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Le Dernier Rempart (Kim Jee-Woon, 2012)


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 Près de la frontière mexicaine, le shérif Ray Owens veille sur la petite ville tranquille de Sommerton Junction. Mais la tranquillité sera de courte durée, puisque Gabriel Cortesz, un puissant baron de la drogue, vient de s'échapper et se dirige à près de 400 kmh sur la paisible bourgade, laissant derrière lui de nombreux cadavres... Ray Owens et ses adjoints se dresseront devant lui et ses complices, ultime rempart pour n'empêcher qu'il ne passe la frontière...

Ca faisait un moment que nous n'avions pas cité J'Ai Rencontré le Diable dans nos lignes... Avec le Dernier Rempart, voici l'occasion qui se présente puisque ce revival d'action 80's est le premier film US du passionnant réalisateur coréen. Papy Schwarzy endosse le rôle du shérif courageux et droit, prêt à risquer sa vie pour mener sa mission jusqu'au bout et arrêter le dangereux criminel... Gunfights, bolides hyper rapides, impacts de balles, fédéraux et shérif droit dans ses bottes sont de la partie pour ce pur action-movie niché entre Le Bon, La Brute et le Cinglé et un épisode réussi de Fast and Furious, pas loin d'un petit Bruce Willis old-school, un peu comme si Schwarzy avait décidé de faire son remake du Train Sifflera Trois Fois...

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Premium Rush (David Koepp, 2012)


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Coursier dans New York n'est pas une profession dénuée de risques. En acceptant cette course qui s'annonçait comme "ordinaire", le mystérieux pli transporté par Wilee va mettre sa vie en danger, car ceux qui veulent le récupérer ne reculent devant rien, pas même l'idée de le tuer... La course dans New-York devient une course pour la survie...

Nous aurions envie de résumer Premium Rush à la manière d'un Jean-Luc Delarue : "Efficacité, Zéro originalité...". Bien que son idée de remplacer les traditionnelles poursuites de voitures en courses folles de vélo au beau milieu des rues bondées de New-York soit amusante, les ressorts de Premium Rush ont déjà bien usé nos mirettes : "vous êtes en possession d'un objet dont vous ignorez l'importance, ceux qui la connaissent sont prêt à vous tuer pour le récupérer..." David Koepp (Hypnose) est bien au fait de l'usure de son sujet, et choisit donc d'appuyer sur le champignon -pardon, sur la pédale- avec une réalisation orientée 100% rythme. Voyons si son petit vélo tient la route...

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Blackthorn (Mateo Gil, 2011)


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Alors que tous le croient mort, Butch Cassidy vit retiré en Bolivie depuis 20 ans sous le nom de James Blackthorn. Las de sa vie d'éleveur de chevaux, il prépare son retour chez lui aux Etats-Unis, mais sa rencontre avec Eduardo va bouleverser ses projets et l'entraîner dans une dernière chevauchée.

C'est sans doute la rareté du genre sur les écrans et son allure atypique qui nous ont emballé dans ce Western élégant et crépusculaire. Au travers de cette retraite imaginaire du grand bandit américain, on retrouve dans Blackthorn toute la distance nécessaire pour aborder les codes et la mythologie de "feu le genre western" avec l'amertume, le désenchantement et le coté sombre déjà abordé par Eastwood dans Impitoyable. Blackthorn, est un western lent et nostalgique qui explore le Mythe, avec comme principaux atouts Sam Sheppard et les sublimes et étranges paysages de l'Amérique du Sud.

Sam Sheppard a tourné le dos à son tumultueux passé et aspire maintenant à retrouver ses racines et sa famille, mais sa légende se rappellera à lui, comme s'il lui était interdit de d'effacer sa vie d'avant malgré une certaine rédemption. Blackthorn c'est l'aspiration à redevenir un homme ordinaire qui est refusée à un mythe : un homme condamné au passé, malgré la noblesse de ses valeurs retrouvées. Mateo Gil s'attaque avec une grande sobriété à ce parcours rédemptoire et en abordant la fin d'un mythe (Butch Cassidy quand même !) parvient à le ressusciter. Sans parvenir toutefois à atteindre la qualité d'Impitoyable, tout est là, et son réalisateur s'approprie les thèmes eastwoodiens pour en livrer une bien belle interprétation, nostalgique et personnelle.

Ses somptueux décors donnent aussi à Blackthorn une réelle identité, ils impriment un rythme très particulier sur l'histoire et agissent directement sur les personnages. Que ce soit les hauts plateaux salés où l'air se fait rare et les poursuites lentes, ou ses montagnes hostiles, ils plongent les personnages dans d'immenses (et magnifiques !) déserts naturels et, en les isolant, les confrontent et les renvoient à eux même, les forcent à l'introspection. Blackthorn est un plaisir rétinien mû par une utilisation de la nature non sans rappeler celle d'un Lawrence d'Arabie. Blackthorn parvient à construire un western intimiste et lent, à échelle humaine, sans pour autant omettre le souffle et la grandeur de ses prédécesseurs (La Horde Sauvage).

Que ce soit son rythme atypique, ses décors à couper le souffle ou son cocktail équilibré de thématiques fortes (les racines, le mal du pays, la filliation, l'amitié, la rédemption...), Blackthorn surprend le spectateur de bout en bout. Sans jamais se prétendre un "grand western", il en prend pourtant tout les attributs et les met au service d'une histoire, belle, simple et forte. Cette manière de faire un vrai-faux western n'est pas sans rappeler le superbe 3 Enterrements ou L'Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford... Des westerns pur jus traités dans un style presque extérieur au genre. Et si Blackthorn s'encombre effectivement de flashs-backs qui brisent un peu son pouvoir hypnotisant, la Rédaction à été séduite par son équilibre entre sincérité, grandeur et minimalisme.

Concernant la note de la rédaction, 7 aurait été plus juste, mais devant le plaisir de sa découverte (qui supportera modestement, il est vrai, l'analyse) et son étonnante action retenue (mais captivante), nous avons préféré lui donner un "bonus", afin de vous donner envie de le découvrir vous-aussi. Que l'on adhère ou non au propos et à la forme de Blackthorn (et des raisons de na pas l'aimer, il y en a !), nous pensons que Blackthorn est un film maîtrisé, qui réussit à marier harmonieusement classicisme, modernité, originalité et plaisir (des qualités que nous prêtons au sublime Agora, pour lequel Mateo Gil avait écrit le scénario...). Pas un chef d'oeuvre, mais un film simple, solide et réussi, presque parfait en son genre au vu de ses ambitions et du plaisir qu'il procure : du cinéma, du vrai, comme on aime !

Procurez-vous Blackthorn ou d'autres films de Mateo Gil ou avec Sam Shepard, Eduardo Noriega, Nikolaj Coster-Waldaut ou Stephen Rea 

Charade (Stanley Donen, 1963)


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Le mari de Reggie Lambert est retrouvé mort, jeté d'un train. Reggie découvre alors le passé trouble de son ancien mari, et se retrouve menacée par plusieurs hommes en quête d'une somme d'argent qu'il est supposé lui avoir remis... Hamilton Bartholomew, de la CIA, et le séduisant Peter Joshua (Cary Grant) semblent vouloir l'aider, mais Reggie découvre que ce dernier mens sur sa véritable identité... Bien des surprises attendent Reggie !

Comédie policière très Hitchcockienne dans son esprit, Charade promène le spectateur de surprises en surprises dans une histoire de magot qui attire toutes les convoitises. Entièrement tourné à Paris, le film de Stanley Donen (Chantons sous la Pluie ou encore le magnifique Voyage à Deux, avec Hepburn aussi) impose son rythme et son suspense, avec une décontraction et un charme qui ne vieillit pas : Charade dégage toujours cette "vitalité" qu'il possédait lors de sa sortie.

Comédie romantique attachante, Charade repose avant tout sur son duo d'acteurs. Audrey Hepburn, cernée d'hommes prêts à tout pour mettre la main sur les 250 000 $ dont elle ignore la cachette, incarne a merveille cette candide veuve américaine, et avec Cary Grant forment l'un de ces couple iconiques du cinéma américain. Stanley Donen cèlera d'ailleurs le romantisme et le glamour du couple, en plaçant leur idylle naissante dans un Paris un peu gris, mais toujours aussi chargé de son magnétisme romantique... (une citation à Un Américain à Paris se cache d'ailleurs dans le film...).

Plein de légèreté et de fantaisie, Charade est un cocktail entre La Mort Aux Trousses et l'univers de Blake Edwards. Si n'arrive cependant pas à la beauté visuelle et technique du premier, sa mécanique précise, pour sans cesse surprendre le spectateur, ronronne parfaitement, et la vivacité et le cinglant comique des répliques du couple font immanquablement mouche ! Coté action, Stanley Donen ne laissera de répit au spectateur que pour observer le couple se rapprocher. L'humour qui parcoure ces scènes agit alors comme une bouffée d'air (on adore la douche de Cary Grant...) avant de reprendre de plus belle la poursuite du développement de l'intrique.

Charade est un bonbon, à la fois doux et acidulé ! Son rythme soutenu et son superbe couple agissent sur le spectateur comme une boisson euphorisante. On sourit, on s'amuse à avoir peur avec ses affreux méchants, on tremble pour Audrey, on brûle d'avoir le fin mot sur son magot... Charade est de ces films américain raffiné, racé et efficace, qui s'appuie sur un sens du spectacle et du Cinéma sans faille. Une douceur à consommer sans aucune modération, qui dépasse en tout point (artistiquement comme techniquement) ses modestes ambitions d'"entertainment". Hollywood, dans ses plus beaux habits, nous offre un superbe numéro de charme.

Procurez-vous Charade ou d'autres films de Stanley Donen ou avec Cary Grant, Audrey Hepburn, James Coburn, George Kennedy ou Walter Matthau

The Murderer (Hong-jin Na, 2011)


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Afin d'éponger sa dette, occasionnée par le coût du visa de sa femme partie en Corée, Gu-Nam accepte d'aller tuer un homme en Corée pour le compte d'un parrain local. Sur place, il compte accomplir sa mission, mais aussi tenter de retrouver son épouse... Mais rien ne se passera comme prévu. De chasseur il deviendra proie, traqué de toute part.

Nous perdons toute objectivités devant certaines bombes coréennes, et ce second film du réalisateur de The Chaser fait partie de ces films qui nous impressionne. The Murderer étale 2h20 de grand cinéma, 2h20 de précision, de tension et de maîtrise.

Le meurtre que doit exécuter Gu-Nam ne sera pas le point final de son aventure, mais bien le coup de départ de son irrémédiable chute. A la manière de J'ai Rencontré le Diable, passé la minutieuse mise en place de son film, Hong-jin Na sonne les hostilités à la 45ème minute, et entame alors une intense course, mortelle, jusqu'à son final sombre, absurde et mélancolique. The Murderer est un thriller tout ce qu'il y a de plus efficace, mais c'est aussi, et avant toute autre chose, un Film Noir dans le plus pure tradition. Notre héros (mais y'en a t'il vraiment dans ce film ?) est un quidam sans avenir et peu locace, condamné dès la première image à toujours perdre. The Murderer n'épargnera rien à son personnage, sa détermination et son instinct de survie feront difficilement le poids face aux dangers vers lesquels il est naïvement allé.

Coincé entre la mafia et la police coréenne, et bientôt rattrapé par son commanditaire (Yun-seok Kim de The Chaser, en increvable et étonnant Pitbull !), Gu-Nam est un sursitaire, un homme traqué qui sera précipité dans un tourbillon de violence (et les coréens, ils savent faire !). Fabuleusement écrit, superbement réalisé (quoi qu'une caméra moins "épaule" n'aurait pas été mal accueillie...) The Murderer est encore une démonstration magistrale de ce que le cinéma coréen "a sous le capot". Passionnant de bout en bout, son rythme est sans faille, ses personnages puissants et finement écrits étayent avec justesse un scénario précis et fort.

Pour la rédaction de Doorama, The Murderer ne propose rien d'autre que le cocktail idéal, un thriller bluffant sur le fond comme dans sa forme. En proposant un dosage savamment équilibré de ses multiples ingrédients (violence, émotion, suspense, sens de l'absurde, humour, tension, rythme, rebondissement, respect des codes, renouvellement du genre... etc...) le film de Hong-jin Na s'impose au spectateur comme LE film qu'il espérait voir. Désespéré, palpitant et parfaitement maîtrisé The Murderer est une expérience de cinéma d'exception, un uppercut dévastateur que le spectateur reçoit en plein coeur de sa cinéphilie. On adore, un point c'est tout.

Procurez-vous The Murderer ou d'autres films de Hong-jin Na ou avec Yun-seok Kim

Série Noire Pour Une Nuit Blanche (Into The Night, John Landis, 1985)


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Les insomnies de Ed le mènent un soir à l'aéroport, là, il sauve une inconnue, de quatre tueurs iraniens particulièrement déterminés. Diana s'est mise dans une situation délicate. Il décide de l'aider, ils entament alors alors un long et dangereux périple dans Los Angeles pour tenter de résoudre ses problèmes.

John Landis (Hamburger Film SandwichLes Blues Brothers et l'un de nos films culte Le Loup Garou De Londres -ben oui !-) est à nos yeux un réalisateur "sympa". A redécouvrir cette petite comédie policière oubliée (à juste titre), et malgré ses défauts, nous n'aurons pas changé d'avis. Bien ancré dans les 80's, Série Noire Pour Une Nuit Blanche, encombré de son rythme un peu mou et son genre hésitant, fonctionne difficilement aujourd'hui, mais il n'est cependant ni dénué de charmes ni de quelques qualités. 

Même si Série Noire Pour Une Nuit Blanche se veut une dérive nocturne insomniaque, il peine largement à trouver son rythme. Cette "folle nuit mouvementée" apparaît aujourd'hui bien timide, sa comédie est trop discrète, ses péripéties peu intenses, et on passe un temps impressionnant à suivre les personnages arriver en voiture sur les lieux d'une scène, puis la quitter. Peu trépidante, l'aventure de Landis ne décolle que rarement et, sans pour autant nous ennuyer, a bien du mal à nous emmener dans le cauchemar que les personnages sont sensés vivre. Comme son personnage en manque de sommeil, Série Noire Pour Une Nuit Blanche est dans l'ensemble plutôt fatigué lui aussi.

Mais quelques moments nous récompenserons cependant de sa vision. D'abord retrouver un produit 80's, typique mais sans ses excès (le divertissement n'est pas sclérosé par la superficialité souvent de rigueur à l'époque), puis son amusante galerie de personnages. Parmi lesquels la sympathique silhouette de Jeff Goldblum (le très attachant Les Copains D'abord de Lawrence Kasdan ou La Mouche), la divine Michelle Pfeiffer (Ladyhawke ou Susie et les Baker Boys,dont toute la Rédaction est instantanément retombé amoureux), mais aussi la très brève et très amusante prestation d'un David Bowie moustachu ou encore son croustillant quatuor de tueurs iraniens, aussi excités du bulbe que de la gachette ! Et quand c'est John Landis incarne l'un d'eux : nous on adore !.

Outre ses personnages, on pourra aussi relever quelques jolis moments de mise en scène (sans doute mis en valeur par la tiédeur générale du film) comme la découverte de l'adultère de la femme de Goldblum empreinte d'un tact élégant bien que lourdement amenée, ou le meurtre sur la plage et la fusillade finale qui dégagent une étonnante nervosité, voire une certaine efficacité. On apprécie aussi la petite baston avec Bowie sur fond d'images de films d'Abbot et Costello au prise avec un Loup garou (ça vous rappelle quelque chose ?) et Frankeinstein... John Landis aime les références cinématographiques, sa série Dream On se basait d'ailleurs dessus.

Série Noire Pour Une Nuit Blanche n'a plus grand chose de très sexy mis à part, à notre connaissance, la seule apparition de Michelle Pfeiffer nue au cinéma, mais son rythme maladroit lui donne cependant une curieuse personnalité, et l'humour déjanté (bien trop timide et ponctuel ici, mais bien présent en filigrane) et la réalisation de John Landis parviennent à éviter l'ennui. Série Noire Pour Une Nuit Blanche est une bouffée de  nostalgie molle du genou, sympathique et attachante, mais on est quand même bien loin du génial After Hours de Scorcese, avec lequel il est souvent rapproché... "See You Next Wednesday" pour en discuter ?

Procurez-vous Série Noire Pour Une Nuit Blanche ou d'autres films de John Landis ou avec Michelle Pfeiffer ou Jeff Goldblum

Le Bon, La Brute et le Cinglé (Kim Jee-Woon, 2008)


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En Manchourie, une carte au trésor dérobée aux Japonaix attire toutes les convoitises. Brigands, voleurs, tueur à gages, chasseur de prime et armée japonaise veulent tous mettre la main sur ce Cinglé qui à cette carte !

Attention, Le Bon, La Brute et le Cinglé décoiffe ! Après le superbe Bittersweet Life (2006) et avant l'hallucinant J'ai Rencontré le Diable (2011), Kim Jee-Woon réalisait ce western asiatique barré et défoulant.

Hommage évident à Le Bon, la Brute et le Truand, cette variation s'amuse des codes instaurés par Sergio Leone et les utilise vers une course au trésor effrénée (à la façon d'Un Monde Fou, Fou, Fou). Rempli d'humour et d'action, le film de Kin Jee-Woon joue à fond la carte du divertissement et du décalage avec son modèle (façon Tatantinienne) pour transformer son film en pur moment de fun.

Véritable démonstration de la virtuosité de son réalisateur (quel sens de l'image, du montage !), Le Bon, La Brute et le Cinglé est aussi un réel plaisir pour les yeux. Il regorge de couleurs vives et chatoyantes (n'ayant à priori pas leur place dans ce désert Manchou !) qui lui donnent une beauté visuelle réjouissante et lui confèrent une étonnante touche de fantaisie particulièrement bien géré.

Mais comme fatigué de son rythme fou, le film s'essouffle sur la fin en sur-utilisant la carte de la "joyeuse pagaille". Certaines scènes deviennent confuses, la mise en scène semble moins soignée, et le contraste avec la grande qualité de ce qui précédait se fait alors grandement ressentir. 

Mais ne boudons pas notre plaisir, s'il s'use un peu sur la longueur, Le Bon, La Brute et le Cinglé reste une fantaisie brillante, atypique et originale. Il regorge de bon moment et, même imparfait, demeure un objet cinématographique ciselé, qui au delà du  divertissement réussi, confirme et impose avant tout l'immense talent de son réalisateur : Kim Jee-Woon !