Accueil

Affichage des articles dont le libellé est exorcisme. Afficher tous les articles

Devil Inside (William Brent Bell, 2011)


tags | , , , , , , ,

0 comments

En 1989, au cours d'un exorcisme, une femme tue trois personnes. 20 ans plus tard, sa fille se rend en Italie, où est internée sa mère, afin de réaliser un documentaire et déterminer si sa mère est folle ou possédée. Avec l'aide de deux prêtres elle découvre que sa mère est possédée par quatre démons.


Genre dans le Genre, le faux documentaire ou le "found-footage", a maintenant pas mal de bouteille, et aussi pas mal de rides. Si Canibal Holocaust, Blair Witch ou Paranormal Activity (pour ne citer que les projets de genre) ont  rencontré le succès en jouant avec la réalité et leurs "véritables bandes retrouvées !", il faut bien reconnaître que les réussites sont de plus en plus rares.

Devil Inside cautionne sa "véracité" sur la légendaire discrétion du Vatican autour de l'exorcisme, espérant ainsi créer le trouble sur la provenance des images proposées. Peine perdue, car à force de se heurter aux limites techniques du genre (plans épaules, point de vue du caméraman, hors champ, etc...) et tenter de les détourner, Devil Inside revêt bien vite un aspect bien trop scénarisé pour faire vrai. Et dans ce cas là, autant revoir l'Exosciste de William Friedkin dont la fiction basée sur du vrai est finalement plus crédible et bien plus dérangeante.

Quelques courtes scènes de Devil Inside font sursauter et surprennent le spectateur, mais devant toute la panoplie des recettes connues pour recréer le vrai, l'intérêt se fait rare et l'on a quand même bien du mal à se prêter au jeu et à faire de nouveau semblant d'y croire.

Conventionnel dans son genre, mais pas raté non plus, Devil Inside n'est qu'un exercice inutile de plus, sauf à n'avoir jamais vu de films de cette mouvance, ou à un grand amateur de films d'exorcismes (mais dans ce cas là, on aura déjà vu The Last Exorcism, et on le lui préfèrera bien largement). Ces faux documentaires se heurtent décidément toujours aux mêmes écueils (cf Apollo 18 ou Silent House).

A notre avis, Chronicle mis à part, Grave Encounters est la dernière bonne surprise en date du genre, et doorama en profite pour recommander Rec à ceux qui seraient passés à coté.