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Ernest et Célestine (Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier, 2012)


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C'est un fait bien connu de toutes les petites souris, les ours mangent des souris ! Célestine, une petite souris sans parents, ne croit pas du tout que les ours soient méchants. En pleine expédition de récupération de dents d'ours, sa rencontre avec Ernest, un ours solitaire, va être le début d'une amitié solide et pleine de tendresse.

Un peu de tendresse dans un monde de brutes... Avec ses dessins délicats, ses couleurs pastel et sa poésie, Ernest et Célestine à tout pour plaire... aux tout petits, bien sûr, mais aussi aux grands ! Charmante ode sur l'amitié et la différence, Ernest et Célestine est une bouffée d'oxygène qui a trouvé sans aucune difficulté sa place entre le remake de Maniac et le dernier Rob Zombie... On vous emmène faire un court tour du coté de Ernest et Céléstine...

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L'Odyssée de Pi (Ang Lee, 2012)


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Piscine Molitor Patel, surnommé Pi, vit maintenant au Canada. Mais le voyage qui séparait le Canada de son Inde natale n'a pas été de tout repos. Lors de la traversée, le bateau dans lequel il voyageait avec sa famille et les animaux du zoo familial a sombré... Rescapé du naufrage, Pi a passé 227 jours, seul dans un canot de sauvetage. Seul ? Pas tout à fait, Richard Parker, "partageait" son périple... Qui est Richard Parker ? C'est un tigre... Comment survivre 227 jours en mer avec un tigre ? C'est l'histoire que Pi raconte à cet auteur venu chercher l'inspiration.

Ang Lee est un curieux touche-à-tout, un adepte des associations et mélanges inattendus, comme celle des cow-boys homosexuels du Secret de Brokeback Montain, comme celle des arts martiaux avec la poésie de Tigre et Dragon, comme celle de Raisons et Sentiments... Ang Lee n'est peut-être pas un auteur irremplaçable, mais c'est un sacré metteur en image et un faiseur de rêve talentueux. L'Odyssée de Pi est un film d'aventure tous public, qui mélange habilement suspense et poésie, et propose au spectateur un spectacle des plus agréables.

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Zardoz (John Boorman, 1973)


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En 2293, une société avancée se préserve en gardant le contrôle sur le reste des habitants de la planète, à l'aide d'un dieu factice, représenté par un masque de pierre : Zardoz. Mais un jour Zed, qui fait partie du monde soumis à Zardoz, s'introduit dans la petite société d'élites, apportant avec lui  questionnement et division.

Nous ne sommes pas peu fiers, à Doorama, d'avoir pondu le résumé ci-dessus, tant Zardoz est difficile à cerner. Film de science-fiction né dans les années post baba cool, Zardoz porte effectivement ce souffle (et ce look !) en lui, mais il lui adjoint une approche philosophique et métaphysique sur la Société et la vie.

Véritable bouillon de culture en effervescence, Zardoz brille (et ploie !) sous mille facettes : une esthétique kitch bien avancée (mais savoureuse !), une fable philosophique sur la Société Humaine, une réflexion sur le grand cercle de la Vie, une vision ambitieuse de la SF et une narration qui hésite entre symbolisme et réflexion. A dire vrai, on hésite à classer Zardoz dans une quelconque catégorie, ni même se prononcer sur sa qualité (ou non !) tant il échappe à toute classification. La seule certitude qu'apporte Zardoz, ce sont ces origines "beatnik" qui lui donnent aujourd'hui une patine aussi kitch que salvatrice (ses allures de happening à la Ken Russel surprennent et séduisent !).

A la fin de ses 100 minutes de réflexion, de rebondissements, d’hypothèses new-age, créationnistes et sociétales, on ressort lessivés (et lassé) de ces trips hermétiques symbolistico-hallucinatoires, mais on est aussi parfaitement étonné, et d'une certaine manière réjouis de l'expérience !

Zardoz est un rejeton psychédélique et barré que seul un réalisateur libre, engagé et ambitieux pouvait mener à bien. John Boorman, l'auteur de Délivrance, La Forêt d'Emeraude, Excalibur ou bien encore L'Exorciste II ou le Point de Non-Retour, s'est attelé à ce délire non identifié qu'est Zardoz, si on ne sait trop quoi en penser, on pense en revanche que c'est un film unique (jamais copié !) aussi riche que ridicule ! (inoubliable Sean Connery en exterminateur en slip rouge !).
Echec total ou ovni : à découvrir pour se forger sa propre idée sur ce délire psychédélique particulièrement surprenant entre le Magisien d'Oz et 2001 l'Odysée de l'Espace.
On attend vos commentaires.

Procurez-vous Zardoz ou d'autres films de John Boorman ou avec Sean Connery

Poulet Aux Prunes (Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud) 2011


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Un musicien décide d'attendre la mort dans son lit, ayant perdu le goût de jouer avec la destruction de son instrument. Durant cette attente, il projette ses réflexions sur sa vie et son entourage familial et amoureux.

Après Persepolis, Poulet aux Prunes est une nouvelle adaptation, cette fois-ci en prise de vue réelle, de l'univers dessiné de Marjane Satrapi.

Tel une fable, poétique et facétieuse, Poulet aux Prunes est porté par un Mathieu Amalric incarnant à la perfection son personnage amer et désillusionné.

Une certaine fantaisie se dégage de ce film que l'on regarde avec plaisir, mais cet univers "coloré" se teinte dans son traitement d'une touche à la Amélie Poulain qui vient trahir la patte Satrapi et l'empêche de parachever pleinement sa personnalité propre.

Poulet aux Prunes est souvent touchant, mais n'emporte pas complètement le spectateur avec lui. Il se contente d'aligner les souvenirs et anecdotes de notre pauvre musicien, mais n'injecte le liant que dans lors de son dénouement final. Dommage, car ce révélateur final aurait peut être donné à Poulet aux Prunes une saveur plus authentique s'il avait été mis plus tôt dans la recette, il aurait décuplé ses qualités et évité l'arrière goût cabotin de sa forme.

Mais ne refaisons pas le film et les choix de ses auteurs, Poulet Aux Prunes est imparfait, certes, mais il demeure un film touchant, rafraîchissant, qui se regarde avec un grand plaisir et nous raconte une bien belle histoire.