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Retreat (Carl Tibbetts, 2011)


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Un couple en difficulté se met au vert sur une petite île sauvage et isolée. Seuls habitants sur ce "caillou", ils recueillent pourtant un homme, le visage ensanglanté, un revolver à la ceinture, un militaire qui leur annonce qu'une épidémie foudroyante est en cours. Ils se barricadent pour se protéger du danger, mais rapidement le scénario du supposé militaire fait douter Martin et Kate...

L'isolement, l'inconnu, et le couple entre les deux, semblent être un cocktail qui fonctionne bien. Sans autre ambition que de proposer ses quatre-vingt-dix minutes de tension, Retreat propose ses ingrédients à l'air de déjà-vus non sans une certaine habilité. Le spectateur est invité à un thriller psychologique bien mené, à la violence croissante, et à un jeu permanent sur la véritable identité de Retreat. Film d'épidémie ou couple pris en otage ? Retreat joue à fond la carte du doute et s'amuse à brouiller les pistes...

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40 ans, Mode d'Emploi (This is 40 - Judd Apatow, 2013)


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Pete et Debbie ont deux filles. A l'aube de leur 40 ans, leur passage à la nouvelle décennie s'accompagne de changement et de questionnements au sein de leur couple... Debbie vit mal le compteur des années, Pete ne parvient pas à rendre son entreprise rentable, les enfants n'apportent pas que des satisfactions et la famille est soit absente, soit trop présente... Et si 40 ans n'était pas un cap si facile que ça à franchir ?

Judd Apatow à ses fans... Cinéaste emblématique de ce qui pourrait être appelé "la nouvelle comédie américaine", il est représentatif de cette vague de comédie à cheval entre le pur divertissement, limite graveleux, genre American Pie, et la comédie douce-amère empreinte d'un regard social sur notre société (et nous, à la rédaction, nous mettons Super Grave dans cette catégorie, nous adorons cette "teen-comédie" (teen ?) parfaitement maîtrisée). Apatow à donc une pâte et il n'est pas non plus désagréable que celle-ci s'inspire des séries qui cartonnent pour construire ses personnages ! 40 ans, Mode d'Emploi : mode d'emploi !

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Take Shelter (Jeff Nichols, 2012)


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Curtis fait d'étranges cauchemars, où les tempêtes qui les habitent sont annonciatrices de perturbations bien plus inquiétantes encore que leur violence. Comme autant de signes annonciateurs d'un cataclysme à venir, Curtis perd progressivement pied avec la réalité. Pressentiments ou premiers signes de folie, son comportement irrationnel fragilise son couple déjà bien éprouvé par la maladie de leur fille...

Entre fantastique et drame psychologique, Take Shelter évoque le meilleur de M. Night Shyamalan et nous rappelle immanquablement la nature de Terence Malick ainsi que les frémissements météorologiques de La Dernière Vague de Peter Weir. Imaginaire ou pas, la grande tempête de Take Shelter envahit et entoure le spectateur, imposant un air chargé d'humidité et d'électricité.

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La Femme de Villon (Villon's Wife / Viyon No Tsuma - Kichitaro Negishi, 2009)


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Sachi est une femme douce, fidèle, droite et habitée d'une perpétuelle énergie positive. Elle est l'épouse de Otani, un écrivain doté d'un caractère parfaitement opposé au sien. Un soir des aubergistes frappent à sa porte et lui annonce que son mari leur a volé une importante somme d'argent. Sachi décide de travailler dans leur auberge jusqu'à ce qu'ils ne récupèrent leur argent, ou qu'elle ne le rembourse...

C'est l'univers littéraire de l'écrivain Osamu Dazai qui est ici porté à l'écran. Au travers de l'amour Sachi pour son mari, dans le Tokyo d'après guerre, la Femme de Villon propose au spectateur le portrait de deux natures qui s'opposent, se confrontent et s'appellent.

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Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick, 1998)


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Bill Harford mène une vie ordinaire avec son épouse, jusqu'au jour où elle lui raconte qu'elle a failli un jour le tromper. Profondément déstabilisé, Bill va alors rechercher, et s'approcher dangereusement, de ces tentations qui ont ébranlé sa femme.

Sans doute le film (pardon, l'Oeuvre !) de Kubrick la plus colorée (bariolé ? Que de petits sapins de noël et de rouge-désir ici !) et le plus "à taille humaine" de sa monumentale filmographie, Eyes Wide Shut traite du couple et de son délicat fonctionnement. Désirs, besoins, sexe, rapport à l'autre et secrets refoulés deviennent sous l'oeil du Maître des sujets d'étude et d'interrogations, qui emprunteront de longs chemin détournés pour livrer leurs réponses (en fait une seule réponse laconique tenant en 4 lettres...).

 Eyes Wide Shut, avouons le, n'est pas notre Kubrick préféré (et de loin), mais l'indéniable maîtrise avec laquelle il dissèque ce couple en crise est à couper le souffle, et ce (comme d'habitude avec Kubrick) tant sur le plan visuel qu'intellectuel. Pour la première fois Kubrick s'attaquait à l'intime (même Lolita débordait du cadre intime du désir...), à une histoire en mode mineure, sans H majuscule, déconnectée de toute destinée de ses personnages. Si "minimal" tente d'être Eyes Wide Shut, Kubrick ne peut cependant pas s'empêcher de livrer sa vision du couple par le "grand bout de la lorgnette". Kubrick répond à la cassure intime par la grandeur et la démesure d'un fantasme ultime (la partouze du siècle, mes amis !) et, comme une démonstration ultime, nous livre LE couple emblématique du glamour et de l'artificiel d'alors (Nicole Kidman et Tom Cruise, couple à l'écran comme dans la vraie vie) pour illustrer la relation/opposition entre l'apparence et le vide.

Oeuvre bavarde et cruelle à bien des égards (sa vision du vrai couple Kidman-Cruise ?), ouverte à de multiples interprétations, Eyes Wide Shut est "le film à part" chez Kubrick. On peut se semander s'il n'est pas son film le plus personnel (puisque traitant du couple, et Kubrick s'étant "retranché" avec son épouse et ses enfants dans son manoir anglais...), et si, en film testament, il ne cacherait pas de (nombreux) messages du Maître.

Perfection technique de chaque instant, illustration musicale impressionnante (Musica Ricercata de Ligeti) et génie de sa mise en image font de Eyes Wide Shut un film hypnotisant qui derrière ses apparences de film kubrickien "modeste" recèle une immense richesse, et peut être même un trésor caché, un secret... Fuck ?

Procurez-vous Eyes Wide Shut ou d'autres films de Stanley Kubrick, Tom Cruise ou Nicole Kidman