Accueil

Affichage des articles dont le libellé est irlande. Afficher tous les articles

Grabbers (Jon Wright, 2012)


tags | , , , , , ,

0 comments

Une créature extraterrestre à tentacules débarque sur la petite ile de Erin Island, en Irlande. Ciaran et Lisa, deux policiers et Alan, un scientifique, découvrent qu'elle se repaît de sang, mais pas si celui-ci contient de l'alcool. En attendant de neutraliser la bestiole, il convient avant tout de se réfugier au pub et de se saouler pour maximiser leurs chances de survie.

Ce petit film fantastique d'invasion anglo-irlandais est à ranger à côté de Attack The Block ou autres Cockney vs Zombies, sortes de parents éloignés du drolissime Shaun Of The Dead  . Invasion, humour et identité irlandaise (la bière !) se disputent la vedette sans aucune autre prétention que de remplir ses 80 minutes. Une fois que la rédaction vous a dit ça, elle vous a tout dit sur Grabbers ! Un poil attachant, Grabbers est aussi vite oublié, alors faisons vite le tour de la petite île de Erin avant que le Grabber ne se'en retourne sur sa planète...

Lire la suite...

Shadow Dancer (James Marsh, 2013)


tags | , , , , , ,

0 comments

 Arrêtée par le MI5 après une tentative d'attentat, Collette, membre de l'IRA, n'a plus le choix qu'entre  la prison ou retourner à Belfast, et retrouver son fils, en devenant informatrice pour Mac. Mais l'IRA se doute d'une taupe parmi eux... Le MI5 ne joue pas la transparence... rapidement Collette se trouve dangereusement exposée, et Mac refuse de l'abandonner.

Allez comprendre pourquoi, mais on a un faible pour Clive Owen... Shadow Dancer ne nous comblera pas entièrement sur ce point-là, car c'est  Andrea Riseborough qui tient vraiment la vedette ici. Nous sommes dans les 70's (début 80's ?), la Grande-Bretagne se bat avec le problème irlandais, et c'est le parcours d'une "taupe" que nous suivons ici, une mère de famille, membre active, mise en situation intenable entre la menace de la prison et celle de ses frères d'armes pour qui la mort est une arme courante. Shadow Dancer est un thriller d'espionnage sobre, calme et tout en nuances, rappelant effectivement à bien des égards l'excellentissime La Taupe. Shadow Dancer impose discrètement, tout au long de sa découverte, de nombreux atouts...

Lire la suite...

Les Gens de Dublin (The Dead, John Huston, 1987)


tags | , , , , , ,

0 comments

Un réveillon à Dublin, en 1904, est l'occasion pour les convives de partager récits, chansons et poésies, mais aussi d'évoquer les choses du quotidien, de demain mais aussi du passé.

Nos fidèles lecteurs auront remarqué notre attrait naturel vers des films qui allient ce que nous aimons à appeler le Cinéma (grand C) avec une dose de divertissement, plutôt que vers ceux estampillés d'Auteur ou dits "exigeants". Mais à coté de notre appétit pour la série B, le Bis, le blockbuster de qualité ou même le cinéma Pop-Corn, ils auront aussi remarqué notre soif, jamais étanchée, de jouir de nos classiques et de voire du Beau, du Vrai, du Grand Cinéma. C'est cette soif qui nous à guidé vers Les Gens de Dublin... Amateurs de thrillers, de violence âpre, de blagues potaches et de bastons musclées : passez votre chemin !

Pour son dernier film, John Huston (Le Faucon Maltais, Quand La Ville Dort, Les Misfits ou L'Honneur des Prizzis) porte à l'image une nouvelle de James Joyce (immense poète irlandais me dit Wiki...) : The Dead. 1h23 en compagnie de la belle société irlandaise du début du siècle, par une froide et neigeuse soirée d'hiver, à partager musique, chants, poésie, avis sur l'opéra et anecdotes sur les gens qu'ils connaissent. Les Gens de Dublin nous convie à cette soirée aimable et chaleureuse, ponctuée de moments d'émotion et de souvenirs, et nous invite dans ce cercle intime.

Sous des apparences que certains trouveront bavardes et ennuyeuses, se construit pourtant une puissante évocation de la Vie elle-même. John Huston, dans une mise en scène d'une incroyable fluidité et sobriété, dessine derrière une soirée anodine toute la complexité de notre rapport à la vie. Au travers de la nostalgie véhiculée dans une chanson, d'un poème sur l'amour perdu, d'un chanteur d'opéra presque inconnu mais jamais oublié ou encore du souvenir d'un disparu, John Huston fait émerger une réflexion qui submerge et emporte le spectateur vers une nostalgie à la fois douce et amère, vers une prise de conscience de combien les petites choses sont importantes et pourtant fugaces et éphémères, destinées à disparaître, comme nous tous.

Avec la patience et l'application d'un grand maître sur sa toile, Huston fait apparaître progressivement une foule de détails qui finissent par occulter, par leur sens, le sujet principal. A la manière d'un scientifique, il explique l'infiniment grand par l'infiniment petit. En immense cinéaste qu'il fût, John Huston livre en guise d'oeuvre posthume un chef d'oeuvre dont la portée poétique et émotionnelle est vertigineuse. La mise en scène de Huston laisse admiratif, la capacité des Gens de Dublin à attraper le temps qui passe, et à rattraper ce qu'il a emporté, est un tour de force qui touche à la magie !

Au risque de perdre nos lecteurs les plus fins devant la déception que peut engendrer ce qui va suivre, nous l'avouons sans honte : le Rédaction de Doorama s'est presque "ennuyée à mourir" lors de la projection des Gens de Dublin. Mais telle une bombe à retardement, le tic-tac des Gens de Dublin (1h23 de tic-tac, ça nous a paru long...) à laissé place, ensuite, à une détonation assourdissante, nous laissant finalement abasourdis devant tant de maîtrise et de finesse si humblement exposées...
"Le plus important, c'est pas la chute..."  vous connaissez la suite !


Procurez-vous Les Gens de Dublin, de John Huston ou avec Angelica Huston