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Conversation Secrète (The Conversation - Francis Ford Coppola, 1974)


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Un expert de la surveillance enregistre un couple pour un client privé. Surpris par le caractère anodin de la conversation, il s'interroge sur celle-ci, ainsi sur sa possible signification. Il décide de ne pas livrer le fruit de sa surveillance sans en savoir davantage. La vérité se cache t'elle dans cette simple conversation ? Jusqu'où ses clients sont-ils prêts à aller contre le couple ? Et contre lui ?

L'Amérique des 70's... Coppola... Une Palme d'Or... Le Watergate qui explose au grand jour cette même année... Conversation Secrète est de ces grands films (comme Network !) qui sont injustement oubliés, peu cités et rares sur nos écrans (Conversation Secrète n'est pas édité en DVD en France...). Une réalisation impériale pour un chef d'oeuvre tout en nuance et en subtilité, parano jusqu'à l'os et symptomatique d'une Amérique en pleine crise d'identité, entre le Vietnam et un scandale à venir... Film obsessionnel sorti la même année qu'un autre monument malade (on pense à notre cher Massacre à La Tronçonneuse), Conversation Secrète doit être redécouvert...

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Blow Out (Brian De Palma, 1982)


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Un preneur de son enregistre par hasard un accident de voiture, et sauve une passagère. Le conducteur est mort, il s'agissait d'un gouverneur... Grâce à son enregistrement, Jack Terry découvre qu'il ne s'agit pas d'un accident et décide de révéler au grand jour la vérité.

En pleine décennie d'Or du réalisateur (1975-85), Blow Out n'échappe pas à l'ultra citation et à l'ultra référence d'autres oeuvres cinématographiques dont De Palma abusait alors. Blow Up, Conversation Secrète et Hitchcock, toujours et bien sûr, nourrissent le terrible échec commercial qu'à été Blow Out. 30 ans plus tard, Blow Out tient pourtant largement la route et se redécouvre avec encore plus de plaisirs qu'à l'époque, magnifiquement porté par un Travolta exceptionnel et les tics d'un réalisateur aussi virtuose que pompier...

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Babycall (Pal Sletaune, 2011)


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 Anna vit avec son fils Anders. Mère inquiète et surprotectrice, son attitude est motivée par sa crainte que le père d'Anders, qui s'était rendu coupable de violence contre son fils, ne les retrouve. Elle achète même un Babyphone pour mieux surveiller son fils, dans sa chambre juste à côté de la sienne. Alors qu'Anders dit avoir vu son père à l'école, Anna entend un un enfant en détresse dans son appareil, mais ce n'est pas son fils ! Présage annonciateur ou interférences ?

Ca bouge en provenance du nord de l'Europe... ! Le froid et poétique Morse de Tomas Alfredson revisitait le vampirisme avec un formidable sang neuf, même le décevant Thale surprenait le spectateur par son ambiance atypique... Babycall est norvégien, il a décroché le grand prix à Gérardmer en 2012, et même s'il est loin d'avoir convaincu la rédaction, on ne peut décemment pas lui reprocher sa personnalité et ses ambitions...

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The Last Winter (Larry Fessenden, 2010)


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En Alaska, des prospections pétrolières troublent l'équilibre de l'écosystème. Une équipe de scientifiques est confrontée à d'étranges phénomènes.

L'immensité de la banquise et la promiscuité des hommes dans une petite station isolée rappellent forcément l'ambiance de The Thing. La créature du film de Carpenter, qui se cachait à l'intérieur des hommes, se cache ici dans la nature, et c'est cette nature qui va influencer l'équilibre intérieur des hommes.

Si les recettes sont similaires, Last Winter ne copie cependant pas le Modèle, et si l'ambiance reste comparable, il n'atteint hélas pas son intensité.

Last Winter se laisse suivre avec intérêt, il réussit à installer un intéressant climat d'angoisse et entretenir un suspens croissant. Mais l'entreprise s'écroule dans la dernière partie du film, retombant dans un fantastique conventionnel et sans originalité, en parfaite opposition avec tout ce que Last Winter avait tenté de construire.

Last Winter se découvre comme une sympathique petite série B fantastique sur fond d'écologie, mais se termine hélas dans la banalité de la série Z. Dommage, sans son scénario terminé dans le bâclage, le film aurait pu se ranger dans les bonnes surprises.

Le Pacte (Seeking Justice, Roger Donaldson, 2011)


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Pour venger sa femme qui a été agressée et violée, un homme accepte l'aide d'une mystérieuse organisation qui abattra le coupable. Mais tout "service" doit être rendu... Plus tard, cette même organisation lui demandera d'abattre à son tout un inconnu.

On connait Roger Donaldson pour ses nombreuses réalisations "mainstream" (Cocktail, Pic de Dante, La Recrue, etc...). Ce n'est ni un auteur, ni un grand réalisateur, mais juste un exécutant efficace. Avec Le Pacte, il livre un thriller calibré, sans ambition, mais qui peut néanmoins être vu sans s'indigner.

Si le scénario pouvait tenir la route, et le projet prendre la forme d'une série B nerveuse et méchante, Donaldson le traite hélas sans énergie, se contentant de suivre le scénar pour le mener à sa fin, se contentant du minimum-spectacke et sans s'emparer vraiment de son potentiel (mais a t-il vu cette parano et cette violence qui caractérise la société américaine ?). Rajouter à cela le plus grand acteur de tout les temps, l'homme au jeu subtil qu'est Nicolas Cage (NDLR : Doorama se sent obligé de préciser que ce propos n'est qu'ironique), et vous aurez une idée du caractère "pataud" du bidule !

Le Pacte n'est pas ridicule ou honteux, il est juste inutile et déjà daté. En revanche, Le Pacte contient des morceaux de Guy Pearce (Memento, First Snow), cet acteur trop rare et souvent sous-utilisé, trouve ici un rôle et un look assez sympathique. Même si ce dernier cabotine aussi (moins que Cage, on vous rassure), c'est pour lui que Le Pacte supportera d'être vu !