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Retreat (Carl Tibbetts, 2011)


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Un couple en difficulté se met au vert sur une petite île sauvage et isolée. Seuls habitants sur ce "caillou", ils recueillent pourtant un homme, le visage ensanglanté, un revolver à la ceinture, un militaire qui leur annonce qu'une épidémie foudroyante est en cours. Ils se barricadent pour se protéger du danger, mais rapidement le scénario du supposé militaire fait douter Martin et Kate...

L'isolement, l'inconnu, et le couple entre les deux, semblent être un cocktail qui fonctionne bien. Sans autre ambition que de proposer ses quatre-vingt-dix minutes de tension, Retreat propose ses ingrédients à l'air de déjà-vus non sans une certaine habilité. Le spectateur est invité à un thriller psychologique bien mené, à la violence croissante, et à un jeu permanent sur la véritable identité de Retreat. Film d'épidémie ou couple pris en otage ? Retreat joue à fond la carte du doute et s'amuse à brouiller les pistes...

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La Griffe du Passé (Jacques Tourneur, 1947)


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Jeff Bailey tient un garage. Avec la visite de Joe, l'homme de main de Whit Sterling, son passé va resurgir... Avant Jeff était détective privé. Whit n'a certainement pas oublié que Jeff s'était enfui avec celle qu'il recherchait : Kathie Moffat lui avait alors dérobé une importante somme d'argent... Avec Joe, ce sont les problèmes qui reviennent aussi dans sa vie tranquille.

Le nom de Jacques Tourneur évoque immédiatement  à la rédaction La Féline, dans lequel l'amour qui s'avançait était une malédiction. Dans la Griffe du Passé, la malédiction surgit du pasé de Jeff Bailey, personnifiée par un amour passé avec Kathie Moffat, belle, manipulatrice, mais aussi annonciatrice des pires augures...

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Océans (Jacques Perrin, Jacques Cluzaud, 2009)


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Dans un futur plus ou moins proche, un grand père se demande comment il pourrait faire comprendre à son petit-fils ce qu'était cet Océan que les hommes ont abîmés au point de le vider de sa vie... Voir ses merveilles suffirait à appréhender sa beauté...

Après Le Peuple Singe (en tant que producteur), Mikrocosmos (sur les insectes...) et Le Peuple Migrateur (les oiseaux...), Jacques Perrin poursuit son exploration des merveilles de la Nature, cette fois dans l'élément liquide.

C'est bien sûr en grande partie la technologie qui donne à Océans son pouvoir d'émerveillement sur le spectateur, mais pas seulement... Ses images, impressionnantes de beauté, coupent littéralement le souffle du spectateur, le mettant presque en situation d'apnée pour mieux pénétrer dans cet océan, mais au delà de sa "simple" beauté esthétique, c'est aussi par le sens de ces images que Océans nous touche !

L'accumulation d'images incroyables, souvent jamais vues (en tout cas de cette manière là !), laisse après leur vision une réelle adhésion au message de Jacques Perrin sur la nécessité, l'urgence, de préserver ce patrimoine naturel. Le message écologique, qui trouve depuis quelques années dans le cinéma un puissant allié, est ici transmis au spectateur sans tentative de le culpabiliser ou de le convaincre à tout prix. Jacques Perrin utilise pour seul argument ce que l'on pourrait résumer par "Regardez ! C'est si beau, si parfait, si énorme qu'il est évident que ça doit rester comme ça l'a toujours été", sa profession de foi, presque comme une prière religieuse...

Documentaire aux images fascinantes, hypnotisantes, certes, Océans ne manquera cependant pas de "références cinématographiques" : La transhumance des araignées de mer surpasse les plus impressionnants combats de 300... Certains habitants des profondeurs semblent avoir inspiré la créature de Alien... d'autres semblent sorties de l'univers de Hayao Miyazaki (Mon Voisin Totoro)... certaines semblent plus violentes et létales que les hordes de Starship Troopers... Quant au poisson-pierre, à l'allure grotesque, il s’avérera un chasseur plus redoutable encore que le Predator de Mc Tiernan ! Océans nous donne à voir la Nature dans ce qu'elle a de plus beau, de plus noble, et nous oblige à accepter humblement sa perfection, sa supériorité même ?

Océans, pour parfaire ses atouts, aura de plus la générosité de se faire discret quand à ses commentaires... Il est vrai que la majorité de ses scènes et ses images parlent (et fort !) d'elles-mêmes, le spectateur peut alors s'abandonner complètement à leur beauté contemplative... Si la pertinence des commentaires n'a d'égal que leur rareté, le spectateur n'échappera cependant pas à notre Bruno Coulais national, tantôt envahissant, tantôt en mode inspiration minimale, mais rien de grave cependant.

Océans est un opéra visuel à l'esthétique somptueuse. Contemplatif et pédagogique, il est un autant un plaisir visuel qu'intellectuel, et ce grâce à une liberté et une subtilité que l'on aurait aimé voir dans le magnifique Home de Yann Arthus-Bertrand. Ce documentaire est une merveilleuse réussite : "le poids des mots, le choc des images", mais sans les mots... :-)

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