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Ma Vie Avec Liberace (Behind the Candelabra - Steven Soderbergh, 2013)


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 La relation amoureuse qui unit des années durant Scott avec Liberace, un pianiste talentueux davantage adepte des strass que de l'imagerie classique des pianistes.

Chapeau bas à ces adieux de Steven Soderbergh... Ma vie Avec Liberace n'est pas des plus passionnant dans l'absolu, mais ce qu'il témoigne du talent de son réalisateur ainqi que les prestations qu'y livrent ses acteurs, surtout Michael Duglas, sont simplement énormes... On détestera facilement le chant du cygne de Soderbergh, mais à la rédaction, nous pensons qu'il a su ici proposer au spectateur une histoire touchante, simple et pure, sans jamais tomber dans les travers du gay friendly...

Ma Vie avec Liberace parvient à mettre au premier plan les pires stigmates des grandes folles exaspérantes, mais jamais ne s'en sert pour ses objectifs... Le grand écart est réalisé à la perfection : quelque soit l'exécrable milieu dans lequel prend vie cette histoire, seul le décor est hideux (ce sont les faits, le décor d'alors... voilà tout...), car l'histoire de ce couple nous est contée avec un tact, une justesse et une pudeur impressionnantes..

Soderbergh, ton style, ta curiosité et ton talent de raconteur d'histoires nous manqueront...

Procurez-vous Ma Vie Avec Liberace ou d'autres films de Steven Soderbergh ou avec Michael DouglassMatt Damon ou Dan Aykroyd

Mariage à Mendoza (Edouard Deluc, 2013)


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Marcus et Antoine, deux frères, débarquent en Argentine pour célébrer le mariage de leur cousin. Mais entre Antoine qui laisse en France un couple en miette, et Marcus l'artiste-poète qui cache à son frère son traitement, le voyage sera parsemé d'aventures... Marcus et Antoine vont se redécouvrir au fil de leurs échanges et de leurs rencontres...

Dans l'absolu, Mariage à Mendoza n'est qu'un film à ranger sous la catégorie "films de potes" ou celle des Roads Movies, ni plus, ni moins réussi que ça... Mais comme souvent avec les films de potes, sa sympathie l'emporte, et comme souvent avec les road movies, on se laisse aller... Mariage à Mendoza nous offre aussi un joli duo d'acteurs... Voilà donc pourquoi nous avons apprécié à la rédaction...

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Les Âmes Vagabondes (The Host, Andrew Niccol, 2013)


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Dans un futur proche, nous sommes envahis par des extra-terrestres qui habitent nos corps. Lorsque c'est au corps de Mélanie d'être à son tour investi, son âme résiste et cohabite avec son parasite. Elle réussit à s'enfuir et retrouve un groupe de résistants humains dans le désert... parmi lesquels son petit frère et son ancien amour... La nouvelle Mélanie, indissociable de l'ennemi extra-terrestre, ne fait pas l'unanimité dans la petite communauté...

Andrew Niccol nous avait habitués à de films bien plus exigeants (Bienvenue à GattacaTruman Show et même le plus léger Time Out...) que cette histoire de SF flirtant avec la romance... Ici l'affiche du film n'induit pas en erreur, en mettant en avant ses ados et avançant son lien familial avec Twilight : c'est bien à un produit de conso "teen" que nous avons à faire... Les Âmes Vagabondes reste donc, sans surprise, basique et un peu "ras des pâquerettes" sur sa portée, mais il bénéficie au moins du savoir-faire de son réalisateur en matière de SF...

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Conversation Secrète (The Conversation - Francis Ford Coppola, 1974)


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Un expert de la surveillance enregistre un couple pour un client privé. Surpris par le caractère anodin de la conversation, il s'interroge sur celle-ci, ainsi sur sa possible signification. Il décide de ne pas livrer le fruit de sa surveillance sans en savoir davantage. La vérité se cache t'elle dans cette simple conversation ? Jusqu'où ses clients sont-ils prêts à aller contre le couple ? Et contre lui ?

L'Amérique des 70's... Coppola... Une Palme d'Or... Le Watergate qui explose au grand jour cette même année... Conversation Secrète est de ces grands films (comme Network !) qui sont injustement oubliés, peu cités et rares sur nos écrans (Conversation Secrète n'est pas édité en DVD en France...). Une réalisation impériale pour un chef d'oeuvre tout en nuance et en subtilité, parano jusqu'à l'os et symptomatique d'une Amérique en pleine crise d'identité, entre le Vietnam et un scandale à venir... Film obsessionnel sorti la même année qu'un autre monument malade (on pense à notre cher Massacre à La Tronçonneuse), Conversation Secrète doit être redécouvert...

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Gatsby Le Magnifique (Jack Clayton, 1974)


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Dans l'entre guerre, à Long island, toute la riche bourgeoisie américaine se retrouve dans les fêtes fastueuses organisées par Jay Gatsby. Nick Carraway, son voisin, va devenir l"ami de cet homme qui intrigue tout le monde, sur lequel le de nombreuses rumeurs circulent, et qui se révélera bien différent du milieu dans lequel sa fortune le positionne... Mais qui est vraiment Gatsby ?Que cherche-t'il  ?

Avec l'arrivée d'un remake (encore un !) par Baz Lhurman, il nous est monté une folle envie de voir (ou revoir pour certains à la rédaction) le Gatsby version 1974... Drame, histoire d'amour et critique sociale à l'image floue (au propre comme au figuré), le film de Jack Clayton nous replonge avec délices dans un pur ciné 70's de studio, et nous fait adroitement découvrir ce "magnifique", tout habillé d'une image très Hamiltonnienne. Critique sociale et amour s'y mélangent, entre fleur bleue et drame cruel, et ce Gatsby 1974 nous offre un délicieux voyage dans le temps. Un double voyage dans le temps, devrions même dire, puisque la riche fresque 30's se double de quelques agréables clichés du ciné US 70's... Petit tour d'horizon...

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La Chasse (Thomas Vinterberg, 2012)


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Lucas travaille dans une école, il est très apprécié des enfants, mais l'un d'eux déclare qu'il s'est adonné à des jeux d'adultes avec elle. En pleine reconstruction personnelle après son divorce, et alors qu'il se rapprochait enfin de son fils, c'est le début d'une descente aux enfers... Les témoignages se multiplient, toute la petite ville le montre du doigt, la violence à son encontre monte dangereusement. Le petit mensonge d'une enfant prendra des proportions infernales... irréversibles ?

Nous devons être dans notre "instant danois" à la rédaction, car après Royal Affair et A Hijacking, c'est de nouveau un film Danois qui nous rend tout électrique. La Chasse n'a peut-être pas la force de Festen, mais la modestie avec laquelle il s'attaque à son sujet, sans effets, ni pathos excessif, alliée à la géniale performance de Mads Mikkelsen en font un drame absolument captivant. Thomas Vinterberg aime les "victimes innocentes", l'injustice que subit Lucas prend dans La Chasse une dimension psychologique parfaitement réussie : passer deux heures avec Mads Mikkelsen et le voir s'enfoncer, souffrir, tient peut être de la perversion, mais reste que La Chasse glace le sang et laisse peu de répit au spectateur... Alors forcément...

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Retreat (Carl Tibbetts, 2011)


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Un couple en difficulté se met au vert sur une petite île sauvage et isolée. Seuls habitants sur ce "caillou", ils recueillent pourtant un homme, le visage ensanglanté, un revolver à la ceinture, un militaire qui leur annonce qu'une épidémie foudroyante est en cours. Ils se barricadent pour se protéger du danger, mais rapidement le scénario du supposé militaire fait douter Martin et Kate...

L'isolement, l'inconnu, et le couple entre les deux, semblent être un cocktail qui fonctionne bien. Sans autre ambition que de proposer ses quatre-vingt-dix minutes de tension, Retreat propose ses ingrédients à l'air de déjà-vus non sans une certaine habilité. Le spectateur est invité à un thriller psychologique bien mené, à la violence croissante, et à un jeu permanent sur la véritable identité de Retreat. Film d'épidémie ou couple pris en otage ? Retreat joue à fond la carte du doute et s'amuse à brouiller les pistes...

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Ex Drummer (Koen Mortier, 2012)


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The Feminists, un groupe formé de 3 musiciens handicapés, est définitivement en quête d'un batteur... Dries, ancien batteur et parolier de talent, accepte de l'être et complète enfin le groupe : The Feminists est maintenant prêt pour participer à un important concours. Le quotidien des membres de The Feminists est à l'image de leur musique : instantané, destroy et No Future !

A la rédaction, le punk, on y connait rien, en revanche même sans en connaitre la définition, on sait reconnaître un chat quand on en voit un, et Ex Drummer est un film résolument punk ! Si "Punk's not dead", comme le montrait récemment encore Le Grand Soir, est toujours vrai, ici, il ne ne va pas de concert avec "No Future"... Koen Mortier semble avoir un bien bel avenir de réalisateur, son Ex Drummer, qu'on l'aime ou non, qu'on le comprenne ou non est un bel objet... Punk, mais sexy !

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Anna Karenine (Joe Wright, 2012)


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En Russie, Anne Karénine est l'épouse d'u haut fonctionnaire. Sa rencontre avec le séduisant compte Vronski va déclencher un amour, une passion entre les deux êtres, qui mènera Anna Karénine à tout sacrifier pour elle.

Anna Karénine, est bien sûr, l'adaptation de l'oeuvre de Tolstoï, mais il vous faudra vous tourner vers d'autres horizons pour mesurer sa fidélité à l'oeuvre originale, nous préférons nous déclarer incompétents en ce domaine... La rédaction peut cependant vous parler du film de Joe Wright et de sa somptueuse mise en image théâtrale, baroque et inspirée. Cette adaptation de Anna Karénine retrouve la modernité du chef d'oeuvre littéraire original, et l'habille d'un classicisme à la Liaisons Dangereuses de Frears, mais aussi, dans un même temps, d'un dynamisme visuel qui n'est pas sans rappeler le Moulin  Rouge de Lhurmann. Drame en costume soigné et majestueux, le Anna Karénine de Joe Wright risque d'énerver certains, mais son film possède d'indéniables  atouts.

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Robot et Frank (Jake Schreier, 2012)


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Frank est un ancien cambrioleur qui vit seul. Pour l'aider avec sa mémoire qui commence à défaillir, il se voit imposr par son fils la présence d'un robot assistant. Au début réticent, une relation d'amitié va s'installer entre Frank et Robot, un véritable coup de jeune pour Frank qui va même renouer avec son ancienne activité de monte-en-l'air, avec cette fois un acolyte artificiel !

Les apparences sont trompeuses... Robot And Frank, avec l'allure enfantine de son robot et son approche sensible, pourrait laisser imaginer une histoire destinée en priorité à un jeune public. S'il peut effectivement l'être, il est aussi, et surtout, une approche  fine de la vieillesse, approche que nos jeunes têtes ne goûteront certainement que trop peu ! Sensible, délicat, touchant intelligent, fin et divertissant (rien que ça), Robot et Frank surprend par l'angle avec laquelle il traite son histoire. Frank Langella propose une magnifique interprétation dans un film faussement naïf : Robot And Frank, est loin de l'intelligence "artificielle" et grandement "opérationnel"...

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Lawrence d'Arabie (David Lean, 1962)


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Pendant la Première Guerre mondiale, un officier Britanique est envoyé recueillir les intentions du prince Feyçal pendant le conflit avec les Turcs. T.E. Lawrence épouse alors la cause de l'indépendance du peuple Arabe et devient un leader de celle-ci. Mais les visions britanniques, comme celles du prince, ne sont pas aussi claires que celles qui animent l'officier Lawrence...

Des paysages d'une fascinante beauté, un souffle épique rare et un parcours intérieur complexe et contradictoire animent Lawrence d'Arabie... Bien sûr le film de David Lean a marqué l'histoire du cinéma et traversé celle-ci auréolé de 7 oscars, mais il n'y a pas qu'une oeuvre techniquement exceptionnelle et une biographie pleine d'aventure : Lawrence d'Arabie possède un pouvoir hypnotique sur le spectateur. Entre le récit historique et le parcours d'un homme entièrement voué à un idéal, Lawrence d'Arabie est une proposition de 3h30 comme on en voit peu maintenant... Illuminé, fulgurant, grandiose et d'une richesse inépuisable, Lawrence d'Arabie est unique !

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Pusher (Luis Prieto, 2013)


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A Londres, Frank fait du business en vendant de la drogue. Lorsqu'il demande à Milo, avec qui il est déjà en dette, de financer sa prochaine transaction, il ne sait pas qu'il ouvre en grand la porte qui le mènera vers sa chute... Son affaire tombe à l'eau, il perd sa mise, et Milo n'est pas homme à attendre son dû : Frank entre alors dans une spirale qui scèlera son sort...

Ah Pusher ! Ah, la trilogie danoise de Nicolas Winding Refn (Drive, Valhalla Rising...) sur 3 destins compromis dans le milieu de la criminalité de Copenhague... 3 parcours tragiques, en spirale, et croisés entre chacun des films... Ce Pusher-là est donc le remake du premier opus de cette trilogie, et est supervisé par Winding Refn lui même, puisqu'il en est le producteur exécutif. La rédaction était donc curieuse de se pencher sur cette version alternative, curieuse de voir si le projet se justifiait ou non, curieux de vérifier si ce Pusher-là avait réussi à récupérer l'incroyable noirceur de l'original, curieux de vérifier si un autre pouvait apporter sa pâte au petit chef-d'oeuvre danois... Veni, Vidi, pas Vici...

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The Bunny Game (Adam Rehmeier, 2010)


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En tombant, au hasard de ses clients et de ses défonces artificielles, sur ce routier peu sympa, une jeune femme va se retrouver séquestrée à l'arrière de son camion. Elle va devenir le jouet du routier, et subir toute sa violence et sa perversion. Comment se terminera cette terrible rencontre ?

Expérimental ? Extrême ? Puissant ? Génial ? Ou bien...  ? The Bunny Game ne s'adresse pas au grand public, cette séquestration d'1h15 navigue entre perversion et brutalité sans le moindre temps de respiration... Soutenu par un noir et blanc élégant, une bande-son anxiogène, une réalisation stylisée et un montage cut brutal, The Bunny Game avait tout pour plaire notre rédaction, particulièrement preneuse de pépites noires et vénéneuses... Pourtant rien de ce que nous en attendions n'a rencontré de satisfaction, et surtout pas notre masochisme malsain, notre goût d'aimer être malmenés. The Bunny Game à fait naître un rejet total de notre part, mais pas pour les bonnes raisons...

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A Hijacking (Kapringen - Tobias Lindholm, 2012)


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Au large de la Somalie, le cargo MV Rozen est pris en otage par des pirates.... Les négociations s'engagent avec l'armateur danois. Des pirates qui demandent 15 millions de $, un armateur qui propose 250 000 $, et au milieu la vie de 7 hommes d'équipage... Un bras de fer commence, la situation s'installe dans le temps et la négociation sera difficile.

Viva le Danemark ! Il ya eu le Dogme, des Von Triers ou des Vinterberg continuent aujourd'hui, avec d'autres, de livrer des oeuvres brillantes et fortes... Après notre coup de coeur sur Royal Affair, c'est maintenant au tour de Kapringen de malmener la rédaction, de la laisser "sur le C...". Kapringen s'attaque à décortiquer les coulisses d'une prise d'otage. Il s'attarde non pas sur les hommes au centre, mais sur les enjeux à défendre au niveau du "payeur"... Sa violence et sa dureté ne sont plus focalisées sur celle subie par les otages, mais sur ce qu'il conviendrait d'appeler les "règles capitalistes du jeu". Kapringen s'attaque au poids de la vie d'un homme dans un système capitaliste, son style réaliste lui donne une force et une brutalité diablement efficace... Kapringen fait mal : vous êtes prêt ?

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The Path (La Senda - Miguel Angel Toledo, 2012)


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Un joueur d'échecs sur le déclin s'accorde, avec sa femme et son fils, des vacances de Noël dans un chalet tranquille afin de se reconstruire un peu. Mais le rapprochement de son épouse avec Samuel, un ouvrier de la région, va déstabiliser Raùl plus que l'aider à souffler. Raùl commence à avoir des idées sombres, ses rapports avec son fils et sa femme se dégradent et les vacances se transforment en épreuve pour ne pas perdre pied définitivement.

L'Espagne, chaude et bruyante, cède la place, dans The Path, au silence étouffé de la neige... La petite famille tente de s'octroyer des vacances réparatrices, c'est le doute et la défiance qui vont apparaître... The Path, malgré son climat fantastique omniprésent, tire vers le thriller psychologique, en proposant une autopsie d'un dérèglement aux conséquences qui s’avéreront bien évidemment tragiques. Mais si élégant et travaillé qu'il soit, la réussite et la surprise ne sont pas pour autant de la partie dans le film de Miguel Angel Toledo, The Path nous emmenant sur des sentiers finalement bien balisés... Faisons un bout de chemin autour de The Path...

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Wrong (Quentin Dupieux, 2011)


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Dolph se réveille comme tous les matins à 7h60, mais ce matin, Paul, son chien,  n'est plus là... Bouleversé par sa disparition, le quotidien de Dolph s'en trouve ébranlé. Son jardinier, le mystérieux Maître Chang, le détective chargé de retrouver Paul ou Emma, la vendeuse de pizza qu'il ne connaît pas qui vient vivre chez lui, émaillent ses jours de solitude dans de bien curieuses trajectoires...

Sans doute la rédaction de Doorama est très friande de ces cinéastes "arty" et ésotériques, génies où escrocs... De Wes Anderson (arty ?) à David Lynch (ésotérique ?), et on pensera aussi au délicat Cashback, il y a de ces cinémas qui nous enthousiasment. Nous rangeons Wrong dans cette catégorie, parmi ces "ovnis" que l'on observe avec le cerveau qui s'emballe, sans pour autant être certains de ce que l'on en pense... Une expérience... Et quelle expérience que de retrouver de nouveau réunis Flat Eric avec son papa Quentin Dupieux (aka Mr. Oizo), puisque Flat Eric fait l'un des plus beaux caméo de cette décennie dans le panier de Paul le chien ! Wrong nous embarque pour "nulle-part-land", quelque part entre ici et ailleurs...

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Broken Flowers ( Jim Jarmush, 2005)


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Don Johnston, avec un "t", reçoit un jour une lettre d'une de ses anciennes (et nombreuses) conquêtes, lui annonçant qu'il a un fils. L'absence de nom sur la lettre l'entraîne à entamer une tournée de ses ex, afin de découvrir qui d'entre elles est la mère de ce fils qu'il ne connait pas. Un seul indice : la lettre a été tapée en rouge sur du papier rose...

Pour certains, Jarmush est ce cinéaste un peu Arty de Stranger Than Paradise ou Down By Law, pour d'autres il est le papa de Ghost Dog, film plutôt unique dans sa filmographie. Une chose est sûre, Jim Jarmush, aime ses acteurs et ses films décrivent avant tout des personnages plutôt que des histoires à proprement parler. Sensible, drôle et décalé, c'est Bill Murray qui se charge ici à donner vie à un Don Juan en quête de réponses : Road Movie paternel, c'est parti !

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Promise Land (Gus Van Sant, 2013)


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Global, une compagnie d'exploitation de gaz de schiste, envoie Steve Butler démarcher les habitants d'une petite ville américaine "qui repose sur des millions". Plein de promesses, mais aussi de sincérité, Steve va pourtant se heurter à la méfiance des citoyens, avec l'arrivée d'un militant écologiste qui dénonce les pratiques et les dangers de Global. Steve va peut-être arriver à un stade où lui aussi va douter...

Gus Van Sant est un cinéaste intéressant, à la fois esthète et ambitieux, il construit petit à petit une filmographie variée, et globalement de qualité. Du calibré Will Hunting, au minimaliste Last Days, en passant par Elephant ou Gerry, Van Sant s'intéresse à la dimension humaine de ses personnages. Promised Land va dans cette direction en proposant autour d'un sujet d'actualité (le gaz de schiste) de dresser un portrait tout en nuance d'un "acheteur de ressources" à la solde d'une multinationale. "A la solde" ? C'est bien là que Promised Land est intéressant puisqu'il extrait d'un profil souvent critiqué pour ses méthodes et son absence de valeurs, des qualités humaines. Humaniste et plein d'espoir le dernier Van Sant ?

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Royal Affair (En Kongelig Affære - Nikolaj Arcel, 2012)


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Au Danemark, le roi s'adjoint les services d'un médecin personnel : Johann Friedrich Struensee. Ce dernier, adepte des Lumières, jouit d'une grande influence sur ce roi que ses conseillers considèrent comme à demi fou. Ses idées révolutionnaires ne laisseront pas insensible la reine Caroline, et une liaison va naître entre la reine et le médecin du roi. Mais l'influence de Stuensee sur Christian et les nouvelles lois appliquées au royaume danois sont loin d'être du goût de tous, et son aventure avec la reine risque bien de servir ses opposants.

Il est donc possible de mélanger passion amoureuse et révolution politique dans un film en costume sans tomber dans les clichés et les codes usés. Nous avons entendu un critique dire qu'il fallait "remonter à Barry Lyndon pour retrouver un film en costume avec une telle envergure", on applaudit des deux mains à la rédaction, tout en évoquant aussi Les Duellistes... Royal Affair à fait mouche à la rédaction, autant pour sa forme, sobre et travaillée, que pour ses acteurs (le décidément énorme Mads Mikkelsen en tête) que pour son équilibre entre romance et politique... Royal Affair n'en met pas plein la vue, c'est la tête qu'il vise...

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Casque d'Or (Jean Becker, 1952)


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Georges Manda fait la connaissance de Marie, Casque d'Or. Entre le menuisier ancien voyou et la fille de joie, c'est le coup de foudre ! Mais le petit-copain de Marie, ne le voit pas comme ça, Félix Leca, le chef de la bande à laquelle il appartient, encore moins ! Georges va tuer un homme au cours d'un duel, et Félix utilisera cet épisode pour obtenir ce qu'il désire : Casque d'Or...

Encore un classique du cinéma français... Encore un de ces films qui offre un Paris populaire, cerné de guinguettes et peuplé de mauvais garçons dont les manières et le parler nous paraîtraient pourtant, aujourd'hui, bien polies ! Casque d'Or, malgré l'époque qu'il décrit, conserve une intemporalité délicieuse et une force dramatique toujours aussi imparable : Amour, carrefour de tous les possibles... Amour, "sac à embrouilles"...

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