Accueil

Affichage des articles dont le libellé est occultisme. Afficher tous les articles

Blood Creek (Joel Schumacher, 2009)


tags | , , , , , , , , ,

0 comments

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des Nazis étaient envoyés de part le monde pour préparer leur règne. De nos jours deux frères se rapprochent d'une ferme où l'un de ces officiers avait séjourné. Armés, ils planifient une vengeance... mais pour quelle raison ? Contre qui ? Contre quoi ?

Blood Creek à très certainement bien plus de défauts que de qualités, et à commencer par son réalisateur, Joel Schumacher, dont les réussites sont aussi rares (Tigerland, et pourquoi pas Phone Game ou l'Expérience Interdite ?) que Batman & Robin ou Batman Forever sont raffinés et de bon goût.

On pourra ainsi principalement reprocher à Blood Creek son rythme en dents de scie et certaines accélérations du films qui lui donnent un coté "pas fini", de non abouti, voire bâclé. En revanche, Schumacher nous a trouvé un chouette scénar rigolo, plein de choses que nous adorons dans le ciné de genre. Programme : une vengeance dont le motif n'est révélé que tardivement (après l'entrée en action), des méchant nazis en quête de pouvoir et d'immortalité, du vampirisme, un démon à la Jeepers Creepers  et de l'occultisme !

Si l'on pardonne à Blood Creek ses "trous" et son hétérogénéité, il laisse alors apparaître un petit film d'horreur nerveux et (finalement) plutôt original. Entièrement pulsé par son action et l'urgence, tout s'enchaîne rapidement, souvent avant que l'on comprenne les motivations de ses personnages. Blood Creek impose ainsi un rythme à 100 à l'heure (même si la machine frôle souvent le ridicule et cale à plusieurs reprises...) et tente de ne jamais laisser respirer le spectateur... Si bien des aspects sont maladroitement exploités, on adore ses chevaux fous aux yeux blancs, la silhouette cuir-SS-anazie de notre Michael Fassbender (oui, c'est lui le méchant), les étapes de transformations et l'idée de la famille à la fois otage et gardienne.

Blood Creek revêt donc les beaux habits du petit film d'horreur, à la fois basique et original dans nombre de ses détails. Il déçoit certes sur la tenue de son ensemble, mais reste fait avec une modestie très appréciable et une énergie bien réelle. Alors c'est sûr le compte n'y est pas, mais les amateurs apprécieront certainement son climat occulte particulièrement réussi, ses images maléfiques et, finalement, la sincérité du projet dans son ensemble. Ca bouge, ça surprend, ça intrigue, c'est saignant, nerveux et imaginatif : devant la bonne surprise, toute la rédaction à décidé de mettre de coté les faiblesses techniques et artistiques de Blood Creek pour ne le juger que sur ces propositions scénaristiques, basiques mais suffisamment rares, originales et terriblement sympathiques.
Un petit film fun et décomplexé, objectivement moyen, mais qui nous a fait grand bien !

Procurez-vous Blood Creek ou d'autres films de Joel Schumacher ou avec Dominic Purcell