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Ichi The Killer (Takashi Miike, 2001)


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Kakihara cherche son chef de clan qui a mystérieusement disparu. Adepte de la douleur extrême, mais aussi de méthodes de tortures hors-pair, il porte ses soupçons sur le clan rival, mais découvre ensuite que c'est un redoutable tueur qui est à la base de la disparition de son chef. Un certain Ichi... Un tueur aussi violent que Kakihara... Qui atteindra l'autre en premier ?

Adaptation extrême et déjantée du manga éponyme, Ichi the Killer à tout de cet esprit nippon, lorsqu'il se réfugie dans l'excès. Un yakuza adepte de la torture et de la douleur affronte un tueur atypique et refoulé... Dans les mains d'un réalisateur aussi barré que Takashi Miike, le "ride" ne pouvait être que radical et extrême ! Grand défouloir tordu limite hardcore, le manga trouve sans doute en Miike le réalisateur idéal...

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Histoire de Fantôme Japonais (Tokaido Yotsuya Kaidan, Nobuo Nakagawa, 1959)


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Iémon épouse la fille d'un samouraï et promet de venger son père assassiné, alors qu'il en est en fait le meurtrier. Rapidement, il se lasse d'elle, lui préférant dame Emu, et transforme sa vie en enfer, jusqu'à l'assassiner elle aussi. Le jeune femme, trompée de bout en bout, reviendra le hanter pour trouver vengeance.

Bon... En fait "oui", mais "non"... Plus connu sous le nom de Tokaido Yotsuya Kaidan (non, on déconne...), Histoire de Fantôme Japonais reprend un conte horrifique traditionnel où une femme trahie revient se venger de son assassin. Souvent abordé dans le cinéma japonais ce conte-là se rapproche beaucoup de l'univers de Kwaidan (1965), mais son traitement est bien différent.

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Femmes De Yakuzas (Hideo Gosha, 1986)


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Lorsque un yakuza est en prison, l'activité du clan ne s'arrête pas pour autant. Sa femme assure même le rôle de patronne intérimaire, prenant les intérêts du clan en main durant l'absence de Monsieur... Madame Awatsu règne donc en fine stratège sur un clan de 500 membres, elle dirige tout, de la guerre en cours, au mariage de sa soeur, mais quand cette dernière choisit d'épouser un yakuza du clan adverse, cela ne facilite pas la gestion des affaires courantes...

Hideo Gosha a pondu pléthore de films de genre... Si on retiendra Hikotori, le Châtiment et Goyokin, L'Or du Shogun comme deux perles véritables, il sera peut être plus difficile d'en dire autant de ce Femmes de Yakuzas. Film de genre audacieux et original sur le papier, le résultat final surprend, mais pas pour les meilleures raisons...

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La Femme de Villon (Villon's Wife / Viyon No Tsuma - Kichitaro Negishi, 2009)


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Sachi est une femme douce, fidèle, droite et habitée d'une perpétuelle énergie positive. Elle est l'épouse de Otani, un écrivain doté d'un caractère parfaitement opposé au sien. Un soir des aubergistes frappent à sa porte et lui annonce que son mari leur a volé une importante somme d'argent. Sachi décide de travailler dans leur auberge jusqu'à ce qu'ils ne récupèrent leur argent, ou qu'elle ne le rembourse...

C'est l'univers littéraire de l'écrivain Osamu Dazai qui est ici porté à l'écran. Au travers de l'amour Sachi pour son mari, dans le Tokyo d'après guerre, la Femme de Villon propose au spectateur le portrait de deux natures qui s'opposent, se confrontent et s'appellent.

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Hara-Kiri, Mort d'Un Samouraï (Ichimeï - Takashi Miike, 2012)


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Hanshiro, un ronin, se présente au chateau d'un seigneur et demande à pouvoir y pratiquer le Hara-Kiri rituel. Après un récit de l'intendant pour l'en dissuader, le samouraï maintient sa demande et avant de s'éxécuter demande une requête, puis débute à son tour un récit, celui des raisons qui l'ont conduit au Hara-Kiri

Takeshi Miike,  avec ce deuxième remake d'affilée d'un classique du cinéma japonais, réédite la prouesse qu'il avait fait avec 13 Assassins. Il s'attaque cette fois au monumental Hara-Kiri de Masaki Kobayashi et loin d'en trahir la mémoire, livre de nouveau un film qui ne lui ressemble pas (il faudra donc s'habituer à ce nouveau Takashi Miike ?), mettant en oeuvre classicisme affiché et maîtrise technique au service d'une relecture fidèle de son modèle.

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Still Walking (Hirokazu Kore-Eda, 2008)


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Comme chaque année, à l'occasion de l'anniversaire de la mort de son frère aîné  Ryota se rend avec sa femme et son fils dans sa famille pour y passer 24h.

Hirokazu Kore-Eda (Nobody Knows) nous emmène à Yokohama pour le quinzième anniversaire de la disparition de Jumpei, et nous montre avec une simplicité délicate et touchante, l'intimité de cette famille japonaise.

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Sasori (Joe Ma, 2008)


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Obligée d'assassiner une personne, Nami est envoyée en prison. Elle devra apprendre à survivre dans cet univers violent, et attendra sa sortie de prison pour se venger de ceux qui l'y ont conduit.

Le japon des 70's accouchait de séries B transgressives, populaires, dont certaines sont devenues cultes : Sasori, La Femme Scorpion  était de ces séries et en dépit d'une qualité pas toujours au rendez-vous, la série est restée un repère cinématographique dotée d'atouts certains et largement jouissif. Sasori version 2008 est donc un remake de l'original de Shunia Ito, cette fois réalisé par Joe Ma. L'histoire est similaire, mais cette fois-ci le thème de la vengeance change de camp : après sa vision, c'est le spectateur qui crie "vengeance" !

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Quand l'Embryon Part Braconner (Koji Wakamatsu, 1966)


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Un soir, un homme ramène une femme à son domicile. Il est directeur de magasin, elle est simple vendeuse. Rapidement sa partenaire subit ses penchants sadiques et dominants. Séquestrée et humiliée, son bourreaux lui révèle ses raisons...

Extrême, provocant, violent, sadique et dérangeant, les adjectifs forts ne manquent pas pour qualifier le film de Koji Wakamatsu, frappé d'une interdiction aux moins de 18 ans lors de sa sortie en France en 2007. Son auteur, Koji Wakamatsu, un ancien yakuza à tendance anar dans les années 70, futur producteur de Nagisha Oshima, était alors davantage connu par chez nous pour ses films "Pink" ou politiquement engagés.

Au delà de forme éprouvante, un hui-clos psychologique qui aligne ses scènes d'humiliation et de domination, Quand l'Embryon Part Braconner décortique le relation bourreau-victime en l'illustrant de flashsbacks sur ses relations avec les femmes et avec la maternité. Radical et visuellement somptueux (l'appartement blanc, immaculé, est cependant éclairé des reflets d'eau : univers utérin...), le film de Wakamatsu nous fait remonter aux origines des pulsions et des frustrations de cet homme torturé par ses rapports avec les femmes. Sa victime incarne, au sens de la chair, tous ses refoulements, sur lesquels il pourra enfin exercer le contrôle qu'il ne peut avoir sur ses démons... Sexe et violence ne sont pour Wakamatsu que de simples modes d'expression de l'homme : démonstration !

Intense, traversé de fulgurances visuelles propres à faire comprendre l'enfer intérieur du bourreau comme celui, physique, de sa victime, Quand l'Embryon Part Braconner peut aisément se percevoir comme l'une des sources d'inspirations de cinéastes comme  Takashi Miike (Audition, Dead Or Alive, 13 Assassins) ou encore Gaspard Noé (surtout avec son Seul Contre Tous).

S'il est à réserver aux "spectateurs avertis" pour sa dureté visuelle, Quand l'Embryon Part Braconner s'avère tout aussi dérangeant pour son exploration psychologique et la frayeur qu'elle dégage (le bourreau n'a d'autre obsession que d'abaisser sa victime du statut de femme à celui de "chienne"...). On admire ou on rejette en bloc ce type de cinéma, puissant, extrême et jusqu'auboutiste, mais il trouve cependant sa raison d'être dans une courageuse audace qui consiste à explorer nos zones les plus sombres et à tenter de les représenter. Et que le spectateur se rassure : son final puissant rétablira l'équilibre si cher, et nécessaire, au spectateur. Du cinéma brut, fascinant, à ranger dans le rayon où se range Salo ou les 120 journées de Sodome, dont la vision laisse un malaise bien plus fort encore que ses images. "La beauté du laid" disait au autre grand artiste...

Procurez-vous Quand l'Embryon Part Braconner ou d'autres films de Koji Wakamatsu ou avec Miharu Shima

La Porte de l'Enfer (Teinosuke Kinugasa, 1953)


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Au XIIème siècle, en protégeant dame Keza lors de l'attaque contre son seigneur, Morito en tombe fou amoureux. Lorsque son seigneur lui offre une récompense pour sa bravoure, Morito demande la main de Keza mais apprend que celle-ci est en fait déjà mariée. La passion de Morito ne cessera pourtant pas de grandir, dépassant bientôt sa raison... 

D'une beauté visuelle à couper le souffle, avec ses couleurs vives et sa remarquable composition d'image, La Porte de L'Enfer a décroché le Grand Prix à Cannes en 1954, alors présidé par Cocteau. Délaissant l'aspect film de samouraï qui ouvre le film, La Porte de l'Enfer s'oriente rapidement vers un drame de la passion, qui trouvera forcément sa conclusion dans la mort.

Fortement imprégné de l'imagerie théâtrale japonaise No et Kabuki, La Porte de l'Enfer s'attache aux souffrances intérieure de ses personnages. Morito, le samouraï modèle, fidèle et courageux, sera aveuglé, jusqu'au bord de la folie, par un amour dévastateur. Kenza sera déchirée entre sa fidélité pour son mari et les pressions et menaces que Morito fait peser sur elle afin d'arriver à ses fins. Tous deux confrontés et tourmentés par une situation peu compatible avec leur condition respective, les solutions qu'ils choisiront seront forcément tragiques. La Porte de l'Enfer est bel et bien un film d'amour !

Si ce drame en costume, traversé de sentiments nobles et puissants, à aujourd'hui bien du mal à masquer ses 60 ans, sa puissance dramatique n'est absolument pas émoussée. La Porte de l'Enfer véhicule encore, dans ses habits amidonnés et sa somptueuse mise en scène théâtrale, toute le vitalité nécessaire pour emmener le spectateur vers son final tragique. Saturé d'énergies retenues et absolument somptueux pour l'oeil, La Porte de l'Enfer est à juste titre considéré comme un chef d'oeuvre du cinéma japonais. Même s'il est un peu entravé (à l'image des vêtements de Kenza) par le langage cinématographique de l'époque et ses sources d'inspiration traditionnelles, le film de Teinosuke Kinugasa n'en reste pas moins traversé d'une fort belle intensité dramatique et déploie encore avec force la beauté de ses images. L'amour et l'exotisme l'emporte haut la main sur la naphtaline !

Procurez-vous La Porte de l'Enfer ou d'autres films de Teinosuke Kinugasa

Achille et la Tortue (Takeshi Kitano, 2008)


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Depuis son enfance, Machisu peint, encouragé par ses proches. A la mort de ses parents il continue de peindre. En grandissant, et tout au long de sa vie, il peint. Il peindra tout, tout le temps, et poursuit avec une détermination aveugle son rêve de devenir un peintre reconnu.  

Il y a le Takeshi Kitano de Hana-Bi et Violent Cop, yakuza, cynique, violent et blasé ; il y a aussi le Takeshi Kitano de A Scene At The Sea ou l'Eté De Kikujiro, placide observateur des petites choses de la vie, à l'humour malicieux et empli de poésie et de délicatesse. Achille et la Tortue est donc de cette deuxième catégorie.

Au travers de trois périodes de la vie de Machisu, Kitano dresse le portrait d'une passion obsédante et dévorante, d'une quête acharnée de reconnaissance par et pour l'art seul, d'une passion aussi indispensable et fondatrice pour son personnage que destructrice dans sa vie et son être. Touchant et d'une grande délicatesse, la vie d'artiste de Machisu vue par Kitano, est un chemin de croix qui tait son nom, un chemin difficile et ingrat qui dégage aussi un comique aussi discret qu'efficace. Les différentes périodes picturales de Machisu sont un véritable régal, et l'action-painting vous arrachera sans doute un fou rire intérieur gêné. Tentative après tentative pour trouver son style, Machisu dessine, petit à petit, le ridicule de sa quête, et Kitano remplace progressivement le feu initial par le pathétique d'un homme qui n'atteindra jamais son objectif, tel Achille qui ne rattrapera jamais la tortue malgré son talent...

La mise en scène de Kitano est des plus brillante et réussie, elle passe avec une grande économie de moyens, une émotion véritable et forte. Avec un langage cinématographique, faussement simple, atypique et tellement personnel, Kitano cisèle ses détails et joue des contrastes pour éclairer le spectateur sur ce qu'il découvre. Sous les apparences d'une belle histoire, drôle, touchante et poétique, Kitano met en image une vie ratée, mal vécue et régulièrement marquée par la mort. Achille et la Tortue est au final empli de mélancolie, d'une grande tristesse et d'une immense amertume.

C'est cette capacité qu' a Achille et la Tortue de décrire le triste avec le drôle, de faire apparaître l'ombre derrière la lumière, qui donne au film sa force et sa beauté. Plutôt que de montrer le parcours d'un peintre raté de l'extérieur, Kitano le fait de l'intérieur, en nous communiquant le rêve de son personnage, en n'abordant que l'ambition initiale, pure et entière, jusqu'à en démonter, et nous démontrer, ses mécanismes presque pervers. Kitano aborde l'art par son créateur et non son public, évoquant immanquablement son propre parcours (Kitano, comme Woody Allen est il mieux compris en dehors de son pays que chez lui ?).

Subtil et drôlissime, Achille et la Tortue nous donnerait presque honte de rire du destin de Machisu. Une fois de plus Kitano use à plein de son image et des procédés du clown-triste, il crée l'émotion chez le spectateur en faisant naître dans un même temps rire et larmes. Kitano signe ici un film sur le fil du rasoir, doux-amer, qui vous emmène vers une bien belle expérience, aussi belle dans sa forme que riche de réflexion et d'émotion. Il y a bien un style Kitano (qui en doutait ?), il est ici rayonnant : Achille et la Tortue illumine l'écran et agit sur le spectateur les premiers rayons de soleil du printemps. On adore Kitano, on adore son cinéma, on adore ses silences, son coté Droopy : bref, on adore quand on nous raconte une histoire comme ça !


Procurez-vous Achille et la Tortue ou d'autres films de ou avec Takeshi Kitano

Gyo, Tokyo Fish Attack (Animation, Takayuki Hirao, 2012)


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Kaori et deux amies sont en vacances à Okinawa, quand elles sont attaquées par à une curieuse créature, sorte de poisson sur pattes qui dégage une odeur pestilentielle. C'est le début d'une terrible invasion qui ne vas pas tarder à atteindre Tokyo, que Kaori tente de rejoindre pour retrouver son petit ami Tadashi. Mais une deuxième phase de l'invasion, encore plus effrayante, ne vas pas tarder à se mettre en oeuvre.

Adapté d'un manga datant de 2006, Gyo, Tokyo Fish Attack se présente sous la forme d'1h10 d'horreur et d'humour bien senti,  le tout nous menant inexorablement vers l'apocalyptique. Bien que datant de quelques années, impossible de ne pas mettre la mise en oeuvre de cet OAV avec les évènements de Fukushima. En effet, à l'instar d'un Gozilla qui représentait et incarnait la peur du nucléaire, il est bien difficile, dans la première moitié du film, de ne pas rapprocher la mutation des poissons qui fuient l'océan de la crainte et des interrogations sur la contamination alimentaire issue de la récente catastrophe. Une fois de plus, le japon évacue ses craintes dans une fiction catastrophe ou, comme ici, apocalyptique.

Mais Gyo, Tokyo Fish Attack reste avant tout un manga d'horreur, et son adaptation OAV (comprenez Direct to Vidéo, pour les non familiers du terme...) s'avère particulièrement réussie et jouissive. Tout commence à Okinawa (là où fuyaient les Tokyoïtes pour s'éloigner de Fukushima dans l'attente de news...), comme un parfait film d'horreur, avec des ados en prise avec un curieux monstre dans une cabane. Puis le phénomène grandit avec des milliers de poissons à pattes, dont certains plutôt agressifs comme les requins, avant de devenir un double problème, puisque leurs pattes blessent non seulement les humains, mais les infectent ! Et là Gyo, Tokyo Fish Attack devient particulièrement fun et délirant en mettant au coeur de son récit la pourriture de la chair et l'énergie dégagée ! Et comme tout bon manga, le scénario va crescendo, sans maladresses, ni temps morts, pour emporter le spectateur dans une géniale aventure, aussi foutraque que barrée, souvent absurde, un poil perverse, un poil parano, mais toujours inquiétante !

Si nous ne sommes pas très fan, à la rédaction de Doorama, de son esthétique hétérogène, mais cependant très soignée, nous saluons en revanche l'excellente qualité de Gyo, Tokyo Fish Attack ! Il réussit selon nous à dégager une savoureuse énergie en puisant ses forces dans tous les registres, sans réelle faute de goût : horreur, humour, teens, fantastique, fin du monde (?), survival, hentaï, romance, etc... Formidablement vivant, efficace et drôle, Gyo, Tokyo Fish Attack ne cesse de nous caresser, là ou ça fait du bien, et de nous surprendre. On s'amuse, on pleure, on rit... il y a des méchants et des gentils... certes, mais nous sommes bien dans un univers adulte. Une fantaisie apocalyptique, véritable exutoire, à découvrir en toute confiance.  Nous sommes dans la qualité de Blood ou Akira... et puisque nous parlons de qualité, l'occasion nous est donnée de vous conseiller (encore !) le fabuleux Sword of the Stranger ! Et pour en terminer avec Gyo, Tokyo Fish Attack, vous pouvez y aller les yeux fermés, c'est du très bon, y'a pas de sushis ! 

Procurez-vous Gyo, Tokyo Fish Attack ou d'autres films de Takayuki Hirao