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The Grandmaster (Wong Kar-Wai, 2013)


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En Chine, les arts martiaux sont plus qu'un simple art du combat, ils sont un composant de l'identité d'un homme et d'un pays. C'est dans ce contexte que Ip Man représente et transmet son art. The Grandmaster raconte son parcours, étrangement lié à celui de Gong Er, seule héritière de la technique des 64 mains...

Wong Kar waï a cette image de suavité et de sensualité qui colle à sa carrière (In The Mood For Love, 2046, Happy Together...et Les Cendres du temps : un drame d'action !), et voici qu'il débarque avec un film "d'action" sur un maître d'arts martiaux : le légendaire Ip Man (le maître e Bruce Lee...), qui avait déjà trouvé une agréable version ciné en 2008... The Grandmaster pourrait sembler comme décalé dans l'oeuvre de WKW, il ne l'est pourtant pas...

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L'Homme aux Poings de Fer (The Man With The Iron Fists - RZA, 2012)


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Dans un village contrôlé par plusieurs bandes, l'arrivée de l'or royal attise bien des convoitises. Avec The X Blade qui souhaite venger son père assassiné et Jack Knife, Blacksmith, le forgeron qui fournit les armes de chaque groupe, sera amené à prendre parti dans cette poudrière prête à exploser.

Le nom de Tarantino sur l'affiche (à la production) laissait à penser que The Man With The Iron Fists allait se rapprocher son univers référentiel, jouissif, cinéphile et décalé. Mais lorsque c'est RZA, une figure de monde Hp-Hop, à qui l'on doit par ailleurs la formidable BO du Ghost Dog de Jarmush, l'entreprise revêt une toute autre allure. The Man With The Iron Fists puise dans le cinéma de kung-Fu et semble vouloir mettre en image un résumé-hommage de ce cinéma de genre qui fascine une partie du monde Hip-hop par son aspect guerrier (le Wu Tang Clan, ça vous parle... ?). Le poing, on se le prend effectivement en pleine gueule !

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Breaking News (Johnnie To, 2004)


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Ridiculisée par son action contre des gangsters, la Police de Hong-Kong décide de médiatiser leur arrestation afin de corriger son image. Mais l'assaut de l'immeuble dans lequel ils se sont réfugiés ne se déroulera pas aussi bien que prévu : il y a en fait deux groupes de gangsters, et eux ont compris l'intérêt des médias...

On l'aime bien Johnnie To, à la rédaction de doorama... Breaking News, à l'image d'autres de ses films, souffre d'hétérogénéité, mais se dote aussi de moments malins, quelquefois simplement brillants...

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La Vie Sans Principe (Johnnie To, 2011)


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En 2007, à Hong-Kong, par une journée historique de crack boursier, une employée de banque subit la pression de sa supérieure pour vendre des produits toxiques... Ailleurs dans la ville, Panther, un mafieux, tente d'aider ses frères de sang à trouver des sommes d'argent... Une importante somme d'argent va faire irruption dans leur vie, alors qu'ailleurs dans la ville, un flic intègre voit lui aussi sa vie empoisonnée par des besoins d'argent.

Johnnie To, peut être le meilleur réalisateur de Hong-Kong, et ce titre n'est pas démérité, signe ici une oeuvre très atypique dans sa carrière remplie de polars nerveux et maîtrisés. Pas un coup de feu ne retentit dans La Vie Sans Principe... Ce qui claque en revanche, c'est une approche virtuose de l'argent sale, qu'il soit mafieux, ou issu du système bancaire (autant dire la même chose !), et sa vision de ce" nerf de la guerre", que ce soit sous l'oeil d'un flic, d'un homme de main ou d'une employée de banque... Ethique et fric règnent dans ce Johnnie To...

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Sasori (Joe Ma, 2008)


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Obligée d'assassiner une personne, Nami est envoyée en prison. Elle devra apprendre à survivre dans cet univers violent, et attendra sa sortie de prison pour se venger de ceux qui l'y ont conduit.

Le japon des 70's accouchait de séries B transgressives, populaires, dont certaines sont devenues cultes : Sasori, La Femme Scorpion  était de ces séries et en dépit d'une qualité pas toujours au rendez-vous, la série est restée un repère cinématographique dotée d'atouts certains et largement jouissif. Sasori version 2008 est donc un remake de l'original de Shunia Ito, cette fois réalisé par Joe Ma. L'histoire est similaire, mais cette fois-ci le thème de la vengeance change de camp : après sa vision, c'est le spectateur qui crie "vengeance" !

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Le Sabre Infernal (The Blade, Chu Yuan, 1976)


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Alors qu'il vient pour le tuer, Fu-Hung-Hsue s'allie à Yen Nan-Fei pour empêcher Maître Yu de dominer le monde des arts martiaux, par les forces du mal, grâce à une arme redoutable : les Plumes de Paon. Ils devront affronter ses 5 champions, Poème, Epée, Luth, Echecs et Peinture avant de le combattre.

Feux de Bengale et galipettes pour ce trépidant Wuxiapian (comprenez film de sabre chinois) made in Hong-Kong par la Shaw Brothers. Quoi que l'on pense de ce cinéma de genre, de sa qualité cinématographique et de sa capacité à plaire aux adultes, Le Sabre Infernal (The Magic Blade, à ne pas confondre avec The Blade de Tsui Hark de 1995), n'en reste pas moins une réussite dans sa catégorie.

Son scénario basique (remettons notre duel à plus tard, nous devons avant empêcher un méchant de régner sur le monde arts martiaux...) est ainsi prétexte à un enchaînement ininterrompu de scènes d'actions ou les deux héros rivalisent d'intelligence, de maîtrise de nobles valeurs... Éternellement dans ce cinéma, le bien combat le mal, ou bien les gentils se battent pour faire triompher la justice, Le Sabre Infernal se distingue cependant de la masse par sa grande inventivité et, c'est suffisamment rare pour le souligner, sa très belle tenue visuelle. C'est donc très agréablement que la rédaction de Doorama s'est abandonnée à cette aventure proche d'un film pour enfants, mais aussi efficace que séduisante.

A Doorama, on pense souvent (à tort !) que ce cinéma chinois d'arts martiaux est un peu puéril et stérile, mais à mieux y regarder, La Shaw Brothers ne fait qu'explorer (jusqu'à épuisement) un genre riche de thèmes et de variations, exactement comme le faisait la Hammer avec le film d'Horreur. Une fois ce petit exercice de mise au point effectué, et les repères posés, les films de la Shaw Brothers révèlent alors leurs trésors : originalité, inventivité, jeux sur les codes et recherche permanente de sang nouveau dans le seul objectif du divertissement total. A ce titre, et faute d'être bluffé par son scénario, Le Sabre Infernal impose ses morceaux de bravoures, au premier comme au second degré, comme sa géniale scène d'échec, où ses personnages remplace les pions, ou bien son héros qui, tellement fort qu'il est, avait anticipé de déplacer ses 7 points vitaux pour contrer son adversaire !

Grand défouloir coloré, fantaisiste et virevoltant, Le Sabre Infernal utilise à merveille les codes du genre et parvient à hisser ses composants enfantins (à première vue, en tous cas) en véritables jeux pour adultes, à condition, une fois de plus, d'accepter les règles de ce type de cinéma. Nous continuons de considérer (à tort !) le Chambara comme cinématographiquement plus riche et mature que le Wuxiapian (particulièrement dans les 50's et 60's), mais ce cinéma là a pourtant tout ce qu'il faut pour satisfaire le cinéphile : un langage, des codes et du rêve ! Kitch et jouissif !

Procurez-vous Le Sabre Infernal ou d'autres films de Chu Yuan ou avec Acteur

Mad Detective (Johnnie To & Wai Ka-Fai, 2008)


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Une série de braquages est commis avec l'arme de service d'un inspecteur de police qui reste introuvable. Pour avancer dans une enquête qui piétine, l'inspecteur Ho fait appel à l'inspecteur Bun, son ancien supérieur, mentor et brillant profiler, évincé de la police pour maladie mentale.

La vague du polar Hong Kong s'est maintenant retirée depuis longtemps, emportant avec elle nombre de projets creux, puérils ou inutilement démonstratifs, mais elle nous a heureusement laissé Johnnie To, dont le filmographie éclipse avantageusement celle d'un John Woo surestimé, usé et fini depuis longtemps.

Il faut comprendre que derrière Mad Detective ne se cache pas un héros téméraire et bondissant, par "détective fou", il faudra bien envisager la folie sous son aspect médical, et c'est là tout l'intérêt du film : la poursuite d'une enquête rationnelle et "ordinaire" au travers de sa progression irrationnelle.

Mad Detective impose son originalité en déplaçant ses enjeux habituels de la résolution d'une affaire vers la méthode utilisée pour y parvenir. La réalisation soignée de Johnnie To & Wai Ka-Fai (souvent compères ces deux là...) s'appliquera à donner alors tout son intérêt à Mad Detective, par une très judicieuse mise en image de l'univers de folie du détective Bun (personnage et acteur par ailleurs vraiment excellent !). Brouillages des pistes et multiplication des hypothèses deviennent alors un véritable jeu avec le spectateur, fort bien étayées et représentées grâce à la pertinente "deuxième réalité" de l'inspecteur Bun. Mad Detective livrera même quelques jolis moments comme un repas à quatre, qui est en fait un "3 + 1 imaginaire".

Si l'enquête de Mad Détective ne restera pas forcément dans les mémoires pour son rythme ou son énigme, son déroulement en circuit fermé (des policiers enquête sur un policier disparu) participe pourtant formidablement à créer la tension du film tout en illustrant l'enfermement des personnages dans leur univers respectif (rationnel contre irrationnel). Mad Detective, trop concentré qu'il est sur sa mise en scène, réellement passionnante et réussie, voit son scénario passer au second plan devant le brillant exercice de réalisation : là est peut être la plus grande faiblesse du film.

Mad Detective n'est pas la meilleure oeuvre de Johnnie To (nous lui préférons l'hypnotique mais hétérogène P.T.U. ou le bouillonnant Breaking News), mais elle rentre dans la veine la plus originale et qualitative des productions Hong Kong. Mad Detective parvient délicieusement à réunir le thriller asiatique avec une mise en scène inventive et une réelle ambition artistique. Il peut donc, à ce titre, être une excellente occasion de s'ouvrir au cinéma de Hong-kong, en découvrant un film abouti de l'un de ce ses meilleurs réalisateurs (Johnnie To).
Une très agréable curiosité.
 

Procurez-vous Mad Detective ou d'autres films de Johnnie To

Dragon From Russia (Clarence Ford, 1990)


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Yao Long vit en russie avec May, mais il est kidnappé par une organisation criminelle secrète pour devenir un tueur à gage. Devenu amnésique, il devient un redoutable tueur : Le Freeman. Mais lors d'une de ses missions meurtrière, un témoin le voit en action. C'est May ! Il doit alors l'éliminer, mais certains souvenirs l'en empêcheront.

Oui, c'est bien une adaptation du manga Crying Freeman de Kazuo Koike (par ailleur créateur des mangas à la base des Lady Snowblood et des Baby Cart), en provenance directe de Hong Kong et réalisée 6 an avant le Crying Freeman de Christophe Gans. Voilà, tout est dit, on ferme, fin de la chronique !


Punition donc, que de visionner ce Dragon From Russie, même en gardant à l'esprit que le langage et la grammaire du cinéma de Hong Kong peuvent différer de nos codes narratifs et stylistiques. Dragon From Russie nous assène un montage à la hache, pénible succession de scènes expéditives à la fin abrupte, constituées d'une multitude de plans hyper monté. Le spectateur est littéralement noyé sous une avalanche de plans plutôt indigestes, les situations s'enchaînent dans une homogénéité ennuyeuse, et son rythme dénué de toute respiration rend cette histoire pourtant simple très difficilement compréhensible.


Dragon From Russia est une bouillie cinématographique dense, compacte et hautement indigeste. Ses scènes de combats sont confuses, leur intensité difficilement palpable, on s'étonne qu'elles soient déjà commencées et leur chute n'est annoncée que par le calme du plan qui leur succède : "Ah, c'est déjà fini là ? Ah bon !". On y retrouve bien les acrobaties aériennes propres au genre des films d'arts martiaux made in HK, mais si les personnages y volent et virevoltent gaiement, leur réalisation calamiteuse, elle, ne décolle pas.


Clarence Ford, le réalisateur, transforme cette adaptation du Crying Freeman en épreuve de force, rendant presque impossible au spectateur de suivre avec un minimum de plaisir ses combats et son histoire. A la rédaction, nous n'aimons pas beaucoup "massacrer" autant un film, mais malgré nos efforts nous ne trouvons rien pour sauver ce Dragon From Russia sauf peut être le Méchant masqué (non, pas le Freeman, l'autre dont on a un mal de chien à savoir qui il est et pourquoi il agit comme il le fait !) dont la pure voix de "méchant chinois", sardonique et haute perchée, ne trouve comme équivalent qu'une des meilleures performance vocale d'un Monty Python's Flying Circus


C'est bien simple, après la vision de Dragon From Russia nous avons voulu réviser les notes de certaines de nos chroniques pour passer Lock Out à 7, et décerner notre oscar au sympathique Dragon EyePerte de temps totale sauf pour les amateurs de nanars en quête de méchants chinois qui font rire (et on s'est effectivement bien amusés) ou alors en guise de révision pour se redonner envie de redécouvrir le Crying Freeman de Monsieur Christophe Gans.

Procurez-vous Dragon From Russia 

Prison on Fire (Ringo Lam, 1987)


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Deux prisonniers se lient d'amitié et affrontent ensemble l'univers carcéral. Brimades, triades, corruption, violence, maton cruel, mais aussi solidarité et liens entre prisonniers sont leur quotidien...

Film de genre made in Hong-Kong réalisé par Ringo Lam (connu chez nous pour avoir dirigé JCVD dans Risque Maximum par exemple), Prison On Fire est un film qui décrit la survie dans l'univers des prisons et s'interroge sur sa capacité à remettre dans le droit chemin ses occupants.

Véritable recyclage de Midnight Express (la prison qui pousses l'homme jusqu'à à ses limites), il explore son sujet en exploitant l'axe dramatique plutôt que celui de l'action ou du voyeurisme. Chow Yun-Fat et Tony Leung y incarnent des prisonniers qui se décrivent eux même comme "mouton et singe" au beau milieu d'un monde de prédateurs, ils permettent à Ringo Lam d'étayer son propos sur l'efficacité mitigée de l'emprisonnement.

Prison on Fire, pour peu qu'on le remette dans son contexte fin 80's et qu'on accepte son traitement Hong-kongais des sentiments (le mélange de violons et de naïveté, véritable code du cinéma HK et chinois, peut apparaître comme bien lourd à certains yeux novices...), tient ses promesses en proposant un film équilibré, riche d'action, aux personnages bien construits, et plutôt intéressant dans les idées qu'il véhicule.

Il est hélas bien difficile de tenir cette distance contextuelle lorsqu'on le découvre en 2012. Prison On Fire, aujourd'hui, tient davantage d'une simple série B d'exploitation au rythme trop lent que d'un film de divertissement finement pensé et étayé d'idées...

Prison On Fire, si réussi pouvait-il être en son temps, ne passe pas le cap des années et ne fait pas partie de ce cinéma de genre qui se patine avec l'âge, il se regarde aujourd'hui comme un simple témoin de son époque. Plutôt bien fait et digne d'intérêt dans l'absolu, il ne dégage plus qu'un charme faible qui permet toutefois de le regarder sans déplaisir.

The Insider (Hong Kong, Dante Lam, 2010)


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Un flic est chargé de faire tomber un braqueur de bijouteries : "Le Specialiste". Il recrute un indic qui accepte le job, motivé par l'argent du gain qui lui permettra d'effacer la dette de sa soeur. Mais la vie d'un indic est fragile et ne tient qu'à un fil... Cette fois le flic est bien décider à ne pas perdre de nouveau un indic, et décide d'en assurer la sécurité.

Dans sa globalité The Insider est plutôt soigné, mais là où il pêche c'est sur le traitement des personnages ! On sent pourtant toute l'attention que le réalisateur a accordé à ceux-ci, mais à force de trop bien faire il en alourdi son film. On s'éternise donc sur leurs blessures intérieures, leurs facettes intimes, mais n'est pas le Michael Mann de Heat qui veut, et Dante Lam tombe dans la surcharge émotionnelle laborieuse, cassant ainsi complètement l'enjeu dramatique et le rythme de son film.... Quand au dénouement, il en pâtit aussi, et réclamait sans doute une meilleure préparation du spectateur.
Au final The Insider est un film bancale, inégal, hésitant sans cesse entre le clichés américain du genre et ceux de Hong-Kong. Dommage, car dégrossi de ces lourdeurs et de certains effets de style clichés à l'extrême (le petit jazz introspectifs et intimiste pour comprendre les blessures de notre personnage), The Insider pouvait s'avérer passionnant ! 




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