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On The Ice (Andrew Okpeaha MacLean, 2011)


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Dans la petite ville d'Alaska où vivent Qalli, James et Aivaaq, il y a peu de choses à faire et la vie s'écoule doucement. Lors d'une virée pour chasser le phoque, une dispute s'engage et James est tué par accident. Qalli et Aivaaq décident de faire disparaitre le corps, alors que le village entame des recherches...

Plus qu'un thriller, comme le suggère son affiche, On The Ice est avant tout un drame simple et sobre en provenance directe d'Alaska (si rare qu'il fallait le signaler !).

Débutant comme une chronique sociale d'une micro société isolée et se poursuivant sur une pseudo enquête, cette dispute qui tourne mal (et les mauvaises décision des personnages qui s'ensuivent) oriente le film vers le thème de la culpabilité et du mensonge. A des années lumières du film à rebondissement, On The Ice joue la carte de l'intimiste. Dans la petite communauté soudée de cette ville isolée, il est aussi difficile de cacher la vérité que de faire disparaitre un corps au milieu d'un grand nord qui fige et conserve tout...

Le film d'Andrew Okpeaha MacLean est silencieux, resserré sur cette amitié malmenée par le tragique accident. On The Ice installe un climat pesant, il exploite à merveille l'isolement et le dépouillement du paysage désertique dans lequel il se déroule. Pour ainsi dire au milieu de nulle part, ses personnages ne peuvent se cacher, ils sont alors condamnés à voir leurs actes exposés et la vérité éclater.

Atypique, tendu et comme suspendu par le froid, On the Ice est un drame lent et douloureux. Le dénuement dans lequel le drame se forme, n'est pas sans rappeler l'ambiance et le désespoir d'un Winter Bone (mais sans sa dimension sociale). Loin des clichés et des enquêtes criminelles basées sur le suspense, le film propose une intrigue minimaliste, peuplée de personnages fragiles et terriblement attachants. On the Ice n'est ni trépidant, ni exagérément excitant, mais il est une intéressante alternative à la fureur habituelle des thrillers grand public, hors des sentiers battus, comme figée dans le froid, .

Le Territoire Des Loups (The Grey, Joe Carnahan, 2011)


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Dans le grand nord, les survivants d'un crash d'avion, doivent faire face aux conditions climatiques extrême ainsi qu'à une meute de loups pour rester en vie.

Le Territoire des Loups est un survival pur jus, flirtant presque avec le fantastique (pour la partie canus lupus) et la série B virile, façon "entre hommes".

Si l'on oublie la tentative maladroite de peaufiner la psychologie des personnages (souvent casse gueule, rarement utile et réussi, dans des films où l'action prime), et son inévitable catalogue des codes du genre (la découverte, l'encerclement, la rivière, les flash-backs, l'abandon, etc...) Le Territoire Des Loups parvient cependant à tenir la longueur.

Bien que son rythme soit inégal, que l'agressivité du froid extrême soit sous exploité et que le choix de loups-chasseurs n'apportent rien de plus que des autochtones en colère, l'ensemble reste plaisant et efficace, pour peu qu'on n'y recherche pas un nouveau modèle du genre.

Le Territoire Des Loups est une série B plutôt réussie, distrayante, qui parvient à repousser l'ennui et les pires pièges du genre (pas tous cependant). On lui reconnaitra surtout un traitement nihiliste particulièrement bien vu, qui permet parfois au film de distiller un excellent climat et laisser planer une  ambiance de "mort" qui sied bien à l'ensemble.
 


The Last Winter (Larry Fessenden, 2010)


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En Alaska, des prospections pétrolières troublent l'équilibre de l'écosystème. Une équipe de scientifiques est confrontée à d'étranges phénomènes.

L'immensité de la banquise et la promiscuité des hommes dans une petite station isolée rappellent forcément l'ambiance de The Thing. La créature du film de Carpenter, qui se cachait à l'intérieur des hommes, se cache ici dans la nature, et c'est cette nature qui va influencer l'équilibre intérieur des hommes.

Si les recettes sont similaires, Last Winter ne copie cependant pas le Modèle, et si l'ambiance reste comparable, il n'atteint hélas pas son intensité.

Last Winter se laisse suivre avec intérêt, il réussit à installer un intéressant climat d'angoisse et entretenir un suspens croissant. Mais l'entreprise s'écroule dans la dernière partie du film, retombant dans un fantastique conventionnel et sans originalité, en parfaite opposition avec tout ce que Last Winter avait tenté de construire.

Last Winter se découvre comme une sympathique petite série B fantastique sur fond d'écologie, mais se termine hélas dans la banalité de la série Z. Dommage, sans son scénario terminé dans le bâclage, le film aurait pu se ranger dans les bonnes surprises.