Accueil

Affichage des articles dont le libellé est ewan mcgregor. Afficher tous les articles

The Impossible (Juan Antonio Bayona, 2012)


tags | , , , , , , ,

0 comments

Victime du tsunami qui a frappé la Thaïlande en 2004, Henry est séparé de son épouse Maria. Sans savoir chacun si l'autre est vivant ou non, ni même si leurs trois enfants ont survécu aux vagues meurtrières, Henry part à la recherche du reste de sa famille dans un paradis devenu enfer.

L'histoire de ce couple et de leurs trois enfants est une histoire vraie, un miracle qui se prête parfaitement à la mise en image, tant son contraste avec l'horreur des évènements mérite d'être conté. Film catastrophe réussi, et histoire humaine bouleversante par bien des aspects, The Impossible atteint efficacement son but, mais pour profiter de cette histoire forte, il faudra accepter quelques concessions... The Impossible est un raz de marée d'émotion, mais aussi de violons !

Lire la suite...

Le Veilleur De Nuit (Nightwatch, Ole Bornedal, 1998)


tags | , , , , , ,

0 comments

Martin accepte un poste de veilleur de nuit à la morgue alors qu'un tueur en série sévit dans la région.Son travail deviendra bien vite oppressant lorsque il sera soupçonné des meurtres et d'avoir des rapports avec les corps de la morgue. Réalité ou machination ?

Remake de son propre film, réalisé 4 ans plus tôt avec Nikolaj Coster-Waldau dans le rôle titre (Jamie Lannister de l'excellente série Games Of Thrones), le Danois Ole Bornedal livre ici sa  version destinée au marché américain. Et comme c'était à prévoir, le spectaculaire et le visible prennent le pas sur l'ambiance trouble de son modèle.

Thriller horrifique doté de gros ressorts sans surprise, cette version américaine se laisse cependant tout à fait regarder grâce à un très agréable casting (Ewan Mc Gregor, Josh Brolin, Patricia Arquette, Nick Nolte et même John C. Reilly) et quelques belles ambiances dans sa première partie (dans les cènes de ronde). Hélas le rythme mécanique du scénario (co signé Steven Soderbergh, mais pas de quoi s'en vanter) privilégie l'enchaînement calculé des scènes de tension, au détriment du climat général du film. Et c'est bien dommage, car c'est justement ce climat qui aurait pu nous faire avaler plus facilement la grosse artillerie un peu pop-corn de son scénar.

Beaucoup de choses pouvaient permettre à ce Veilleur De Nuit de se distinguer des tous ces thrillers fabriqués comme des attractions grand-publique... Son charismatique casting, son potentiel déstabilisant (il est question de nécrophilie quand même...), sa morgue enfouie dans le coeur d'un inquiétant bâtiment, son coté dual horrifique/policier... mais il a visiblement été préféré la facilité et le classique, à l'audace et la difficulté de s'attaquer aux délicats réglages de la mécanique de la peur.

On aurait donc souhaité (rêvé ?) un tout autre film, mais le réalisateur aura validé d'autres choix... Faute de pouvoir "refaire le match", on consommera ce petit thriller sans en sortir plus bête (c'est déjà pas mal), on jouera même le jeu ponctuellement, mais on éprouvera la déception d'une fin poussive et convenue, ainsi qu'on constatera qu'il y avait toutes les pièces pour bâtir une Ferrari alors qu'une simple Ford nous a été livrée...  Globalement aussi "sympa" que décevant, et joliment casté, Le Veilleur De Nuit tiendra le temps d'une ronde : c'est tout, mais c'est déjà pas mal.
 


BONUS  : Comme nous aimons bien Ewan McGregor à la rédaction, nous vous recommandons de jeter un oeil sur son excellent Perfect Sense et nous nous somme amusés à tester nos connaissances sur l'acteur Jedi... On a eu 82% (sans tricher avec google !). et vous ?

Et puisqu'on en est là, merci à nos copains de Cinéfriends pour leur très bonne idées de proposer des quizz-ciné en quantité...



Procurez-vous Le Veilleur De Nuit ou d'autres films de Ole Bornedal ou avec Ewan McGregor, Nick Nolte ou Josh Brolin

Piégée (Haywire, Steven Soderbergh, 2012)


tags | , , , , , , , ,

1 comment

Mallory Kane travaille pour le gouvernement. Trahie par sa hiérarchie après une mission à Barcelone, elle est contrainte de fuir. Mallory mettra tout en oeuvre pour comprendre les raisons de cette situation et se venger.

Superbe casting pour ce Sodergergh étonnant, malgré son scénario dénué d'originalité. Ewan McGregor et Michael Fassbender, entre autres, donnent la réplique et les coups à une personnalité du free fight : la puissante Gina Carano.

Alors qu'Haywire n'aurait dû être qu'une série B ordinaire, dans les mains de son réalisateur, il devient un objet d'expérimentation. Remplissant ses fonction de divertissement efficace, Soderbergh prend le parti d'inverser le rythme habituel des films d'espionnage en décalant le rythme de son film sur toutes les séquences qui ne sont pas d'action (aidé pour celà par la cool BO de David Holmes !).

Haywire devient alors cool et décontracté, à la manière d'un Ocean 11, mais devient silencieux et réaliste lors de ses hallucinantes séquences de combat, qui dénuées de toute musique et de montage excessif, dégagent une intensité rare. Exploitant le potentiel de son athlète féminine, il dépouille les combats de leurs artifices cinématographiques pour ne retenir qu'une efficacité destructrice et définitivement létale ! 

Avec Haywire, Soderbergh opte pour une structure non linéaire de son récit, comme s'il s'ennuyait dans un cinéma trop calibré, il expérimente des rythmes différents et injecte régulièrement des moment plus atmosphériques. Bien que déjà vu, le sujet de Haywire est ici traité avec une volonté de tout les instants de s'éloigner des codes du blockbuster tout en préservant sa dimension de "simple divertissement".

C'est le traitement particulier de sa réalisation qui fait de Haywire un très agréable moment, il permet de s'immerger dans un univers très Jason Bourne sans en ressentir la comparaison. S'il peut déconcerter par son rythme très personnel, Haywire est tout à fait réussi dans son genre, il fait parti de ces films qui surclassent leur catégorie initiale, surprennent, voire même stimulent. Un plaisir faussement simple...


Perfect Sense (David McKenzie, 2011)


tags | , , , , , , ,

0 comments

Une épidémie s'empare progressivement du monde : chaque symptôme est suivi de la perte de l'un de nos sens... Au milieu de ce curieux mal sans remède, un cuisinier rencontre la scientifique d'à coté et tombent amoureux.

Perfect Sence commence sans intensité, presque laborieusement, mais chaque amputation sensorielle du film enrichi l'expérience du spectateur. Grâce à un scénario mêlant habilement romance et science-fiction, David Mckenzie construit patiemment son film et dessine progressivement un parallèle stimulant entre l'évolution de son mal et notre société.

"Pour chaque chose que l'on perd, on en acquiert une autre" terminait le film Un Eté 42... C'est un peu ce qui caractérise Perfect Sense en se focalisant chaque fois davantage sur l'humain à chacun de nos sens perdu. McKenzie réussit à établir une fort belle métaphore, entre nos accumulations matérielles et nos pertes de sens (de Sens ?). Perfect Sense fabrique de la plus belle des manières qu'il soit un jeu de reflets entre notre société et nous, sans jamais délivrer de message trop appuyé, sinon celui que son scénario réclame : l'Amour !

Perfect Sense, flirte parfois avec un coté bien-pensant ou politiquement correcte, il use parfois de quelques violons (sans parler de la magnifique BO de Max Richter, qui l'illustre au sens propre comme au sens figuré), mais il parvient à captiver de manière croissante jusqu'à sa dernière image. Perfect Sense laisse plusieurs saveurs complémentaires et contradictoires après sa vision, mais avant tout il parvient à réveiller vos sens... Une très belle expérience.