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Macabre (Kimo Stamboel, Timo Tjahjanto aka The Mo Brothers Kimo 2009)


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Un véhicule avec six personnes prend à son bord une jeune femme en détresse : Maya. Elle les invite à son domicile, où vivent sa mère et son frère. Après un repas où ils sont drogués, il devront lutter pour rester en vie face à cette terrifiante famille.

La boucherie qui nous est proposée nous vient d'Indonésie... Macabre ressemble en bien des points à Massacre à La Tronçonneuse et se propose d’abîmer un petit groupe qui tombe dans les griffes d'une famille psychopathe... Rien de particulièrement novateur ne se cache dans Macabre, mais la relecture de nos poncifs horrifiques par des yeux indonésiens en fait un objet curieux, doublé de surcroît d'un côté bien extrême, comme on les aime ici...

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Texas Chainsaw 3D (John Luessenhop, 2013)


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Heather se rend au Texas avec des amis pour découvrir la demeure dont elle a hérité d'une partie de la famille qu'elle ignorait...  Elle va rapidement se rendre compte que la maison n'est pas inoccupée et que l'occupant n'est autre que Leatherface, l'auteur du terrible massacre de 1974, et qu'elle est liée à la famille de celui-ci...

En grand fan du premier Massacre à la Tronçonneuse, et même de la saga en général, malgré des épisodes 3 et 4 réellement ratés, nous nous sommes intéressés à cette 7ème exploitation du tueur à la tronçonneuse. Ce Texas Chainsaw 3D commence directement après la dernière scène mythique du premier opus, on se surprend alors à espérer une bonne surprise, il faudra hélas faire sans, car Texas Chainsaw s'effondre sur sa courte longueur... 7 épisodes au compteur pour la saga : le chiffre 3 n'est décidément pas le lucky number pour Leatherface...

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Evil Dead (Fede Alvarez, 2012)


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Cinq amis se retrouvent dans la vieille cabane familiale de Mia et David, pour accompagner le sevrage de Mia. Ils découvrent dans la cave un curieux livre rempli d'illustrations sataniques et l'un d'eux fera l'erreur d'en citer certains passages à haute voix. Le démon qu'ils viennent d'invoquer viendra réclamer ses 5 âmes dans un déluge de sang et de terreur...

Encore un remake de nos si chers et si précieux films d'horreur. Avec la longue liste de ceux déjà remaké, nous n'aurons sans doute qu'à piocher quelques arguments à gauche et à droite et les organiser pour vous donner envie (ou pas) de vous pencher sur ce nouvel Evil Dead... Allons nous soulever la question de la pertinence de ce remake ? Celle du respect de l'oeuvre originale ? Mais pourquoi tant attendre pour donner quelques indices ? La réponse à cette dernière question est que nous l'attendions ce remake-là ! Parce que, entre nous, s'il y a bien un classique de l'horreur qui avait bien besoin d'un reboot, c'est bien Evil Dead, non ? C'est par ici...

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Maniac (Franck Khalfoun, 2012)


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Frank ne s'est jamais tout à fait remis du départ de sa mère, ni même de l'ambiance dans laquelle il a grandi. Pour combler ses déséquilibres affectifs, il erre à travers la ville, en quête d'une fiancée qui rendra sa mère fière de lui. De femme en femme, de victime en victime, Frank ôte des vies dans l'espoir de remplir enfin la sienne.

Alexandre Aja est à la production de ce remake du chef d'oeuvre craspect de William Lustig. Comme décidé à revisiter tous ces classiques des 70's, il confie cette fois la réalisation à Franck Khalfoun, et tente par ce bras armé de retrouver les noirs reflets de l'original. Comme souvent avec les relectures d'oeuvres cultes, la division règne, mais Maniac, quelque soit le résultat, propose une relecture solide de son glauque modèle. Maniac installe une ambiance personnelle et ose proposer une radicalité assumée, loin du simple exutoire gore, qui fait plaisir à voir. 40 ans ont passé, les temps ont changé : l'heure du bilan a sonné...

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Inbred (Alex Chandon, 2011)


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Deux travailleurs sociaux emmènent 4 jeunes pour un week-end dans un coin reculé de la campagne anglaise. L'accueil dans le village est plutôt glacé, il ne tardera pas à devenir hostile, ses habitants n'aimant visiblement pas beaucoup les étrangers. Après un incident, les habitants vont s'attaquer au petit groupe, ils trouveront un nouveau clou pour ces petit spectacles dont ils sont friands...

Pour les amateurs seulement... Inbred nous concocte un sorte de parodie à mi-chemin entre Délivrance et Masacre à la tronçonneuse en immergeant 6 personnages dans un village de consanguins sous la houlette d'un patron de pub, moins abimé (à l'intérieur, comme à l'extérieur...) que ses clients locaux. Gore jusqu'à l'excès, techniquement et scénaristiquement très modeste, Inbred revêt cependant une forme suffisamment fun et débridée pour emporter le morceau auprès des fans du genre. Grotesque et excessif, on se prend au jeu...

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Ichi The Killer (Takashi Miike, 2001)


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Kakihara cherche son chef de clan qui a mystérieusement disparu. Adepte de la douleur extrême, mais aussi de méthodes de tortures hors-pair, il porte ses soupçons sur le clan rival, mais découvre ensuite que c'est un redoutable tueur qui est à la base de la disparition de son chef. Un certain Ichi... Un tueur aussi violent que Kakihara... Qui atteindra l'autre en premier ?

Adaptation extrême et déjantée du manga éponyme, Ichi the Killer à tout de cet esprit nippon, lorsqu'il se réfugie dans l'excès. Un yakuza adepte de la torture et de la douleur affronte un tueur atypique et refoulé... Dans les mains d'un réalisateur aussi barré que Takashi Miike, le "ride" ne pouvait être que radical et extrême ! Grand défouloir tordu limite hardcore, le manga trouve sans doute en Miike le réalisateur idéal...

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The Collection (Marcus Dunstan, 2012)


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Le Collectionneur, un serial-killer implacable et organisé, laisse toujours un survivant dans ses massacres soigneusement mis en scène... C'est la fille d'un homme fortuné qu'il garde cette fois-ci en vie, mais Arkin échappe pourtant au massacre. Ce dernier est recruté de force par l'équipe chargée de sauver la future victime du Collectionneur... La mission de sauvetage se heurte rapidement à l'efficacité et l'ingéniosité du tueur...

The Collection est la suite de The Collector, réalisé en 2010 par Marcus Dunstan, à qui l'on doit quelques épisodes de la série Saw. On y retrouve donc bien des aspects propres aux torture-movies, dont la l'exercice de perversité dans la conception de la mort des personnages, lancée par la franchise Saw. On n'y retrouve pas, en revanche, la personnalité du premier opus, plutôt mauvais dans l'absolu, mais tout à fait jouissif pour les amateurs de thriller nerveux et goreux. The Collection à beaucoup de choses à offrir aux spectateurs, à commercer par tenir sa promesse : "ça va charcler" !

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Dead Set (Yann Demange, 2008)


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Alors que la télé-réalité de Big Brother retransmet sa grande soirée du Prime, l’Angleterre sombre dans le chaos sous une attaque de morts-vivants. Le studio de la chaîne est dévasté par l'attaque, seul les "lofteurs", enfermés dans leur appartement, sont épargnés... Lorsque Kelly, une stagiaire, se réfugie dans le loft, ils apprennent enfin ce qui se passe à l'extérieur... La show commence !

Coup de coeur ! Avant l'excellente série The Walking Dead, c'est la télé anglaise qui a fabriqué cette mini-série de morts-vivants, ultra efficace et gore, idéalement positionnée entre 28 Jours Plus Tard et Zombies, en 5 épisodes trop courts (2h20 au total). Enfin visible en France grâce au DVD sorti chez Koba Films (merci !), Dead Set ne révolutionne pas le genre, mais livre une oeuvre jouissive, parfaitement réussie, et qui laisse littéralement "sur le cul" lorsque on pense que c'est une chaîne de télé qui à commandé ça pour sa grille de programme...

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Zombie 108 (Joe Chien, 108)


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Dans le quartier 108 de Taipei, un mystérieux virus transforme ses habitants en hordes de morts-vivants ! Membres du SWAT local, petits mafieux et simples habitants devront s'unir pour réussir à survivre !

Le mort-vivant est rusticité depuis 28 Jours Plus Tard... il a retrouvé toute sa fraîcheur, à tel point que chaque pays livre maintenant leurs films de Zombies. Et comme les projets "crédibles" en provenance de Taïwan sont plutôt rares, la rédaction à tenté sa chance avec ce Zombie 108... Seule Uma Thurman aurait pu rédiger notre chronique d'une seule phrase; avec son désormais célèbre "What did you expect ?". Nous choisissons d'être plus locasses...

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Réveillon Sanglant (Bloody New Year - Norman J. Warren, 1975)


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A la suite d'un naufrage, six amis se retrouvent prisonniers d'une île inhabitée, et trouvent refuge dans un mystérieux hôtel qui arbore ses décorations de noël alors que l'été culmine... Ce n'est que le premier signe étrange que l'île leur réserve, car d'étranges manifestations vont se produire, annonçant l'horreur à s'abattre sur eux...

Les Mutants de la Saint-Sylvestre... Voilà le titre sous lequel à aussi été exploité ce film britannique de Norman J. Warren (Inseminoid), et qui caractérise davantage l'étrangeté de son histoire.

On attend effectivement que les 6 amis se fassent massacrer et ,en bon slasher, Réveillon Sanglant se charge presque honorablement de cette tache. En revanche, à sa manière, le film apporte la surprise là où ne l'attendais pas. Le massacre aura bien lieu, avec son affligeant cortège de situations banales et déjà-vues (la découverte de l'hôtel, la séparation des jeunes, la première victime, l'émergence des 'héros...), mais son réalisateur injecte des éléments paranormaux, des fantômts, des morts-vivants, des failles temporelles, du gore et su survival, le tout dans un curieux mélange de 50's et de 80's...

La réalisation est pathétique, voire ésotérique avec ce plan du couple courrant dans les sous-bois, qui se répète 4 fois, poursuivi par une caméra subjective dont on ignore la nature, le sens et la fonction ; mais le mélange des thèmes parvient étrangement à surprendre le spectateur, faute d'emporter son adhésion au spectacle plutôt fauché qui lui est proposé. Réveillon Sanglant enchaîne les thèmatiques comme les perles, et ressemblerait presque à une première version, un brouillon, du récent Violent Kind !

Malgré la pauvreté qualitative de l'ensemble (à laquelle il faudra ajouter une pitoyable utilisation de son exaspérante musique bien ringarde), Réveillon Sanglant propose son surprenant cocktail de grand n'importe quoi avec un naturel scotchant ! Dû à un budget ultra plancher, la qualité technique est absente de l'écran, mais les raccourcis scénaristiques qu'il déploie lui donne une étrangeté qui, au final, s'avère plutôt sympathique. Guère mieux qu'un bis de drive-in, son interprétation européenne des codes US achèvera de donner à Reveillon Sanglant sa singularité.

"Faute de grives on mange des merles"... puisqu'il n'y pas grand chose au coeur de Réveillon Sanglant, on pourra cependant passer le temps en substituant à la qualité espérée une certaine aptitude à surprendre le spectateur. Ca ressemble à dérushage... on cherche toujours les mutants du titre français... mais on a quand même envie d'aller jusqu'à son final (qui soit dit en passant est moins raté que le reste). Un nanar 80's comme on l'aime qui récompense à sa manière le spectateur !

Procurez-vous Réveillon Sanglant ou d'autres films de Norman J. Warren 

The Theatre Bizarre (7 réalisateurs, 2012)


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6 sketches horrifiques, reliés par un 7ème, en hommage au grand guignol : une histoires de sorcière, de crime passionnel, de haine dans le couple, la mort vue par une enfant, l'addiction à la curiosité et l'excès de gourmandise.

Il faudrait 7 chroniques pour décortiquer ce bouquet de sketches à la qualité et aux ambitions inégales, offert au spectateur comme un hommage au grand-guignol. Au vu du résultat global, le thème apparaîtrait plutôt comme un fourre-tout ou une carte blanche à ses réalisateurs plutôt que comme un véritable fil rouge.

7 courts bien hétérogènes, donc, qui auront bien du mal à convaincre les opposants à ce cinéma de genre, surtout s'ils décrochent avant de rencontrer enfin une vrai qualité, à la moitié du film,  The Theatre Bizarre, dans sa forme finale, ressemblant à un classement, du pire vers le meilleur, de ses segments (ordre ci-dessous). Il faut attendre le 4ème sketch, presque hors sujet, The Accident (la petite fille et la mort...) pour voir du vrai cinéma. Auparavant, le spectateur aura souffert avec une bien faible histoire de sorcière, un anecdotique crime passionnel et le moyennement dérangeant (et peu réussi) épisode de Tom Savini sur un couple uni par la haine. Comme on aime à le répéter souvent, tout ça ne dépasse pas le niveau de distrayants mais faiblards épisodes de la série de la Quatrième Dimension (par ailleurs énorme série), jusqu'à The Accident, qui créée enfin une vrai connexion entre les yeux et l'imaginaire.

Alors que les trois premiers sketchs n'offrent que des visions plus ou moins étriquées du genre horrifique, se réfugiant presque dérrière le genre pour excuser un manque de qualité ou d'ambition, les deux suivants embrassent enfin l'exploitation du potentiel qu'offre l'horreur et entame son exploration. The Accident est poétique et intelligemment élaboré, presque utile, et Vision Stains propose quant à lui, un cocktail riche et brut de curiosité, d'addiction et de sens de la vie (si, si), proche d'Icare version hardcore. C'est ce dernier qui est le point d'orgue de The Theatre Bizarre. Quand à son ultime segment, Sweets, bien qu'à mi chemin entre le faiblard et le grotesque brillant, il parvient cependant à dégager un véritable malaise avec son mix de sucre et de cannibalisme ! Pour le fil rouge dans le théâtre, on ne lui trouvera que l'iconique Udo Kier pour intéresser...

Avec 2 perles et 2 ou 3 bofs, on reste sur notre faim... Il est bien sûr bien difficile dans le genre des films à sketchs d'en trouver un qui soit bon de bout en bout (c'est aussi un peu dans son principe qu'il y en ait pour tout le monde...), mais The Theatre Bizarre est dans sa globalité assez peu excitant, et dans le détail peu solide. Sympathique pour les amateurs hardcore de cinéma d'horreur, la qualité lui échappe trop souvent pour finalement ne pas nuire au genre qu'il adore. Alors qu'il pourrait être une démonstration qu'un genre qui doit encore trop souvent se défendre et se justifier (pas à la rédaction en tout cas !) est aussi fort et vénérable que n'importe quel autre, il propose au contraire un visage propre à prouver les limites du genre. C'est là un effet pervers de The Theatre Bizarre : fait par des pros-horreur, plein de convictions, mais au final contre productif. C'est pas grave, on ne retiendra que ce qu'il y a de bon dans The Theatre Bizarre : The Accident (hélas assez court), Visions Stains et pourquoi pas Sweets.


Les réalisateurs de The Theatre Bizarre : Buddy Giovinazzo, David Gregory, Douglas Buck, Jeremy Kasten, Karim Hussain, Richard Stanley, Tom Savini. Les acteurs de The Theatre Bizarre : André Hennicke, Catriona MacColl, Debbie Rochon, Kaniehtiio Horn, Lena Kleine, Lindsay Goranson, Udo Kier, Virginia Newcomb

THEATRE GUIGNOL de Jeremy Kasten : Une salle de cinéma se transforme en véritable théâtre de pantins sous l’égide d’un automate.
1 - THE MOTHER OF TOADS de Richard Stanley : En France, un couple de vacanciers rencontre une sorcière qui prétend posséder une copie du Necronomicon.
2 - I LOVE YOU de Buddy Giovinazzo : Une femme annonce à son mari qu’elle le quitte.
3 - WET DREAMS de Tom Savini : Une femme blessée se venge de son mari infidèle.
4 - THE ACCIDENT de Douglas Buck : Une mère et sa fille sont témoins d’un accident de la route.
5 - VISION STAINS de Karim Hussain : Une tueuse en série extrait les souvenirs de ses victimes à l’aide d’une seringue.
6 - SWEETS de David Gregory : Un couple obsédé par la bouffe consume son amour. 

Procurez-vous The Theatre Bizarre ou d'autres films en rapport avec Tom Savini ou Udo Kier

Suicide Club (Sion Sono, 2001)


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A Tokyo, sur le quai d'une gare, 54 étudiantes se suicident ensemble  en se jetant sous un train. C'est le début d'une vague de suicide dont les causes ne sont peut être pas si naturelles et spontanées que cela. La Police débute son enquête...

Premier film de Sion Sono, Suicide Club déconcertera plus d'un spectateur, entre la personnalité imposante du cinéaste (Guilty Of Romance, Jelly Fish)et ses choix artistiques. Si Suicide Club est ponctuellement rythmé de dérapages gores, Sion Sono nous convie pourtant à un film hors norme en forme de charge contre la société, en forme de cri !

Suicide Club se base sur le taux impressionnant de suicide chez les jeunes japonais pour présenter ce fait social comme une mode, en objet de manipulation, ou en véritable crime.... et en fait qu'importe cette forme pour son réalisateur, puisqu'il brouillera les pistes à plusieurs reprises et refusera de livrer au spectateur les causes réelles  de ces suicides. Pour Sion Sono, il est plus important de "jouer" avec ces suicides, d'en rire presque, et surtout de pointer du doigt notre société et son rythme fou (rythme des chansons chantées par des gamines de 12 ans, mais aussi rythme des modes...).

Passé une première partie orientée autour de l'enquête policière (notamment autour d'un rouleau de peaux humaines retrouvé après chaque suicide de groupe...), Suicide Club abandonne alors sa régularité policière et narrative pour multiplier les pistes et les symptômes. Débarquent alors dans le film une bande de rockeurs Glam qui se réclament à la base de la vague de suicide, la piste d'un code caché dans un morceau de musique crétin de consommation de masse, le poids de la société nippone sur les jeunes, des ados désoeuvrés, la responsabilité des adultes dans cette vague, etc... Sion Sono se lâche alors, abandonnant presque son film, pour exprimer une série critiques désordonnées, fébriles et erratiques, d'une société nippone qui préfère réhabiliter ses pratiques ancestrales plutôt que de faire face à son nouveau visage abêtissant. Sion Sono provoque, se révolte, exprime sa colère devant la société nippone : Suicide Club est son cri.

Suicide Club est souvent qualifié d'OVNI cinématographique, et c'en est un ! Son véritable intérêt n'est pas dans sa mise en image (plutôt médiocre), mais dans l'énergie qu'il dégage. Tantôt dérangeant, tantôt barré et décousu, le film de Sion Sono est un film malade sur une société malade qui dégage cependant un réel pouvoir de fascination. A l'exception des 54 étudiantes qui ouvrent le film, Suicide Club ne laisse pas de souvenirs impérissables, pourtant il se découvre avec beaucoup d'intérêt et de curiosité et, surtout, il cache en son sein un réalisateur incontrôlable au style et à la personnalité fascinant. A la rédaction on aime bien quand c'est aussi peu lisse !


Procurez-vous Suicide Club ou d'autres films de Sion Sono 

Une Nuit En Enfer (From Dusk Till Dawn, Robert Rodriguez, 1996)


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Après un vol à main armées et la mort de plusieurs personnes, deux truands prennent en otage un ancien pasteur et ses deux enfants pour fuir les Etats-Unis et passer au mexique. Ils ont rendez-vous avec un caid local dans un bar de routier, le Titty Twister.

Comme pour remplir à lui seul les deux films de "doubles programmes" d'avant, Une Nuit En Enfer se divise radicalement en deux parties : le road-movie gangster et le fantastique pur jus, tendance gore. Adeptes du cinéma de genre et de sa liberté, Robert Rodriguez réalise donc le scénario de Quentin Tarantino, mais on sent bien que les rôles de ces deux là se sont régulièrement mixés..

Pur objet de fun du début à sa fin, Une Nuit En Enfer se nourrit de nombreuses de références du cinéma de genre et se parsème d'allusions au cinéma de série B (comme la présence de Tom Savini [maitre des effets spéciaux], de Fred Williamson [Star black 70's de sous-films d'action] ou un personnage avec un T-shirt "Precinct 13" [Assaut, dont Une Nuit En Enfer reprend l'idée même de l'union face à l'invasion d'un ennemi]). Georges Clooney et Quentin Tarantino incarnent avec génie (si, si !) et conviction les deux parfaits salopards que sont les frères Gecko, respectivement sociopathe et psychopathe (et n'oublions pas de citer Harvey Keitel, sympathique mais un peu cabot). Entre stéréotypes des personnages et no-limit des situations, Une Nuit En Enfer revisite et survitamine les codes du genre (gangsters, famille, bad guys, créatures...) pour en livrer une version extrème et excessive en forme d'hommage.

 Aujourd'hui, Une Nuit En Enfer appartient bien plus à l'univers hyper référentiel de Tarantino qu'à son réalisateur attitré. Il demeure un exercice cinématographique entièrement dédié au pur divertissement et profondément guidé par l'idée même du cinéma. Si sa réalisation trouve ses limites dans sa partie fantastique (les créatures du Titty Twister et le rythme de ses confrontations subissent déjà un bon coup de vieux), son écriture et sa perpétuelle quête du petit plaisir cinématographique originel lui préservent une jeunesse et une énergie intacte. Et son revirement total de style restera sans doute comme le plus radical et inattendu de toute l'histoire du cinéma !

A des années lumières du chef d'oeuvre (nous sommes d'accord), Une Nuit En Enfer défend portant, et représente à la perfection une vision du cinéma : celle d'un plaisir "simple", instantané, d'une conversation à bâton rompu entre le film et son spectateur, quasi instinctive. A la manière d'une tournée des bars, Une Nuit En Enfer est excitant et enivrant, il est comme un shot d'alcool fort, à effet immédiat, mais lui au moins peut être consommé sans modération et ne donne pas mal à la tête.
Une série B boostée à l'hommage et délicieusement débridée.

Procurez-vous Une Nuit En Enfer d'autres films de Robert Rodriguez ou Quentin Tarantino ou avec Georges Clooney

Shogun's Sadism (Ushiaki No Kei, Yuji Makiguchi, 1975)


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Deux histoires : 1) Dans l'ère Tokugawa, le shogun traque les chrétiens et leur inflige de terribles tortures. Il apprend que l'un de ses samouraïs à pour femme une chrétienne. 2) Dans l'ère Edo, un homme devient l'employé d'un bordel. Devant la brutalité du lieu, il s'enfuit avec une geisha.

Dans les années 70, le cinéma d'exploitation japonais produisait à la chaine des films centrés sur la violence ou le sexe (les "pink" movies). Shogun's Sadism surfe donc sur cette vague en proposant deux histoires, purs prétextes à montrer une tortures gores et des corps féminins nus, le tout avec le moins de limites possibles et avec la plus grande gratuité.

Shogun's Sadism (dans son genre !) s'avère plutôt "raffiné" et souvent "original" dans la recherche de l'extrême (un homme cuit dans un four en forme de Tanuki -genre de blaireau- ou une femme écartelée par des taureaux !), mais cette imagination débordante est vite annihilée par la pauvreté technique et artistique de l'ensemble. Ce cinéma bis ne présente que bien peu d'intérêt, si ce n'est les reflets qu'il renvoie de l'industrie cinématographique de l'époque.

Enchaînant viols et tortures aussi naturellement que Superman porte une cape pour voler (curieuse image...), Shogun's Sadism est finalement bien inoffensif. Sorte de grand-guignol gore à la Herschell Gordon Lewis (2000 maniacs) (du steak et du faux sang sur des acteurs qui simulent mal la douleur...), sa surenchère poussive de sadisme gratuit est aussi loin de toute utilité scénaristique que d'installer un quelconque malaise. De malsain, Shogun's Sadism n'a que son idée de base (montrer du crade), sa forme finale relève du divertissement d'horreur au premier degré, finalement assez rigolo. Bref, ce n'est ni Salo, ni La Dernière Maison sur La Gauche !  .

Shogun's Sadism est un "cinéma de quartier" complaisant et qui prête à sourire, c'est un film qui bien que laid et inutile (et pour peu que "série Z", "ciné-bis" ou "exploitation" attire votre oreille), tiendra toutes ses promesses. Shogun Sadism est un ciné débridé, racoleur, voyeur (bien que ses "flouttés" frustreront les plus coquins d'entre vous...), fun et créatif, c'est un peu un film d'enfant qui ne serait destiné qu'aux adultes, c'est aussi un témoin de son époque qui ravira les amateurs de perles baroques un peu oubliées... Inutile mais tellement indispensable !

Livide (Julien Maury, Alexandre Bustillo, 2011)


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Trois amis pénètre dans la maison d'une femme dans un profond coma afin de mettre la main sur son trésor. Mais la maison et son hôte endormie ne tardera pas a livrer toute autre chose qu'un trésor...

En 2007 Julien Maury et Alexandre Bustillo avaient livré A L'intérieur, exercice extrême et bien barré, inégal mais fort convaincant pour les amateurs. Avec Livide, on retrouve ponctuellement cette efficacité et cette violence, mais cette fois accompagnées d'une dimension onirique à la Argento (Suspiria notamment).

Hélas, si Livide regorge de visions et d'éléments intéressants, il se perd dans sa volonté de dépasser le simple film de genre, et à force d'ambition sombre dans un fourre-tout qui perd le spectateur. Vampirisme, gore, nostalgie, magie noire et maltraitances (la demeure est une ancienne école de dance tenue par un professeur plutôt exigeant...) sont éparpillés dans un scénario au rythme distendu, parfois confus et incohérent, soutenu par des acteurs et des dialogues peu inspirés.

Livide est très représentatif du fantastique et du cinéma de genre "à la française", on y retrouve une véritable énergie, voire une certaine créativité, mais il ne parvient à rompre avec le lourd héritage du cinéma français, avec la nécessité quasi impérieuse (instinctive ?) de faire du "cinéma d'auteur". Si cela peut faire la spécificité, le plus, de notre cinéma fantastique, c'est aussi ce qui plombe Livide en lui donnant un coté prétentieux, bien incompatible avec sa nature de divertissement teintée de gore. Les deux jeunes réalisateurs semblent confondre fantastique intelligent et ambitions d'auteur...

Bien qu'imparfait et parfois laborieux, Livide recèle cependant d'excellentes choses, tant visuelles qu'au niveau de sa réalisation. Profitons donc des "cadeaux" de Julien Maury et Alexandre Bustillo, et attendons leur prochaine exploration, en espérant qu'elle soit plus ramassée, plus modeste.

Human Centipede 2 : Full Sequence (2011)


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Le premier film s'imposait comme un authentique "film malade", un véritable objet de cinéma vénéneux et rare (voire même une urgence de création comme ce cinéma d'horreur 70's que j'affectionne tant...).
Cette suite se complait dans une surenchère de glauque et d’extrême qui, bien que plaisante pour l'amateur, n'apportera aucune pièce supplémentaire à la bébête...

Comme le disaient Eric & Ramzy : "Hmmm, le caca c'est délicieux !"

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Le Sang Des Templiers (Ironclad, 2011)


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Dans l'Angleterre du 13ème siècle, un chevalier Templier avec une poignée d'hommes tentent d'empêcher le Roi Jean de reprendre le pays.

Après Gladiator, la série Rome, puis plus récemment Centurion ou l'Aigle de la Neuvième Légion, on poursuit l'aventure du film en costume, cette fois dans l'Angleterre moyenâgeuse. Malheureusement, la qualité, elle, ne suit pas. 

Même si le Sang des Templiers s'avère distrayant et regardable, il faudra cependant beaucoup d'efforts pour s'attacher aux personnages (James Purefoy pourtant génial en Marc Antoine dans Rome, incarne ici le rôle bien peu charismatique du templier) et espérer assister à de bon moment de cinéma. Le film se contente de ponctuer son histoire de scènes d'action (plutôt gores), en bâclant complètement ses personnages. 

A force d'à peu près de réalisation, de pauvreté scénaristique, et de psychologie approximative, le film s'éloigne de l'épopée sauvage pour se rapprocher du simple "film de bagarre en costume" pour ados. Seule une avalanche de coups d'épées qui explosent, découpent et écrasent têtes et membres, empêche le film d'être réellement destiné aux enfants.

Si distrayant soit il, ce Sang des Templiers est raté et séduira davantage les gros consommateurs de divertissement que les vrais amateurs de cinéma.
 
 


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Butcher 2 (2011)


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Victor Crowley hante les marais de Louisiane et massacre tout ce qui lui tombe sous la hache... Marybeth, qui a vu toute sa famille se faire exterminer par le tueur, décide de retourner dans le marais avec la ferme intention de le tuer définitivement. Pour cela, elle va s'adjoidre les services du révérend Zombie, un sorcier local...

Adam Green s'est (peut être) amusé à reproduire les slashers des années 80's. Butcher 2 s'adonne au massacre d'un tueur vengeur, à l'image de Vendredi 13 et de la horde de sous-produit qui hantaient alors nos écrans. L'unique intérêt de ce slasher réside, bien sur, dans l'originalité de chaque meurtre, exagérément gore et gorgé d'humour. Têtes explosées, colonnes vertébrales arrachées, couple en pleine fornication dérangé par le tueur : si il est vrai que les amateurs de gore se réjouiront des litres de sang et de latex présents à l'écran, les autres ne pourront que constater l'immense nullité des scènes de transition.

Butcher 2 se consomme comme un porno, on peut (il faut ?) accélérer entre chaque scène si l'on veut profiter du morceau de bravoure et ne pas affronter l'inexistence du scénario et la pauvreté des dialogues. Un hommage au genre. (volontairement ou involontairement raté ?).


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