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Phantom Lady (Les Mains Qui Tuent, Robert Siodmak, 1944)


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Un homme invite une inconnue au théâtre. Lorsqu'il rentre chez lui la police l'attend : sa femme a été étranglée. Comme chaque  témoin nie l'avoir vu avec l'inconnue qui aurait validé son alibi, l'homme est condamné. Mais sa secrétaire mènera son enquête pour retrouver la mystérieuse inconnue et tenter d'innocenter son patron.

Robert Siodmak, fait ses armes dans le Film Noir avec cette enquête quelque peu atypique, puisque l'enquête policière est menée par une la secrétaire. Bien que le scénario de Phantom Lady ne manque pas d'invraisemblances, il entretient le mystère jusqu'au bout même en livrant son coupable à mi-chemin, puisque son véritable intérêt est l'alibi du tueur, qui lui ne sera dévoilé qu'à sa toute fin.

Visuellement superbe, certains plans ou scènes atteignent une véritable puissance, comme l'étonnante scène de l'orchestre de jazz (véritable rapport sexuel, incroyablement mis en scène) ou celle de la gare. Parmi les plans mémorables, la seconde visite de la secrétaire à son boss emprisonné, est une fabuleuse construction expressionniste. Robert Siodmak, par ses choix de réalisation, et le climat pesant qu'il installe, injecte véritablement une seconde dimension à son film, celle du drame et de la passion amoureuse.

Sans parvenir à la dimension de chef d'oeuvre impérissable, Phantom Lady est non seulement une superbe réalisation d'un grand auteur en gestation, mais aussi un film d'enquête policière terriblement agréable à suivre. Film noir sur la forme, un poil série B sur le rythme, ces Mains là (qui Tuent !) vous agrippent dès les premières minutes et ne vous relâchent pas.
Du divertissement de haute volée, malgré un scénario mal géré. 


Cobra Woman (Le Signe Du Cobra) (1944)


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Cobra Woman est le prototype du film d'aventure de studio. Au programme : exotisme, ile éloignée, cité mystérieuse, costumes baroques (dans un magnifique Technicolor flashy), un héros et son jeune acolyte accompagnés d'un chimpanzé, des croyances mystérieuse, un volcan vengeur et reine maléfique (entre autres...).
On retrouve donc tous les ingrédients du genre (véritable catalogue de nos souvenirs d'enfance), concentrés (1h10 !) dans l'histoire d'un homme (Ramu) parti libérer sa promise (Tollea), kidnappée afin de remplacer sa soeur jumelle maléfique sur une ile aux croyances mystérieuse !

Bien que présentant, avouons le, quand même peu d'intérêt, Cobra Woman demeure cependant un petit plaisir de cinéphile, et permet de se replonger, non sans un certain plaisir, dans cette ambiance "serial" et bédé des films d'aventure de l'époque.

Si Robert Siodmak, en début de carrière américaine, ne livre ici qu'une œuvre de commande, il réalise cependant un agréable morceau d'exotisme et de légèreté.

Cobra Woman, réveille des tas de bon souvenirs, allant des vieux Flash Gordon aux King Kong de Cooper ou Jackson (pour la partie indigène). Il fait partie de ce cinéma sans lequel le Indiana Jones de Spielberg n'existerait pas ; c'est aussi ce cinéma là qui prêtera ses thèmes à Fritz Lang pour son Tombeau Hindou et son Tigre du Bengale (ultimes joyaux du genre !).
Vous reprendrez bien une Madeleine ?
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Les SS Frappent la Nuit (Robert Siodmak, 1957)


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Dans l'Allemagne Nazie, un simple d'esprit tue des femmes... Il faudra qu'il commette plus de 50 crimes pour qu'il fasse l'objet d'une enquête, mais peut être la police et les nazis n'en attendent pas la même chose...

Les SS Frappent la Nuit, n'est pas un film de guerre, c'est une enquête criminelle menée sous le régime nazi.
Basé sur un fait divers qui s'est réellement déroulé (un tueur en série à sévit sans encombre durant des années...), ce film aborde avant tout l'aspect politique du régime, au travers de sa gestion de ces meurtres.

Robert Siodmak s'intéresse ici aux contradictions internes de la Bête, établissant un adroit parallèle entre le monstre traqué et le monstre qui l'abrite.
Les SS Frappent la Nuit met subtilement en perspective des crimes commis par un fou isolé avec ceux commis par le régime nazi. Il met en place un habile jeu d'oppositions (la police et les nazis, le crime individuel et le crime de masse, les ombres et la lumière de sa superbe image, les contradictions du régime, etc...) sans jamais tomber dans le manichéisme.

Derrière des apparences de simple film de studio, se cache en fait une véritable oeuvre personnelle.

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