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Grave Encounters 2 (John Poliquin, 2013)


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Un étudiant en cinéma pense que le film Grave Encounters n'est pas un faux documentaire et que les images qu'il contient sont réelles. Il décide avec quelques amis d'aller tourner sun documentaire sur le lieu où le premier avait été tourné... Et forcément... :-)

"Encore un found-footage...", c'est bien sûr par là que nous avons commencé à reculons la découverte de Grave Encounters 2, mais néanmoins habités de cet espoir (vain ?) de retrouver la force d'un Blair Witch Project. La rédaction en a bouffé du found footage... et force est de reconnaître que peu son convaincant, démontrant chaque fois les limites d'un genre exigeant et exiguë  Alors que le premier Grave Encounters avait su nous séduire et nous avait fait sursauter, cette suite maladroite retente l'expérience en reprenant l'un des ressorts habituels du genre : "et si c'était vrai", ici du premier film. Bonnes idées flirtent avec trahisons dans cette seconde visite du bâtiment infernal...

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V/H/S (VHS - 6 réalisateurs, 2012)


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6 sketchs : Trois jeunes ramènent deux filles à leur hôtel : les choses vont mal tourner... / Un couple part en week end, une fille frappe à leur porte : les choses vont mal tourner... / Quatre jeunes vont en forêt sur les lieux d'anciens meurtres :  : les choses vont mal tourner... / Quatre jeunes vont à une fête d'halloween, mais la maison qui les attends est vide : les choses vont mal tourner... / Quatre voleurs pénètrent dans une maison pour voler une VHS, et trouvent le propriétaire mort :  les choses vont alors mal tourner... / Sur Skype, un homme tente d'aider sa copine dont l'appartement semble hanté, mais les choses vont mal tourner...

Pour la rédaction de Doorama, sauter d'un film comme Psychose, ou Du Silence et Des Ombres à un film comme Le Sabre Infernal le présent V/H/S ne nous pose habituellement aucune difficulté, car nous essayons de laisser les films dans leur catégorie respective... Forts de ce constat : Que vaut cette anthologie de 5 sketchs tournés façon found-footage (rappel : films tournés façon films-amateur, ou bien reportages-amateur retrouvés, comme le Projet Blair Witch), reliés par un sixième (le vol de VHS) ?

Si le format court (15-20 minutes par sketch) sied plutôt pas mal à certaines histoires et évite la sensation de longueur dont souffre certains films du genre, l'expérience VHS demeure cependant particulièrement pénible. En question, c'est davantage la forme inhérente au genre qui irrite, que la trame de ces petites histoires, sorte de sous épisodes horrifiques issus des plus mauvais Masters of Horror ou Contes de la Crypte. Les trois jeunes qui ramènent des filles à leur hôtel ou la fête d'halloween sont de loin les meilleurs histoires, mais on ne peut cependant que déplorer le caractère anecdotique de VHS et surtout sa pénible mise en image. Plans illisibles, mouvement erratiques, images voilées, défauts et défaillances technique : VHS est un catalogue des pires images amateurs filmées par les pires vidéastes du monde !

VHS ressemble à un concours de "à qui filmera le moins bien" son trip ou son quotidien. Il accumule les accidents de réalisation et les incidents techniques, comme une tentative désespérée de "crédibiliser" le coté film amateur (et donc leur véracité feinte) de ses historiettes horrifiques. Sa forme visuelle poussive frôle le caricatural, et au final nuit à la construction de ses mini-scénarios. Catalogue des pires stigmates du genre, son énergie désespérée à abîmer toute ressemblance avec un plan réussi, ou avec un quelconque sens de l'image, rend VHS artificiel dans son ambition et le pousse vers les limites du visible. Sa forme poussive le dessert, et au lieu de donner un supplément d'âme ou de peur à ses sketch, VHS tire son idée de base (déjà faible) vers une qualité technique tellement minimale et tellement saturée des pires cliché du genre, qu'elle aspire tout intérêt au projet.

Faible, anecdotique, techniquement pénible, scénaristiquement inutile et maintes fois déjà-vu, VHS ennuie autant qu'il fatigue la rétine. Le genre du found footage s’asphyxie et tourne en rond depuis pas mal de temps déjà, avec VHS il franchit une nouvelle étape vers ce qui ressemblerait presque à une auto-destruction volontaire du genre. La démarche et la réflexion cinématographique qui a vu naître le genre, semble aujourd'hui remplacée par une simple recette de réalisation, réservée à d'apprentis cinéastes davantage en quête de reconnaissance immédiate (le succès de Blair Witch en tête...) que porteur d'une quelconque ambition de faire du cinéma. Vain, usé, inutile et vraiment irritant !

Plus d'infos sur V/H/S (site officiel ici

Apartment 143 (Emergo, Carles Torrens, 2012)


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Confronté à des phénomènes paranormaux, un père de famille fait intervenir une équipe de parapsychologues dans son appartement pour tenter d'enrayer les forces qui l'habite.

Les faux documentaires de type "found-footage" (Le Projet Blair Witch, Paranormal Activities) pullulent depuis quelques années et, il faut bien l'avouer, se ressemblent tous, souvent victimes des limites du genre. Apartment 143 n'échappe pas à la règle du genre, mais surnage quand même au dessus d'oeuvres comme Devil Inside ou Apollo 13...

Prenant place au coeur d'une famille affligée par le décès de la mère, son scénario parvient à maintenir l’intérêt du spectateur grâce à un double mystère : les phénomènes, mais aussi leur cause mystérieuse. Toute la panoplie des trucs inhérents au genre est bien évidemment utilisée sans surprise ici, mais Carles Torrens parvient néanmoins à installer une certaine tension. Quelque part entre Paranormal Activities et Poltergeist, Apartment 143 n'étonnera pas le spectateur, mais il se suit jusqu'à son terme sans ennui ni déception majeure.

Une fois de plus, les sommets de peur promis par l'aspect vérité des images vidéo ne débouchent que sur quelques scènes déjà vues et sans surprises, mais l'expérience prendra cependant un peu de consistance grâce à son "enquête familiale" sur la cause des phénomènes. Curieusement, c'est en sortant du fantastique qu'Apartment 143 trouve un véritable intérêt ; c'est en lorgnant vers l'aspect psychologique de la famille, leur histoire, que le film échappe aux pièges du genre et tente tant bien que mal d' "innover".

Enième exercice du genre, Apartment 143, comme beaucoup de ses confrères récents, ne fonctionnera que sur les spectateurs les moins habitués à jouer à se faire peur avec du faux-vrai. Archi usé dans sa structure mème, Apartment 143 n'est pourtant ni raté ni mauvais, son ouverture en dehors du fantastique ouvre d'ailleurs quelques pistes intéressantes pour de futurs projets. A quand un found-footage dénué de fantastique et ancré dans la vraie vie ? En attendant un tel projet, Apartment 143 remplit honorablement ses 78 minutes mais ne laissera de traces que chez les inconditionnels du genre ou ceux qui le découvre.

Procurez-vous Apartment 143 ou d'autres films de Carles Torrens

Projet X (Nima Nourizadeh 2012)


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Thomas, Costa, JB et Dax, quatre ados "anonymes" dans leur lycée, veulent eux aussi accéder à la reconnaissances et aux "bombes" qui vont avec. Profitant de l'absence des parent de Thomas, Costa prend en main l'organisation de l'anniversaire de Thomas : la fête va rencontrer un tel succès qu'elle va vite devenir incontrôlable...

Comment Doorama peut-il décerner un généreux 7 à ce Projet X ? Car il est vrai que Projet X repose non seulement sur un maigre prétexte, mais il ajoute à celui-ci une forme abusivement tendance et propose des personnages aussi riches qu'un statut Facebook ! Oui, Projet X n'est pas un bon film, mais c'est avant tout le teen-movie le plus con et sympathique de l'année :-) (waow ! "djeuns" le smiley !)

Projet X nous parait donc plutôt réussi, sinon au moins parfaitement jouissif dans le cas d'un visionnage unique et jetable ! Il rappelle un Risky Business (la fête interdite) ou un Super Grave (le portrait de ces ados), tout en s'adaptant à l'air du temps. Tout est effectivement superficiel et instantané dans ce Projet X, mais du coup le film colle et décrit parfaitement les fantasmes et aspirations de nos jeunes : Gloire instantanée & Jouir de tout est un droit sans passer par la case mérite. Son portrait (volontairement grossi et caricatural) des jeunes fonctionne finalement très bien, et s'accompagne par ailleurs de quelques personnages de second plan particulièrement savoureux (le nain casse-couille, le service de sécurité pré pubère...)

Ensuite Projet X propose effectivement LA fête ultime, le pire cauchemar de nos géniteurs, il condense en une seule fête nos pires souvenirs de jeunesse (et croyez-nous, on en a à Doorama) et pousse encore le curseur... Les filles, les mecs bourrés, les conneries, les accidents, les parents absents, les excès, les expérimentations douteuses (le chien qui vole) : Projet X réussit à créer son patchwork, entre fantasmes et souvenirs, de manière ludique et rythmée. Bien que son coté found-footage n'apporte strictement rien au scénario, ses plans épaule (pour beaucoup tournés par les 'vrais' figurants qui festoyaient sur le tournage) parviennent à crédibiliser efficacement son coté camera embarquée dans la fête...  

Vous l'aurez compris, si mineur soit-il, Projet X parvient exactement là où son réalisateur le souhaitait. Ses choix techniques comme artistiques (?) fonctionnent particulièrement bien et fabriquent au final ce portrait complètement gratuit, immoral, jouissif et excessif d'une "birthday party d'un teen ricain ordinaire". Si Projet X est effectivement calibré pour séduire la "génération facebook", ses ficelles restent discrètes, et sa légèreté débilitante joue à fond en sa faveur.
Curieusement, Projet X est un film solide et cohérent construit sur un grand "rien", un pur teen-movies assumé bien au dessus des standards habituels qui, dans son genre, atteint tout ses objectifs. Un péché-mignon aussi savoureux qu'éphémère, un ride aussi fun et excessif que la légèreté de son sujet... On aime régresser à Doorama !

Devil Inside (William Brent Bell, 2011)


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En 1989, au cours d'un exorcisme, une femme tue trois personnes. 20 ans plus tard, sa fille se rend en Italie, où est internée sa mère, afin de réaliser un documentaire et déterminer si sa mère est folle ou possédée. Avec l'aide de deux prêtres elle découvre que sa mère est possédée par quatre démons.


Genre dans le Genre, le faux documentaire ou le "found-footage", a maintenant pas mal de bouteille, et aussi pas mal de rides. Si Canibal Holocaust, Blair Witch ou Paranormal Activity (pour ne citer que les projets de genre) ont  rencontré le succès en jouant avec la réalité et leurs "véritables bandes retrouvées !", il faut bien reconnaître que les réussites sont de plus en plus rares.

Devil Inside cautionne sa "véracité" sur la légendaire discrétion du Vatican autour de l'exorcisme, espérant ainsi créer le trouble sur la provenance des images proposées. Peine perdue, car à force de se heurter aux limites techniques du genre (plans épaules, point de vue du caméraman, hors champ, etc...) et tenter de les détourner, Devil Inside revêt bien vite un aspect bien trop scénarisé pour faire vrai. Et dans ce cas là, autant revoir l'Exosciste de William Friedkin dont la fiction basée sur du vrai est finalement plus crédible et bien plus dérangeante.

Quelques courtes scènes de Devil Inside font sursauter et surprennent le spectateur, mais devant toute la panoplie des recettes connues pour recréer le vrai, l'intérêt se fait rare et l'on a quand même bien du mal à se prêter au jeu et à faire de nouveau semblant d'y croire.

Conventionnel dans son genre, mais pas raté non plus, Devil Inside n'est qu'un exercice inutile de plus, sauf à n'avoir jamais vu de films de cette mouvance, ou à un grand amateur de films d'exorcismes (mais dans ce cas là, on aura déjà vu The Last Exorcism, et on le lui préfèrera bien largement). Ces faux documentaires se heurtent décidément toujours aux mêmes écueils (cf Apollo 18 ou Silent House).

A notre avis, Chronicle mis à part, Grave Encounters est la dernière bonne surprise en date du genre, et doorama en profite pour recommander Rec à ceux qui seraient passés à coté.

Chronicle (Josh Tank, 2011)


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Trois amis entrés en contact avec une substance inconnue, découvrent qu'ils ont désormais des super-pouvoirs. Au début anecdotiques, ils vont développer progressivement ces pouvoirs, mais jusqu'où ?

Alors qu'on pouvait craindre le pire de cette histoire d'ado super-héros, Chronicle se révélé finalement passionnant et fort intelligemment construit. Il trouve sa place entre Cloverfield et le super-hero movie "basique", mais enrichit son développement de nombreux atouts.

Ce qui empêche Chronicle de "sombrer" tient sans doute à un mélange des genres et des technique particulièrement bien géré. La progression technique de la réalisation (du style "docu Blair Witch" à celui du blockbuster) accompagne judicieusement la progression du scénario et ses changements de genre (dérive réussie du teen-movie vers l'action-movie).

Chronicle utilise de nombreuses ficelles pour faire adhérer le spectateur à son propos. Allant même jusqu'à réussir l'identification aux personnages, par une habile exploitation de nos rêves de gamin, ou bien encore en distillant une dose de psychologie, basique mais pas si idiote que çà, sur la génération dont il est question.

Chronicle est avant tout une série B, maline et musclée, mais au delà du simple divertissement, il excelle à enrichir son scénario d'une dimension "réelle" par des personnages particulièrement bien écrits. Soignant aussi bien la forme que le fond, Chronicle s'impose (dans son genre !) comme une réussite certaine, voire stimulante, dans l'univers souvent pauvre du blockbuster et du film de super-héro.
Dans son genre (on insiste là dessus) c'est une très belle surprise qui propose un excellent moment de divertissement.

Apollo 18 (2011)


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Apollo 18 fait de partie de cette vague de films "faux documentaire", dont Blair Witch avait redynamisé le genre et élargi les applications. Nous sommes donc conviés à découvrir cette mission lunaire restée top secret (au vu de sa réussite et de son contenu, puisqu'il s'agit ici de vie sur la lune).

La prétendue mission est donc un flop, et on a bien envie d'en penser autant de cet Apollo 18 ! Malgré une trame sympathique, une écriture soignée, et une belle reconstitution de cette mission, Apollo 18 ne parvient pas à installer son suspens et son aspect "found-footage".

Peut être victime des codes même de ce genre cinématographique (caméra qui tremble, plans non lisibles, cuts visuels et scénaristiques, montée progressive du scénario, etc...) Apollo 18 laisse le spectateur sur terre au lieu de le prendre avec lui et l'immerger dans ce piège lunaire. Comme beaucoup d'autre films de ce type là, la volonté de rester crédible (docu oblige !) plombe le film dans le détail et l'anecdotique, et du coup se heurte ici à ce qu'aurait pu être cette "veritable" mission spatiale Apollo 18 !

Apollo 18 n'est pas "raté", il se heurte simplement aux limites du genre, et ce particulièrement pour ceux qui ont vu beaucoup de Found-Footage Movies.
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