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La Colline A Des Yeux (The Hills Have Eyes, Alexandre Aja 2006)


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Une famille tombe en panne en plein désert elle se retrouve sauvagement attaquée par des individus cruels et difformes.

Ce remake de La Colline A Des Yeux de Wes Craven s'inscrit dans la veine de ces grands films d'horreur 70's qui se sont vus dépoussiérés cette décennie (Last House On The Left, Massacre à La Tronçonneuse, Zombie, etc...) et, à l'instar de ces récents concurrents s'en sort plutôt pas mal.

Très fidèle à son original, le film de Alexandre Aja (déjà coupable de l'excellent Haute Tension) prend cependant la liberté de modifier le profil de la famille d'agresseurs en insistant sur ses origines liées aux essais nucléaires américains et en augmentant leur apparence monstrueuse. La conséquence est immédiate : cette version, bien que plus efficace (voire très efficace) privilégie une horreur plus superficielle et divertissante que réellement dérangeante (sauf cet étonnant plan, plutôt culotté, de bébé braqué au magnum ! Gonflé le Aja). Il remplace l'agression d'une famille par une autre en agression d'une famille par des "monstres". Plus ludique, mais moins effrayant...

Moins malsain que son modèle (et bien plus gore), la cure de jouvence de Aja permet à La Colline A Des Yeux de retrouver une intensité et un rythme tout à fait appréciable, et le tout avec une image somptueuse et chaude (on sent le désert dans cette version !). Le remake de Aja est loin d'être inutile, il respecte l'esprit de son modèle, il en livre une lecture plus facile, en le rendant plus fun et divertissant, et surtout élague dans ce qui était aujourd'hui ridicule dans l'original (la psychologie des personnages est allégée et affinée et le chien joue mieux ! si, si !).

On sent qu'Aja aimait la version de Craven et qu'il souffrait de la voir vieillir, cette simple observation permet à ce énième remake de l'horreur 70's de tenir parfaitement ses promesses et de proposer 1h40 d'horreur bien balancée. A doorama on préfère quand même la gêne que procure l'original de 1977, quitte à en supporter ses nombreux inconvénients.

Into Eternity (Michael Madsen, 2010)


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Réflexion sur le site de Onkalo, en Finlande, destiné à conserver nos déchets nucléaires et protéger les prochaines générations pour une période de 100 000 ans. Un projet pharaonique d'ensevelissement des déchets nucléaires, dans d'immenses galeries, et cette question : qu'arrivera t-il à la planète ?

Into Eternity est un documentaire, sous forme d'interrogation, sur la capacité de l'homme à assumer sa responsabilité nucléaire quand aux prochaines générations. Qu'arriverait-il, après une période glacière, si les hommes découvrait ces déchets nucléaires ? Quel serait leur niveau de technologie ? Manipuleraient-ils ces matières mortelles ? Comment les avertir du danger ? Comprendront-ils notre langage, nos panneaux ?
Ce genre de questions là...

Sous une forme visuelle impressionnante et léchée, Into Eternity met à nu la capacité de l'homme à concevoir ce qui le dépasse. Véritable film de science-fiction, il décortique froidement, implacablement, la question de notre responsabilité sur nos lointains enfants (dans 100 000 ans !), abordant sous l'angle du futur lointain le problème nucléaire.

Passionnant, lent, anxiogène et visionnaire, Into Eternity hypnotise par son esthétisme et tétanise par son propos. Il illustre parfaitement l'expression "boite de Pandore", nous faisant prendre conscience que nous n'avons pas encore fini de l'ouvrir, et que la refermer est d'ores et déjà impossible.
Into Eternity décrit la réalité du présent en lui prêtant l'apparence de la science-fiction. L'exercice est troublant, fort riche, et, soulève un intérêt et une réflexion à plusieurs niveaux.
Beau et intelligent.