuelle folle, en proposant une vision de la fin du monde non pas physique, mais spirituelle. Le monde qui touche à sa fin, pour son réalisateur, n'est pas fait de sang et de la violence, mais son glas sonne quand ce pour quoi nous sommes sur terre est atteint... quand nous devenons à notre tout Créateur... quand un robot découvre l'Illumination que les hommes cherchent tant toute une vie durant ! Religieux, philosophique et spirituel, Heavenly Creature prend le parti de nous faire aborder le concept "fin du monde" par une approche plus large et symbolique. La Rédaction applaudit des deux mains ce choix audacieux (et son résultat visuel diablement élégant), qui même s'il dénote quelque peu de Doomsday Book, lui donne une portée et un intérêt plus large encore.

Loin du fracas et du formatage américain, Doomsday Book donne à voir au spectateur une collection de sketchs particulièrement soignés et plutôt bien réfléchis. Son étonnant morceau central se détache bien au dessus des deux autres, mais la pluralité de ses approches, hétérogène dans ses angles et ses styles, s'avèrent au final assez cohérent avec le fil rouge de la fin du monde, ce qui n'est pas toujours le cas avec les films à sketchs. Techniquement très réussi et plutôt stimulant, Doomsday Book se regarde avec intérêt, et tout particulièrement pour son délicieux morceau de Kim Jee-Woon.

Procurez-vous Doomsday Book ou d'autres films de Kim Jee-Woon ou Yim Pil-sung 

H (Jong-hyuk Lee, 2002)


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D'atroces meurtres de femmes sont commis, identiques en tout point aux 6 meurtres de Shin Hyun, déjà emprisonné et condamné à mort. Le détective Kang décide interroger Shin Hyun pour tenter d'enrayer la macabre répétition.... Mais une curieuse relation s'installe lors de ces rencontres.

Dans l'absolu, H n'a rien de foncièrement raté ou honteux, et le climat glauque dont le cinéma coréen s'empare généralement pour donner corps à ce type de thriller, est bien présent dans ce film de serial killer. Hélas, H, aussi intitulé H - Hypnosis, échoue cruellement à rendre son scénario solide et crédible.

H déroule un scénario largement inspiré par la relation flic-tueur de Le Silence des Agneaux, et nous emballe le tout à la manière d'un Seven, cherchant à reproduire la noirceur et la tension dramatique des deux grands succès... Le détective met effectivement le doigt dans un engrenage qui lui sera fatal, les crimes sont effectivement horribles, mais au lieu d'effrayer le spectateur en augmentant jusqu'à l'étouffement la tension psychologique, H accumule maladroitement les "trucs" scénaristiques, sans savoir-faire ni inspiration. la réalisation de H, affublée de ses deux acteurs, cabotins et bien peu charismatiques, tourne à la catastrophe et sa psychologie basique tourne au grotesque... Tout cela nous rappelle l'affligeant et guignolesque The Murderer (le film hong-kongais), au lieu de tendre vers le The Murderer coréen, de Hong-Jin Na.

Artificiel de bout en bout, croulant sous des ellipses bancales et déstabilisantes, et affublé de rebondissements aussi peu crédibles que sortis de nulle part, H exaspère par le pillage éhonté de ses modèles et apparaît au final comme un maladroit travail de copiste. Sa scène finale sur la plage (seul morceau du film élégamment mis en image) s'inspire de la vertigineuse chute dramatique de Seven, mais intervenant après une cascade presque risible de "découvertes", frôle le ridicule et achève lourdement une intrigue dejà clôturée. Un twist inutile pour un film qui ne fonctionnera qu'auprès des spectateurs vierge de tout thriller.

Avec H, Jong-hyuk Lee nous a concocté une préparation qui ne soulagera pas nos démangeaisons de cinéphiles curieux ! Toute la rédaction de Doorama a bien conscience que cette dernière figure était inutile, mais nous la trouvons cependant à la hauteur du film  ;-)  Passez votre chemin.

Procurez-vous H ou d'autres films de Jong-hyuk Lee

The Murderer (Hong-jin Na, 2011)


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Afin d'éponger sa dette, occasionnée par le coût du visa de sa femme partie en Corée, Gu-Nam accepte d'aller tuer un homme en Corée pour le compte d'un parrain local. Sur place, il compte accomplir sa mission, mais aussi tenter de retrouver son épouse... Mais rien ne se passera comme prévu. De chasseur il deviendra proie, traqué de toute part.

Nous perdons toute objectivités devant certaines bombes coréennes, et ce second film du réalisateur de The Chaser fait partie de ces films qui nous impressionne. The Murderer étale 2h20 de grand cinéma, 2h20 de précision, de tension et de maîtrise.

Le meurtre que doit exécuter Gu-Nam ne sera pas le point final de son aventure, mais bien le coup de départ de son irrémédiable chute. A la manière de J'ai Rencontré le Diable, passé la minutieuse mise en place de son film, Hong-jin Na sonne les hostilités à la 45ème minute, et entame alors une intense course, mortelle, jusqu'à son final sombre, absurde et mélancolique. The Murderer est un thriller tout ce qu'il y a de plus efficace, mais c'est aussi, et avant toute autre chose, un Film Noir dans le plus pure tradition. Notre héros (mais y'en a t'il vraiment dans ce film ?) est un quidam sans avenir et peu locace, condamné dès la première image à toujours perdre. The Murderer n'épargnera rien à son personnage, sa détermination et son instinct de survie feront difficilement le poids face aux dangers vers lesquels il est naïvement allé.

Coincé entre la mafia et la police coréenne, et bientôt rattrapé par son commanditaire (Yun-seok Kim de The Chaser, en increvable et étonnant Pitbull !), Gu-Nam est un sursitaire, un homme traqué qui sera précipité dans un tourbillon de violence (et les coréens, ils savent faire !). Fabuleusement écrit, superbement réalisé (quoi qu'une caméra moins "épaule" n'aurait pas été mal accueillie...) The Murderer est encore une démonstration magistrale de ce que le cinéma coréen "a sous le capot". Passionnant de bout en bout, son rythme est sans faille, ses personnages puissants et finement écrits étayent avec justesse un scénario précis et fort.

Pour la rédaction de Doorama, The Murderer ne propose rien d'autre que le cocktail idéal, un thriller bluffant sur le fond comme dans sa forme. En proposant un dosage savamment équilibré de ses multiples ingrédients (violence, émotion, suspense, sens de l'absurde, humour, tension, rythme, rebondissement, respect des codes, renouvellement du genre... etc...) le film de Hong-jin Na s'impose au spectateur comme LE film qu'il espérait voir. Désespéré, palpitant et parfaitement maîtrisé The Murderer est une expérience de cinéma d'exception, un uppercut dévastateur que le spectateur reçoit en plein coeur de sa cinéphilie. On adore, un point c'est tout.

Procurez-vous The Murderer ou d'autres films de Hong-jin Na ou avec Yun-seok Kim

Rough Cut (Hun Jang, 2008)


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Les relations conflictuelles d'un gangster qui a toujours rêvé de faire du cinéma et d'un acteur de films d'action en perte de vitesse, à cause de son comportement violent. Amenés à tourner ensemble ils décident de ne pas simuler les scènes de combat...

Hun Jang (Secret Reunion) a déjà contribué à grossir la liste des films chroniqués sur Doorama. Avec Rough Cut, il met en image un scénario de Kim Ki Duk (Printemps, Eté Automne, Hiver) construit autour de la fascination réciproque de deux personnages issus d'univers différents.

Contrairement aux apparences, Rough Cut n'est pas un âpre polar, mais davantage une confrontation psychologique dont les combats s'apparentent plus à l'expression de l’orgueil des personnages qu'à leur violence. Thème cher au cinéma asiatique, c'est ici des "différences qui nous unissent" dont il est question, Rough Cut met en perspectives deux profils a priori opposés et les fait s’entremêler pour souligner ce qu'ils ont de commun (jusqu'à les confondre ?).

Le potentiel de ce rapprochement improbable ne trouve hélas pas son épanouissement dans le film de Hun Jang. Coincé entre une réelle volonté de raconter deux parcours de vie, la tentation de donner corps physiquement à la tension psychologique et le manque d'épaisseur de ses personnages, Rough Cut sombre dans l'anecdotique. Hun Jang échoue à donner à son film l'intensité nécessaire, il ne parvient pas à impliquer le spectateur dans ce duel en ne parvenant pas à faire apparaître de réels enjeux chez ses personnages. Au mieux il ne parvient qu'à justifier le point de départ de leur histoire, dans une première partie par ailleurs très bien construite, mais qui ne tiendra hélas pas ses promesses.

Nous avons été durs dans notre note avec Rough Cut... Si elle est loin de refléter la qualité générale du film (bien plus qu'honorable, en tout cas techniquement), elle témoigne plutôt de cette déception tenace qui nous a envahi devant l'incapacité de son réalisateur à s'emparer de son scénario. Rough Cut ne fait qu'effleurer son sujet (le monde du cinéma face à celui des gangsters, sa timidité à construire et explorer une rivalité...), et s'il se laisse regarder gentiment, jamais il ne nous emporte. Rough Cut n'est au final qu'une bonne idée initiale, mais qui peine à occuper tout l'espace d'un film.

Procurez-vous d'autres films coréens ou de Hun Jang

The Unjust (Ryoo Seung-wan, 2011)


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Un flic et un procureur, ayant tous deux des choses à se reprocher, tentent de garder la tête hors de l'eau en se faisant mutuellement pression pour sauver leur peau.

Des flics, des pourris et la loi au centre, le tout venant de Corée. Il n'en fallait pas plus pour éveiller nos attentes. The Unjust s'attaque à la corruption et aux petits arrangements avec la loi, en faisant s'opposer deux protagonistes censés la représenter.

Proprement réalisé et plutôt ambitieux quant à son propos (chic, le scénariste de J'ai Rencontré le Diable !), The Unjust laisse pourtant perplexe. Entre l'ambiguïté de ses personnages, les changements permanents des rapports de force et un scénario plutôt touffu, le film réussit avant toute autre chose à noyer le spectateur.

Ce jeu de chat et de la souris ne cesse de redistribuer les cartes, s'il nuance habilement ses protagonistes, il finit en revanche par rendre particulièrement confus le déroulement du film. Les personnages deviennent illisibles, et bien que leur ambivalence serve le scénario ("tous pourris" !), celui ci se retrouve sans aucun personnage pour le porter. L'ajout de personnages secondaires multiples, en complexifiant encore davantage les relations n'arrangera rien !

The Unjust, faute de fil conducteur clair et à cause de ses incessants changements de perspectives, se retrouve comme amputé de toute intensité. Pourtant non dénué de qualités, il semble pêcher par excès de finesse, et à trop vouloir éviter de se laisser classer, à trop refuser certains codes et stéréotypes se retrouve déséquilibré et manque cruellement de clarté. The Unjust avait tout ce qu'il fallait pour livrer un jeu de cache-cache noir et tendu, mais ne délivrera au final qu'un film ambitieux mais raté.

Lady Vengeance (Park Chan-wook, 2005)


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Emprisonnée 13 années pour avoir assassiné un enfant de 5 ans, Gueum-Ja retrouve enfin la liberté. Elle va enfin pouvoir se venger de celui qui l'a envoyé en prison, de celui qui lui a pris 13 années et tant d'autres choses...

Dernier opus de la "trilogie de la vengeance", Lady Vengeance succède à l'atypique Sympathy for Mr. Veangeance (2003) et au surpuissant Old Boy (2004) !

De nouveau Park décortique, dissèque presque, les mécanismes de la vengeance, la justifiant par une situation initiale brutale et injuste, et lui apportant en réponse une action plus brutale encore, le mal appelant le mal. Et lorsque le mal initial est incarné par Min-sik Choi (J'ai rencontré le diable et Old Boy), on dit "encore !")

Une fois de plus, Park brouille les repères et joue avec le spectateur, il fait basculer ses personnages d'un coté puis de l'autre de la ligne, et nous fait hésiter entre compassion et répulsion. Pour ce jeu là, Lady Vengeance déploie une réalisation virtuose et inspirée, sa mise en scène baroque et stylisée servent un scenario diabolique qui distille la vérité à coup de flashbacks maitrisés. Tant pour le fond que pour la forme Park soigne chaque détail de son film, que ce soit  l'image, l'ambiance, le rythme ou la musique, chacun de ses choix fait mouche.

Lady Vengeance prend quelquefois des allures excessives, lyriques, il fonce tête baisée vers son objectif sans se soucier des conventions ou de la morale. Comme sa belle vengeresse, il est jusqu'auboutiste, obsessionnel... C'est cette énergie permanente, sa stylisation presque poussive, mais jamais gratuite ou inutile, qui pourra paradoxalement déplaire dans Lady Vengeance.


Lady Vengeance a ce coté "rock'n roll" ou "Tarantino" qui flirte sans cesse avec les limites, mais si on accepte ses choix, alors il livre ses trésors : créativité, force, fulgurance, poésie morbide, violence et sens de l'image sont bien présents ici, au service d'un film d'auteur déguisé en série B, à moins que cela ne soit l'inverse... Qu'importe ! Quelque soit la nature de cet objet cinématographique, il y a de l'Excellence et de l'Excellent dans ce cinéma coréen. On n'arrête pas de vous le dire.
  

NDLR : Lady Vengeance redonne par ailleurs fortement envie de voir La Femme Scorpion, on avait juste envie de partager cette envie avec vous.

Le Bon, La Brute et le Cinglé (Kim Jee-Woon, 2008)


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En Manchourie, une carte au trésor dérobée aux Japonaix attire toutes les convoitises. Brigands, voleurs, tueur à gages, chasseur de prime et armée japonaise veulent tous mettre la main sur ce Cinglé qui à cette carte !

Attention, Le Bon, La Brute et le Cinglé décoiffe ! Après le superbe Bittersweet Life (2006) et avant l'hallucinant J'ai Rencontré le Diable (2011), Kim Jee-Woon réalisait ce western asiatique barré et défoulant.

Hommage évident à Le Bon, la Brute et le Truand, cette variation s'amuse des codes instaurés par Sergio Leone et les utilise vers une course au trésor effrénée (à la façon d'Un Monde Fou, Fou, Fou). Rempli d'humour et d'action, le film de Kin Jee-Woon joue à fond la carte du divertissement et du décalage avec son modèle (façon Tatantinienne) pour transformer son film en pur moment de fun.

Véritable démonstration de la virtuosité de son réalisateur (quel sens de l'image, du montage !), Le Bon, La Brute et le Cinglé est aussi un réel plaisir pour les yeux. Il regorge de couleurs vives et chatoyantes (n'ayant à priori pas leur place dans ce désert Manchou !) qui lui donnent une beauté visuelle réjouissante et lui confèrent une étonnante touche de fantaisie particulièrement bien géré.

Mais comme fatigué de son rythme fou, le film s'essouffle sur la fin en sur-utilisant la carte de la "joyeuse pagaille". Certaines scènes deviennent confuses, la mise en scène semble moins soignée, et le contraste avec la grande qualité de ce qui précédait se fait alors grandement ressentir. 

Mais ne boudons pas notre plaisir, s'il s'use un peu sur la longueur, Le Bon, La Brute et le Cinglé reste une fantaisie brillante, atypique et originale. Il regorge de bon moment et, même imparfait, demeure un objet cinématographique ciselé, qui au delà du  divertissement réussi, confirme et impose avant tout l'immense talent de son réalisateur : Kim Jee-Woon !


The Housemaid (Corée, 2010)


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The Housemaid est un remake d'un film homonyme de 1960. La version 2010 nous raconte l'histoire d'une bonne au sein d'une famille bourgeoise, séduite par le mari, puis confrontée aux conséquences de cette relation.

Particulièrement esthétique et inquiétant, The Housemaid est un thriller psychologique qui appuie sa force sur les différences sociales de ses protagonistes. Erotique et sensuel, il mêle habillement le suspense et le mystère, portant ce fait divers social vers le hui-clos oppressant. Sans en atteindre la force, The Housemaid lorgne vers le cinéma de Hitchcock ou même celui de Cronenberg. Il distille sa noiceur avec élégance et efficacité jusqu'à son final puissant et plutôt inattendu.

The Housemaid ne réinvente certes rien, mais il avance ses pions avec maîtrise et dévoile ses multiples attraits avec intelligence et goût. Il fait simplement partie de ces films dont le plaisir de la découverte est total et la réussite évidente.
Le cinéma Coréen est décidément en pleine forme, peut être parmi les plus riches et passionnant du moment !