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My Brother The Devil (Sally El Hosaini, 2012)


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Dans une cité de la banlieue londonienne, deux frères d'origine étrangère grandissent entre les gangs, la drogue et des repères familiaux fragiles, mais indispensables à leur identité. Alors que Rashid garde un oeil sur sa famille, surtout sur son jeune frère Mo, et souhaite prendre du recul avec les magouilles du quotidien, Mo souhaite quant à lui suivre l'exemple de son frère... Quel que soit le parcours de chacun, il ne se fera pas sans difficultés, ni un certain courage...

S'il y a bien une chose avec laquelle le cinéma britannique est à l'aise, c'est l'approche sociale de ses problèmes. My Brother The Devil s'attaque à la problématique des banlieues et de l'intégration de sa jeunesse originaire d'ailleurs. Abordant frontalement l'économie parallèle, la menace intégriste, l’ascenseur social et l'homosexualité, My Brother The Devil nous rappelle que la France n'est pas seule à faire face à ses difficultés en banlieue, et qu'en Angleterre comme ailleurs la jeunesse issue de l'immigration doit batailler plus que ses citoyens d'origines pour gagner sa part du gâteau. My Brother The Devil n'oublie aucun des clichés de la banlieue, mais il brouille les pistes avec une belle énergie... Alors le diable, c'est qui ? pourquoi ?

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Pusher (Luis Prieto, 2013)


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A Londres, Frank fait du business en vendant de la drogue. Lorsqu'il demande à Milo, avec qui il est déjà en dette, de financer sa prochaine transaction, il ne sait pas qu'il ouvre en grand la porte qui le mènera vers sa chute... Son affaire tombe à l'eau, il perd sa mise, et Milo n'est pas homme à attendre son dû : Frank entre alors dans une spirale qui scèlera son sort...

Ah Pusher ! Ah, la trilogie danoise de Nicolas Winding Refn (Drive, Valhalla Rising...) sur 3 destins compromis dans le milieu de la criminalité de Copenhague... 3 parcours tragiques, en spirale, et croisés entre chacun des films... Ce Pusher-là est donc le remake du premier opus de cette trilogie, et est supervisé par Winding Refn lui même, puisqu'il en est le producteur exécutif. La rédaction était donc curieuse de se pencher sur cette version alternative, curieuse de voir si le projet se justifiait ou non, curieux de vérifier si ce Pusher-là avait réussi à récupérer l'incroyable noirceur de l'original, curieux de vérifier si un autre pouvait apporter sa pâte au petit chef-d'oeuvre danois... Veni, Vidi, pas Vici...

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Flight (Robert Zemeckis, 2012)


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Whip Whitaker est un pilote avec "de la bouteille"... C'est grâce à son expérience et sa son calme qu'il réussit à faire atterrir miraculeusement son appareil en détresse, sauvant ainsi la quasi-totalité des passagers d'une mort certaine. C'est en héros qu'il se réveillera de ce crash "en douceur", mais il ne profitera pas longtemps de cette gloire : les compagnies d'assurances engagent rapidement sa responsabilité personnelle, incriminant sa consommation de drogue et d'alcool comme pouvant être causes de l'accident...

Zemeckis... Ce nom nous donne des frissons, évoquant avant tout pour nous une cristallisation puérile autour de ce ciné popcorns des 80's (intouchable pour beaucoup, tel Retour vers le Futur), des grosses machines fades et sans âme (comme La Mort vous va Si Bien...) ou bien évoquant Forrest Gump et Seul Au monde, deux films que nous goûtons peu, trouvant le cocktail Tom Hanks / Zemeckis bien trop lisse à notre goût... Nous sommes dons allés vers Flight la "boule au ventre", craignant d'être une fois de plus confrontés à un cinéma américain sur-calibré, peu courageux, dégoulinant de bons sentiments et trop grand public. Grosse erreur de notre part ! Tant mieux... Mais si Flight vole à bonne altitude en évitant bien des turbulences... Atterrira-t'il  sans encombre ?

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The Great Ecstasy of Robert Carmichael (Thomas Clay, 2005)


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Dans une petite ville côtière d'Angleterre, Robert Carmichael est un garçon ordinaire, un peu introverti,  dont le vraie personnalité oscille entre l'éducation que lui inculque sa mère et l'attirance qu'a sur lui ses mauvaises fréquentations, notamment Joe, un petit délinquant, dealer et sans repères. La pratique du violoncelle se révélera moins attirante que la liberté que semble procurer la défonce avec Joe...

C'est du coté du Funny Games, de Michael Haneke, de l'univers de Larry Clark, ou même d'Orange Mécanique qu'il faut regarder pour accepter la proposition de The Great Ecstasy of Robert Carmichael. Regard dénué de toute morale sur la violence d'un fait divers, le film de Thomas Clay expose un quotidien anodin, presque ennuyeux, qu'il vient opposer avec quinze minutes finales d'une brutalité extrême et choquante, qui laisse le spectateur nu.

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Savages (Oliver Stone, 2012)


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Ben, l'idéaliste, et Chon, l'ancien Navy Seal, sont frères de sang depuis toujours, ils forment un ménage à trois avec O, la femme qu'ils aiment, et sont à la tête d'un business florissant, et légal, de cannabis. Le cartel de Baja, contôlé par Elena aidée de son homme de main Lado, pour contrôler leur juteux business, kidnappe O afin de les faire plier. Chon et Ben vont tout mettre en oeuvre pour récupérer O...

Après une petite décennie en mode sur place, Oliver Stone retrouve quelques recettes de sa grande époque en signant ce thriller chaud comme U-Turn et mâtiné s'une touche de Tueurs Nés... Ménage à trois qui tourne en une virée à l'issue mal engagée, Savages étale durant ses deux heures dix un scénario construit comme Stone en a le secret (scénariste de Scarface et Midnight Expres le bonhomme, quand même...) et, involontairement, rend hommage à feu Tony Scott...

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Tropa de Elite 2 (José Padilha, 2011)


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Débarqué de la brigade d'intervention dans les favelas, la BOPE, pour être promu à direction de la sécurité de la ville de Rio, le lieutenant Nascimento se retrouve de nouveau confronté à la corruption.

En 2007, José Padilha réalisait le premier Tropa de Elite, qui traitait de la corruption dans la police face au trafic de drogue. Ce second opus quitte le terrain des favelas pour poursuivre sa dénonciation du système, en montant d'un niveau pour atteindre cette fois-ci les sphères politiques.

Tropa de Elite est avant tout un film de divertissement, mais il tire un supplément d'âme en s'appuyant sur un fléau récurrent du Brésil, lui conférant ainsi un aspect vérité plutôt convaincant. Si le but principal est de vous tenir en haleine, il soigne l'analyse critique en proposant une limpide illustration d'un système qui se nourrit de ses propres problèmes pour satisfaire ses ambitions politiques.

Tropa de Elite trouve finalement son équilibre dans ce double objectif : procurer un bon thriller percutant et utiliser le genre pour faire écho à un problème social. C'est punchy, avec du contenu, on va pas faire la révolution avec, mais tout ça est rudement bien foutu. Un véritable petit cours de corruption, trop précis pour n'être que fiction...

Miss Bala (Gerardo Naranjo, 2011)


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Tijuana, Mexique. Laura s'inscrit au concours de miss locale, sa vie va être bouleversée, suite à à sa rencontre avec un chef local du traffic de drogue.

Etonnant et percutant, Miss Bala est un thriller froid et lent qui invite les thèmes de la drogue et de la corruption dans la vie quotidienne d'une jeune (et belle !) mexicaine. Filmé de main de maître, cette lente descente aux enfer, s'avère fascinante.

A l'aide de longs plans séquence, de légers travellings et d'un travail sur le son absolument impressionnant (quasi dépouillé de toute musique), Gerardo Naranjo impose au spectateur l'immersion et la fusion totale avec le destin de Laura. Par une hyper concentration de la caméra sur le personnage (qu'ils sont rares les plans où Laura n'est pas dans l'image !), le réalisateur réussit le tour de force de nous faire "ressentir" véritablement le malaise sous toute ses formes (social, psychologique...), notamment par une puissante utilisation du hors champs !

Miss Bala ne mise pas sur ce qu'il montre, il suggère. Particulièrement beau visuellement, sa réalisation inspirée permet d'élever ce qui n'aurait dû être qu'un simple thriller au niveau d'un inquiétant constat sur le fonctionnement d'un système et d'une société. Il puise sa force et sa réussite totale en transformant le fait divers en une expérience sensuelle, à la limite de la suggestion, ajoutant ainsi la force du constat social à une histoire déjà sombre et puissante.
Miss Bala est une film original et inspiré, une superbe expérience de Cinéma.

Une Pure Affaire (Alexandre Coffre, 2011)


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Un petit avocat met la main par hasard sur un sac rempli de drogue. Décidé à profiter de l'occasion pour relancer sa vie, il décide de la vendre, entrainant sa femme avec lui, et rompant ainsi avec la routine familiale.

Ce premier film d'Alexandre Coffre est sacrément réussi. Il promène nonchalamment son scénario du coté de  la comédie tout en flirtant, par légères touches, avec le policier, voire même le drame. Ici, un couple abimé par les années se voit littéralement réanimé par l'arrivée du sac de drogue, ou plutôt par l'argent qu'ils vont en dégager, puisque il va se transformer en apprenti dealer. Le scénario est bien écrit, François Damien, comme on ne l'a jamais vu, absolument parfait dans son rôle, et la réalisation sobre et inspirée recèle d'intelligente et de créativité.

Cependant, pourtant fort de toutes ses qualités, Une Pure Affaire ne s'épanouit pas pleinement, coincé entre sa volonté de faire sourire et son regard distancé et inquiet sur ce couple essoufflé. Alexandre Coffre avait il peur de traiter sérieusement un sujet difficile ? (pourtant il semblait en avoir l'étoffe !). C'est ce que l'on peut ressentir en regardant ce film qui refuse de se soumettre aux règles de la pure comédie, refuse de tomber dans le pathos, et finalement donne l'impression de rater sa cible en n'arrivant pas à l'équilibre.

Une Pure Affaire laisse sur sa faim, un peu frustré de n'avoir pas assez rit, un peu déçu de na pas avoir ressenti les tensions émotionnelles des personnages, mais nous laisse aussi plein d'espoir de revoir ce réalisateur dans un registre plus sombre. A suivre...



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