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Stand Up Guys (Fisher Stevans, 2013)


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Quand Val sort de prison, c'est son pote, Doc, qui vient le chercher... 20 années se sont écoulées et leur carrière de malfrat est maintenant derrière eux. Derrière ? Pas si sûr, car malgré l'âge, on ne change pas ce qu'on a été, et ce contrat sur la tête de Val n'est pas de nature à empêcher le passé de remonter.

Pacino et Walken... Pour un peu, et on se dirait qu'une rencontre mythique à la Heat va se jouer devant nous... Le King of New York rencontre donc un autre parrain pour cette comédie douce-amère sur des gangsters retraités-mais-pas-tant-que-ça. Il faudra rajouter Alan Arkin à l'écrasant duo, et il faudra aussi accepter Stand Up Guys sans trop réfléchir pour pouvoir en profiter. Non pas qu'il déçoive, mais plutôt qu'il surprenne !

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L.A. Takedown (Michael Mann, 1989)


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A Los Angeles, le détective Vincent Hanna traque le gang de Patrick McLaren, un braqueur expérimenté. Chacun fait ce qu'il sait faire, chacun sait ce que l'autre doit faire : le braqueur et le policier commencent une partie de chat et de la souris, au détriment de leur vie respective...

Heat... Six ans avant de mettre en image la mythique confrontation Pacino / DeNiro, Michael Mann en réalisait, sur la base du même scénario, une première version pour la télévision : L.A. Takedown. Presque 2 fois plus court que son ainé, on y retrouve cependant tout les ingrédients qui feront de Heat une perle parfaite, un film énorme... L.A. Takedown est bien loin de Heat (pour ne pas dire incomparable), mais même si son intérêt et sa qualité sont faibles, l'exercice est passionnant à regarder... Prototype approximatif dans lequel il est difficile d'entrevoir la noblesse de sa matière, L.A. Takedown en dit pourtant long sur ce qu'à un réalisateur a en tête, sur la gestation d'une oeuvre... Le magnifique Le Solitaire (The Thief) en 1981... le chef d'oeuvre Heat en 95... et au milieu L.A. Takedown, avec encore cette farouche volonté de décrire et comprendre de quoi sont fait les personnages moteurs de l'action, plutôt que de simplement la montrer. Cliquez...

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De l'Autre côté du Périph (David Charhon, 2012)


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La femme du premier patron de France est retrouvée morte en banlieue. Le capitaine Monge, un flic parisien voué à une brillante carrière, est chargé de l'enquête, il devra collaborer avec Ousmane Diakité, simple bon flic à Bobigny, obsédé par les affaires qui mouillent les hautes personnalités... Dans l'esprit comme dans le style, ces deux flics que tout sépare devront pourtant collaborer sur cette enquête...

L'un est blanc, bourge, coincé et parisien, l'autre est black, cool et banlieusard... L'originalité est donc persona non grata dans De L'autre Côté du Périph : c'est une variation sur le thème du duo de flic, façon L'Arme Fatale, que ce vient donc se coller le ressort humoristique de l'humour autour de la différence. L'autre Côté du Periph construit une enquête qui va rapprocher le parisien et le banlieusard, et passer ses messages de la connaissance de l'autre et du vivre ensemble... Ouch ! A coté du nouveau ch'ti black préféré des Français apparaît le décidément excellent Laurent Laffite : est-ce la seule chose qui se déroule de l'autre côté du périh ?

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Pawn (David A. Armstrong, 2013)


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Un jeune homme fraîchement libéré de prison, se retrouve pris dans une prise d'otage dans un restaurant. La police pense qu'il fait partie des preneurs d'otages, les malfaiteurs cherchent un mystérieux disque dur, un individu kidnappe sa femme... : Il se cache bien des choses derrière ce braquage ordinaire, il faudra que le jeune homme démêle la situation pour se tirer d'affaire.

Un joli casting vient appuyer ce petit thriller, jugez plutôt : notre Ray Liotta de Cogan ou Narc, notre ripoux préféré de The Shield et Forest Whitaker... le tout ficelé dans un petit thriller malin ! C'est en tout cas l'emballage de ce Pawn, parce qu'à mieux y regarder, tout n'est pas aussi idéal que ça dans le film de David A. Armstrong. Original et bien foutu, ou bien roublard et creux ? La rédaction se penche sur cette question, après vous avoir dit cependant que nous ne sommes pas ennuyés avec ce Pawn-là...

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Jack Reacher (Christopher McQuarrie, 2012)


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Un sniper tire sur des civils et est rapidement arrêté. Sur son lit d'hôpital, il demande aux autorités de contacter Jack Reacher pour l'innocenter, alors que tout l'accuse. Jack Reacher, un loup solitaire d'une efficacité redoutable, commence son enquête... La tuerie du sniper n'est pas aussi évidente qu'elle n'y paraît, quelque chose se cache derrière...

Mister Perfect... Comme depuis bien des années, le scientologue apparaît une fois de plus dans la peau d'un héros absolument infaillible à qui tout réussit : il pige tout très vite, il n'a peur de rien et il est super efficace quand il se bat ! Le scénariste de Usual Suspect, réalisateur de Mission Impossible 5, accouche donc sur l'écran de Jack Reacher, sorte de vigilante super flic aux méthodes directes et expéditives... Jack Reacher a divisé la rédaction, étrangement coincé entre l'étron de divertissement vide, le plaisir coupable et une efficacité bien palpable... On fait le tour de la "chose"...

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The Red Riding Trilogy : 1983 (Anand Tucker, 2009)


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Une nouvelle fillette vient de disparaître alors que 3 ans auparavant le meurtrier avait été identifié et arrêté et qu'un autre, un simple d'esprit, est emprisonné pour avoir avoué aussi des crimes. John Piggot, un avocat, s'intéresse donc au devenir de cet autre individu, alors que le policier Maurice Jobson revisite aussi sa propre enquête d'alors. Plusieurs affaires se mélangent, plusieurs erreurs ont été commises : le dénouement approche... toute la vérité enfin ?

Démêler le vrai du faux, rendre à César ce qui est à César, voilà l'enjeu de cet ultime volet de Red Riding Trilogy... Comme un bilan, il aura fallu une décade pour dissocier les responsabilités et les rôles de chacun. Une fois de plus le passé refait surface à la lumière d'un nouvel élément, une fois de plus ce que Red Riding Trilogy avait éclairé est de nouveau questionné, une fois de plus les éléments parasites autour ont faussé la perception des évènements .. Conclusion la trilogie, 1983 est l'occasion de rassembler les morceaux pour enfin avoir une vision d'ensemble...

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The Red Riding Trilogy : 1980 (James Marsh, 2009)


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En 1974 les quelques meurtres dans le Yorkshire n'étaient que le début d'une longue série... En 1980, il est est maintenant une urgence d'arrêter la macabre série du Jack L'Eventreur du Yorkshire... L'inspecteur Peter Hunter est détaché de Manchester pour assister la police dans son enquête, et il connaît bien ce à quoi il va être confronté, puisqu'il avait en 1974 enquêté sur la tuerie du Karachi Club... Et si tous les crimes n'étaient pas dus qu'à l'éventreur ? Qu'à donc à se reprocher la police locale ?

C'est à cause de James March que la rédaction s'est penchée sur The Red Riding Trilogy, largement séduite par l'intéressant Shadow Dancer. James March réalise donc le deuxième opus de ce cette sombre trilogie, basée construite sur une intrigue mêlant meurtres et corruption, sur cette "simple" enquête qui tourne à l'investigation complexe et au long cours. 1980 change de registre pour se concentrer sur la recherche du tueur. 1974 ajoutait à ses meurtres un contexte trouble, 1980 augmente la liste de ses meurtres, trouble encore davantage la donne et déterre de vieux cadavres... Ca se complique...

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The Red Riding Trology : 1974 (Julian Jarrold, 2009)


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1974. Un journaliste se penche sur la disparition de plusieurs jeunes filles dans la région du Yorkshire. On a retrouvé les corps avec des ailes blanches cousues sur leur dos. En faisant son enquête, Eddie Dunford découvre que la police locale à visiblement quelque chose à cacher et qu'elle est gangrenée par la corruption. Eddie Dunford dérange, son obstination déplaît dans ce panier de crabes il risque bien plus qu'il ne l'imagine...

3 téléfilms de haut-vol composent The Red Riding Trilogy... Si la rédaction reproche souvent à certains films leur aspect télévisuel, The Red Riding Trilogy, quant à lui, peut s'enorgueillir de son aspect cinéma, comme quoi le budget, si modeste soit-il, ne fait pas tout ! Sous-titré 1974, ce premier opus établit les sombres bases de cette belle brochette, en superposant une nauséabonde corruption policière locale locale sur des meurtres façon serial-killer à la Jack L'éventreur (ce que nous proposera l'épisode 1980)... C'est froid, sobre, très sombre, élégant et intriguant, ça se recoupe, se poursuit et se croise de film en film sur une décade : 1974 ouvre le bal d'une bien belle triplette...

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L'Ombre d'Un Doute (Alfred Hitchcock, 1943)


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Oncle Charlie s'invite chez sa soeur, et sa nièce Charlie, aussi, en est la première ravie ! Mais Charlie a ses petits secrets, c'est un homme qui parle peu de lui... Quand deux hommes insistent pour interviewer toute la famille réunie, oncle Charlie s'esquive... Ce sont en fait des policiers qui recherche un meurtrier ! Le gentil tonton Charlie serait-il l'assassin recherché ? Le doute s'installe lourdement chez sa nièce, le climat aussi va devenir pesant dans cette "famille modèle"...

Après le fun et la légèreté de La Cinquième Colonne (malgré son sujet grave à cette période), Hitchcock endosserait presque à son tout ce rôle d'ennemi de l'intérieur, en mettant en péril l'une des valeurs-piliers de la société américaine : la famille. Le péril ne vient plus du coeur du pays, d'un nid d'espions, mais du coeur de la famille. Il n'en est pas moins redoutable, puisque le crime envisagé dans l'Ombre d'Un Doute n'est autre que le meurtre de la fille de sa soeur : le bon tonton Charlie envisage-t'il de tuer sa propre nièce ? En tout cas, Hitchcock s'amuse avec cette hypothèse pour notre plus grand plaisir !

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End Of Watch (David Ayer, 2012)


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Brian Taylor et Mike Zavala sont policiers dans les quartiers chauds de la Cité des Anges. Équipiers  amis, leur quotidien est fait de complicité dans l'habitacle de leur véhicule et d'une complémentarité sans faille lors de leurs interventions souvent périlleuses. Bons flics, ils le sont certainement, et forcément, dans ces quartiers tenus par les gangs,ce qui attire l'attention, ce n'est pas leur courage, mais leur zèle gênant....

Voici la bonne surprise de la semaine. Alors que nous n’espérions qu'un action movie bien fagoté, c'est la présence de l'excellent Jake Gyllenhaal que notre attention s'est portée sur End Of Watch, et en a été récompensée. Plongée documentaire et tendue dans le quotidien des flics de LA, End of Watch, malgré une mise en image un poil énervante, s'impose doucement pour dépasser le simple divertissement et nous proposer une virée aussi attachante que nerveuse.

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Mais Qui a Re-Tué Pamela Rose ? (Kad Merad et Olivier Baroux, 2013)


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10 ans après leur enquête, les officiers Ripper et Bullitt sont de nouveau réunis quand le Shériff de Bornsville leur annonce que quelqu'un a volé le cercueil de Pamela Rose. Leur enquête va rapidement les mettre sur la piste d'un complot pour assassiner la présidente des Etats-Unis of America...

Y'a t'il un Pilote dans Mais Qui a Re-Tué Pamela Rose ? C'est la question que l'on se pose dans cet enchaînement ininterrompu de rafales de gags et d'absurde assumé et barré. Ne se refusant rien, Kad et Olivier s'offrent un film sur mesure où ils retrouvent le terrain de jeu de l'humour de La Grosse Emission, mélange d'esprit ZAZ, façon Z Y'a t-il un pilote Dans L'avion, et de celui hérité des Nuls... Mais Qui a Re-Tué Pamela Rose propose le meilleur comme le pire, stop ou encore ?

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Breaking News (Johnnie To, 2004)


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Ridiculisée par son action contre des gangsters, la Police de Hong-Kong décide de médiatiser leur arrestation afin de corriger son image. Mais l'assaut de l'immeuble dans lequel ils se sont réfugiés ne se déroulera pas aussi bien que prévu : il y a en fait deux groupes de gangsters, et eux ont compris l'intérêt des médias...

On l'aime bien Johnnie To, à la rédaction de doorama... Breaking News, à l'image d'autres de ses films, souffre d'hétérogénéité, mais se dote aussi de moments malins, quelquefois simplement brillants...

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Le Guetteur (Michèle Placido, 2012)


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L'inspecteur Mattei vient d'arrêter le sniper qui a shooté tous ses hommes lors d'une intervention sur un hold-up. Le sniper a été dénoncé, il va s'échapper et trouver la celui qui l'a balancé... Mais une autre une affaire, bien différente, existe entre Mattei et ce tireur aussi déterminé qu'efficace.

Bien curieux ce Guetteur... Mal nommé, mal fouttu, maladroit, mais pas mal du tout aussi... C'est l'homme de Romanzo Criminale (que nous avouons ne pas avoir vu, mais c'est promis, on en a envie, nous y viendrons), que la presse avait particulièrement bien accueilli, qui se colle à ce polar sombre et tendu, mais qui ne récolte cette fois-ci que peu d'éloges ! Ben nous on a aimé, enfin disons qu'on en a grandement apprécié certains aspects, et voilà pourquoi...

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Femmes De Yakuzas (Hideo Gosha, 1986)


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Lorsque un yakuza est en prison, l'activité du clan ne s'arrête pas pour autant. Sa femme assure même le rôle de patronne intérimaire, prenant les intérêts du clan en main durant l'absence de Monsieur... Madame Awatsu règne donc en fine stratège sur un clan de 500 membres, elle dirige tout, de la guerre en cours, au mariage de sa soeur, mais quand cette dernière choisit d'épouser un yakuza du clan adverse, cela ne facilite pas la gestion des affaires courantes...

Hideo Gosha a pondu pléthore de films de genre... Si on retiendra Hikotori, le Châtiment et Goyokin, L'Or du Shogun comme deux perles véritables, il sera peut être plus difficile d'en dire autant de ce Femmes de Yakuzas. Film de genre audacieux et original sur le papier, le résultat final surprend, mais pas pour les meilleures raisons...

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La Panthère Rose (Blake Edwards, 1963)


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Le Fantôme, voleur de haut vol, est convoite de dérober le céléebrissime diamant La Panthère Rose à la Princesse Dala. Il échafaude un stratagème pour se rapprocher de la princesse lors de son séjour à la montagne. Mais l'inspecteur Clouseau, sur ses traces depuis des années, surveille la princesse et son précieux diamant, prêt à attraper enfin la fameux Fantôme.

Premier d'une longue série, pas spécialement inoubliable, ce premier du nom est une comédie policière, que l'on qualifiera de légère et élégante, qui marque non seulement la naissance de l'Inspecteur Clouseau au cinéma, mais aussi la première apparition de la Panthère Rose. La série animée vient de là ! 50 ans après : que vaut cette première Panthère Rose ?

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Des Hommes Sans Loi (Lawless - John Hillcoat, 2012)


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Pendant la prohibition, dans le comté de Franklin, les trois frères Bondurant résistent face à la tentative de prise de contrôle du marché d'alcool de contrebance face à des gangsters venus de Chicago et à la police corrompue. Alors que le plus jeune, Jack veut développer l'activité, Forrest, avec sa réputation d'invincibilité gagnée pendant la guerre, organise la résistance face à Chicago tout en protégeant la fratrie et Maggie qui fuit Chicago et sa violence. La nouvelle économie est en marche, les Bondurant ne céderont pas.

On se souvient de John Hillcoat pour La Route et la minéralité de son cinéma. Avec Des Hommes Sans Loi, il aborde une histoire américaine brute, entre western et gangsters, et livre un récit sobre, presque dépouillé, peuplé de personnages nobles et confrontés aux temps et aux méthodes qui se durcissent. Des Hommes Sans Loi trouve son souffle dans ces racines américaines qui font ces grands films, simples, mais nourris des mythes qui ont construit l'Amérique...

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Quand la Panthère Rose S'emmèle (The Pink Panther Strikes Again - Blake Edwards, 1976)


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Clouseau est maintenant inspecteur-chef à la place de Charles Dreyfus devenu fou et enfermé dans un asile. Ne vivant qu'avec l'idée de tuer Clouseau, Dreyfus s'échappe et menace d'un rayon mortel chaque pays du globe qui ne l'aiderait pas à anéantir Clouseau. L'inspecteur arrivera t'il à attraper Dreyfus avant qu'il ne détruise le monde ?

La rédaction poursuit son exploration de la série des Panthères Roses, avec ce quatrième épisode. Amis de la finesse, passez notre rubrique... Amateurs de Peter Sellers, le bal est ouvert ! Quand la Panthère Rose S'emmêle est moins drôle que Quand l'Inspecteur S'emmêle (A Shot in The Dark...), mais infiniment plus drôle que le troisième épisode intitulé Le Retour de la Panthère Rose... Faisons ensemble le tour du propriétaire...

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La Vie Sans Principe (Johnnie To, 2011)


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En 2007, à Hong-Kong, par une journée historique de crack boursier, une employée de banque subit la pression de sa supérieure pour vendre des produits toxiques... Ailleurs dans la ville, Panther, un mafieux, tente d'aider ses frères de sang à trouver des sommes d'argent... Une importante somme d'argent va faire irruption dans leur vie, alors qu'ailleurs dans la ville, un flic intègre voit lui aussi sa vie empoisonnée par des besoins d'argent.

Johnnie To, peut être le meilleur réalisateur de Hong-Kong, et ce titre n'est pas démérité, signe ici une oeuvre très atypique dans sa carrière remplie de polars nerveux et maîtrisés. Pas un coup de feu ne retentit dans La Vie Sans Principe... Ce qui claque en revanche, c'est une approche virtuose de l'argent sale, qu'il soit mafieux, ou issu du système bancaire (autant dire la même chose !), et sa vision de ce" nerf de la guerre", que ce soit sous l'oeil d'un flic, d'un homme de main ou d'une employée de banque... Ethique et fric règnent dans ce Johnnie To...

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Boule de Feu (Howard Hawks, 1941)


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8 grands érudits partagent, depuis plus de 3 ans déjà, le même logement afin de rédiger une encyclopédie. La lettre S arrive et comporte Slang (argot) et Sexe... C'est dans ce studieux endroit que Sugarpuss, l'amie d'un gangster, va trouver refuge pour fuir la police qui la recherche activement. L'arrivée de la jeune femme va agiter la petite communauté, Beltram Potts, le plus jeune, linguiste, va tomber amoureux Sugarpuss.

Howark Hawks signe ici une comédie infiniment moins rythmée et tonique que L'Impossible Monsieur Bébé, mais son humour ravageur, sa romance et ses 7 espiègles petits vieux parviennent pourtant à faire de Boule de Feu une excellente comédie, très injustement "oubliée" dans la filmo de son réalisateur.

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Gas-Oil (Gilles Grangier, 1955)


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Jean Chape est chauffeur-routier. Entre son camion tout neuf, son gagne-pain, et l'institutrice dont il est tombé amoureux, il aborde enfin la vie qu'il souhaite. Mais tout va être remis en question lorsqu'un matin, il écrase un homme. Jean ne le sait pas, mais l'homme était en fait déjà mort ; un gangster abattu par ses complices qui pensent que Jean à récupéré l'argent qu'il leur avait dérobé...

Première de nombreuses collaborations avec Gabin (Archimède le clochardLe Cave se rebiffe ou encore Le Gentleman d'Epsom), Gas-Oil est un "film noir à la française", mais son rythme-diesel, ses valeurs et ses personnages le font aujourd'hui apparaître bien davantage comme un drame, voire une chronique provinciale, que comme un film à intrigue policière.

Si Jean Gabin est effectivement confronté à des gangsters qui le pense en possession de leur argent, cet aspect n'occupe qu'une moitié du film, l'autre n'étant constitué que de la vie quotidienne d'un simple camionneur dans la le Puy de Dome des années 50. Au delà de la sombre affaire qu'il réglera avec ses copains routiers, aujourd'hui bien molle et pas des plus palpitante, l'intérêt de Gas-Oil se concentre davantage sur son portrait d'une profession qui incarne une certaine France d'après-guerre, honnête et travailleuse. Ce qui caractérise Gas-Oil c'est bien plus l'amitié, la solidarité, le courage du travailleur et le "coup de jinjin", qu'un homme traqué par de dangereux malfrats. Gabin n'aspire qu'à vivre avec son institutrice (Jeanne Moreau) et "livrer ses endives à Berthier à 5h" !

Dans Gas-Oil, la France provinciale est tranquille et solidaire. Elle incarne les valeurs nobles du pays, certaines traditions, et les gangsters (des Parisiens !) représenteraient presque la modernité et l'absence de valeurs : la "mauvaise France". La caméra de Gilles Grangier, avec l'aide d'un Gabin impérial, dépeint avec un certain amour des gens simples en les représentant presque comme des Héros des temps modernes... Il faut voir Gabin attaquer sa journée avec son "gros camion" neuf dans lequel il vient de tout investir : c'est quasiment Le Salaire de la Peur ! Grangier représente une France courageuse, encore en train de "résister" , et c'est grâce à ce courage qu'elle mettra en défaite l'envahisseur sans morale ni scrupules. Gas-Oil, c'est un peu la Résistance qui s'auto-organise, sans faire appel à la police, dans une solidarité sans failles.

Aujourd'hui, l'intrique policière de Gas-Oil, peu intense et au rythme bien lent, nous paraît, ici à la Rédaction, devenue bien secondaire. Revoir (ou découvrir) Gas-Oil pour son coté "film noir" risque fort de d'apporter au spectateur quelques déceptions, car Gas-Oil roule à l'ordinaire, pas au super ! En revanche la France que l'on y découvre, séduit par sa "force tranquille", et les valeurs que l'on y découvre semblent encore faire écho  à ce qui a permis à la France de se libérer de l'oppresseur.

Gas-Oil est un film d'hommes et de valeurs, il sent le labeur, un peu la sueur et, curieusement, dégage aussi un certain parfum patriotique... Porté par son regard attentif et bienveillant sur ses "gens simples", ainsi que par les très bons dialogues d'Audiard, le film propose une belle image d’Épinal de la France d'après-guerre qui s'il n'était pas "embrassé" de son coté policier, en aurait fait une très jolie chronique sociale. Vous l'aurez compris, c'est donc sous cet oeil que nous y avons trouvé tout notre plaisir. Maintenant, si vous voulez voir un film noir ou un film policier pur jus, sombre et intense, nous vous recommandons plutôt de ne pas vous aventurer sur cette route là : ici c'est davantage la départementale des clochers et villages, que la rapide autoroute de la modernité !

Procurez-vous Gas-Oil ou d'autres films de Gilles Grangier ou avec Jean Gabin , Jeanne Moreau ou Roger Hanin