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Grave Encounters 2 (John Poliquin, 2013)


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Un étudiant en cinéma pense que le film Grave Encounters n'est pas un faux documentaire et que les images qu'il contient sont réelles. Il décide avec quelques amis d'aller tourner sun documentaire sur le lieu où le premier avait été tourné... Et forcément... :-)

"Encore un found-footage...", c'est bien sûr par là que nous avons commencé à reculons la découverte de Grave Encounters 2, mais néanmoins habités de cet espoir (vain ?) de retrouver la force d'un Blair Witch Project. La rédaction en a bouffé du found footage... et force est de reconnaître que peu son convaincant, démontrant chaque fois les limites d'un genre exigeant et exiguë  Alors que le premier Grave Encounters avait su nous séduire et nous avait fait sursauter, cette suite maladroite retente l'expérience en reprenant l'un des ressorts habituels du genre : "et si c'était vrai", ici du premier film. Bonnes idées flirtent avec trahisons dans cette seconde visite du bâtiment infernal...

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House Hunting (Eric Hurt, 2012)


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Deux familles en quête d'un nouveau foyer se retrouvent au même moment à visiter cette belle maison isolée... La maison ne les laissera pas partir, à chaque fois qu'il s'en éloignent, c'est pour revenir devant celle-ci. Condamnées à vivre ensemble, prisonniers de la demeure, la rivalité va aller crescendo entre les deux familles qui n'aspirent qu'à la fuir... la rivalité, mais aussi ce qui semble être une mystérieuse mécanique...

Non, House Hunting n'est pas à proprement parler un "bon film", mais toute la rédaction est pourtant tombée d'accord pour convenir que nous avons largement apprécié sa découverte. Quelque part entre Blair Witch, Shinning et Emprise, House Hunting n'est certainement pas un modèle d'originalité, mais si maladroitement bricolé soit-il, les mésaventures de ces deux familles parviennent largement à nous tenir en haleine jusqu'à son terme.  On vous fait visiter...

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Dark Feed (Michael & Shawn Rasmussen, 2013)


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Une équipe de tournage investit un ancien hôpital psychiatrique désaffecté pour y tourner un film d'horreur. Il se dégage rapidement de ses murs quelque chose de maléfique. La folie qui habitait le lieu semble pénétrer doucement chaque membre de l'équipe, réveillant leur violence et leurs instincts criminels.

D'indécrottables idéalistes, trop curieux, voilà ce que nous sommes à la rédaction de Doorama ! On le sait, la cohorte de direct to DVD horrifique qui pullule depuis des années est souvent source de déconvenues encore plus brutales que leurs images. On le sait, lorsque l'on vend un film avec "Par le producteur de", ce n'est rarement bon signe... Dark Feed nous a donc malmenés durant 86 longues minutes, en accumulant ses instants horrifiques comme un politique les mensonges.

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La Dame En Noir (James Watkins, 2011)


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Arthur Kipps est envoyé dans un petit village pour régler une succession. Dans la maison de la défunte, il est confronté à une menaçante silhouette noire. Le fantôme qu'il a vu terrorise tout le petit village, le secret qui le motive devra être résolu pour lever la malédiction...

James Watkins, qui nous avait offert l'efficace Eden Lake, se met ici au service de la vieille dame anglaise : La Hammer ! Ambiance gothique, maison hantée, spectres menaçants et mystère irrésolu sont donc naturellement au rende-vous de La Dame en Noir.

Cette histoire de fantôme très classique est efficacement menée, La Dame en Noir parvient à surpasser son scénario usé par une ambiance réussie et une très belle imagerie d'épouvante. Son fantôme tueur d'enfant tient la route jusqu'à une fin de film presque audacieuse ! Quand à Daniel Radcliffe, il injecte tristesse et spleen à Arthur Kipps et parvient à donner une certaine épaisseur à son personnage (même si Harry Potter n'est pas la meilleure école pour acquérir un jeu d'acteur large et nuancé...).

La Dame En Noir est un film de fantôme ponctué d'images inquiétantes (on sursaute parfois, grâce à la réalisation), il évite adroitement l'ennui en se réappropriant les codes du fantastique qui avaient fait le succès de la Hammer (la Hammer, pour ceux qui ne connaitraient pas, est une société de production britannique spécialisée dans le fantastique (à l'esthétique très marquée, grande période de 1955 et 1975). Elle livra pléthore de versions de Dracula et Frankeinstein, et des dizaines de films de vampires, loups-garou et fantômes, souvent avec Peter Cushing et/ou Christopher Lee).

Gentiment efficace, plutôt élégant et tout à fait divertissant, la Dame En Noir évite les pièges du genre. En dépit de son classicisme il renoue avec un certain savoir-faire de la peur à l'écran, en dépoussiérant adroitement les clichés (on pourrait même parler de restauration). Là où un Wolfman ennuyait à mourir, La Dame En Noir se pose en modèle pour une retour de la Hammer, on est encore loin du chef d'oeuvre, mais la réussite est bien là et le plaisir aussi.  

Livide (Julien Maury, Alexandre Bustillo, 2011)


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Trois amis pénètre dans la maison d'une femme dans un profond coma afin de mettre la main sur son trésor. Mais la maison et son hôte endormie ne tardera pas a livrer toute autre chose qu'un trésor...

En 2007 Julien Maury et Alexandre Bustillo avaient livré A L'intérieur, exercice extrême et bien barré, inégal mais fort convaincant pour les amateurs. Avec Livide, on retrouve ponctuellement cette efficacité et cette violence, mais cette fois accompagnées d'une dimension onirique à la Argento (Suspiria notamment).

Hélas, si Livide regorge de visions et d'éléments intéressants, il se perd dans sa volonté de dépasser le simple film de genre, et à force d'ambition sombre dans un fourre-tout qui perd le spectateur. Vampirisme, gore, nostalgie, magie noire et maltraitances (la demeure est une ancienne école de dance tenue par un professeur plutôt exigeant...) sont éparpillés dans un scénario au rythme distendu, parfois confus et incohérent, soutenu par des acteurs et des dialogues peu inspirés.

Livide est très représentatif du fantastique et du cinéma de genre "à la française", on y retrouve une véritable énergie, voire une certaine créativité, mais il ne parvient à rompre avec le lourd héritage du cinéma français, avec la nécessité quasi impérieuse (instinctive ?) de faire du "cinéma d'auteur". Si cela peut faire la spécificité, le plus, de notre cinéma fantastique, c'est aussi ce qui plombe Livide en lui donnant un coté prétentieux, bien incompatible avec sa nature de divertissement teintée de gore. Les deux jeunes réalisateurs semblent confondre fantastique intelligent et ambitions d'auteur...

Bien qu'imparfait et parfois laborieux, Livide recèle cependant d'excellentes choses, tant visuelles qu'au niveau de sa réalisation. Profitons donc des "cadeaux" de Julien Maury et Alexandre Bustillo, et attendons leur prochaine exploration, en espérant qu'elle soit plus ramassée, plus modeste.

Insidious (James Wan, 2010)


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Une famille emménage dans leur maison. Alors que leur fils vient subitement de tomber dans un coma profond des phénomènes inexpliqués et terrifiants surviennent dans la maison.

On connaît James Wan pour Saw et Death Sentence, deux films efficaces mais chacun largement critiquable. Avec Insidious il s'aventure dans le film de fantôme et de maison hantée, avec l'ambition de nous faire peur, très peur. Au menu : bruits, objets en mouvements, visions, portes qui claquent, apparitions, possession, lumières, etc... le tout mélangé dans un scénario classique du genre. Attendez-vous donc à à l'utilisation de la panoplie complète (et il n'y manque rien) du film d'esprits démoniaques et frappeurs et montez dans le grand huit de de James Wan !

Autant le dire, Insidious n'est pas le grand huit annoncé, mais plutôt un petit train fantôme. Malgré l'ambition, l'objet filmique s'avère au final plutôt médiocre. Il oscille sans cesse entre le déjà-vu (surtout Poltergeist !) et une bonne volonté de tous les instants. L'accumulation des attributs du genre, et la perpétuelle volonté de s'en démarquer, finissent finalement, par leur utilisation effrénée, à irriter davantage qu'à installer la peur. Tout va trop vite, une apparition chassant l'autre, ce qui finit par transformer l'expérience en simple attraction fun, et empêcher tout climat de s'installer.

Insidious s'attache plus à la forme qu'au fond, et même si certaines apparitions sont particulièrement effrayantes et bien gérées, l’accumulation de ces scénettes horrifiques (certaines assez poussives, voire ridicules) ne réussit pas à établir le nouveau standard promis de la Peur. On apprécie la dérive du pur film de maison hantée vers celui du film de possession, mais finalement on se surprend à préférer le minimalisme fauché de Paranormal Activity ! Et on attendant d'avoir de nouveau peur de s'endormir, on reverra La Maison du Diable (Robert Wise, 1963).

 

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