Accueil

Affichage des articles dont le libellé est marvel. Afficher tous les articles

La Riposte de l'Homme-Araignée (Spiderman Strikes Back - Ron Satlof, 1978)


tags | , , , , , , , , ,

0 comments

L'Homme-Araignée doit récupérer une dangereuse bombe au plutonium des mains d'un non moins dangereux malfaiteur. Mais comment réaliser ce nouvel exploit avec une journaliste sans cesse sur le dos et alors que la police vous croit responsable du vol de la bombe ?

C'est la deuxième aventure cinématographique du héros de la Marvel, après l'Homme-Araignée un an plus tôt. Extension de la série télé L'Homme-Araignée, La Riposte de l'Homme-Araignée est en fait un téléfilm, porté sur grand écran, essentiellement constitué de scènes extraites de la série télé en quête de renommée. Place donc au plus grand exploit du super-héros, place à une symphonie d'action et d'effets spéciaux à couper le souffle !

Que dire sinon que La Riposte de l'Homme-Araignée développe avec les années un pouvoir de fascination grandissant ? Que dire devant une industrie télévisuelle/cinématographique aussi peu motivée pour attirer et satisfaire ses spectateurs ? La Riposte de l'Homme-Araignée n'a hélas rien pour sa défense ! Triste tentative publicitaire (et désespérée !) qu'elle est de vendre à tout prix et sans dépenser, si possible, un seul dollars. Bâclé, victime d'un budget que l'on devine aussi microscopique que les délais accordés pour le "mettre en boite", ce "film" (notez, chers lecteurs la présence des guillemets...) parvient à peine à mettre en oeuvre le minimum nécessaire pour exister. Son scénario timbre-poste, bien sûr, mais surtout sa réalisation à peine télévisuelle (mais courant à l'époque...), ne laisseront dans l'océan cinématographique que quelques gouttes de pur bonheur que seuls les accrocs les plus durs aux nanars sauront reconnaître !

Mais arrêtons un moment de tirer sur l'ambulance... Devant un tel degré d'excellence, le fan de nanars saura extraire de cette aventure de l'Homme Araignée quelques croustillantes pattes à se mettre sous la dents... ! A la rédaction nous avons adoré : Le 6ème sens de l'Araignée, avec son arrêt sur image et les yeux qui clignotent en rouge lorsqu'il pressent le danger... Le costume de l'Araignée, mal ajusté... La position de l'Araignée, courant les jambes arquées, toujours les bras en avant, écartés, comme si elle portait un gigantesque ballon invisible... L'héroïne qui propose, lors d'une poursuite en voiture où leur véhicule se retrouve immobilisé "On continue à pieds ?", alors que la voiture des méchants est déjà loin... L'héroïne, malgré ses remarques, pour sa jolie beauté... Les supers-pouvoir de l'Araignée, plus que nécessaires devant 2 pauvres humains sans armes et sachant à peine donner un coup de poing... La finesse de ses dialogues... Ses scènes d'action au rythme infernal, aussi vives qu'un modem 56K... Les effets spéciaux du tonnerre (bien sûr !)... Et surtout, pour finir, nous avons adoré la VF que nous ne pouvons que vous recommander si vous aimez voir les personnages afro-américains doublés par des martiniquais à fort accent, ou plutôt devrions nous dire des "ma'tiniquais à fo'w accent"...

Une patine de pauvreté recouvre donc cette aventure, et ce jusque dans ses moindres détails ! Une histoire train-train, un montage plan-plan, des scènes gnan-gnan : de quoi faire un bon film cucul à peine montrable à nos chères têtes blondes. Dans l'absolu La Riposte de l'Homme-Araignée est une pure démonstration de négationnisme cinématographique, mais il est aussi un émerveillement de chaque instant pour l'amateur d'humour décalé et de nanars ! Finalement, elle est pas si mal la franchise de Sam Raimi  ;-)

Procurez-vous Le Riposte de l'Homme-Araignée ou d'autres films de Ron Satlof ou avec Nicholas Hammond

Thor (Kenneth Branagh, 2011)


tags | , , , , ,

2 comments

Thor, le fils d'Odin, est exilé de son monde, le royaume d'Asgard, pour avoir cherché la guerre... Envoyé sur Terre, il perds tous ses pouvoirs, alors que son monde cours un grand péril.

Kenneth Branagh est aux commande de cette nouvelle adaptation Marvel. Thor, comme la plupart des films de super-héros ce cette écurie là, balance donc son avalanche d'effets spéciaux autour du cahier des charges habituels (origines, bastons, problèmes, bastons et "un super-héros est né"), accompagne ici d'un casting "grand luxe" (Anthony Hopkins plus cabotin et ridicule que jamais !).

Pourquoi Branagh pour ce blockbuster hyper conventionnel,  autant "regardable" qu'indigeste ? L'histoire ne le dira pas. On retiendra en revanche le coté calibré à l'extrême du film et un curieux penchant pour des plans penchés, et si Brannagh a été pris pour mettre en avant la dramaturgie shakespearienne de l'exil de Thor, alors il faudra attendre sa suite pour le voir.

En attendant, Thor s'avère finalement davantage puéril qu'ennuyeux. Ses défauts viennent principalement de l'adaptation d'un monde BD aux exigences (différentes !) de celui du cinéma. Il faudra donc accepter, pour apprécier Thor, la représentation proche du ridicule du monde d'Asgard (sorte de mix maladroit  entre le kitsch d'un Flash Gordon version 80 et la sérénité bucolique des cités de La Menace Fantôme...) et affronter la banalité de son traitement (même si Branagh injecte un humour salvateur au milieu de cet océan de déja vu).

A dire vrai, on s'amuse quand même à regarder Thor (le duel sur terre avec le titan de métal nous a beaucoup plu !), mais on s'interroge sur son traitement très premier degré, voire complètement enfantin. On repense à Watchmen ou Dark Knight (ok, la barre est haute...), on pleure sur un Branagh en manque d'imagination et d'ambition, et on s'étonne que nombre d'adaptations ne retiennent de leur origines dessinées que les aspects les plus enfantins, négligeant ainsi tout le capital et le potentiel que recèle les super-héros de notre enfance.

Dans le genre film de super-héros à la chaîne, on a très largement préféré Dardevil et on considère Captain America plus cohérent et réussi (même s'il est moins fun).

Captain America : First Avenger (2011)


tags | , , , ,

1 comment


Indépendamment des valeurs inhérentes à ce personnage, plutôt incompatible avec le patriotisme à la française, force est de constater que ce Captain América s'en sort finalement plutôt bien...

Pour peu que l'on ait le recul nécessaire pour le laisser dans sa catégorie (un blockbuster de super-héros pour grand ados) Captain America joue non sans un certain talent la carte 40's, rappelant quelquefois l'esprit des Aventuriers de l'Arche Perdue...

Si l'on se concentre sur ce que Captain América doit être, alors on ne peut que saluer sa réussite, tant l'esprit d'aventure, le contexte de guerre mondiale et l'esprit 40's sont présents et sont ici abordé avec soin et non sans une certaine humilité au niveau de la réalisation.

A Doorama, on aurait aimé tirer à boulet rouge sur cet énième guignol en costume, mais l'entreprise est sérieuse et ne propose que ce qu'elle annonçait. Le fameux "cahier des charges" est rempli...


.