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La Sagesse Des Crocodiles (The Wisdom Of Crocodiles, Leong Po-Chih, 1999)


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Steven vit à Londres, grand séducteur, il se nourrit d'amour... et de sang ! Il est soupçonné d'avoir tué sa dernière petite amie, celle d'avant est morte elle-aussi... Alors que la police s'interroge sur son implication, il rencontre Anne. Sera t-elle sa prochaine victime ?

Enorme interprétation du jeune Jude Law, La Sagesse Des Crocodiles revisite avec originalité et personnalité le mythe du vampirisme. Pas de folklore ici, comme nous, Steven sort le jour et ne craint pas l'ail ou les croix, comme nous il recherche l'amour, mais lui se nourrit de sang.

Pour sa surprenante variation sur le thème, Leong Po-Chih soigne son climat et sa réalisation, il entretient le mystère sur son prédateur et préfère la lenteur à l'action ou aux rebondissements. Il parsème son scénario d'éléments propre à enrichir le thème (ce que Steven trouve dans le sang... l'après repas...) et enrichit l'expérience du spectateur par une savante distillation des explications qu'il leur donne.

A la manière de Morse ou Les Frontières de l'Aube, le film pousse les codes vers de nouvelles interprétations plutôt que de simplement les réutiliser. Tantôt romantique, tantôt inquiétant, La Sagesse Des Crocodiles propose un portrait énigmatique du prédateur mythique, et lui confère une personnalité à mi chemin entre l'homme et l'animal.

Au fil des années, La Sagesse des Crocodiles n'a rien perdu de son coté fascinant et, en son genre, novateur. Il trouve une place à part dans le thème, en substituant le coté maléfique et moyenâgeux du vampire par une passionnante réinterprétation contemporaine.
Un must-see pour les amateurs, et une séduisante découverte pour les autres.

Bellflower (Evan Glodell, 2011)


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Woodrow et Aiden sont d'inséparables amis, un peu barrés, en marge d'une certaine normalité, qui jettent leur énergie dans un délire de construction d'objets post-apocalyptiques. La rencontre de Woodrow et de Lilly va modifier et déséquilibrer leur quotidien, invitant romantisme et douleur dans leur univers protecteur.

Très esthétique et gonflé de traitements visuels très tendances (couleurs saturées, traces sur la pellicule, montage et cadrage dynamiques...) Bellflower entrechoque, avec une grande liberté, amitié et amour au milieu de l'univers protecteur, à la limite du geek, de deux post-ado.

Libre et spontané, romantique et désillusionné, Bellflower transfère progressivement le coté "post-apocalypse" (le seigneur Humungus est une référence ici !) de leur délire au coeur d'une "vraie vie", avec de vrais sentiments... et de vrais déceptions.

La ballade proposée est définitivement belle, forte et attachante, mais toute cette fluidité apparente, cette liberté des personnages, est tellement travaillée qu'elle perds son authenticité et revêt alors un arrière goût d'artificiel. On aurait presque préféré que Bellflower soit plus low-fi (à l'image d'une partie de sa très belle BO) et que sa liberté et créativité visuelle soit moins sophistiquée, plus authentiquement spontanée.

Bien qu'inégal, Bellflower réussit cependant à construire une espèce de "bulle temporelle", une zone isolée de la société qui l'entoure, propice à permettre l'éclosion de la fort belle ambiance du film. Bellflower est un premier film indépendant très prometteur (Evan Glodell tenant par ailleurs fort bien le premier rôle du film), qui malgré ses imperfections, regorge de vie et d'énergie.
 
NDLR : à la rédaction, on s'interroge encore sur la fin...  

Le Grand Amour (Pierre Etaix, 1969)


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 Marié pour le meilleur et le meilleur, Pierre vit avec sa femme (et sa belle famille) sans encombre, jusqu'à l'arrivée de sa nouvelle secrétaire...

Avec Le Grand Amour, Pierre Etaix, jette son oeil exercé sur une certaine usure du couple, ou plus précisément sur l'homme, perpétuel chasseur, dans le couple. Comme toujours, c'est le détail qui l'emporte ici, et même si l'histoire aborde davantage la tentation que la notion de couple, ce qui intéresse Etaix, c'est avant tout la résistance des personnages face au monde qui les entoure (famille, regard des autres, usages de la société...).

Le Grand Amour est davantage scénarisé, et plus concentré, que ses précédentes oeuvres. Il délaisse la simple "trame prétexte" au profit d'un véritable développement du récit et de son personnage, nous permettant ainsi de découvrir un Pierre Etaix moins libre et léger qu'à son habitude, mais aussi plus ambitieux, plus appliqué dans son cinéma.

Peut être un peu moins riche et percutant que dans Tant Qu'on A La Santé ou Le Soupirant, ce Grand Amour là contient cependant tout ce que l'on aime du style Etaix et constitue aussi une carte postale détaillée des valeurs de la France d'avant 68, pressentant peut être les changements à venir...



Le soupirant (1963)


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Si Pierre Etaix n'existait pas, il faudrait l'inventer !
Le Soupirant aborde avec humour et poésie (comme toujours chez Etaix) la quête d'un jeune homme réservé pour trouver celle qui deviendra sa femme.

Comme à son habitude, l'univers d'Etaix est peu bavard, il propose avant tout des situations comiques visuelles basées sur l'observation des détails et le décalage (social, mais aussi temporel).
Entre Pierre Etaix, dont chaque geste est un régal (tant il emprunte aux mimes), et l'univers sonore particulièrement travaillé, Le Soupirant se hisse sans peine à coté du cinéma de Tati, usant des mêmes armes humoristique et touchant sa cible avec la même efficacité !

Véritable bouffée d'oxygène, au regard de l'humour qui fonctionne aujourd'hui, le cinéma de Pierre Etaix redonne envie de simplicité, et au delà de divertir et faire rire, il laisse joyeux bien après sa vision.
A doorama, on recommande 5 minute de Pierre Etaix chaque jour !
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Crazy, Stupid Love (2011)


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Même si l'ensemble ne nous submerge pas sous l'originalité et la nouveauté... Même si la mièvrerie n'est pas complètement absente, cette romance humoristique sur l'Amour réussi parfaitement à capter toute notre attention et nous faire passer 2 heures des plus agréables, sourire aux lèvres et humeur amoureuse en tête.

C'est sympa et (très) drôle. Idéal pour se détendre sans "consommer" passivement.
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