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A Company Man (Lim Sang-Yoon, 2012)


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Ji Hyeong-do travaille dans les bureaux d'une grande entreprise de métallurgie, à l'apparence des plus respectable. Mais sa véritable activité pour cette entreprise consiste en fait à supprimer des personnes, et à ce jeu-là, Ji Hyeong-do est très bon, il est voué à une belle carrière. Mais tout change, il doute, tombe amoureux, et veut maintenant changer de vie, ranger les armes... Mais c'est un business où le démission n'est pas bien vue...

Un tueur calme, aux traits fins, élégant, toujours tiré à quatre épingles dans son costume impeccable... On croirait retrouver le personnage de l'excellent A Bittersweet Life, de Kim Jee-Woon, pour sa suite ;  ce n'est pourtant pas le cas malgré les nombreux emprunts. A Company Man nous propose donc un thriller à la sauce coréenne, comme on les aime ici à la rédaction, à la fois élégant, efficace et un poil nostalgique. La question est maintenant de savoir si A Company Man fait le job !

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Compliance (Craig Zobel, 2012)


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Becky travaille dans une chaîne de restauration rapide sous la supervision de Sandra. Sandra reçoit un coup de téléphone de la police accusant son employée de vol. Sandra va suivre les demandes de la police, plaçant Becky dans une position de plus en plus difficile et humiliante... Abus de pouvoir, soumission à l'autorité, harcèlement, perversion... La situation va prendre des allures qui dépasseront tout le monde.

Forme de hui-clos décrivant jusqu'où l'on peut se soumettre à une autorité reconnue, Compliance s'attache à décrire le lent dérapage d'un incident professionnel vers des extrémités dramatiques. Derrière Compliance, se cache le fait divers d'un homme qui exploite les faiblesses de l'individu, s'appuyant de surcroît sur une réalité professionnelle tout aussi problématique que le fait divers lui-même. Compliance, film étrange entre voyeurisme, dénonciation et mise en garde...

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Carambolages (Marcel Bluwal, 1963)


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Entre son mariage avec la fille de son supérieur hiérarchique et sa maîtresse enceinte, sa secrétaire, Paul veut absolument gravir les échelons de la société organisatrice de voyages qui l'emploi. Devant les promotions sans cesse repoussées par le Directeur Général, Paul décide d'accélérer de manière radicale le renouvellement des cadres de l'entreprise.

Cette comédie sur l'ambition professionnelle, malgré son indéniable humour, met bien du temps à atteindre sa vitesse de croisière. Le spectateur devra donc s'armer de patience avant de se laisser emporter dans ce jeu de chaises musicales.

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Margin Call (J.C. Chandor, 2012)


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Une banque d'investissement décèle des produits toxiques qui menacent sa survie dans ses livres de compte. La nuit qui précède l'ouverture des marchés sera déterminante pour savoir comment échapper au désastre, quitte à déclencher une crise majeure sur les marchés financiers.

Premier film impressionnant de maîtrise pour un réalisateur dont on surveillera avec attention les prochains mouvements, Margin Call est un thriller économique à la Wall Street qui prend son inspiration dans les récentes crises actuelles et dresse, grace à un casting sans faute (Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons...), un passionnant et terrifiant portrait du monde de la finance.

Sobre et d'une précision chirurgicale, il évoque des hommes et de femmes confrontés à leur propre survie professionnelle. Peuplé de prédateurs cyniques, calculateurs, égoïstes et égo-centrés (irresponsables ?), il explore les rouages de la Finance, et dénonce son caractère impitoyable, le décrivant comme un univers qui ne recule devant rien, quelques soient ses erreurs et quelque en soit le prix, pour rester debout. Criant d'actualité Margin Call fait froid dans le dos en proposant une vision froide, cruelle et implaccable d'un système qui ne compte que ses propres dollars au dépends de toute autre considération sociale ou humaine.

Sa réalisation limpide et son écriture particulièrement fine et soignée, permettent à J.C. Chandor de dresser un vertigineux constat d'inhumanité. A travers le peu de vie de chacun de ses personnages, il propose une vision déshumanisée de la Finance, où chaque élément humain aurait troqué son cerveau contre un logiciel de stats, et son coeur contre un épais portefeuille. Le film de J.C. Chandor se tient loin des clichés et de la caricature, sa démontration est puissante, claire et imparable.

Pour profiter de ce joli morceau de cinéma et se délecter de son impressionnante galerie de "financial killers" (et on apprécie particulièrement l'immense soin apporté à la psychologie de ses psychopathes des chiffres !) il faudra cependant être en forme. Si les objectifs et le message de Margin Call sont clairs et parfaitement identifiés, en revanche on n'en dira pas autant des concepts économiques maniés par ses personnages. Un peu "ardus" pour les simples détenteurs de compte-chèque que nous sommes, ils n'entraveront cependant pas la compréhension des enjeux de Margin Call, ni l'intelligence de son propos.  Un cinéma sans faute, exigeant et précis (on pense à La Taupe pour son développement méticuleux) : passionnant !

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