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Le Chien Des Baskerville (Terence Fisher, 1959)


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Sherlock Holmes investigue pour protéger Sir Hugo, dernier descendant des Baskerville. En effet, comme Charles Baskerville a été retrouvé mort, comme son ancêtre, c'est la Malédiction du chien de l'Enfer qui semble de nouveau menacer les Baskerville Sir Hugo... Sherclok Holmes parviendra-t'il à protéger Sir Hugo de la malédiction ?

Hammer on t'aime ! Il y a quelques films comme ça (avec Jason et les Argonautes par exemple...) qui ont marqués notre enfance... Le Chien des Baskerville, avec son ambiance gothique (normal, c'est la Hammer !) et sa lande désertique fait partie de ceux-là ! Ici, c'est Van Helsing qui protège Dracula, ici pas de monstre assoiffé de sang avant les dernières minutes du film... Ici, on exploitait à merveille ,la frange fantastique de l'univers de Sherlock Holmes dans un film d'aventure au rythme certes vieillissant, mais soutenu !

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L'Empreinte De Dracula (El Retorno de Walpurgis, Carlos Aured, 1973)


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Au moyen-âge, la famille Waldemar se voit maudite jusqu'à son extinction. Des siècles plus tard, Waldemar Daninsky, subit les effet de la terrible malédiction, et se transforme en loup-garou lors des nuits de pleine lune.

Curieusement, L'Empreinte De Dracula reste cité lorsque l'on parle de cinéma fantastique européen. Son origine espagnole lui confère sans doute sa spécificité et sa différence de style avec les productions anglaise de dame Hammer que nous affectionnons tant. El Retorno de Walpurgis, est donc la suite de La Noche de Walpurgis (La Furie Des Vampires) qui relate elle aussi une histoire de loup-garou, Waldemar, et non une histoire de vampires comme le suggère les titres français.

On a eu du mal... L'Empreinte De Dracula a beau faire son maximum pour soigner sa mise en scène et ne rien laisser échapper au spectateur de son scénario, il reste désespérément plat, sans aucun rythme ni tension, et sa mise en image ressemble davantage aux scènes de transition d'un porno qu'au gothique flamboyant et coloré des films de la Hammer... Ainsi son réalisateur nous raconte tout (mais alors tout !) pour qu'on comprenne bien ce qui se passe et ce qui va venir, jusqu'au ridicule ! Allez, on vous en donne un exemple (on résume, mais l'idée est là) : un promeneur passe devant le comte, assis pensif dans les bois, il dit "Bonjour, comte, Je me promène seul pour aller (...) où vient de s'installer (...) qui est ici pour (...) et qui m'a demandé de (...). Pourvu qu'ils ne rencontre pas le fou ce soir (...)"  - à cela le comte répond "d'accord", et fin de la scène... Vous l'avez compris L'Empreinte De Dracula est lent, mou, long et long encore !

Déjà laborieux à dérouler son intrigue, L'Empreinte De Dracula insiste par ailleurs lourdement sur l'aspect romantique de l'histoire d'amour de Waldemar avec sa belle, romance que la malédiction viendra briser sans pour effleurer, ne serait-ce qu'un poil, le coeur du spectateur. Quand à son loup-garou, il faudra vous préparer davantage à voir un méchant Ewok qu'à une bête dangereuse... Bien loin de la créativité d'un Jess Franco, L'Empreinte De Dracula est un film timide qui même s'il n'est pas dénué de tout charme vintage, peine à susciter l'intérêt par son rythme désespérément plan-plan et fastidieux. Et l'ajout de courts plans sanglants et de son érotisme franc ( nous avons dénombré 6 seins et 2 intimités...) ne relèveront pas sa fade saveur.

Pourtant gros consommateur de petits films de genre, la rédaction de Doorama a eu toutes les peines du monde à comprendre l'aura qui entoure encore ce second Waldemar. Soit nous sommes passés complètement à coté, soit nous devons réviser notre fantastique espagnol des 70's. L'Empreinte De Dracula à beau dégager un parfum et une personnalité qui lui est propre, il ne laissera chez nous aucune autre trace que les lignes que nous vous proposons ici. Vade Retro méchant Ewok !

Procurez-vous L'Empreinte De Dracula ou d'autres films de Carlos Aured ou avec Paul Naschy

Silent Hill (Christophe Gans, 2006)


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Afin de comprendre le mal qui ronge sa fille adoptive, Rose se rend à Silent Hill, une ville abandonnée. Mais sur place sa fille disparait mystérieusement, Rose parcours alors la ville à sa recherche et découvre le terrible secret de Silent Hill.

Christophe Gans (Le Pacte des Loups, Crying Freeman) est un cinéphile né (absolument passionant lorsqu'il parle de cinéma...), et son sens de l'image est un de ses talents certains. Il donne à cette adaptation du jeu vidéo éponyme un style visuel impressionnant, inspiré et convaincant, et injecte ses puissantes et dantesques visions de l'enfer directement au coeur de nos rétines. Sur ce point là Silent Hill est à n'en pas douter une référence du genre. Son climat est une réussite.

Pour le reste, c'est une autre histoire. Littéralement imbibé de cinéma, le cinéma de Gans a du mal à trouver sa propre personnalité, comme si son scénario était parasité par ses influences. Comme pour le Pacte des Loups, son réalisateur en fait trop, semble avoir du mal à trouver son équilibre. Silent Hill, après une première moitié passionnante à découvrir, piétine un peu, puis s'enlise lorsqu'il tente de réinjecter du sens et des éléments scénaristiques à son récit. Le jeu était une longue quête, le film commence comme celà, mais greffe et mélange, malédiction, sorcellerie et une intéressante, mais maladroite, interprétation psychologique.

Inégal, Silent Hill alterne un climat et une esthétique souvent proches de la perfection, avec un piétinement et des hésitations qui l’empêchent de maintenir une peur constante. Christophe Gans en voulant développer et enrichir la trame initiale du jeux, et la mener au delà de son mince argument, devient victime de ce que nous pensons être sa boulimie cinématographique et d'excès de zèle.

Si Silent Hill ne convainc pas complètement, l'ambition est pourtant bien là et la solide réalisation de Christophe Gans parvient largement à maintenir le fragile édifice débout. Son rythme irrégulier n'empêchera pas le spectateur de suivre avec intérêt ses superbes héroïnes. Radha Mitchell, en mère sexy en diable, et Laurie Holden (vue dans la série The Walking Dead) en flic courageuse emmènent efficacement le film vers son dénouement inattendu. Il serait par ailleurs intéressant de se pencher sur l'interprétation à donner quant au fait que l'enfer de Silent Hill, d'un point de vue psychanalytique, soit essentiellement féminin. De là à relancer le débat de l'hystérie réservée au beau sexe... Mais non,  nous souhaitons garder nos lectrices !

En guise de conclusion, même si Silent Hill perd de son intensité au fur et à mesure de son déroulement, sa réalisation à de quoi faire pâlir pas mal de réalisateurs. Et même si le résultat n'est pas tout à fait à la hauteur de son potentiel, il regorge d'ambiances apocalyptiques et d'excellent moments, et se voit (ou revoit) avec plaisir (peut être même davantage la seconde fois...). Et si cette histoire entre horreur et fantastique vous agace, concentrez vous sur son hallucinant univers visuel : là, il y a de quoi faire !


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La Dame En Noir (James Watkins, 2011)


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Arthur Kipps est envoyé dans un petit village pour régler une succession. Dans la maison de la défunte, il est confronté à une menaçante silhouette noire. Le fantôme qu'il a vu terrorise tout le petit village, le secret qui le motive devra être résolu pour lever la malédiction...

James Watkins, qui nous avait offert l'efficace Eden Lake, se met ici au service de la vieille dame anglaise : La Hammer ! Ambiance gothique, maison hantée, spectres menaçants et mystère irrésolu sont donc naturellement au rende-vous de La Dame en Noir.

Cette histoire de fantôme très classique est efficacement menée, La Dame en Noir parvient à surpasser son scénario usé par une ambiance réussie et une très belle imagerie d'épouvante. Son fantôme tueur d'enfant tient la route jusqu'à une fin de film presque audacieuse ! Quand à Daniel Radcliffe, il injecte tristesse et spleen à Arthur Kipps et parvient à donner une certaine épaisseur à son personnage (même si Harry Potter n'est pas la meilleure école pour acquérir un jeu d'acteur large et nuancé...).

La Dame En Noir est un film de fantôme ponctué d'images inquiétantes (on sursaute parfois, grâce à la réalisation), il évite adroitement l'ennui en se réappropriant les codes du fantastique qui avaient fait le succès de la Hammer (la Hammer, pour ceux qui ne connaitraient pas, est une société de production britannique spécialisée dans le fantastique (à l'esthétique très marquée, grande période de 1955 et 1975). Elle livra pléthore de versions de Dracula et Frankeinstein, et des dizaines de films de vampires, loups-garou et fantômes, souvent avec Peter Cushing et/ou Christopher Lee).

Gentiment efficace, plutôt élégant et tout à fait divertissant, la Dame En Noir évite les pièges du genre. En dépit de son classicisme il renoue avec un certain savoir-faire de la peur à l'écran, en dépoussiérant adroitement les clichés (on pourrait même parler de restauration). Là où un Wolfman ennuyait à mourir, La Dame En Noir se pose en modèle pour une retour de la Hammer, on est encore loin du chef d'oeuvre, mais la réussite est bien là et le plaisir aussi.  

Opération Peur (Operazione Paura, Mario bava, 1966)


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Un médecin se rend dans un village pour effectuer une autopsie. Sur place, avec l'inspecteur de police, il découvre que les villageois vivent dans la peur d'une terrible malédiction : Toute personne apercevant le fantôme d'une petite fille sont vouées à la mort.

Mario Bava est considéré comme un maître dans le cinéma fantastique italien. Avec Opération Peur, il signe ici une enquête policière parée des attributs du fantastique gothique (comme en produisait à la chaîne, en angleterre, La Hammer à cette époque), à l'ambiance particulièrement réussie, remplie de suspense et d'images inquiétantes (les apparition de la petite fille sont particulièrement effrayantes et efficaces !).

Le décors (un village oublié, quasi en ruine), les éclairages baroques, ainsi que le sens du cadre de Bava donnent à Opération Peur un petit coté de train-fantôme plutôt jubilatoire. Entièrement concentré sur son ambiance et le bon déroulement de son histoire (exit de la crédibilité et de la psychologie des personnages...), ce grand cirque fantastique, dans sa catégorie, fonctionne particulièrement bien. On notera aussi quelques beaux moments de folie (comme par exemple la course dans la villa).

En revanche, s'il est perçu (à juste titre) par les amateurs de cinéma de genre ou de "cinéma de quartier", comme un petit bijou du fantastique italien, Opération Peur, pour les autres, risque fort de prendre des allures moins nobles... : celui d'un "sous-cinéma de genre", ne faisant qu'imiter et recycler (à l'italienne, quoi !) l'autre "sous-cinéma" des productions Hammer !

Emblématique, Opération Peur, est à découvrir pour l'amateur qui serait passé à coté, il sera pour les autres un très beau témoignage (non moins emblématique !) du cinéma populaire de genre de cette période.