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The Bunny Game (Adam Rehmeier, 2010)


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En tombant, au hasard de ses clients et de ses défonces artificielles, sur ce routier peu sympa, une jeune femme va se retrouver séquestrée à l'arrière de son camion. Elle va devenir le jouet du routier, et subir toute sa violence et sa perversion. Comment se terminera cette terrible rencontre ?

Expérimental ? Extrême ? Puissant ? Génial ? Ou bien...  ? The Bunny Game ne s'adresse pas au grand public, cette séquestration d'1h15 navigue entre perversion et brutalité sans le moindre temps de respiration... Soutenu par un noir et blanc élégant, une bande-son anxiogène, une réalisation stylisée et un montage cut brutal, The Bunny Game avait tout pour plaire notre rédaction, particulièrement preneuse de pépites noires et vénéneuses... Pourtant rien de ce que nous en attendions n'a rencontré de satisfaction, et surtout pas notre masochisme malsain, notre goût d'aimer être malmenés. The Bunny Game à fait naître un rejet total de notre part, mais pas pour les bonnes raisons...

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Quand l'Embryon Part Braconner (Koji Wakamatsu, 1966)


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Un soir, un homme ramène une femme à son domicile. Il est directeur de magasin, elle est simple vendeuse. Rapidement sa partenaire subit ses penchants sadiques et dominants. Séquestrée et humiliée, son bourreaux lui révèle ses raisons...

Extrême, provocant, violent, sadique et dérangeant, les adjectifs forts ne manquent pas pour qualifier le film de Koji Wakamatsu, frappé d'une interdiction aux moins de 18 ans lors de sa sortie en France en 2007. Son auteur, Koji Wakamatsu, un ancien yakuza à tendance anar dans les années 70, futur producteur de Nagisha Oshima, était alors davantage connu par chez nous pour ses films "Pink" ou politiquement engagés.

Au delà de forme éprouvante, un hui-clos psychologique qui aligne ses scènes d'humiliation et de domination, Quand l'Embryon Part Braconner décortique le relation bourreau-victime en l'illustrant de flashsbacks sur ses relations avec les femmes et avec la maternité. Radical et visuellement somptueux (l'appartement blanc, immaculé, est cependant éclairé des reflets d'eau : univers utérin...), le film de Wakamatsu nous fait remonter aux origines des pulsions et des frustrations de cet homme torturé par ses rapports avec les femmes. Sa victime incarne, au sens de la chair, tous ses refoulements, sur lesquels il pourra enfin exercer le contrôle qu'il ne peut avoir sur ses démons... Sexe et violence ne sont pour Wakamatsu que de simples modes d'expression de l'homme : démonstration !

Intense, traversé de fulgurances visuelles propres à faire comprendre l'enfer intérieur du bourreau comme celui, physique, de sa victime, Quand l'Embryon Part Braconner peut aisément se percevoir comme l'une des sources d'inspirations de cinéastes comme  Takashi Miike (Audition, Dead Or Alive, 13 Assassins) ou encore Gaspard Noé (surtout avec son Seul Contre Tous).

S'il est à réserver aux "spectateurs avertis" pour sa dureté visuelle, Quand l'Embryon Part Braconner s'avère tout aussi dérangeant pour son exploration psychologique et la frayeur qu'elle dégage (le bourreau n'a d'autre obsession que d'abaisser sa victime du statut de femme à celui de "chienne"...). On admire ou on rejette en bloc ce type de cinéma, puissant, extrême et jusqu'auboutiste, mais il trouve cependant sa raison d'être dans une courageuse audace qui consiste à explorer nos zones les plus sombres et à tenter de les représenter. Et que le spectateur se rassure : son final puissant rétablira l'équilibre si cher, et nécessaire, au spectateur. Du cinéma brut, fascinant, à ranger dans le rayon où se range Salo ou les 120 journées de Sodome, dont la vision laisse un malaise bien plus fort encore que ses images. "La beauté du laid" disait au autre grand artiste...

Procurez-vous Quand l'Embryon Part Braconner ou d'autres films de Koji Wakamatsu ou avec Miharu Shima

Human Centipede 2 : Full Sequence (2011)


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Le premier film s'imposait comme un authentique "film malade", un véritable objet de cinéma vénéneux et rare (voire même une urgence de création comme ce cinéma d'horreur 70's que j'affectionne tant...).
Cette suite se complait dans une surenchère de glauque et d’extrême qui, bien que plaisante pour l'amateur, n'apportera aucune pièce supplémentaire à la bébête...

Comme le disaient Eric & Ramzy : "Hmmm, le caca c'est délicieux !"

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