Accueil

Affichage des articles dont le libellé est gangs. Afficher tous les articles

My Brother The Devil (Sally El Hosaini, 2012)


tags | , , , , , , ,

0 comments

Dans une cité de la banlieue londonienne, deux frères d'origine étrangère grandissent entre les gangs, la drogue et des repères familiaux fragiles, mais indispensables à leur identité. Alors que Rashid garde un oeil sur sa famille, surtout sur son jeune frère Mo, et souhaite prendre du recul avec les magouilles du quotidien, Mo souhaite quant à lui suivre l'exemple de son frère... Quel que soit le parcours de chacun, il ne se fera pas sans difficultés, ni un certain courage...

S'il y a bien une chose avec laquelle le cinéma britannique est à l'aise, c'est l'approche sociale de ses problèmes. My Brother The Devil s'attaque à la problématique des banlieues et de l'intégration de sa jeunesse originaire d'ailleurs. Abordant frontalement l'économie parallèle, la menace intégriste, l’ascenseur social et l'homosexualité, My Brother The Devil nous rappelle que la France n'est pas seule à faire face à ses difficultés en banlieue, et qu'en Angleterre comme ailleurs la jeunesse issue de l'immigration doit batailler plus que ses citoyens d'origines pour gagner sa part du gâteau. My Brother The Devil n'oublie aucun des clichés de la banlieue, mais il brouille les pistes avec une belle énergie... Alors le diable, c'est qui ? pourquoi ?

Lire la suite...

Steak (Quentin Dupieux, 2007)


tags | , , , , , , , ,

0 comments

 Blaise sort d'un institut psychiatrique. Il retrouve Georges, son ami d'enfance, mais celui-ci ne souhaite plus traîner avec lui : ce qu'il veut, c'est intégrer la bande des Chivers, toujours impeccables, toujours parfaits ! Se sentant rejeté, Blaise tente à son tour d'intégrer la petite bande : une rivalité s'installe entre eux...

Avant Wrong (pour lequel nous serions prêt à aller contre notre éthique journalistique et, en douce, lui remonter sa note de 8 à 9...) et avant Rubber, Quentin Dupieux nous avait donné ce Steak à nous mettre sous la dent... Deux losers, un poil déphasés avec les réalités, en quête de reconnaissance faisaient des pieds et des mains pour intégrer une bande délicieusement ringarde, c'est Eric & Ramzy qui s'y collaient, armés de leur humour "légèrement" décalé... Le résultat n'est pas aussi spectaculaire et séduisant que son récent Wrong, mais Steak avait déjà de quoi séduire les spectateurs en quête de "différence". Petit tour d'horizon de ce morceau, qui à coup sûr déconcertera plus d'un spectateur...

Lire la suite...

End Of Watch (David Ayer, 2012)


tags | , , , , , , , ,

0 comments

Brian Taylor et Mike Zavala sont policiers dans les quartiers chauds de la Cité des Anges. Équipiers  amis, leur quotidien est fait de complicité dans l'habitacle de leur véhicule et d'une complémentarité sans faille lors de leurs interventions souvent périlleuses. Bons flics, ils le sont certainement, et forcément, dans ces quartiers tenus par les gangs,ce qui attire l'attention, ce n'est pas leur courage, mais leur zèle gênant....

Voici la bonne surprise de la semaine. Alors que nous n’espérions qu'un action movie bien fagoté, c'est la présence de l'excellent Jake Gyllenhaal que notre attention s'est portée sur End Of Watch, et en a été récompensée. Plongée documentaire et tendue dans le quotidien des flics de LA, End of Watch, malgré une mise en image un poil énervante, s'impose doucement pour dépasser le simple divertissement et nous proposer une virée aussi attachante que nerveuse.

Lire la suite...

West Side Story (Robert Wise & Jerome Robbins,1960)


tags | , , , , , , ,

1 comment

Dans les rues du West Side, à New-York, deux bandes rivales, les Jets et les Sharks, se disputent le territoire. Alors qu'un conseil de guerre est en préparation, Tony, un ex des Jets, tombe amoureux de Maria, la soeur du chef des Sharks...

Un sifflement qui résonne et quelques claquements de doigts... On pourrait être tenté de résumer West Side Story par cela, et on aurait en partie raison, tant les premières minutes du films les ont gravés définitivement dans les mémoires. Cinquante ans ont passé et les sons d'ouvertures de West Side Story annoncent toujours le bonheur à suivre : éblouissement de mirettes et remplissage d'esgourdes de mélodies éternelles... Pow !

Lire la suite...

Sket, Le Choc du Ghetto (Nirpal Bhogal, 2012)


tags | , , , , ,

4 comments

East London... La violence dans les rues, n'est pas que le fruit des garçons ! A la suite du décès de sa grande soeur par une un caïd local, Kayla intègre un gang de filles afin de se venger de celui-ci.

Déplaçant les codes habituels de la violence en les faisant reposer sur des personnages féminins, Sket relate une histoire de vengeance sur fond de violence urbaine. Rien de neuf au niveau scénaristique, c'est donc l'impassibilité du spectateur qui rythmera les articulations du film.

Mais derrière ses apparences de série B basique, voire de produit destiné à livrer sa dose de violence, se cachent pourtant certaines qualités. Bien moins racoleur, violent et voyeur qu'il n'y paraît, il faudra reconnaître à Sket une intéressante tentative (mais pas de transformation) de varier les codes et de donner corps à son histoire. On notera aussi une réalisation qui bien que timide et classique, n'en demeure pas moins inspirée lorsqu'il s'agit de filmer Londres (avec en prime une magnifique photo, semblable à celle de l'intéressant Heartless de Philip Ridley, lui aussi londonien...).

Si Sket ne convainc jamais réellement et que son scénar laisse de marbre, il témoigne paradoxalement de l'excellente santé du cinéma anglais. Faute de voire un grand film, vous sentirez quand même ce petit goût de "fond social" tout à fait caractéristique du cinéma british.

The Violent Kind (2010)


tags | , , , , , , ,

0 comments

Par où commencer... Une belle affiche peut être ? The Violent Kind est, à sa façon, un véritable ovni, dont il est difficile de dévoiler son scénario sans tuer la surprise de celui-ci. On vous dira cependant que quelques personnages en virée festive se retrouvent attaqués par d'autres, quelque peu décalés, et ce sans raison apparente.

Pourtant paré de tout ce qu'aime l'amateur de cinéma de genre(s), The Violent Kind est un gigantesque fourre-tout ! Il emprunte autant aux films de gang (façon hells angels) qu'aux films d'invasion (façon Skyline), qu'à Evil Dead, qu'à l'Exorciste, qu'à La Dernière Maison Sur la Gauche, qu'à La nuit des Morts Vivants, qu'à... etc !

C'est donc à une véritable volonté de livrer un film somme, une sorte de chimère pour tout cinéphile, que se sont attelés les deux réalisateurs (The Butcher Brothers !) en combinant tant bien que mal au moins 10 genres dans un seul scénario.
Mais au bout du compte, hélas, le film se retrouve vidé de toute substance, presque défiguré, et il devient alors bien difficile de se laisser captiver par tant de revirements, aussi artificiels que platement mis en images.
 The Violent Kind se laissera donc découvrir gentiment par les amateurs de série B, mais pour les autres un seul verdict : dommage que tant de bonnes intentions ne tienne pas ses promesses !

.