Accueil

Affichage des articles dont le libellé est fresque. Afficher tous les articles

Lawrence d'Arabie (David Lean, 1962)


tags | , , , , , , , ,

0 comments

Pendant la Première Guerre mondiale, un officier Britanique est envoyé recueillir les intentions du prince Feyçal pendant le conflit avec les Turcs. T.E. Lawrence épouse alors la cause de l'indépendance du peuple Arabe et devient un leader de celle-ci. Mais les visions britanniques, comme celles du prince, ne sont pas aussi claires que celles qui animent l'officier Lawrence...

Des paysages d'une fascinante beauté, un souffle épique rare et un parcours intérieur complexe et contradictoire animent Lawrence d'Arabie... Bien sûr le film de David Lean a marqué l'histoire du cinéma et traversé celle-ci auréolé de 7 oscars, mais il n'y a pas qu'une oeuvre techniquement exceptionnelle et une biographie pleine d'aventure : Lawrence d'Arabie possède un pouvoir hypnotique sur le spectateur. Entre le récit historique et le parcours d'un homme entièrement voué à un idéal, Lawrence d'Arabie est une proposition de 3h30 comme on en voit peu maintenant... Illuminé, fulgurant, grandiose et d'une richesse inépuisable, Lawrence d'Arabie est unique !

Lire la suite...

Cloud Atlas (Andy Wachowski, Lana Wachowski, Tom Tykwer, 2012)


tags | , , , , , , ,

0 comments

Hier, de nos jours, demain, et même après demain, pas moins de six destins, six combats, s'entrecroisent, se répondent et s'interconnectent. L'histoire de l'humanité n'est que la répétition d'hommes qui se battent toujours pour les mêmes choses, toujours pour les mêmes valeurs, toujours contre d'autres hommes.

Les Wachowski sont décidément bien difficiles à cerner... Après le très chouette thriller lesbien Bound, le choc visuel Matrix, les déceptions de ses deux suites et la bouse Speed Racer, voici qu'il reviennent avec l'adaptation d'un livre inadaptable : Cloud Atlas. Passant allègrement de tribus primitives à une Corée futuriste à la Soleil Vert, Cloud Atlas propose une aventure de presque 3h00. Trois heures avec les Wachowski (et Tom Hanks qui plus est !), est-ce bien raisonnable ? Voici notre réponse...

Lire la suite...

Si Paris Nous Était Conté (Sacha Guitry, 1955)


tags | , , , , , , ,

0 comments

Sacha Guitry raconte l'histoire de Paris à quelques étudiants venu le trouver pour échapper à la lecture chronologique des manuels d'histoire.

Nouvelle incursion dans l'histoire de France, cette fois de notre belle capitale, Si Paris Nous Était Conté reprend la recette utilisée par le Maître dans Si Versailles M'était Conté. C'est donc à une nouvelle "leçon d'histoire buissonnière" que nous convie Sacha Guitry, en réorganisant selon son bon plaisir les faits et les anecdotes historiques qu'il a sélectionné pour nous. Esprit de Guitry est tu là ? La réponse est ici... notre réponse en tout cas !

Lire la suite...

Si Versailles M'était Conté (Sacha Guitry, 1953)


tags | , , , , , ,

0 comments

L'histoire du château de Versailles, depuis sa construction sous Louis XIV jusqu'à aujourd'hui, au travers de ses locataires, de ses nombreuses modifications et des anecdotes ou faits historiques qui ont fait sa grandeur et son quotidien.

Tout le style et l'esprit de Sacha Guitry se retrouve dès le générique de cette grande fresque. Mais curieusement la fresque concoctée par le maître s'apparente davantage à un catalogue ou une mosaïque qu'à une grande toile. C'est le parti pris de Guitry que de morceler l'histoire de France et l'aborder par ses détails, par moment même par le petit bout de la lorgnette. Sacha Guitry est aux commandes, impossible d'échapper à l'homme et à son théâtre...

Lire la suite...

Cheval de Guerre (War Horse, Steven Spielberg, 2012)


tags | , , , , , , , , ,

0 comments

Une rapport unique lie Albert avec Joey, son cheval. Mais la guerre les sépare, et commence alors pour Joey un long périple au travers de l'Europe, ponctué de rencontres fortes, mais aussi dangereuses. Albert et Joey feront tout pour être de nouveau réunis.

A la rédaction, on est pas très copains avec Steven Spielberg... Alors débarrassons nous tout de suite de l'essentiel : Cheval de Guerre est une grande aventure familiale, épique, riche en sentiments avec une belle mise en images. Spielberg réalise un "grand film à l'américaine", sans génie, aucun, mais comme toujours son cinéma à de la gueule, le Monsieur sait faire ! Voilà.

Cheval de guerre est loin d'arriver en tête de sa filmographie. Son sujet grand public vendu à coup de cartes postales irrite rapidement. Son scénario digne d'un Bibliothèque Verte, tire inexorablement le film vers un jeune public 8-12 ans qui ne serait pas encore accroc aux super héros. Adulte, on a bien du mal à digérer facilement la naïveté de son histoire, cette avalanche de bons sentiments dans un monde brutal rime abusivement avec "mièvrerie".

Cheval de Guerre est une aventure exaltant les valeurs d'amitié, de courage et de générosité ; c'est avec ce cheval que ces valeurs apparaissent chez les humains, il en est un catalyseur. S'il possède ses moments de charme (l'amitié entre les soldats anglais et allemand pour sauver Joey... Une exécution devant un moulin...), l'impression qu'il laisse après sa vision est pourtant celle d'un Spielberg en pilotage automatique, usant et abusant des techniques et d'un style qui l'ont consacré mais n’innovant absolument plus.

Ce que l'on reproche à Cheval de Guerre, ce n'est pas sa dimension familiale, mais sa paresse créative masquée par un savoir-faire effectivement évident. Steven Spielberg a visiblement voulu donner à Cheval de Guerre le souffle des grandes fresques (son final hommage à Autant En Emporte Le Vent...), s'il tient effectivement ses promesses à l'écran, il souffre paradoxalement de son classicisme et sa quête de grand sentiments l'embourbe dans la mièvrerie un peu stérile. Spielberg à sans doute réalisé le grand film familial qu'il souhaitait (et c'est réussi pour nos têtes blondes), mais pour beaucoup ce Cheval  de Guerre risque de ne pas dépasser le statut d'un "Autant En Emporte Mon Dada" manquant à la collection Bibliothèque Verte !


Barry Lyndon (Stanley Kubrick, 1976)


tags | , , , , , , , , ,

0 comments

Au XVIIIème siècle, suivez le parcours de Redmond Barry, simple irlandais sans fortune, jusqu'à la haute bourgeoisie européenne où il se fera appeler Barry Lyndon...

Que dire de Barry Lyndon ? Sinon que l’ascension et la chute de Redmond Barry sont, bien sûr, incroyablement mis en image par le Maître Stanley Kubrick, soucieux de transformer le moindre plan (le moindre !) de son film en tableau du 18ème...

Barry Lyndon, en plus d'être un film visuellement parfait et éblouissant (si, si!) est avant tout une peinture cruelle de la société et des hommes. Derrière le calme de ses images et l'ordonnancement de que l'on y voit, derrière les somptueux paysages naturalistes et sereins de Kubrick se cache en fait violence et cruauté, de celle que l'on croise dans la Nature.

Le narrateur annonce systématiquement ce à quoi le spectateur va assister : les revers, la bonne fortune, les embuches, le renouveau, etc... Aussi invariablement que les saisons se suivent, aussi prévisible qu'un cycle de vie animal, les échecs et les réussites de Redmond Barry s'accumulent à l'écran, et qu'importe qu'il les ait méritées ou non, puisque au final c'est la Nature qui décidera lui, de son sort, de son destin.

Si l'histoire de Barry Lyndon est bien celle d'un homme et de son ascension, puis de sa chute dans la société, sous la caméra de Kubrick, elle devient un objet d'observation aussi méticuleusement observée qu'une souris de labo. Kubrick observe le destin de Redmond, presque avec amusement, il lui lance un regard cynique, et ne s'y attache jamais puisqu'il est d'ores et déjà perdu. 

 Kubrick, avec Barry Lyndon, transforme le parcours de vie d'un homme en simple anecdote ancrée dans la vieille Europe. Il transforme aussi son film en un bouillonnement d'aller retours entre la Nature et la nature des hommes (pauvre Barry Lyndon qui ne maîtrise pas grand chose de sa propre vie...).

Barry Lyndon est un film immense (à l'image de la filmo de Kubrick), un film parfait (tel un grand monolithe...), un chef d'oeuvre dont chaque nouvelle vision recèle une nouvelle interprétation*...



* voire même, comme c'était le cas pour la rédaction de Doorama lors de son dernier visionnage, à celle d'un documentaire animalier ! (avouez qu'on ne vous l'avez jamais faîte celle là !)

Mother India (Mehboob Khan, 1957)


tags | , , , , , , , , ,

0 comments

Pour le mariage de Radha, sa belle mère a hypothéqué les terres familiales auprès de Sukhilala, l'usurier du village. Celui-ci entrainera le couple et leurs enfants dans la pauvreté la plus absolue. Radha devra affronter chaque épreuve et faire face à un destin plus que sombre.

Mother India est une grande fresque du cinéma Boolywood, et une date importante du cinéma indien. Il décrit la vie d'une femme, de son mariage jusqu'au crépuscule de sa vie, qui doit faire face à un véritable chemin de croix, constellé de malheurs, privations et désillusions, et rester droite devant les injustices des hommes.

Pouvant être vu comme un catalogue quasi-exhaustif des saloperies que la vie peut vous faire, il véhicule des valeurs fondatrice de l'Inde : la terre, la famille, la nature. Dans le milieu paysan, il aborde le pauvre face au riche, le bonheur et l'injustice, et établit un parallèle entre l'Inde en tant que "patrie", la mère indienne et Mère Nature au travers de la terre nourricière.

Mother India est un film sur le courage et l'honneur, au travers de l'enfer que vit son personnage, il est une ôde aux valeurs indiennes. Derrière la fresque naturaliste et la noblesse de son histoire se cache un portrait noble et fier (patriotique ?) du Peuple Indien, en prenant grand soin de ne pas trop l'appuyer sur la religion.

Un film de plus de 50 ans (mais en technicolor !), de presque 3heures, avec ses numéros de danse et de chansons, sans effets spéciaux et en langue indienne : beaucoup ne tenteront pas l'aventure...
...et c'est bien dommage, car Mother India est un bloc d'humanité, de vie, qui force le respect, un film qui ne peut cacher ses rides, mais dont le message universel demeure intact, immaculé !


Gang Of New York (Martin Scorcese, 2002)


tags | , , , , , , ,

1 comment



"Chronique express" pour ce Scorcese mal-aimé...
Certes ponctué de curiosités à l'apparence baroque, Gang Of New York demeure captivant et ambitieux de bout en bout. On y trouve avec bonheur comme une radiographie des pieds d'argile du géant Amérique.

Et puis il y a Daniel Day-Lewis... Absolument titanesque dans son incarnation du Butcher.

.

There Will Be Blood (Paul Thomas Anderson, 2007)


tags | , , , , , ,

0 comments

Le parcours de Daniel Plainview, de ses débuts dans la prospection pétrolière jusqu'à la gestion de son empire


L'incroyable sens de la narration de Paul-Thomas Anderson (Magnolia !) transforme There Will Be Blood en une fresque incroyablement riche et fascinante sur la Comédie Humaine.

A la manière d'un Alex (Orange Mécanique) dont les paupières sont maintenues ouvertes de force, PT Anderson entrave le spectateur. Il l'oblige à rester à distance de son film, l'empêchant volontairement de s'y immerger, le forçant à regarder chacune des noirceurs qui se déroulent en face de lui. (par ailleurs pas la seule similarité à l'univers de Kubrick, puisque Anderson livre une fin de film très kubrickienne dans le style et la forme...)

There Will Be Blood est visuellement splendide et contient en fait, sous son apparente austérité, une richesse de thèmes qui hélas sont cruellement d'actualité en ces temps de crise !

.