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Les Bêtes du Sud Sauvage (Beasts of the Southern Wild - Benh Zeitlin, 2012)


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Dans les bayous de la Louisiane, Hushpuppy, 6 ans, vit seule avec son père, non loin d'une petite communauté d'exclus et de marginaux, loin des valeurs de la société. Partageant son quotidien avec les animaux et subvenant à ses besoins avec ce que la nature lui donne, la vie de Hushpuppy bascule quand son père tombe malade et qu'un dérèglement climatique approche...

Les Bêtes du Sud Sauvage n'a rien d'un conte fée magique ou d'un univers fantastique peuplé de créatures merveilleuses. Bien au contraire ! La magie et le fantastique sont bien au rendez-vous, mais c'est principalement parce que c'est par les yeux d'un enfant que nous est racontée cette belle histoire, cette triste histoire malheureusement trop réelle...

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Mother India (Mehboob Khan, 1957)


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Pour le mariage de Radha, sa belle mère a hypothéqué les terres familiales auprès de Sukhilala, l'usurier du village. Celui-ci entrainera le couple et leurs enfants dans la pauvreté la plus absolue. Radha devra affronter chaque épreuve et faire face à un destin plus que sombre.

Mother India est une grande fresque du cinéma Boolywood, et une date importante du cinéma indien. Il décrit la vie d'une femme, de son mariage jusqu'au crépuscule de sa vie, qui doit faire face à un véritable chemin de croix, constellé de malheurs, privations et désillusions, et rester droite devant les injustices des hommes.

Pouvant être vu comme un catalogue quasi-exhaustif des saloperies que la vie peut vous faire, il véhicule des valeurs fondatrice de l'Inde : la terre, la famille, la nature. Dans le milieu paysan, il aborde le pauvre face au riche, le bonheur et l'injustice, et établit un parallèle entre l'Inde en tant que "patrie", la mère indienne et Mère Nature au travers de la terre nourricière.

Mother India est un film sur le courage et l'honneur, au travers de l'enfer que vit son personnage, il est une ôde aux valeurs indiennes. Derrière la fresque naturaliste et la noblesse de son histoire se cache un portrait noble et fier (patriotique ?) du Peuple Indien, en prenant grand soin de ne pas trop l'appuyer sur la religion.

Un film de plus de 50 ans (mais en technicolor !), de presque 3heures, avec ses numéros de danse et de chansons, sans effets spéciaux et en langue indienne : beaucoup ne tenteront pas l'aventure...
...et c'est bien dommage, car Mother India est un bloc d'humanité, de vie, qui force le respect, un film qui ne peut cacher ses rides, mais dont le message universel demeure intact, immaculé !


Biutiful (Alejandro González Inarritu, 2010)


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Vivant de diverses combines louches pour vivre, un homme apprends qu'un cancer va l’emporter. La difficulté du quotidien n'en sera que plus lourd, d'autant plus que Uxbal laisse derrière lui deux enfants dont leur mère junkie ne peut s'occuper.

Une écrasante ambiance se dégage du dernier Inarritu. Noir, incroyablement sombre et désespéré, Biutiful étouffe littéralement le spectateur sous le poids de la misère sociale et de la survie de son personnage.

Biutiful ne trouve de lumière et d'espoir qu'a de très rares occasions, toutes fugitives, à peine esquissées. Si Biutiful est, comme à son habitude avec Inarritu, absolument sublime visuellement, tout cela en devient presque trop pour le spectateur, qui assiste impuissant à une avalanche de dureté et de misère, se demandant après le générique de fin pourquoi, ou comment, il a pu et voulu s'infliger çà.

Biutiful dresse effectivement, au travers de l'incroyable Javier Bardem (dont le prix d’interprétation à Cannes ressemble à une évidence après la vision du film) un terrifiant portrait d'une société plus qu'impitoyable, mais cela ne suffit pas à garder de Biutiful une "bonne impression". Le dernier film d'Inarritu souffre d'une excès de réalisme, d'une volonté aveugle et obsessionnelle de restituer un noir parfait, mais à force Biutiful en devient un chemin de croix.

Biutiful est une expérience crue et brute à la limite du masochiste, en dépit de la perfection qu'il approche. 

Winter's Bone (Debra Grani, 2010)


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Une adolescente de 17 ans s'occupe de sa mère malade ainsi que de son frère et sa sœur. Elle doit retrouver son père récemment sorti de prison afin d'éviter que la maison ne leur soit prise par ses créanciers.

Winter's Bone prend place dans les couches les plus populaires et pauvres de l’Amérique d'aujourd'hui, ployant sous la misère et visiblement oubliées du rêve américain.
Aussi déprimant qu'un film des frères Dardenne, ou qu'un Ken Loach dépourvu d'espoir et d'humour, la force de ce drame réside dans sa simplicité et son dépouillement (aussi bien à l'image que scénaristique).

Aucun effet larmoyant, pas de violons ni de misérabilisme pour mettre en valeur cette histoire belle et forte. Réalisé par une femme (Debra Granik), Winter's Bone traite son sujet à la perfection. Le film est juste là, devant vos yeux, comme une photographie de guerre, comme un morceau de réalité, pour évoquer la misère sociale et la situation de quasi survie d'une famille.

Dur, mais beau, Winter's Bone, en viendrait presque à ressembler à La Route, tant la réalité, parfois, ressemble à la fiction.

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