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Entre le ciel et l'enfer (Akira Kurosawa, 1963)


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Un industriel sur le point de conclure l'affaire de sa vie est victime du kidnapping de son fils. Il apprend finalement que c'est le fils de son chauffeur, qui manque à l'appel, mais se sacrifie pour payer quand même la rançon. La police traque alors le kidnappeur dans l'espoir de récupérer la rançon et restaurer son honneur perdu.

Sur fond de différence sociale, Kurosawa aborde ses thèmes fétiches (honneur, différences de classes, valeurs humaines) pour élaborer un film au ton curieusement distancé de son
coeur scénaristique.

Il construit les fondations de Entre Le Ciel Et l'Enfer dans un hui-clos théâtral, avant d'en sortir pour une méticuleuse enquête policière, opposant systématiquement les symboliques à sa forme. Il installe ainsi un double langage, un double niveau (la maison en hauteur  / la ville basse,  les puissants / le peuple, etc...) de sorte que chaque élément abordé en apprenne finalement plus sur son élément opposé.

Entre Le Ciel et l'Enfer trouve son sommet dans une l'hallucinante séquence dans les bas fonds de la ville... (on ne vous en dit pas plus, mais c'est juste bluffant !)
Fort et d'une immense richesse thématique, Entre Ciel et l'Enfer invite à une réflexion sur le système social dans don fonctionnement global et sur l'indissociable interaction de chacun de ses composants. Ce Film Noir, stimulant et passionnant de bout en bout, est une démonstration de plus (inutile, car maintes fois démontrée) que Kurosawa est l'un des plus grand réalisateurs, un Auteur immense, que l'on ait eu.


Les Salauds Dorment en Paix (1960)


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 Doorama continue de réviser ses classiques et vous invite à vous intéresser à cette faille temporelle qu'est Les Salauds dorment en Paix.

Une grande entreprise avec quelques casseroles, des suicides dans la société, des appels d'offre truqués, des systèmes opaques, des médias, des malversation... tout cela sur fond de vengeance, mensonge, manipulation et drame. D'une richesse impressionnante, et incroyablement contemporain de notre actualité, le film de Kurosawa est une pure merveille !

Ce grand film noir, sombre et cynique, laisse pantois devant tant de maîtrise et de beauté. Une mise en scène bluffante, un déroulement parfait, un scénario passionnant, un humanisme omniprésent et une véritable étude sociologique :  Les Salauds Dorment en Paix est un véritable joyaux de cinéma, mêlant, dans 2h30 de quasi perfection, tout ce qu'un spectateur peut espérer du 7ème art.

 Passionnant de bout en bout, Kurosawa délivre ici une oeuvre universelle, une véritable leçon de cinéma  !


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Chien Enragé (Akira Kurosawa, 1949)


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Un policier se fait voler son arme de service, dans le Tokyo des bas fonds, il jettera toute son énergie pour la récupérer.

Chien Enragé, en dépit de ses 60 ans, demeure aujourd'hui aussi nerveux et vif que le chien de son titre. En plus d'être un efficace film noir, avec un merveilleux Toshiro Mifune affuté tel un rasoir, il ne cesse de séduire et captiver par sa beauté et ses personnages.

Social, touchant, poétique et sombre, Chien Enragé montre un Japon post guerre mondiale, en quête de tranquillité retrouvée et de nouvelles valeurs à défendre. Au milieu de celui-ci un flic dégage une énergie folle au cours d'une enquête qui va l'amener, avec le spectateur, à jeter un regard neuf sur ceux qui l'entourent.

Kurosawa émeut par son regard sur ces personnages simples, il éblouit par ses cadrages, il amène une véritable interrogation sur les cicatrices japonaises, il évoque le doute, les blessures, la valeur des choses...

Mais, avant d'être ce si riche et bel objet de cinéma, Chien Enragé est avant tout un film noir, très noir, au rythme haletant et au suspens soutenu. Acoté de lui, certaines productions d'aujourd'hui paraissent bien moins jeunes !

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Le Garde du Corps (Yojimbo) (Kurosawa, 1961)


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Voici l'original de Pour Une Poignée de Dollars... Un samouraï arrive dans une ville déchirée par la lutte de deux clans et y voit un moyen d'en tirer quelques profits.
Yojimbo est plutôt atypique dans le genre Samouraï, ici le ronin n'épouse pas une cause, une seule (si ce n'est la sienne ?), il passe d'un camp à l'autre, alternant les rôles de méchants, de justicier, de gentil, d'égoïste, de mercenaire, etc... Finalement bien des facettes humaines, faiblesses comme qualités, qui n'ont cessé d'inspirer Kurosawa tout au long de sa carrière.

Parfaitement jubilatoire (par ce que Léone transformera par la suite en cynisme) et grandement novateur par un renouvellement de l'image du héro, Yojimbo mérite absolument d'être vu tant il est représentatif du lien étroit entre le genre samouraï et celui d'un certain western. Sans rien retirer à Sergio Léone, il permettra néanmoins de rétablir la véritable paternité du "cowboy sans nom" ("joe" ?) et d'illustrer à merveille le jeu d'influence d'un cinéma sur l'autre, et plus particulièrement d'un maître sur l'autre.



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Kagemusha (Akira Kurosawa, 1980)


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Palme d'or à Cannes en 1980, c'est le grand retour du Maître. Kagemusha retrace l'histoire d'un homme qui, en raison de son étonnante ressemblance, doit prendre la place d'un seigneur décédé, en plein milieu d'importants conflits militaires.

Plus qu'impressionnant, ne serait-ce que par la grandeur de ses scènes de bataille, Kagemusha est une nouvelle fois pour Kurosawa, l'occasion de dépeindre l'humaniste d'un personnage au milieu du chaos.

Kagemusha est une gigantesque fresque crépusculaire, shakespearienne comme l'aime Korosawa, qui aborde la grandeur de ce "petit" sosie, par jeux de contrastes avec les "grands" vides et avides... En revoyant de tels morceaux de Cinéma, on peux répondre rapidement à cette question "Qui remplace Kurosawa aujourd'hui dans le cinema ? " : Personne !

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Rashomon (Akira Kurosawa, 1950)


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Comment faire la fine bouche sur ce qui était à l'époque d'une nouveauté inouïe... Un mari, sa femme et un bandit se partagent 5 rôles : le mari, la femme, le bandit, le coupable et la victime...

C'est au cours de 4 récits divergeant de ce même meurtre que la vérité apparaitra, chaque version laissant apparaître des facettes différentes de l'âme humaine.

Bref du grand, de l'universel dans les mains d'un Kurosawa dont chaque film se bonifie avec chaque vision.

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