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Grave Encounters 2 (John Poliquin, 2013)


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Un étudiant en cinéma pense que le film Grave Encounters n'est pas un faux documentaire et que les images qu'il contient sont réelles. Il décide avec quelques amis d'aller tourner sun documentaire sur le lieu où le premier avait été tourné... Et forcément... :-)

"Encore un found-footage...", c'est bien sûr par là que nous avons commencé à reculons la découverte de Grave Encounters 2, mais néanmoins habités de cet espoir (vain ?) de retrouver la force d'un Blair Witch Project. La rédaction en a bouffé du found footage... et force est de reconnaître que peu son convaincant, démontrant chaque fois les limites d'un genre exigeant et exiguë  Alors que le premier Grave Encounters avait su nous séduire et nous avait fait sursauter, cette suite maladroite retente l'expérience en reprenant l'un des ressorts habituels du genre : "et si c'était vrai", ici du premier film. Bonnes idées flirtent avec trahisons dans cette seconde visite du bâtiment infernal...

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The Rutles (Gary Weis & Eric Idle, 1978)


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Le documentaire sur le groupe de Liverpool qui à véritablement révolutionné la musique de notre siècle : The Rutles.

Eric Idle, membre des Monty Python, co-réalise ce "Mockumentaire" méticuleux et précis sur des pseudos Beatles. Si cet exercice de faux-documentaire sort de l'univers des Monty Python et n'apporte pas la folie d'un Monty Python's Holy Graal, il n'en est pas moins un rejeton, mais sa nature lui fera rechercher les apparences de la crédibilité, plutôt que le non-sens no-limit que l'on connait à la fine équipe.

L'ampleur d'un phénomène comme celui des Beatles se prête forcément à la caricature, et tout en exprimant l'indispensable respect britannique dû aux garçons de Liverpool, The Rutles ne se prive pourtant pas de pointer le ridicule du phénomène pop du siècle (certains engagements ou prises de position du groupe, le grand cirque médiatique...). Il réussi à livrer un documentaire qui par la relative discrétion de son humour (on a dit "relative" !) n'est pas plus improbable que certains véritables Rockumentaires (on pense au très rock Dig, et sa sidérante réalité caricaturale...)

The Rutles ne déclenche pas de longs fou-rires, il travaille au contraire l'art du petit détail. Il trouve son inspiration comique dans les faits tels qu'on les connait et installe le décalage Monty Pythesque, l'inattendu : Lennon n'épousera pas une japonaise, mais une allemande en uniforme nazi (et Idle se gardera d'aller plus loin...) et les substances illicites sont remplacées par une addiction au Thé !

Mais le clou des Ruttles c'est la richesse des textes prêtés au groupe ! Point de pitié ne sera faite sur le légendaire génie créatif du groupe : "I feel good, I feel bad, I feel happy, I feel sad, Am I in love? I must be in love" et autres  morceaux de haute volée achèvent la finesse du portrait. On notera par ailleurs les nombreuses participations amicales au film, parmi lesquelles Mick Jagger et Paul Simon...

The Rutles n'est pas un sommet d'humour inoubliable, et encore moins un objet aussi culte que Spinal Tap, mais en le précédant de plus de 6 ans et en ayant montré (non sans talent) la voie, on s'incline respectueusement devant l'esprit Pythonesque, à la fois irrévérencieux, débridé (même s'il est ici volontairement canalisé) et surtout sacrément en avance !
 

Devil Inside (William Brent Bell, 2011)


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En 1989, au cours d'un exorcisme, une femme tue trois personnes. 20 ans plus tard, sa fille se rend en Italie, où est internée sa mère, afin de réaliser un documentaire et déterminer si sa mère est folle ou possédée. Avec l'aide de deux prêtres elle découvre que sa mère est possédée par quatre démons.


Genre dans le Genre, le faux documentaire ou le "found-footage", a maintenant pas mal de bouteille, et aussi pas mal de rides. Si Canibal Holocaust, Blair Witch ou Paranormal Activity (pour ne citer que les projets de genre) ont  rencontré le succès en jouant avec la réalité et leurs "véritables bandes retrouvées !", il faut bien reconnaître que les réussites sont de plus en plus rares.

Devil Inside cautionne sa "véracité" sur la légendaire discrétion du Vatican autour de l'exorcisme, espérant ainsi créer le trouble sur la provenance des images proposées. Peine perdue, car à force de se heurter aux limites techniques du genre (plans épaules, point de vue du caméraman, hors champ, etc...) et tenter de les détourner, Devil Inside revêt bien vite un aspect bien trop scénarisé pour faire vrai. Et dans ce cas là, autant revoir l'Exosciste de William Friedkin dont la fiction basée sur du vrai est finalement plus crédible et bien plus dérangeante.

Quelques courtes scènes de Devil Inside font sursauter et surprennent le spectateur, mais devant toute la panoplie des recettes connues pour recréer le vrai, l'intérêt se fait rare et l'on a quand même bien du mal à se prêter au jeu et à faire de nouveau semblant d'y croire.

Conventionnel dans son genre, mais pas raté non plus, Devil Inside n'est qu'un exercice inutile de plus, sauf à n'avoir jamais vu de films de cette mouvance, ou à un grand amateur de films d'exorcismes (mais dans ce cas là, on aura déjà vu The Last Exorcism, et on le lui préfèrera bien largement). Ces faux documentaires se heurtent décidément toujours aux mêmes écueils (cf Apollo 18 ou Silent House).

A notre avis, Chronicle mis à part, Grave Encounters est la dernière bonne surprise en date du genre, et doorama en profite pour recommander Rec à ceux qui seraient passés à coté.

Apollo 18 (2011)


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Apollo 18 fait de partie de cette vague de films "faux documentaire", dont Blair Witch avait redynamisé le genre et élargi les applications. Nous sommes donc conviés à découvrir cette mission lunaire restée top secret (au vu de sa réussite et de son contenu, puisqu'il s'agit ici de vie sur la lune).

La prétendue mission est donc un flop, et on a bien envie d'en penser autant de cet Apollo 18 ! Malgré une trame sympathique, une écriture soignée, et une belle reconstitution de cette mission, Apollo 18 ne parvient pas à installer son suspens et son aspect "found-footage".

Peut être victime des codes même de ce genre cinématographique (caméra qui tremble, plans non lisibles, cuts visuels et scénaristiques, montée progressive du scénario, etc...) Apollo 18 laisse le spectateur sur terre au lieu de le prendre avec lui et l'immerger dans ce piège lunaire. Comme beaucoup d'autre films de ce type là, la volonté de rester crédible (docu oblige !) plombe le film dans le détail et l'anecdotique, et du coup se heurte ici à ce qu'aurait pu être cette "veritable" mission spatiale Apollo 18 !

Apollo 18 n'est pas "raté", il se heurte simplement aux limites du genre, et ce particulièrement pour ceux qui ont vu beaucoup de Found-Footage Movies.
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