Accueil

Affichage des articles dont le libellé est ecosse. Afficher tous les articles

La Vie Privée de Sherlock Holmes (Billy Wilder, 1970)


tags | , , , , , , , ,

0 comments

50 ans après sa mort, conformément à ses volontés, les écrits du docteur Watson, biographe du grand Sherlock Holmes, sont enfin dévoilées. On y trouve ce que l'histoire ne dit pas sur Holmes, sur l'homme qui se cache derrière ce mythe, notamment au travers du récit d'une enquête restée dans l'ombre du grand public : l'enquête Gabrielle Valladon, le plus grand "échec" de Holmes, qui conduisit Holmes et Watson jusqu'aux bords du Loch Ness...

C'est avec cette enquête, "la plus scandaleuse" (dixit Watson), que Billy Wilder (Témoin à Charge, Certains l'Aiment Chaud ou La Garçonnière) contribue à la liste déjà longue des adaptations du célèbre détective. Bien loin de se suffire de l'écrasant génie du plus grand cerveau de l'Angleterre Victorienne, Wilder invente une nouvelle aventure de toute pièce (une femme amnésique débarque chez Holmes, des nains, le monstre du Loch Ness...) afin de faire apparaître ce que l'oeuvre de Conan Doyle avait omis de décrire : l'homme derrière le détective, avec ses démons et ses failles...

Lire la suite...

A Lonely Place to Die (Julian Gilbey, 2011)


tags | , , , ,

0 comments

Le trip randonnée-escalade de 5 amis va se transformer en lutte pour la survie, dès lors qu'il découvriront une petite fille séquestrée dans une cache sous terre.

Entre The Descent, pour son coté "chic on va s'éclater" et Les Proies (El Rey De La Montana), Sans retour, voire même Délivrance, ce petit thriller sans grande originalité parvient pourtant à séduire.

A Lonely Place To Die, propose humblement sa vision du survival, sans en déjouer certains pièges (la petite fille en motivation centrale...), mais en exploitant ses atouts en terme de ressorts scénaristiques. Si aucun génie ne souffle sur le film, on lui reconnaitra une réalisation efficace et le mérite de tenir son rythme jusqu'au bout (même si son réalisateur a semble-t-il hésité, au point d'en balbutier, sur sa fin...).

Du coup, et surtout au vu du nombre de ratages qui pullulent en direct to DVD, ce Lonely Place To Die se place en sympathique et efficace série B. Simple divertissement, donc, il "fait le boulot" honorablement, proposant même quelques bon moments. C'est sans doute parce qu'il n'essaye pas de vous convaincre qu'il va bouleverser le genre que ce film emporte l'adhésion de Doorama.

Produit de commande ou non, original ou non, lorsque ce type de film fonctionne, il faut juste tout lâcher et se laisser aller : on verra du vrai cinéma plus tard, là on se détend  :-)


L'Aigle de la Neuvième Légion (The Eagle, 2010)


tags | , , , , ,

0 comments



Un légionnaire et son esclave, vont récupérer l'Aigle, symbole du pouvoir romain, perdu par son père en territoire picte. Seuls au delà des frontières romaines, en écosse, sur la terre d'où vient son esclave, ils devront affronter bien des dangers.

Il y a de cela 1 an, Neil Marshall (Dog Soldiers ! On adore à Doorama...) nous proposait une agréable surprise en costume appelée Centurion. L'Aigle de la Neuvième Région pourrait presque en être la suite... Presque. Kevin MacDonald reprend comme décor "l'autre coté du Mur" et s'invite à son tour dans cette période romaine. Se voulant plus posé que son prédécesseur décomplexé, cet aigle là propose ce qu'on pourrait appelé un péplum minimaliste, puisque les cohortes romaines du début du film laissent vite place aux rapports (rivalité ?) entre deux personnages. 

Il faudra oublier la motivation du légionnaire (retrouver l'honneur perdu par son père), le casting un peu jeune pour être crédible et le scénario un peu usé, si l'on veut profiter des qualités du film... L'Aigle de la Neuvième Région puise sa qualité dans sa forme minimaliste (action, concentration sur le duo, paysages désertiques à tomber...) et la conviction de son réalisateur en son histoire. Il s'impose par son rythme et sa forme générale atypique, réussit à séduire et intéresser et, en dépit de ses nombreux défauts, parvient à acquérir une personnalité propre qui le différencie radicalement des autres films du genre. Faute de grand spectacle épique, le plaisir est bien là.


.