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Les 4 Justiciers (One Down, Two To Go - Fred Williamson, 1982)


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Parce que le combat sur lequel ils avaient parié était truqué, Chuck et Ralph ne comptent pas se laisser faire et sont bien décidés à récupérer leur dû. Ils font appel à deux amis, J et Cal, ils ne seront pas trop de 4 pour s'attaquer à Mario, membre éminent de la Mafia.

Ca ressemble à un film de Blacksploitation, ça utilise des stars de la Blacksploitation, ça exploite la Blacksploitation, mais Les 4 Justiciers n'est pas tout à fait de la Blacksploitation... Il a simplement raté la période, en plus de rater deux ou trois autres petites choses... Blancs, Blacks, Beurs : découvrons ensemble nos 4 justiciers !

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Nameless Gangster (Jong-bin Yun, 2012)


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Opportuniste et malin, ou bien naïf et chanceux, Choi Ik-hyun passera de simple fonctionnaire des douanes à celui de véritable parrain mafieux. Avec sa famille, contre les clans adverses et au travers des investigations policières à son encontre, il réalisera une brillante ascension.

Ca vient de Corée et c'est avec l'acteur de J'ai Rencontré le Diable et Old Boy, alors forcément ce Nameless Gangster à attiré notre attention : et c'est tant mieux ! Nameless Gangster est une histoire de mafia coréenne, ornée de yakusas, sur fond de corruption et  le tout centré sur l’ascension d'un homme dans le Milieu durant les années 80's.

Porté par un Choi Min-Sik toujours aussi impressionnant et convaincant, entre violence scorcesienne, pincées d'humour et dénonciation des rouages d'un système bien corrompu, Nameless Gangster nous promène sur près de deux heures quinze dans la Corée des années 80-90 pour nous faire découvrir le parcours d'un Parrain. Bien que parsemé de quelques scènes violentes comme le cinéma coréen en à la recette, le personnage principal ne l'utilisera pas (ou si peu), et cette ascension là sera à ce titre bien plus étonnante que ces cousins américains. Choi Ik-hyun (le personnage donc) promènera sa carcasse dans un monde impitoyable, en utilisant la violence des autres pour attaquer et  ses relations pour se défendre.      

Nameless Gangster, possède tout de la saga mafieuse, mais son personnage est un véritable sujet de comédie. Et c'est bien là que le film réussit son pari, en immergeant ce gangster presque improbable, cet homme normal, dans un monde âpre et rude, sans jamais céder au traitement comique. S'il dégage régulièrement un humour certain et qu'il aime à souligner le ridicule de certaines situation, Nameless Gangster est un pur film de gangster, violent, dense et tendu, et les sourires s'effaceront vite devant les solutions mises en oeuvre pour grimper les échelons ou solutionner un problème : battes de baseball et trafic d'influence sont de rigueur !

Pour ce qui est de sa réalisation, Nameless Gangster n'offrira rien d'autre qu'une très belle mise en scène, soignée et limpide, qui bien que classique, excelle à retranscrire ce proche passé (rappelez-vous, nous sommes dans les années 80 !). Le seul petit reproche de la Rédaction à l'encontre de Nameless Gangster se fera sur ses passages d'une époque à une autre, sans que cela ne serve réellement le scénario, détail qui a son importance puisqu'il alourdi inutilement le scénario en n'apportant rien, si ce n'est un poil de confusion.

Diablement élégant et étrangement drôle, Nameless Gangster est à rapprocher de Le Parrain, American Gangster ou Les Affranchis. Il est de ces saga mafieuses méticuleuses, précises, violentes et effrayantes, mais son traitement atypique le positionne bien au delà d'une simple version coréenne de film mafieux : Nameless Gangster en deviendrait presque original, tant il revisite ce que nous connaissons et nous en propose une lecture différente. Sans pour autant réinventer la poudre, ni être l'un des meilleurs films de sa catégorie, il nous apporte encore un bel exemple de la vitalité et de l'originalité du cinéma coréenCe Parrain là n'a pas l'étoffe de ses grands cousins américains, mais il à tout d'un très bon film. 

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Les Promesses de l'Ombre (Eastern Promises, David Cronenberg, 2007)


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A Londres, le journal intime d'une mère de 14 ans morte en couche, tombe entre les mains de la sage-femme. Afin de le traduire, celle-ci entre en contact avec Semyounn un homme dont elle ignore l'appartenance à la mafia russe et son implication dans la mort de ce cette jeune mère, violée. Elle fait la connaissance de Nikolai, l'homme de main et chauffeur de Semyoun, alors que la menace russe se resserre sur elle.

Puissant triller, original, sombre et violent, de Cronenberg pour cette deuxième collaboration avec un Viggo Mortensen (après History Of Violence) absolument éblouissant d’ambiguïté et de charisme. Les Promesses de l'Ombre tire en partie son énergie de sa minutieuse et inquiétante peinture du milieu trouble de la mafia russe à Londres, pour l'autre partie : la richesse des thèmes chers à Cronenberg fait le reste !

Précis, efficace et parfaitement construit (à l'exception de sa fin peut être un peu rapide, mais rattrapée par un vertigineux plan final !), Les Promesses de l'Ombre bénéficie de la fascination de Cronenberg pour la violence des corps et les souffrances et déformations qu'ils renferment (les tatouages russes et leur histoire en sont une belle illustration).

Une scène résume à elle seule la puissance et l'intelligence des Promesses de l'Ombre : un combat dans un bain public, entre Mortensen, nu, seulement vêtu de ses tatouages, au prise avec deux agresseurs, habillés et armés de couteaux d’équarrissage... La fragilité du corps confrontée à la violence extérieure, la puissance du même corps, les entailles dans la chair (la chair, l'intérieur, fascine Cronenberg... cf Faux Semblants)... Cronenberg, par ce que font naître ses choix de mise en scène, fait pénétrer chez le spectateur une multitude d'information dont aucune ne laisse impassible. Une scène absolument incroyable !

Les Promesses de l'Ombre est une grande réussite de Cronenberg, aussi riche qu'abordable, c'est un film dense et sobre, sombre et puissant, qui (vous l'attendiez...) "tient toutes ses promesses" !