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Le Guetteur (Michèle Placido, 2012)


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L'inspecteur Mattei vient d'arrêter le sniper qui a shooté tous ses hommes lors d'une intervention sur un hold-up. Le sniper a été dénoncé, il va s'échapper et trouver la celui qui l'a balancé... Mais une autre une affaire, bien différente, existe entre Mattei et ce tireur aussi déterminé qu'efficace.

Bien curieux ce Guetteur... Mal nommé, mal fouttu, maladroit, mais pas mal du tout aussi... C'est l'homme de Romanzo Criminale (que nous avouons ne pas avoir vu, mais c'est promis, on en a envie, nous y viendrons), que la presse avait particulièrement bien accueilli, qui se colle à ce polar sombre et tendu, mais qui ne récolte cette fois-ci que peu d'éloges ! Ben nous on a aimé, enfin disons qu'on en a grandement apprécié certains aspects, et voilà pourquoi...

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The Prodigies (Antoine Charreyron, 2010)


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Depuis toujours Jimbo peut contrôler les choses et les gens par la seule force de sa pensée. Il travaille maintenant pour la fondation Killian et trouve 5 ados dotés des mêmes pouvoirs que lui. Il va tenter de les rassembler pour les aider à canaliser leurs pouvoirs, les protéger d'eux mêmes, mais aussi ceux qui seraient confrontés à leurs pouvoirs...

Contrairement à ce que son affiche et son titre pouvait laisser présager, The Prodigies est une production d'animation en grande partie française, réalisée par un français (cocorico ! mais en animation, les français sont plutôt prisés...) et avec la belle voix de Mathieu Kassovitz. Et effectivement, nous sommes assez loin de l'esprit "super-héros" américain.

Cette adaptation de "La Nuit des Enfants Rois" propose une fort belle mise en image, quelquefois impressionnante, même si on pourra lui reprocher une très grande hétérogénéité visuelle (hyper réaliste par moments, très stylisée à d'autre). Mais le véritable intérêt de The Prodigies est son traitement très "mature", attaquant de front des problématiques délicates (les violences subies par ses protagonistes notamment, familiales ou sociales) , sans en édulcorer le fond, ni exagérer la forme.

On peut rapprocher The Prodigies de Chronicle, d’abord pour son sujet autour de super-pouvoirs dans des mains encore inexpérimentées, ensuite pour sa volonté de fuir les codes conventionnels des films de "super-héros", ou pour être plus précis encore, des films traitant des supers-pouvoirs (et là, on pense au traitement de Incassable...), enfin pour son approches des difficultés (souffrances ?) des adolescents.

Plutôt fin et riche, The Prodigies est passionnant à découvrir. Il rentre dans la courte liste de ces films à priori destinés aux ados (même si ce n'est pas la cas ici) mais dont le traitement "adulte" emporte finalement le morceau. Plutôt que de jouer la carte de l'action pure, The Prodigies surprend par son rythme et son traitement tout en nuances. Une belle occasion donc de découvrir un excellent film d'animation, aussi ludique que réfléchi, qui fait regretter que les américains ne s'arrêtent qu'à l' "entertainement" et ne creuse pas davantage le potentiel de certains de ses super-héros.

L'Ordre et la Morale (2011)


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Nouvelle Calédonie en 1988, des gendarmes sont pris en otage par les indépendantistes. L'Odre et la Morale raconte les jours qui ont précédés l'assaut pour libérer ces otages.

L'Ordre et la Morale est loin d'être parfait, mais on ne peut que reconnaitre l'intelligence et la conviction de la réalisation de Mathieu Kassovitz. Avant d'être une posture critique sur les circonstances et motivations de la France dans cet épisode, c'est avant tout un film qui s'interroge sur le rôle de la force dans la résolution d'un conflit et surtout un film sur les certitudes et doutes d'un homme engagé pour un pays.

Certes manichéen (l'Etat et les Kanaks, la Grande Muette et le crops du GIGN...) l'Ordre et la Morale dénonce les stratégies d'instrumentalisation en opposant les intentions politiques aux actions mises en oeuvre, et les discours affichés avec la réalité ! Le message est naïf et politiquement correct, mais Kassovitz, grâce à une réalisation sobre et inspirée, et en construisant son film principalement autour de la prise de conscience de ce capitaine du GIGN, réussit à nous convaincre.

L'Ordre et la Morale est un film fort, doté d'une mise en scène juste et inspirée (l'incroyable plan séquence lors de l'assaut !). En dépit de ses imperfections, le film captive et propose au spectateur une intéressante réflexion sur les incohérences d'un pays entre ses discours et ses actes.
L'Ordre et la Morale compense son relatif manque de finesse de réfléxion en force cinématographique : Mathieu Kassovitz retrouverait il un second souffle ? Oui.