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Dracula au Pakistan (Zinda Laash/ The Living Corpse - Khwaja Sarfraz, 1967)


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Le docteur Tabani met au point une potion pour vaincre la mort, mais le prix de son immortalité sera de devenir le prince des ténèbres, il devient alors un redoutable vampire assoiffé de sang !

Le Pakistan ou l'autre berceau des vampires... Fort de notre parfaite connaissance du cinéma pakistanais, nous nous sommes précipités vers cette exotique et plutôt fidèle adaptation du roman de Bram Stoker, made in Lollywood (pas de LOL ici, mais plutôt la contraction de Lahore et Hollywood, comme le proche voisin Bollywood contracte lui aussi Bombay et Hollywood...). Exotisme et assimilation des codes occidentaux sont au programme du premier film d'horreur de l'histoire du cinéma pakistanais... Danses et chants en prime !

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La Riposte de l'Homme-Araignée (Spiderman Strikes Back - Ron Satlof, 1978)


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L'Homme-Araignée doit récupérer une dangereuse bombe au plutonium des mains d'un non moins dangereux malfaiteur. Mais comment réaliser ce nouvel exploit avec une journaliste sans cesse sur le dos et alors que la police vous croit responsable du vol de la bombe ?

C'est la deuxième aventure cinématographique du héros de la Marvel, après l'Homme-Araignée un an plus tôt. Extension de la série télé L'Homme-Araignée, La Riposte de l'Homme-Araignée est en fait un téléfilm, porté sur grand écran, essentiellement constitué de scènes extraites de la série télé en quête de renommée. Place donc au plus grand exploit du super-héros, place à une symphonie d'action et d'effets spéciaux à couper le souffle !

Que dire sinon que La Riposte de l'Homme-Araignée développe avec les années un pouvoir de fascination grandissant ? Que dire devant une industrie télévisuelle/cinématographique aussi peu motivée pour attirer et satisfaire ses spectateurs ? La Riposte de l'Homme-Araignée n'a hélas rien pour sa défense ! Triste tentative publicitaire (et désespérée !) qu'elle est de vendre à tout prix et sans dépenser, si possible, un seul dollars. Bâclé, victime d'un budget que l'on devine aussi microscopique que les délais accordés pour le "mettre en boite", ce "film" (notez, chers lecteurs la présence des guillemets...) parvient à peine à mettre en oeuvre le minimum nécessaire pour exister. Son scénario timbre-poste, bien sûr, mais surtout sa réalisation à peine télévisuelle (mais courant à l'époque...), ne laisseront dans l'océan cinématographique que quelques gouttes de pur bonheur que seuls les accrocs les plus durs aux nanars sauront reconnaître !

Mais arrêtons un moment de tirer sur l'ambulance... Devant un tel degré d'excellence, le fan de nanars saura extraire de cette aventure de l'Homme Araignée quelques croustillantes pattes à se mettre sous la dents... ! A la rédaction nous avons adoré : Le 6ème sens de l'Araignée, avec son arrêt sur image et les yeux qui clignotent en rouge lorsqu'il pressent le danger... Le costume de l'Araignée, mal ajusté... La position de l'Araignée, courant les jambes arquées, toujours les bras en avant, écartés, comme si elle portait un gigantesque ballon invisible... L'héroïne qui propose, lors d'une poursuite en voiture où leur véhicule se retrouve immobilisé "On continue à pieds ?", alors que la voiture des méchants est déjà loin... L'héroïne, malgré ses remarques, pour sa jolie beauté... Les supers-pouvoir de l'Araignée, plus que nécessaires devant 2 pauvres humains sans armes et sachant à peine donner un coup de poing... La finesse de ses dialogues... Ses scènes d'action au rythme infernal, aussi vives qu'un modem 56K... Les effets spéciaux du tonnerre (bien sûr !)... Et surtout, pour finir, nous avons adoré la VF que nous ne pouvons que vous recommander si vous aimez voir les personnages afro-américains doublés par des martiniquais à fort accent, ou plutôt devrions nous dire des "ma'tiniquais à fo'w accent"...

Une patine de pauvreté recouvre donc cette aventure, et ce jusque dans ses moindres détails ! Une histoire train-train, un montage plan-plan, des scènes gnan-gnan : de quoi faire un bon film cucul à peine montrable à nos chères têtes blondes. Dans l'absolu La Riposte de l'Homme-Araignée est une pure démonstration de négationnisme cinématographique, mais il est aussi un émerveillement de chaque instant pour l'amateur d'humour décalé et de nanars ! Finalement, elle est pas si mal la franchise de Sam Raimi  ;-)

Procurez-vous Le Riposte de l'Homme-Araignée ou d'autres films de Ron Satlof ou avec Nicholas Hammond

Zombies : The beginning (Vincent Dawn aka Bruno Mattei, 2007)


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Forcément, quand on cherche les coups...

Zombies The Beginning est plus que difficilement regardable, sauf à accepter le pire de la série Z italienne façon 80's.
Et dans ces conditions, difficile de ne pas succomber aux charmes de long plans inutiles sur des acteurs en guenilles, couverts de boue séchée, devant des spots bleus électriques ! Encore plus difficile de ne pas applaudir devant 3 acteurs (?) exécrables, bêtements assis les uns à coté des autres et regardant encore plus bêtement un supposé écran de contrôle où une équipe se fait étriper par des zombies (sur une ile sans doute sans électricité, on appréciera la prouesse !), le tout avec un air dubitatif devant un décor inexistant ressemblant à une porte...

Applaudissons enfin l'immense génie des dialogues, la perfection des réaction des personnages, le rythme improbable d'une course d'escargots... Que du bon !

A noter que Vincent Dawn (le réalisateur qui n'est autre que Bruno Mattei) est aujourd'hui décédé. Zombies the Beginning était son dernier film... comme quoi tout se paie dans la vie !



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