Accueil

Affichage des articles dont le libellé est joan collins. Afficher tous les articles

L'Empire Des Fourmis Géantes (Bert I. Gordon, 1977)


tags | , , , , , , , ,

0 comments

Un fût radioactif atterrit par erreur sur les cotes de la Floride et entraîne une mutation des fourmis. Un petit groupe de touristes, venus pour acquérir des terrains, est alors attaqués par ces fourmis devenues géantes et intelligentes... Ils tentent alors de rejoindre la ville.

Cinématographiquement, il est difficile de sauver quoi que ce soit de ce nanar d'exploitation aux allures indigentes. Des acteurs absents, des dialogues consternant, des effets spéciaux rigolos (principalement superpositions d'images ou grosses marionnettes), un montage en encéphalogramme plat et une réalisation réduite à sa plus simple expression... Mais ce n'est pas grave  !

L'Empire Des Fourmis Géantes est certes aujourd'hui à la limite du visible, mais dispense pourtant un charme très efficace pour les amateurs de séries B ou de nanars. Contrairement aux autres productions d'invasion de l'époque (araignées, vers de terres, abeilles, lapins, que sais-je encore, le bestiaire est immense !), il déborde des limites de son genre et mélange alors le film de monstres, le film d'invasion et celui de science-fiction (son origine H.G. Wells n'y est sans doute pas étrangère). Ainsi, même si la réussite n'est pas là, le kitsch de ce cinéma 70's se double d'une touche Rétro très 50's pas si désagréable.

Enfin, revoir l'Empire Des Fourmis Géantes, pour peu que l'on ait envie d'un nanar, déclenchera bien des sourires. Il faut voir les acteurs feignant l'étonnement, figés, devant "rien du tout" (puisque les fourmis ne sont encore, lors du tournage, que de futures superpositions d'images qui ne se feront qu'en post-prod !). Admirons la caméra qui tremble pour ne pas que le spectateur ne s'aperçoive trop des marionnettes (euh... trop tard !) qui sont agitées sur les acteurs... Doorama ne vous en dira pas plus, ne gâchons pas votre plaisir !

Tout est médiocre et très proche du ridicule, mais remis dans le contexte des productions de l'époque, ces fourmis là peuvent quand même déclencher l'affection d'un certains public, empli de nostalgie pour un cinéma qu'on ne fait plus.