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Django Unchained (Quentin Tarantino, 2012)


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Le Dr King Schultz achète un esclave noir, Django, pour identifier les hommes qu'il recherche... C'est un chasseur de prime habile, qui va vite voir le potentiel de Django dans cette discipline. Les deux hommes deviennent partenaires, amis mêmes, et se mettent d'accord pour accomplir le projet de Django : récupérer sa femme, esclave de Calvin Candie...

On connait par coeur le terrain sur lequel évolue Tarantino... Films de genre, hommages, références, dialogues ciselés, scènes d'anthologie, humour et décalages... Sur ces terrain-là, Tarantino est excellent, Django Unchained le démontre plus brillamment que jamais en proposant un spectacle d'une rare jubilation, en équilibre parfait entre un sens cinématographique démesuré, un humour ravageur et des acteurs simplement ébouriffants. Django Unchained frappe fort, avec de nombreux atouts...

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Femmes De Yakuzas (Hideo Gosha, 1986)


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Lorsque un yakuza est en prison, l'activité du clan ne s'arrête pas pour autant. Sa femme assure même le rôle de patronne intérimaire, prenant les intérêts du clan en main durant l'absence de Monsieur... Madame Awatsu règne donc en fine stratège sur un clan de 500 membres, elle dirige tout, de la guerre en cours, au mariage de sa soeur, mais quand cette dernière choisit d'épouser un yakuza du clan adverse, cela ne facilite pas la gestion des affaires courantes...

Hideo Gosha a pondu pléthore de films de genre... Si on retiendra Hikotori, le Châtiment et Goyokin, L'Or du Shogun comme deux perles véritables, il sera peut être plus difficile d'en dire autant de ce Femmes de Yakuzas. Film de genre audacieux et original sur le papier, le résultat final surprend, mais pas pour les meilleures raisons...

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Réveillon Sanglant (Bloody New Year - Norman J. Warren, 1975)


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A la suite d'un naufrage, six amis se retrouvent prisonniers d'une île inhabitée, et trouvent refuge dans un mystérieux hôtel qui arbore ses décorations de noël alors que l'été culmine... Ce n'est que le premier signe étrange que l'île leur réserve, car d'étranges manifestations vont se produire, annonçant l'horreur à s'abattre sur eux...

Les Mutants de la Saint-Sylvestre... Voilà le titre sous lequel à aussi été exploité ce film britannique de Norman J. Warren (Inseminoid), et qui caractérise davantage l'étrangeté de son histoire.

On attend effectivement que les 6 amis se fassent massacrer et ,en bon slasher, Réveillon Sanglant se charge presque honorablement de cette tache. En revanche, à sa manière, le film apporte la surprise là où ne l'attendais pas. Le massacre aura bien lieu, avec son affligeant cortège de situations banales et déjà-vues (la découverte de l'hôtel, la séparation des jeunes, la première victime, l'émergence des 'héros...), mais son réalisateur injecte des éléments paranormaux, des fantômts, des morts-vivants, des failles temporelles, du gore et su survival, le tout dans un curieux mélange de 50's et de 80's...

La réalisation est pathétique, voire ésotérique avec ce plan du couple courrant dans les sous-bois, qui se répète 4 fois, poursuivi par une caméra subjective dont on ignore la nature, le sens et la fonction ; mais le mélange des thèmes parvient étrangement à surprendre le spectateur, faute d'emporter son adhésion au spectacle plutôt fauché qui lui est proposé. Réveillon Sanglant enchaîne les thèmatiques comme les perles, et ressemblerait presque à une première version, un brouillon, du récent Violent Kind !

Malgré la pauvreté qualitative de l'ensemble (à laquelle il faudra ajouter une pitoyable utilisation de son exaspérante musique bien ringarde), Réveillon Sanglant propose son surprenant cocktail de grand n'importe quoi avec un naturel scotchant ! Dû à un budget ultra plancher, la qualité technique est absente de l'écran, mais les raccourcis scénaristiques qu'il déploie lui donne une étrangeté qui, au final, s'avère plutôt sympathique. Guère mieux qu'un bis de drive-in, son interprétation européenne des codes US achèvera de donner à Reveillon Sanglant sa singularité.

"Faute de grives on mange des merles"... puisqu'il n'y pas grand chose au coeur de Réveillon Sanglant, on pourra cependant passer le temps en substituant à la qualité espérée une certaine aptitude à surprendre le spectateur. Ca ressemble à dérushage... on cherche toujours les mutants du titre français... mais on a quand même envie d'aller jusqu'à son final (qui soit dit en passant est moins raté que le reste). Un nanar 80's comme on l'aime qui récompense à sa manière le spectateur !

Procurez-vous Réveillon Sanglant ou d'autres films de Norman J. Warren 

The Shrine (Jon Knautz, 2010)


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Une journaliste entraîne deux amis dans un village reculé de la Pologne, pour faire un article sur de mystérieuses disparitions. Sur place, ils découvrent un étrange brouillard dans les bois, puis confrontés à l'hostilités des villageois découvrent que ceux-ci semble pratiquer des sacrifices humains... Mais au nom de qui ?

The Shrine est un de ces petits films d'horreur qui n'atteignent jamais le grand écran, et qui, bouclés avec deux francs six sous, tiennent pourtant la dragée haute à bien des concurrents. De ces bonnes surprises qui récompensent les cinéphiles boulimiques de leur curiosité.

Dans l'absolu, rien de bien original, ni de révolutionnaire, dans cette histoire qui commence sur les traces de Hostel, pour ensuite flirter brièvement avec Wake Wood puis ensuite l'Exorciste, mais après un début qui laisse présager le pire, The Shrine accélère gentiment, rajoute quelques ingrédients inattendus, et en mélangeant divers thèmes parvient à construire une belle intensité pour les amateurs du genre.

Même si l'accumulation de ses ingrédients horrifiques reste un amalgame fragile et perfectible, The Shrine parvient aisément à maintenir l'attention du spectateur, en brouillant les cartes et maintenant le mystère entier sur ce qui se passe vraiment dans le petit village, jusqu'à sa scène finale.

C'est simple, plutôt bien foutu, réalisé avec conviction (faute de qualité !) et surtout plein d'énergie. Avec des films comme Blood Creek (souvent durement égratigné par la critique), Les Ruines, ou encore Pandorum, The Shrine se révèle être contre toute attente efficace et rondement mené, un agréable petit film d'horreur, délicatement nimbé d'un parfum païen, qui rempli idéalement les envies de l'amateur de films de genre. Même si l'aventure ne restera pas gravée à jamais dans nos mémoires, The Shrine est tout à fait honorable, fabriqué avec un plaisir palpable, et apparaît, dans sa catégorie, comme une gourmandise à découvrir sans réserves. Alors, bien sûr, The Shrine ne bluffera personne, mais en plus de se regarder sans déplaisir, il saura aussi surprendre. Petite réussite modeste, The Shrine à mis toute la rédaction d'accord  : "ok, ça le fait !".

Procurez-vous The Shrine ou d'autres films de Jon Knautz 

L'Empire Des Fourmis Géantes (Bert I. Gordon, 1977)


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Un fût radioactif atterrit par erreur sur les cotes de la Floride et entraîne une mutation des fourmis. Un petit groupe de touristes, venus pour acquérir des terrains, est alors attaqués par ces fourmis devenues géantes et intelligentes... Ils tentent alors de rejoindre la ville.

Cinématographiquement, il est difficile de sauver quoi que ce soit de ce nanar d'exploitation aux allures indigentes. Des acteurs absents, des dialogues consternant, des effets spéciaux rigolos (principalement superpositions d'images ou grosses marionnettes), un montage en encéphalogramme plat et une réalisation réduite à sa plus simple expression... Mais ce n'est pas grave  !

L'Empire Des Fourmis Géantes est certes aujourd'hui à la limite du visible, mais dispense pourtant un charme très efficace pour les amateurs de séries B ou de nanars. Contrairement aux autres productions d'invasion de l'époque (araignées, vers de terres, abeilles, lapins, que sais-je encore, le bestiaire est immense !), il déborde des limites de son genre et mélange alors le film de monstres, le film d'invasion et celui de science-fiction (son origine H.G. Wells n'y est sans doute pas étrangère). Ainsi, même si la réussite n'est pas là, le kitsch de ce cinéma 70's se double d'une touche Rétro très 50's pas si désagréable.

Enfin, revoir l'Empire Des Fourmis Géantes, pour peu que l'on ait envie d'un nanar, déclenchera bien des sourires. Il faut voir les acteurs feignant l'étonnement, figés, devant "rien du tout" (puisque les fourmis ne sont encore, lors du tournage, que de futures superpositions d'images qui ne se feront qu'en post-prod !). Admirons la caméra qui tremble pour ne pas que le spectateur ne s'aperçoive trop des marionnettes (euh... trop tard !) qui sont agitées sur les acteurs... Doorama ne vous en dira pas plus, ne gâchons pas votre plaisir !

Tout est médiocre et très proche du ridicule, mais remis dans le contexte des productions de l'époque, ces fourmis là peuvent quand même déclencher l'affection d'un certains public, empli de nostalgie pour un cinéma qu'on ne fait plus.

Phantom Lady (Les Mains Qui Tuent, Robert Siodmak, 1944)


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Un homme invite une inconnue au théâtre. Lorsqu'il rentre chez lui la police l'attend : sa femme a été étranglée. Comme chaque  témoin nie l'avoir vu avec l'inconnue qui aurait validé son alibi, l'homme est condamné. Mais sa secrétaire mènera son enquête pour retrouver la mystérieuse inconnue et tenter d'innocenter son patron.

Robert Siodmak, fait ses armes dans le Film Noir avec cette enquête quelque peu atypique, puisque l'enquête policière est menée par une la secrétaire. Bien que le scénario de Phantom Lady ne manque pas d'invraisemblances, il entretient le mystère jusqu'au bout même en livrant son coupable à mi-chemin, puisque son véritable intérêt est l'alibi du tueur, qui lui ne sera dévoilé qu'à sa toute fin.

Visuellement superbe, certains plans ou scènes atteignent une véritable puissance, comme l'étonnante scène de l'orchestre de jazz (véritable rapport sexuel, incroyablement mis en scène) ou celle de la gare. Parmi les plans mémorables, la seconde visite de la secrétaire à son boss emprisonné, est une fabuleuse construction expressionniste. Robert Siodmak, par ses choix de réalisation, et le climat pesant qu'il installe, injecte véritablement une seconde dimension à son film, celle du drame et de la passion amoureuse.

Sans parvenir à la dimension de chef d'oeuvre impérissable, Phantom Lady est non seulement une superbe réalisation d'un grand auteur en gestation, mais aussi un film d'enquête policière terriblement agréable à suivre. Film noir sur la forme, un poil série B sur le rythme, ces Mains là (qui Tuent !) vous agrippent dès les premières minutes et ne vous relâchent pas.
Du divertissement de haute volée, malgré un scénario mal géré. 


Hobo with a Shotgun (2011)


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Hobo est un vagabond. Lorsqu'il arrive en ville il découvre qu'une famille mafieuse terrorise ses habitants. Hobo décide alors de changer tout ça et de rétablir la justice.

Quand Tarantino rend hommage au cinéma d'exploitation, séries Z et autres films de genre (Boulevard de la Mort), il emploie tout le savoir-faire d'un Grand, pour recréer un "authentique navet". Une boucle est bouclée puisque c'est grâce à sa haute expertise qu'il réussi à recréer l'amateurisme (un peu comme si un master était un préalable pour créer un dessin d'un gamin en maternelle de 3 ans). Sans doute ce genre de tentative peut être jouissive, mais elle doit rester rare et occasionnelle, car les hommages, c'est normalement réservé aux grands, et c'est pas quotidien !

Authentique navet des 80's réalisé en 2010, Hobo propose donc une vague histoire de justicier dans une ville limite post apocalyptique, tout ca joyeusement ponctué de cadavres massacrés dans des lumières acidulées (gore à l'appui bien sûr). Si on appréciait voir çà à 12 ans sur des VHS pourries, parce qu'on avait pas l'âge pour le cinéma, aujourd'hui il faut quand même du courage pour aller jusqu'à la fin de Hobo. Rutger Hauer à beau incarner fièrement le clodo, et nous rappeler qu'il était lui aussi l'une de ces icônes de ces années 80, ça ne marche pas. Tout cela rappelle les productions Troma ou autres Street Trash, hélas ce genre de cinéma est souvent invisibles aujourd'hui, sauf avec un oeil nostalgique.


Hobo with a Shotgun méritera donc un visionnage, uniquement si l'on a pas vu de "navets vintages" depuis longtemps. Quoi qu'à bien y réfléchir la scène du bus scolaire rempli de tête blondes passé au lance flamme par un méchant justifie à elle seule la vision de Hobo. Si, si ! Là c'est une véritable fulgurance.


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