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Fantastic Mr. Fox (Wes Anderson, 2009)


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Mr. Fox vit avec sa petite famille dans l'arbre qu'il vient d'acheter, juste en face des trois exploitations de trois fermiers peu aimables. Lorsque ses vieux démons de voleur de poules le reprennent, Mr. Fox, va mettre les animaux de la vallée et sa famille en danger. Mais il a plus d'une ruse dans son sac, et ensemble, ils vont affronter les fermiers.

La rédaction ne peu déjà pas cacher son goût pour le cinéma de Wes Anderson, mais alors celui-là, qu'est ce qu'on l'aime ! Fantastic Mr. Fox a beau revêtir tous les oripeaux du film pour enfants, il n'en est rien. Ou plutôt pourrait-on dire que les enfants seront ravis, mais que les adultes le seront encore plus : Fantastic M. Fox est capable de générer plaisir et admiration (si, si !) devant les plus réticents...

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Une Nuit En Enfer (From Dusk Till Dawn, Robert Rodriguez, 1996)


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Après un vol à main armées et la mort de plusieurs personnes, deux truands prennent en otage un ancien pasteur et ses deux enfants pour fuir les Etats-Unis et passer au mexique. Ils ont rendez-vous avec un caid local dans un bar de routier, le Titty Twister.

Comme pour remplir à lui seul les deux films de "doubles programmes" d'avant, Une Nuit En Enfer se divise radicalement en deux parties : le road-movie gangster et le fantastique pur jus, tendance gore. Adeptes du cinéma de genre et de sa liberté, Robert Rodriguez réalise donc le scénario de Quentin Tarantino, mais on sent bien que les rôles de ces deux là se sont régulièrement mixés..

Pur objet de fun du début à sa fin, Une Nuit En Enfer se nourrit de nombreuses de références du cinéma de genre et se parsème d'allusions au cinéma de série B (comme la présence de Tom Savini [maitre des effets spéciaux], de Fred Williamson [Star black 70's de sous-films d'action] ou un personnage avec un T-shirt "Precinct 13" [Assaut, dont Une Nuit En Enfer reprend l'idée même de l'union face à l'invasion d'un ennemi]). Georges Clooney et Quentin Tarantino incarnent avec génie (si, si !) et conviction les deux parfaits salopards que sont les frères Gecko, respectivement sociopathe et psychopathe (et n'oublions pas de citer Harvey Keitel, sympathique mais un peu cabot). Entre stéréotypes des personnages et no-limit des situations, Une Nuit En Enfer revisite et survitamine les codes du genre (gangsters, famille, bad guys, créatures...) pour en livrer une version extrème et excessive en forme d'hommage.

 Aujourd'hui, Une Nuit En Enfer appartient bien plus à l'univers hyper référentiel de Tarantino qu'à son réalisateur attitré. Il demeure un exercice cinématographique entièrement dédié au pur divertissement et profondément guidé par l'idée même du cinéma. Si sa réalisation trouve ses limites dans sa partie fantastique (les créatures du Titty Twister et le rythme de ses confrontations subissent déjà un bon coup de vieux), son écriture et sa perpétuelle quête du petit plaisir cinématographique originel lui préservent une jeunesse et une énergie intacte. Et son revirement total de style restera sans doute comme le plus radical et inattendu de toute l'histoire du cinéma !

A des années lumières du chef d'oeuvre (nous sommes d'accord), Une Nuit En Enfer défend portant, et représente à la perfection une vision du cinéma : celle d'un plaisir "simple", instantané, d'une conversation à bâton rompu entre le film et son spectateur, quasi instinctive. A la manière d'une tournée des bars, Une Nuit En Enfer est excitant et enivrant, il est comme un shot d'alcool fort, à effet immédiat, mais lui au moins peut être consommé sans modération et ne donne pas mal à la tête.
Une série B boostée à l'hommage et délicieusement débridée.

Procurez-vous Une Nuit En Enfer d'autres films de Robert Rodriguez ou Quentin Tarantino ou avec Georges Clooney

The Descendants (Alexander Payne, 2011)


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Un père doit annoncer à ses deux enfants la mort annoncée de sa femme, dans un coma avancé.

Comme tout cela est bien amené... comme tout cela est léger face au poids du sujet. The Descendants est un film sur le travail de Deuil, sur la Vie passée et sur la Vie à venir.

Pour le plus grand plaisir du spectateur, The Descendants aborde ces thèmes souvent casse gueule (la Vie, la Mort...) avec une légèreté, un naturel, une simplicité absolument renversante, et finalement tellement réaliste.

Prenant bien soin de se tenir loin de toute leçon de morale ou de message pompeux et bien-pensant, The Descendants, touche après touche, dresse le portrait d'un homme qui fait face à une tempête de situations difficiles... Curieusement, le charisme et le flegme de Clooney, n'empêche nullement le spectateur de se sentir proche de ce "monsieur tout le monde" : étonnant et très agréable !


Avec un ton très proche de celui de Little Miss Sunshine, Alexander Payne exécute le grand écart parfait, réussissant à nous aérer la tête et nous réchauffer le cœur tout en abordant des thèmes particulièrement délicats. The Descendants est un film doux, émouvant et terriblement drôle qui transforme son ironie, son cynisme et une certaine cruauté en un plaisir immense pour le spectateur.


Les Marches Du Pouvoir (George Clooney, 2011)


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Les Marches du Pouvoir a tout de l'excellent film. Un splendide casting, une réalisation académique, mais absolument parfaite de maîtrise et de justesse, et un sujet excellemment bien travaillé. Suivons donc le beau Ryan Gosling en jeune conseiller politique de la campagne du beau gouverneur George Clooney et découvrons (?) les rudesses de cet univers.

Depuis plusieurs films maintenant, George Clooney ne cesse de nous prouver qu'il est maintenant l'un de ceux sur lequel il faut compter dans le cinéma américain, par ses talents de réalisation, et les sujets qu'il aborde. Il décortique ici les mécanismes cyniques d'une campagne afin de mettre en lumière ce que cela coûte aux hommes de bonne volonté : le résultat final se dessinera sous la forme d'un filigrane noir et désenchanté.

Les Marches du Pouvoir a donc tout de l'excellent film... Pourtant il ne parvient pas à convaincre complètement.
Il n'apporte rien que nous ne connaissions déjà sur l'âpreté du monde politique, et si parfaite et passionnante soit l'observation de ce petit monde, la charge s'avère en fin de compte presque politiquement correcte ! Cette timidité empêche le film de se hisser "au sommet des marches", le privant de l'ampleur critique que le sujet appelait et laisse ces Marches du Pouvoir juste en dessous de ces films qui marquent réellement.
Ceci étant dit, du cinéma de cette qualité, on en mangerait bien tous les jours !

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The American (Anton Corbijn, 2010)


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Un tueur à gage veut mettre fin à son activité. Tout le monde ne semble pas partager cette décision...


Visuellement magnifique, The American, sous son rythme lent cache en fait une parano qui envahi chaque plan. Quand un cinéaste maîtrise si bien image, lumière, cadrage et montage, peu de mots sont utilisés pour décrire ce que ressent le personnage et nous faire partager ce qu'il ressent.

La présence animale du George ajoute la touche finale pour qu'on comprenne toute la difficulté d'avancer sa retraite si on veut en profiter vivant, il nous fait toucher du doigt ce que ressent un grand félin acculé qui voit le piège s'avancer sur lui.

Chaque scène, chaque plan nous enferme dans l'esprit du personnage. Anton Corbijn nous avait donné un Control parfaitement réussi, son American frôle le chef d'oeuvre !

Pas de "vous avez vu là ?", ni aucun "Regardez !" n'est imposé au spectateur. On suit The American libre d'en interpréter chaque morceau à sa guise. Libre ? Quelle illusion ! Car en fait The American vous hypnotise rapidement à votre insu pour vous guider exactement où Corbijn le veux.

Ah que c'est beau le cinéma quand on nous parle comme ça !


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