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Bellflower (Evan Glodell, 2011)


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Woodrow et Aiden sont d'inséparables amis, un peu barrés, en marge d'une certaine normalité, qui jettent leur énergie dans un délire de construction d'objets post-apocalyptiques. La rencontre de Woodrow et de Lilly va modifier et déséquilibrer leur quotidien, invitant romantisme et douleur dans leur univers protecteur.

Très esthétique et gonflé de traitements visuels très tendances (couleurs saturées, traces sur la pellicule, montage et cadrage dynamiques...) Bellflower entrechoque, avec une grande liberté, amitié et amour au milieu de l'univers protecteur, à la limite du geek, de deux post-ado.

Libre et spontané, romantique et désillusionné, Bellflower transfère progressivement le coté "post-apocalypse" (le seigneur Humungus est une référence ici !) de leur délire au coeur d'une "vraie vie", avec de vrais sentiments... et de vrais déceptions.

La ballade proposée est définitivement belle, forte et attachante, mais toute cette fluidité apparente, cette liberté des personnages, est tellement travaillée qu'elle perds son authenticité et revêt alors un arrière goût d'artificiel. On aurait presque préféré que Bellflower soit plus low-fi (à l'image d'une partie de sa très belle BO) et que sa liberté et créativité visuelle soit moins sophistiquée, plus authentiquement spontanée.

Bien qu'inégal, Bellflower réussit cependant à construire une espèce de "bulle temporelle", une zone isolée de la société qui l'entoure, propice à permettre l'éclosion de la fort belle ambiance du film. Bellflower est un premier film indépendant très prometteur (Evan Glodell tenant par ailleurs fort bien le premier rôle du film), qui malgré ses imperfections, regorge de vie et d'énergie.
 
NDLR : à la rédaction, on s'interroge encore sur la fin...  

Super (James Gunn, 2011)


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Un homme dont la copine vient de le quitter pour partir avec un dealer, décide de devenir un super-héros afin de la récupérer et de combattre le crime.

James Gunn utilise le ton du cinéma indépendant américain pour nous raconter cette gentille histoire d'un loser décidé à revêtir un super-costume en dépit de son absence de super-pouvoirs.

Sur une trame extrêmement similaire à Kick-Ass, James Gunn ajoute à la comédie grinçante une dose de geek (via les comics : kapow !), une dose de gore, une once de religion et un zeste de ciné indé (comment ne pas y penser en voyant de surcroît la Ellen Page de Juno...) pour faire prendre le tout.

Au bout du compte, Super se laisse regarder sans déplaisir, mais ne parvient à aucun moment à convaincre réellement. Le film arbore fièrement son statut de petit film malin, certes, mais souffre d'un sérieux manque de rythme dans son déroulement et semble échouer dans l'humour discret qu'il semble pourtant revendiquer.
Super est distrayant, attachant par certains aspects, mais semble ne pas savoir vraiment où il va. A choisir, à doorama, on lui préfèrera son grand frère Kick-Ass, plus commercial et moins "arty", mais finalement plus assumé et, dans son genre, plus abouti.