Accueil

Affichage des articles dont le libellé est journaliste. Afficher tous les articles

There Be Dragons (Roland Joffé, 2011)


tags | , , , , , , , ,

0 comments

De nos jous, Un journaliste enquête sur le père Josemaría Escrivá, fondateur de l'Opus Dei. Pour cela, il se rapproche de son père, qui à connu le père pendant la guerre civile en 1936, mais qui prenait alors un tout autre chemin....

On se souvient de Roland Joffé pour Mission, La Déchirure, ou bien encore La Cité de la Joie, mais il y a bien longtemps que son cinéma, appliqué et humaniste, n'a plus délivré de films d'ampleur équivalente. There Be Dragons ne sera pas encore le film du retour en grâce pour Joffé.

Cette évocation du parcours du fondateur de l'Opus Dei, particulièrement pendant la période de la guerre civile espagnole, se fait au travers de l'évocation d'une relation entre deux homme : un qui va vers Dieu, l'autre non ! En ces temps de guerre, Joffé utilise les camps adverses marquer les directions opposées de ses personnages, tant et si bien qu'a force de "marquer" les personnages, il finit par grossir à l'extrême ses ficelles. Si l'on rajoute à cela une  narration en voix off envahissante, There Be Dragons perds toute fluidité et tombe dans une routine scénaristique propre aux "films à Oscars".

There Be Dragons raconte certes une "Belle Histoire", son scénario est riche d'angles et d'enjeux, mais Roland Joffé échoue à lui donner corps, sa réalisation convenue lui ôte toute ampleur, tue son souffle épique, et le ramène à une évocation historique ordinaire et peu excitante. Même si There Be Dragons n'est pas un "mauvais film" et parvient à intéresser le spectateur (ne serait-ce que pas sa peinture d'une période peu évoquée au cinéma), il souffre d'un manichéisme maladroit et d'une timidité narrative que l'on pourrait qualifier d'indigne pour son réalisateur.
A ranger à coté de Cheval De Guerre, même si les objectifs diffèrent.

Lune de Miel Mouvementée (Once Upon A Honeymoon, Leo Mc Carey, 1942)


tags | , , , , , , , , ,

0 comments

Pendant le seconde guerre mondiale, un journaliste cherche des informations sur un Baron autrichien lié à Hitler. Afin de mener son enquête, il se rapproche de la future épouse du Baron dont il tombe amoureux... Son enquête le fera traverser l'Europe en guerre pour suivre le Baron et son épouse.

Leo McCarey participe à l'effort de guerre américain, comme nombre de réalisateurs de l'époque (on pense à Frank Capra...) en réalisant cette comédie engagée contre le nazisme qui rongeait l'Europe.

Si Lune de Miel Mouvementée se regarde avec plaisir, son humour timide et son hésitation à choisir son registre entre espionnage et comédie romantique ne laisse pas de souvenir impérissable. Lune de Miel Mouvementée est léger, rythmé, parfois très drôle mais revêt une forme un peu trop fourre-tout.

Qu'importe ! Le film de McCarey vaut avant tout d'être vu pour le couple Cary Grant - Ginger Rogers dont le jeu énergique, libre et naturel semble aujourd'hui bien moderne, au regard des standards de l'époque !

Lune de Miel Mouvementée émet encore un charme certain et la maîtrise de McCarey y est indéniable en dépit d'un scénario qui ratisse un peu large (romance, humour, espionnage, dénonciation, etc...) et qui de temps à autre manque de fluidité.


Etat de Guerre (5 Days of War, 2011)


tags | , , ,

0 comments

Deux reporters de guerre se retrouvent au milieu d'un conflit opposant la Russie à la Géorgie. Ils assistent à un massacre et tente de sortir les images pour avertir le monde.

Les années 90 étaient un le terrain de jeu de Renny Harlin. Aujourd'hui, l'homme de Au revoir à Jamais, 58 Minutes pour Vivre ou Cliffhanger pense que le temps l'a bonifié et se prend pour un cinéaste. Etat de Guerre, si l'on met de coté son scénario banal et manichéen, exaspère tout particulièrement par son style.
Renny Harlin s'aventure dans la cour des grands en tentant autre chose que du blockbuster fun, et ambitionne de nous proposer un film réaliste et dramatique abordant la guerre, la vérité, le grand reportage et les idées du "monde libre"... Seul hic, le tout reste habillé du costume du film d'action, et ici le mariage avec le sujet ne se fait pas, mais alors pas du tout... Effets de ralentis inutiles (voire contre-productifs), plans aériens et musique pompeuse viennent anéantir complètement la veine tentative de construire une histoire forte. Dès que sa guerre devient crédible et dure, le réalisateur s'empresse de poser sa scène d'action ou son moment de bravoure, comme par crainte que le spectateur s'ennuie, et ôte ainsi toute crédibilité à son film.

Ne restera après son visionnage que quelques plans de guerre plutôt réussis, quelques acteurs moyens (dont Val Kilmer et Andy Garcia comme alibis de vente du film) et surtout beaucoup de morale. 

La rédaction a particulièrement apprécié la constance dans le réalisme, avec des journalistes qui ont besoin de traductions pour comprendre le géorgien (normal, me direz-vous, faut rester crédible) et la scène du président géorgien (Andy Garcia, qui lui en revanche n'est pas crédible) qui s'adresse en anglais à une foule géorgienne visiblement parfaitement bilingue...


.