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End Of Watch (David Ayer, 2012)


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Brian Taylor et Mike Zavala sont policiers dans les quartiers chauds de la Cité des Anges. Équipiers  amis, leur quotidien est fait de complicité dans l'habitacle de leur véhicule et d'une complémentarité sans faille lors de leurs interventions souvent périlleuses. Bons flics, ils le sont certainement, et forcément, dans ces quartiers tenus par les gangs,ce qui attire l'attention, ce n'est pas leur courage, mais leur zèle gênant....

Voici la bonne surprise de la semaine. Alors que nous n’espérions qu'un action movie bien fagoté, c'est la présence de l'excellent Jake Gyllenhaal que notre attention s'est portée sur End Of Watch, et en a été récompensée. Plongée documentaire et tendue dans le quotidien des flics de LA, End of Watch, malgré une mise en image un poil énervante, s'impose doucement pour dépasser le simple divertissement et nous proposer une virée aussi attachante que nerveuse.

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Dredd (Pete Travis, 2012)


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A la fin du 21ème Siècle, après un conflit nucléaire, Les Etats-Unis se divisent en deux parties : le désert peuplé de mutants et Mega City One, une gigantesque mégalopole gangrenée par la violence. Dans cette ville la les policiers, appelés les "Juges", interpellent, jugent et exécutent immédiatement la sentence. Judge Dredd est l'un de ces flics, intraitable, inflexible et implacable. Il se retrouve, avec une recrue, prisonnier d'un tour tenue par Ma-Ma, une baronne de la drogue : l'opération de police tourne à la survie en milieu hostile...

Deuxième adaptation de la bédé 70's de John Wagner et Carlos Ezquerra au cinéma, c'est Karl Urban (La Mort Dans La Peau, la trilogie Le Seigneur des Anneaux ou Star Trek) qui endosse le rôle tenu par Stallone dans la première version. SF autour d'un monde futuriste à la police fascisante, Dredd s'impose comme une petite série B nerveuse au scénar proche de La Horde ou The Raid, mais impose aussi rapidement ses limites et faiblesses.

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Le Doulos (Jean-Pierre Melleville, 1961)


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Maurice, récemment sorti de prison, tue un receleur et emporte des bijoux qu'il cache. Il s'apprête ensuite a faire un casse, c'est son ami Silien qui lui fournit le "matos", mais Silien travaille comme indic (un "doulos") pour la police.

Le cinéma de Melleville se nourrit du Film Noir américain : loi du milieu avec ses codes, parcours sans issue et destin tragique (la fin du Doulos est d'ailleurs un hommage en écho à celle de Quand La Ville Dort). Dans les mains de Melleville le rythme ralentit, l'action s'intériorise, mais la tragédie demeure : ses protagonistes, malgré leurs aspirations ou leur droiture, n'ont qu'une seule direction...

Avec Melleville, le monde se réduit à ces hommes en uniforme (trench coat et chapeau), le reste de la société se retire, telle la marée, pour ne laisser visible que ses soldats du milieu ou ceux de la police. Le Doulos observe alors ces personnages, avec précision, et avant que leur destin les rattrape met en évidence leur humanité.

"Film d'Hommes" (comme certains des polars d'Alain Corneau), le Doulos montre des personnages en survie permanente, et éphémère, broyés par le fonctionnement du milieu dans lequel ils évoluent. Le cinéma de Melleville met en scène des parcours mortels avec une méticulosité et un rythme qui fascine. L'intensité qu'il installe n'est pas dans les actions des personnages, mais dans ce qu'elles impliquent : comme dans tout bon film noir, les hommes sont résignés à payer le prix de leurs actes, ils se livrent corps et âme aux règles du Milieu, c'est leur chemin de croix intérieur qui nous est livré.

Implacable et imparable, faussement froid et austère, le Doulos est un fabuleux film noir à la française. Belmondo est impérial en traître et salaud (quoi que...), Reggiani bluffant en homme trahi (plusieurs fois ?). On adore se laisser bercer et hypnotiser par la mécanique de Melleville, dont les codes immuables et intemporels transforment cette histoire de gangsters en tragédie à la fois sobre, discrète et forte. 50 ans après, la perfection de son mécanisme et de sa mise en scène donnent encore à ce Doulos des parfums de perfection : Une référence ! (même si Melleville n'en était qu'a son "début" dans ce genre, puisque Le Samouraï, Le Cercle Rouge (etc...) qui suivront parachèveront l'oeuvre immense de Melleville, austère, fascinante et puissante).

The Unjust (Ryoo Seung-wan, 2011)


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Un flic et un procureur, ayant tous deux des choses à se reprocher, tentent de garder la tête hors de l'eau en se faisant mutuellement pression pour sauver leur peau.

Des flics, des pourris et la loi au centre, le tout venant de Corée. Il n'en fallait pas plus pour éveiller nos attentes. The Unjust s'attaque à la corruption et aux petits arrangements avec la loi, en faisant s'opposer deux protagonistes censés la représenter.

Proprement réalisé et plutôt ambitieux quant à son propos (chic, le scénariste de J'ai Rencontré le Diable !), The Unjust laisse pourtant perplexe. Entre l'ambiguïté de ses personnages, les changements permanents des rapports de force et un scénario plutôt touffu, le film réussit avant toute autre chose à noyer le spectateur.

Ce jeu de chat et de la souris ne cesse de redistribuer les cartes, s'il nuance habilement ses protagonistes, il finit en revanche par rendre particulièrement confus le déroulement du film. Les personnages deviennent illisibles, et bien que leur ambivalence serve le scénario ("tous pourris" !), celui ci se retrouve sans aucun personnage pour le porter. L'ajout de personnages secondaires multiples, en complexifiant encore davantage les relations n'arrangera rien !

The Unjust, faute de fil conducteur clair et à cause de ses incessants changements de perspectives, se retrouve comme amputé de toute intensité. Pourtant non dénué de qualités, il semble pêcher par excès de finesse, et à trop vouloir éviter de se laisser classer, à trop refuser certains codes et stéréotypes se retrouve déséquilibré et manque cruellement de clarté. The Unjust avait tout ce qu'il fallait pour livrer un jeu de cache-cache noir et tendu, mais ne délivrera au final qu'un film ambitieux mais raté.