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Sécurité Rapprochée (Safe House, Daniel Espinosa, 2012)


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En Afrique du Sud, Tobin Frost, recherché depuis 10 ans pour avoir trahi son pays, est enfin capturé par la CIA. Mais il n'y a pas que la CIA qui veut Tobin Frost... C'est un jeune agent inexpérimenté qui sera alors amené à le protéger de tous, y compris des siens.

Petit film d'espionnage gonflé à l'action (façon 24 heures), Sécurité Rapprochée est avant toute chose un film au scénario maintes fois vu et hyper conventionnel. Totalement vidé de toute originalité, il se laisse pourtant regarder avec un plaisir certain, Denzel Washington et Ryan Reynolds n'y sont d'ailleurs pas étrangers.

Sécurité Rapprochée joue parfaitement son rôle de "divertissement du dimanche soir", efficace et rythmé, le film de Daniel Espinosa propose une réalisation plutôt bien ficelée au service d'un divertissement qui s'avère finalement plutôt bien ficelé. Il serait en fait vain de pointer son inutilité cinématographique, alors nous n'allons pas la faire ici.

Mis à part son jeu de chat et de la souris, le film est surtout intéressant pour ce qu'il révèle de l'état d'esprit actuels des scénaristes US. Ceux de Sécurité Rapprochée (ici visiblement épuisés)  ont donc pioché dans l'air du temps et en ont rapporté des personnages en défiance contre le système et en quête de justice... Bien qu'exploités de manière peu fine dans Sécurité Rapprochée, ces éléments scénaristiques sont de plus en plus souvent utilisés, et sans faire de grande théorie, on sent bien que Hollywood et le cinéma en général observent avec attention les mouvements de type Anonymous ou Indignés... Les héros et leurs motivations s'en trouvent changés !

Une manière de vous dire qu'au moins, ici, vous échapperez au héros américain qui se bat pour son drapeau et sa patrie, au profit d'un profil plus "individualiste". Faute d'élever le film cela l'aura peut être empêcher de couler, et ainsi aidé à rester dans la catégorie peu reluisante des films "qui se consomment".