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Les Âmes Vagabondes (The Host, Andrew Niccol, 2013)


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Dans un futur proche, nous sommes envahis par des extra-terrestres qui habitent nos corps. Lorsque c'est au corps de Mélanie d'être à son tour investi, son âme résiste et cohabite avec son parasite. Elle réussit à s'enfuir et retrouve un groupe de résistants humains dans le désert... parmi lesquels son petit frère et son ancien amour... La nouvelle Mélanie, indissociable de l'ennemi extra-terrestre, ne fait pas l'unanimité dans la petite communauté...

Andrew Niccol nous avait habitués à de films bien plus exigeants (Bienvenue à GattacaTruman Show et même le plus léger Time Out...) que cette histoire de SF flirtant avec la romance... Ici l'affiche du film n'induit pas en erreur, en mettant en avant ses ados et avançant son lien familial avec Twilight : c'est bien à un produit de conso "teen" que nous avons à faire... Les Âmes Vagabondes reste donc, sans surprise, basique et un peu "ras des pâquerettes" sur sa portée, mais il bénéficie au moins du savoir-faire de son réalisateur en matière de SF...

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Dark Skies (Scott Charles Stewart, 2013)


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Les Barrett et leurs deux enfants sont une famille comme tant d'autres dans une banlieue ordinaire. Mais lorsque chaque nuit il se produit de curieux événements à leur domicile, la petite vie tranquille des Barrett va basculer... Ils sont visités par quelque chose qui ne s'arrêtera pas à la simple blague de l'empilage mathématiques d'assiettes, mais semble s'orienter vers l'enlèvement d'un des membres de la famille...

Nos lecteurs les plus fidèles l'auront remarqué, en ce moment la rédaction est davantage orientée "genre" ou "grosses machines" que "classique" ou "ciné d'ailleurs" (patience, ça revient...)... Dark Skies en est notre récompense ! La voilà notre bonne surprise du mois, le voilà notre petit film qui nous a donné sa petite claque ! Dark Skies n'est pas la révolution d'un genre (ni un énième found-footage comme on pourrait hâtivement le penser !), mais son ambiance, son traitement et certains de ses choix ont emporté notre adhésion totale à sa proposition. Quelque part situé entre Poltergeist et Rencontre du Troisième Type, Dark Skies nous fait son petit numéro sans jamais céder aux pressions qui pèsent sur le traitement et le sort de la famille 'ricaine au cinéma, il réussit même à nous surprendre et nous faire gentiment flipper ! On vous dit ce qu'on a terriblement aimé dans Dark Skies...

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Matrix (Lana Wachowski, Andy Wachowski, 1999)


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Thomas Anderson, est un hacker connu sous le pseudo de Néo. Il est contacté par Morpheus qui l'incite à aller plus loin dans les questions qu'il se pose sur la Matrice. Qu'est-ce que la Matrice ? Un cyber espace ? Un mythe ? La réalité ? Ce que va découvrir Néo dépasse de loin tout ce qu'il pouvait imaginer sur la Matrice.

Presque 15 ans plus tard, et après deux suites aussi prétentieuses qu'indigestes, que reste t'il de la Matrice ? Nous nous sommes posé la question, suite à l'envie subite de la touche féminine de notre rédaction qui à lâche "On peut voire Matrix ???". Dont acte ! Succès critique et surtout commercial, le joujou des Wachowski est bien moins digeste et impressionnant que dans nos souvenirs, mais il reste un beau produit, en phase avec son temps d'alors, et doté d'une belle ambition SF (qui le perdra dans ses suites...). On lâche notre triste réalité de 2013 pour entrer dans la Matrice de 1999...

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Oblivion (Joseph Kosinski, 2013)


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Jack Harper et Julia sont chargés de surveiller et réparer les drones qui assurent la protection des extracteurs d'eau, indispensables à notre survie : nous avons gagné la guerre, mais au prix de notre planète, devenue presque inhabitable... La mémoire effacée de Jack possède quelques troublantes traces d'avant le conflit, et lorsqu'un vaisseau s'écrase sur la Terre, la survivante qu'il va y trouver va réveiller sa mémoire et révéler une vérité oubliée.

Après Jack Reacher, il faut croire que le mois de mai est le mois de Tom Cruise ! La rédaction est loin d'être fan du bonhomme, comme de l'acteur, mais lorsque le scientologue se lance dans un projet, on est quasi certain d'avoir un divertissement de qualité, sinon un blockbuster plus que correct. Oblivion ne se soustrait pas à cette règle et propose un film de SF "somme", plutôt bien fait et tout à fait plaisant à découvrir. La révolution n'aura pas lieu avec Oblivion, mais même si nous n'éviterons pas quelques frustrations, il y a quand même de bonnes choses dans ce Tom Cruise là...

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Robot et Frank (Jake Schreier, 2012)


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Frank est un ancien cambrioleur qui vit seul. Pour l'aider avec sa mémoire qui commence à défaillir, il se voit imposr par son fils la présence d'un robot assistant. Au début réticent, une relation d'amitié va s'installer entre Frank et Robot, un véritable coup de jeune pour Frank qui va même renouer avec son ancienne activité de monte-en-l'air, avec cette fois un acolyte artificiel !

Les apparences sont trompeuses... Robot And Frank, avec l'allure enfantine de son robot et son approche sensible, pourrait laisser imaginer une histoire destinée en priorité à un jeune public. S'il peut effectivement l'être, il est aussi, et surtout, une approche  fine de la vieillesse, approche que nos jeunes têtes ne goûteront certainement que trop peu ! Sensible, délicat, touchant intelligent, fin et divertissant (rien que ça), Robot et Frank surprend par l'angle avec laquelle il traite son histoire. Frank Langella propose une magnifique interprétation dans un film faussement naïf : Robot And Frank, est loin de l'intelligence "artificielle" et grandement "opérationnel"...

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Upside Down (Juan Solanas, 2012)


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Dans un autre système solaire, deux monde à la gravité opposée se côtoient. Adam vit dans le monde du bas, pauvre, Eden dans celui du haut, plus riche. Alors que tout est fait pour qu'ils ne se rencontrent jamais, ils tombent pourtant amoureux, et devront dépasser les règles physiques qui régissent leurs mondes pour se retrouver.

Science-fiction et romance ont encore très récemment donné vie à deux chouettes projets : L'Agence et surtout ce Perfect Sence qui avait affolé les nôtres... Upside Down tente donc l'aventure en mélangeant deux mondes que tout oppose, deux mondes comme deux aimants retournés se repoussent, alors que sur chacun d'eux se trouve des personnages qui rêvent de se toucher. Dans le ciel, le monde de l'autre, au sol la fracture sociale... Upside Down vise haut, la chute n'en sera que plus dure...

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John Dies At The End (Don Coscarelli, 2013)


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David et John sont deux potes qui se frottent au paranormal à leurs heures perdues. Lors d'une fête, ils prennent une drogue, la "Soja Sauce", qui leur permet de voir les réalités parallèles. Ils vont surtout devoir se battre contre les créatures qui tentent d'investir notre monde, finalement si calme !

Don Coscarelli est aux commandes de cet ovni un peu fourre-tout. L'homme de Phantasm, du paraît-il excellent Bubba Ho-Tep, et de Dar l’invincible (un genre de Conan qui parle aux animaux dans les 80's... avec l'acteur de la série V : tout un programme !) balance un film original, drôle et déjanté qui brasse les créatures et les mondes parallèles. Vif et surprenant, John Dies At The End l'est, mais il est aussi un puissant "diviseur de rédaction"...

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Cloud Atlas (Andy Wachowski, Lana Wachowski, Tom Tykwer, 2012)


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Hier, de nos jours, demain, et même après demain, pas moins de six destins, six combats, s'entrecroisent, se répondent et s'interconnectent. L'histoire de l'humanité n'est que la répétition d'hommes qui se battent toujours pour les mêmes choses, toujours pour les mêmes valeurs, toujours contre d'autres hommes.

Les Wachowski sont décidément bien difficiles à cerner... Après le très chouette thriller lesbien Bound, le choc visuel Matrix, les déceptions de ses deux suites et la bouse Speed Racer, voici qu'il reviennent avec l'adaptation d'un livre inadaptable : Cloud Atlas. Passant allègrement de tribus primitives à une Corée futuriste à la Soleil Vert, Cloud Atlas propose une aventure de presque 3h00. Trois heures avec les Wachowski (et Tom Hanks qui plus est !), est-ce bien raisonnable ? Voici notre réponse...

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Dredd (Pete Travis, 2012)


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A la fin du 21ème Siècle, après un conflit nucléaire, Les Etats-Unis se divisent en deux parties : le désert peuplé de mutants et Mega City One, une gigantesque mégalopole gangrenée par la violence. Dans cette ville la les policiers, appelés les "Juges", interpellent, jugent et exécutent immédiatement la sentence. Judge Dredd est l'un de ces flics, intraitable, inflexible et implacable. Il se retrouve, avec une recrue, prisonnier d'un tour tenue par Ma-Ma, une baronne de la drogue : l'opération de police tourne à la survie en milieu hostile...

Deuxième adaptation de la bédé 70's de John Wagner et Carlos Ezquerra au cinéma, c'est Karl Urban (La Mort Dans La Peau, la trilogie Le Seigneur des Anneaux ou Star Trek) qui endosse le rôle tenu par Stallone dans la première version. SF autour d'un monde futuriste à la police fascisante, Dredd s'impose comme une petite série B nerveuse au scénar proche de La Horde ou The Raid, mais impose aussi rapidement ses limites et faiblesses.

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Voisins du Troisième Type (The Watch - Akiva Schaffer, 2012)


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Après le meurtre d'un collègue, Evan décide de monter une milice dans son quartier pour arrêter le meurtrier. Pour cela il enrôle trois de ses voisins, plus ou moins proche, et ensemble ils vont découvrir que des aliens projettent une invasion de leur ville. Ils vont tout mettre en oeuvre pour l'empêcher.

On ne rigole pas, parce que toute la rédaction à dû passer 1h40 pour vous rapporter ces quelques lignes ! Nous savions à quoi nous attendre, et nous avons eu droit ce à quoi nous nous attendions. Humour potache pour moment simple en mode "cerveau off", Voisins du Troisième Type balance sa petite histoire pour les insomniaques ou les amateurs de comédie de pur divertissement.

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Total Recall, Mémoires Programmées (Len Wiseman, 2012)


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Douglas veux se faire implanter des souvenirs qu'il achète auprès de la société Rekall pour pimenter son quotidien d'ouvrier. Alors qu'il choisit des souvenirs d'agent secret, la procédure tourne mal, les simple souvenirs artificiels qu'il souhaitait se mettre en tête vont débouler dans son quotidien.  Entré chez Rekall en tant que Douglas ouvrier, il en ressort Hauser, agent secret, impliqué dans un mouvement de résistance... Douglas/Hauser, devra découvrir qui il est vraiment et et faire le tri entre ce qui est réel et ce qui est imaginaire...

Remake, remake... Et pas des moindres, puisque l'on s'attaque ici au très surestimé Total Recall de Paul Verhoeven, réalisé en 1990, souvent posé sur un piédestal par toute une génération. Alors que le Verhoeven appuyait son action sur les thématiques de l'oeuvre de K. Dick, produisant ainsi un vrai film de SF, cette nouvelle version se concentre sur l'action en proposant un lifting visuel aussi appréciable qu'indispensable. La rédaction vous dit tout...

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Looper (Rian Johnson, 2012)


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 En 2044, Joe est un "Looper". Ils réceptionne du futur des individus, qu'il doit tuer pour le compte de la mafia qui n'a plus, en 2074, la possibilité de faire disparaître aucun corps. C'est un business qui paye bien... Mais un jour Joe se retrouve face à face avec lui-même, 30 ans plus agé... Le temps ne supporte sa réécriture, d'autant plus que ce "vieux joe", échappe à l’exécution et a en tête d'éliminer un enfant qui, selon lui, sera responsable de bien des horreurs...

Ne vous laissez pas tromper par son affreuse affiche de blockbuster basique et bien bourrin, ni même par la présence de ce bon papa Willis. Looper vaut bien mieux, largement mieux, qu'une grosse machine bâclée. C'est vers une SF proche de Inception (avec lequel il partage l'acteur Joseph Gordon-Levitt) qu'il faut regarder, vers une SF soignée et efficace, aussi surprenante que stimulante...

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Doomsday Book (Kim Jee-Woon & Yim Pil-Sung, 2012)


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3 visions de la fin du monde : "Brave New World" par une épidémie qui décuple la violence et la libido des malades, "Heavenly Creature" par un robot qui découvre l'illumination dans un temple parmi les bouddhistes et "Happy Birthday" par un gigantesque astéroïde-boule-de-billard, commandée sur internet par une petite fille, qui va heurter la planète.

Dans 3 tonalités, très différentes les les unes des des autres, Doomsday Book propose de mettre fin au monde que l'on connait par l'épidémie ou la catastrophe (Brave New World et Happy Birthday de Yim Pil-sung, réalisateur de Hansel et Gretel) ou bien la spiritualité (avec le segment central Heavenly Creature du toujours exigeant et impeccable Kim Jee-Woon, réalisateur de A Bittersweet Life et notre incontournable J'ai Rencontré le Diable auquel nous vouons un culte sans faille...).

Yim Pil-sung ouvre et ferme Doomsday Book. Le premier segment  joue la carte de l'horreur en proposant une épidémie qui transforme les mangeurs de viande en zombies, mais comme la fin de monde, ou son commencement ici, n'est pas que violente, il se teinte d'une certaine poésie en y intégrant une histoire d'amour. La pomme (Adam et Eve) sera l’emblème de cet épisode, le plus turbulent et le plus abordable des trois par sa conception "traditionnelle" du "début de la fin". Bien construit et  joliment réalisé, la rédaction s'y est amusé et a bien aimé son "petit peu de finesse" dans son monde des brutes...
Le deuxième segment de Yim Pil-sung conclut Doomsday Book sur une note plus légère, puisque le scénario farfelu d'une la boule de billard qui va exploser notre planète, traite son sujet par l'espoir et l'humour. La rédaction est moins fan de son aspect rigolo et plus anecdotique (la rédaction préfère le sang et la violence, brutes insensibles que nous sommes !), mais Happy Birthday a le mérite et l'intérêt d'aborder la fin du monde en recentrant ses enjeux autours d'une petite famille, plus humain quoi ! Dans chacun des épisodes, Yim Pil-sung fait une place de choix aux médias coréens, et le traitement cruel et critique qu'il leur réserve finit de nous convaincre qu'une bonne fin du monde se doit de balayer une dernière fois pas mal de sujets, ce qu'il fait non sans une certaine réussite en faisant graviter des tas d'élements autour de son sujets principal. Bref "bien" et "bien" les deux segments de Yim Pil-sung

Et au milieu coule une rivière... Kim Jee-Woon prend en charge l'épisode central, avec une classe visuelle folle, en proposant une vision de la fin du monde non pas physique, mais spirituelle. Le monde qui touche à sa fin, pour son réalisateur, n'est pas fait de sang et de la violence, mais son glas sonne quand ce pour quoi nous sommes sur terre est atteint... quand nous devenons à notre tout Créateur... quand un robot découvre l'Illumination que les hommes cherchent tant toute une vie durant ! Religieux, philosophique et spirituel, Heavenly Creature prend le parti de nous faire aborder le concept "fin du monde" par une approche plus large et symbolique. La Rédaction applaudit des deux mains ce choix audacieux (et son résultat visuel diablement élégant), qui même s'il dénote quelque peu de Doomsday Book, lui donne une portée et un intérêt plus large encore.

Loin du fracas et du formatage américain, Doomsday Book donne à voir au spectateur une collection de sketchs particulièrement soignés et plutôt bien réfléchis. Son étonnant morceau central se détache bien au dessus des deux autres, mais la pluralité de ses approches, hétérogène dans ses angles et ses styles, s'avèrent au final assez cohérent avec le fil rouge de la fin du monde, ce qui n'est pas toujours le cas avec les films à sketchs. Techniquement très réussi et plutôt stimulant, Doomsday Book se regarde avec intérêt, et tout particulièrement pour son délicieux morceau de Kim Jee-Woon.

Procurez-vous Doomsday Book ou d'autres films de Kim Jee-Woon ou Yim Pil-sung 

Men In Black 3 (Barry Sonnenfeld, 2012)


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Boris l'animal, s'échappe de sa prison lunaire et remonte dans le passé pour tuer K avant que celui-ci ne l'arrête et permettre ainsi d'envahir la terre. Le futur ainsi modifié, J n'a d'autre choix que de remonter lui aussi dans le passé pour empêcher Boris l'Animal de tuer K.

Quinze ans après, la franchise des hommes en noir livre son troisième opus, toujours sous la direction de Barry Sonnenfeld, dégainant Etan Cohen pour en concocter le scénario, et Spielberg pour produire le tout. Grosse pompe à fric élégante dans son costume, Men In Black 3 remplit bien évidemment à merveille son contrat, mais à la rédaction, on trouve la coupe bien étroite...

Que les fans se rassurent, les aliens sont toujours aussi folklos, la police Armani toujours aussi flegmatique et efficace, et l'humour toujours au rendez-vous, même si ce dernier est largement en perte de vitesse et que sur le deuxième film de la série était, selon nous, largement plus généreux avec le spectateur. La recette est donc parfaitement respectée, le scénario propre, et le standing à la hauteur, pour que la franchise vous soutire votre argent, l'esprit tranquille et son contrat respecté. En prime avec cet épisode un léger parfum (léger ?) de Retour vers Le Futur, pour tout billet acheté : voilà qui réjouira une génération entière de spectateurs-vaches-à-lait qui se refuse à quitter leur chère adolescence.

Will Smith et Josh Brolin redonnent vie, non sans une certaine justesse, au duo originel, en modifiant de manière subtile et inspirée les précédents réglages. Ils parviennent ainsi à assurer ce passage de témoin sans aucune casse, et ouvrent ainsi la voie pour de futurs MIB... C'est là sans doute la vraie réussite de ce troisième épisode : une écriture soignée de ses personnages qui, elle, apporte du neuf dans la franchise.

Bien fait, vite vu, vite oublié et surtout dénué de toute autre ambition que de prendre des sous "honnêtement", voilà bien ce que nous reprochons à ce Men In Black 3. Désespérément lisse et, en un sens, parfait de part sa conception industrielle, Men In Black 3 se réfugie derrière son statut de méga divertissement avec comme conséquence directe un manque d'originalité assourdissant. Ça pète, ça bouge, c'est rythmé et drôle (enfin un peu drôle et quand même, aussi, un peu "mou du genou"...), mais il se cache dans Men In Black 3 un manque d'âme aussi profond que le noir des costumes, et ce même si l'esprit de la franchise est respecté.

Redite lourdingue de Retour Vers le Futur et thématique de la famille appuyée, marquent Men in Black 3 du sceau Spielberg comme le bétail américain l'est au cinéma par celui du fer rouge ! Nous n'avons, ici à la rédaction, absolument rien contre un cinéma commercial, tant que le spectateur n'est pas considéré comme un simple bétail... Avec ce Men In Black 3, nous nous somme un peu senti comme une bête à corne facile à satisfaire, facile à nourrir. Comme si Sony Pictures savait mieux que nous ce que nous aimons. Hé bien nous n'aimons pas ça ! Bien-pensant,  hyper calibré, peu audacieux et lisse : une pompe à fric bien huilée qui fait son office, une machine qui livre un produit "qui fait le job", qui livre son "divertissement de qualité", mais rien d'autre.

Procurez-vous Men In Black 3 ou d'autres films de Barry Sonnenfeld ou avec Tommy Lee JonesWill Smith ou avec Josh Brolin

Le Mystère Andromède (The Andromeda Strain, Robert Wise, 1971)


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Un satellite américain porteur d'un mystérieux décime les habitants du village dans lequel il est tombé. Face cette menace encore inconnue, un petit groupe de scientifique étudie le virus afin de comprendre son fonctionnement et d'empêcher sa propagation.

Film de science fiction au rythme lent et documentaire basé sur une histoire de Michael Crichton (Jurassic Park), Le Mystère Andromède s'attaque à la démarche scientifique de l'observation et de la compréhension d'une forme virale jusqu'alors inconnue.

Loin de l'action et exempt de toute forme de spectaculaire, Robert Wise (le généralissime La Maison du Diable) choisit un angle quasi documentaire et nous immerge dans un minutieuse mécanique de suspense, basée sur une enquête scientifique effectuée pas à pas. C'est le réalisme et la crédibilité qui guide Le Mystère Andromède. Tout est fait pour rester au plus proche de d'une situation réelle, que ce soit sur le plan technologique, mais aussi sur le plan humain puisque le scénario suivra le rythme des déductions intellectuelle des scientifiques.

Malgré les technologies futuristes montrées dans le film (et pas mal ont vu effectivement le jour entre 1971 et maintenant...) Le Mystère Andromède se rapproche finalement davantage du film scientifique que du film de science-fiction. Si son rythme vieillissant et daté (de nombreuses scènes s'attachent au respect des protocoles scientifiques, et ce n'est pas toujours des plus excitant !) rendent sa vision, aujourd'hui bien peu excitante, le film demeure cependant captivant. Au delà de l'observation de la technologie mise en oeuvre face à un ennemi invisible, Le Mystère Andromède s'attache à décortiquer les étapes intellectuelles humaines pour appréhender l'inconnu ; et même en roulant au pas, cet aspect du Mystère Andromède fascine en montrant le meilleur du potentiel de l'homme, mais aussi ses faiblesses (les erreurs ou "oublis" dans la conception des protocoles à de quoi faire frémir...). Enfin, on notera aussi un intéressant traitement  paranoïaque de son sujet (puisqu'il aborde en toile de fond les questions d'armes bactériologiques et de mensonge d'état !) qui participe à créer une ambiance tendue, voire oppressante.

Visuellement très marqué 70's (malgré le travail de Douglas Trumble sur les décors et le matériel scientifique de pointe) et souffrant d'un rythme qui condamnerait tout film actuel l'adoptant à l'oubli immédiat, Le Mystère Andromède reste un excellent film de science-fiction, certes "à l'ancienne", mais intriguant et inquiétant. Par certains aspects il donne l'impression de vouloir informer, éduquer et rassurer le public d'alors sur la capacité du gouvernement américain à pouvoir gérer une telle crise, et sa réalisation joue d'ailleurs à fond cette carte du réalisme documentaire. Sa réalisation et son traitement science-fiction sont d'une sobriété qui, à notre avis, manque cruellement au cinéma de science fiction d'aujourd'hui. A condition que l'on accepte sa forme, Le Mystère Andromède se révèle être un film de science-fiction aussi passionnant qu'effrayant. Un film qui a beaucoup vieillit, peut être, mais aussi une très belle réalisation (notamment une très habile utilisation des splits screens !) et surtout une vraie démarche intellectuelle et cinématographique habitent Le Mystère Andromède. On trouve ça excellent, passionnant et bien flippant !


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Iron Sky (Timo Vuorensola, 2012)


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En 2018, les nazis qui s'étaient réfugiés sur la Lune après la deuxième Guerre Mondiale, projettent de nouveau d'imposer leur idéologie. Ils finalisent un plan pour envahir la planète Terre, en pleine campagne de réélection de la présidente américaine...

Cet OVNI cinématographique, mettant en scène une invasion de nazis venue de la lune, nous vient de Finlande, et il a été entièrement auto-financé, hors gros studios, par des fans. Et autant le dire tout de suite, à l'image le résultat rivalise plus qu'honorablement avec n'importe quel blockbuster US de science fiction, puisque il égale, sinon dépasse, la qualité visuelle d'un spin off de la récente série Galactica.

Projet loufoque au scénar de série B ou Z, Iron Sky, malgré son sujet scabreux tout droit sorti d'une production Troma, évite habillement toute critique idéologique avec une bonne dose d'humour et de dérision. Histoire d'assurer le coup, Iron Sky tire dans toutes les directions en proposant des nazis très méchants (bien sûr) et s'offre le luxe de tacler (bien sûr) toute idéologie totalitaire, mais aussi (ha bon ?) l'impérialisme US en balançant une critique aussi provocante qu'audacieuse. Grand n'importe quoi foutraque, Iron Sky navigue entre la parodie, le pamphlet et le délire décomplexé en proposant rien de moins qu'un noir "blanchi" par les nazis comme héros principal pour contrer les plans d'un Hitler "démoustachisé", interprété par Udo Kier (Chair pour Frankeinstein ou la série The Kingdom de Lars Von Triers), avec l'aide d'une nazie repentie (Julia Dietze, sosie lointaine de Naomi Watts...).

A la fois film d'invasion hommage à la science fiction 50's, parodie et space opéra, il est difficile de ne pas reconnaître à Iron Sky une certaine réussite, que ce soit pour pour son idée délirante ou pour son résultat final qui encore une fois étonne par rapport à la taille de son budget.

Après, une fois qu'on a dit ça, il reste un film de science fiction en forme de clin d'oeil, où l'on regrette quand même la timidité de son humour (même si le diable se cache dans les détails, et Iron Sky sur ce point en a sous le capot) et la banalité toute relative de son scénario : remplacez les nazis par n'importe quel extra terrestre belliqueux et l'entreprise retrouvera le parfait anonymat d'une science fiction bas de gamme archi-usée et sans aucune saveur... Iron Sky est donc une véritable curiosité, dont la réussite tient sur une idée aussi énorme que tenue ! Il est réservé à un public averti, aux fans hardcore tendance geek de série B déjantée. Même si, à la rédaction, nous ne sommes pas fans de l'ensemble et que nous trouvons Iron Sky un peu long et trop balisé, son pitch demeure "ultime" et il est, dans son genre, une belle réussite, anecdotique certes mais ambitieuse et bien exécutée. Iron Sky, en quelque sorte, échoue à l'examen, mais avec les félicitations du jury !

Procurez-vous Iron Sky ou d'autres films de Timo Vuorensola ou avec Udo Kier

Blade Runner (Ridley Scott, 1982)


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En 2019, l'homme parvient à fabriquer des androïdes identiques à l'homme : Les Répliquants. Lorsque quelques répliquants s'échappent de leur condition de machines pour vivre parmi nous, et d'autant plus lorsqu'ils ont tués des hommes, on appelle alors un Blade Runner, sorte de détective chargé d'effectuer le "retrait" de ces êtres.

Second chef-d'oeuvre de SF de Ridley Scott (et chef-d'oeuvre du cinéma de SF tout court !), Blade Runner est l'adaption du roman  Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?de Philip K. Dick qui s'interroge sur la conscience humaine qui la technologie de l'homme pourrait donner à ses créations : des êtres qui agiraient, penseraient et ressentiraient les émotions 100% comme nous mais auxquels les Droits de l'Homme seraient refusés en quelque sorte.

Blade Runner parsème son film de toutes ces questions, patiemment, quand son scénario s'y prête une interrogation fait "pop". Face à la complexité de la thématique, Ridley Scott choisit de nous mener vers la réflexion (si on fabrique un humain, est il humain ? S'il n'est pas humain : et nous ?) par touches successives plutôt que de nous écraser sous sa propre vision. Blade Runner retrouve l'essence même de la SF, plutôt que de simplement "jouer" dans un futur possible avec des projections de notre présent, il aborde les problématiques sous un aspect presque philosophique et réintègre notre réflexion dans notre présent. Nous le disions pour Alien, mais c'est encore le mot "intelligence" qui caractérise le film de Ridley Scott.

E
t puis impossible de ne pas rendre hommage à la gueule de ce film ! Blade Runner proposait il y a 30 ans de cela, une certaine vision du monde de demain : mégalopoles à la Tokyo envahie de messages de consommation, grand écart social, ville en effervescence permanente, technologies pas trop fantaisistes... Aujourd'hui tout cela tient encore parfaitement la route (même si un gros logo Atari fait sourire...). La vision du futur de Blade Runner a incroyablement passé ces 30 années : le film est visuellement cohérent, ambitieux et encore jeune ! C'est l'occasion de rendre hommage aux effets visuels de Douglas Trumbull, hallucinant de beauté et de modernisme. C'est qui Trumbull ? Juste le mec en charge des effets visuels de 2001 l'Odyssée de l'Espace, et Rencontre du Troisième Type ! Un magicien quoi !

E
nfin, pour ceux qui ne l'auraient jamais vu, Blade Runner possède un rythme et un climat très particulier, très fort aussi. Film de SF, il se teinte pourtant d'un traitement de film de détective très 50's, même si cet aspect est gommé dans la version Director's Cut (plus de voix off !), et comme pour retrouver cette ambiance noire et feutrée, Ridley Scott prend son temps pour raconter son histoire (nous laissant par là aussi le temps de réfléchir...), il adopte le rythme lent et tranquile du détective Deckard... (avec son appartement, sorte de bureau-bulle, son whisky, ses souvenirs, la souris qui va avec (Sean Young), ses problèmes...). Et puis il y a Rutger Hauer, calme lui aussi, hypnotisant...

B
lade Runner est un film rare, élaboré avec un soin qui transpire dans chacun de ses plans. Plastiquement superbe, fascinant à regarder et foisonnant de sujets de réflexion, c'est un incontournable du cinéma de science-fiction, un incontournable tout simplement. On aime le répéter à chacune de nos chroniques sur Scott, mais quel énorme faiseur de rêve ce bonhomme !

Procurez-vous Blade Runner ou d'autres films de Ridley Scott ou avec Harrison Ford ou Rutger Hauer

Lock Out (James Mather, Stephen St. Leger, 2012)


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Snow, un agent accusé de trahison, et est envoyé sauver la fille du président américain, dans une prison spatiale tombée aux mains de 500 détenus. Il acceptera d'autant plus la mission qu'un détenu détient peut être la preuve de son innocence.

Nous sommes habituellement très "fan" de Guy Pearce (Memento, l'interessant First Snow) mais ici, son rôle de mec qui assure, hyper détaché et alignant punch-line sur punch-line nous a horripilé dès les premières minutes (n'est pas Snake Plissken qui veut !) . Puis vient cette poursuite dont les effets numériques ressemblent à un cinématique de jeux vidéo d'il y à 10 ans. Et puis il y a son scénario... et puis...

Lock Out, à l'image, ne manque certes pas de rythme et d'action, et les amateurs les moins regardant y trouveront sans doute leur compte en le visionnant. A la Rédaction de Doorama, nous nous considérons comme "plus regardant", puisqu'à à nos yeux il est une accumulation paresseuse et tape à loeil de recettes usées, un véritable empilement de cadavres scénaristiques ! Lock Out croule sous le banal et du déjà-vu, il se déforme sous sa volonté artificielle et excessive d'en mettre plein la vue, il ne dégage aucune personnalité, ni ne dégage de charme. Lock Out, pourtant bandant de loin, de plus près à les traits d'une vieille prostituée cachée derrière un maquillage vulgaire.

"Un gars qui doit sauver une fille et récupérer une malette"... Voilà peut être pourquoi Lock Out ne fonctionne pas ! Son scénario est signé Besson ! Rappelant furieusement New York 1997 (il faut entrer dans un nid de guêpes, trouver la fille du président, survivre et sortir à temps... On à dit "la fille du président" ?), chacune de ses scènes accumule les clichés, jusqu'à la saturation, et finissent par fatiguer à force de trop en faire et de nous surcharger de références éculées. L'exagération, sans doute recherchée, tourne à la caricature : Lock Out irrite infiniment plus qu'il n'est fun.

Toujours à la recherche de pépites et de séries B musclées, Lock Out avait tout pour nous attirer, il a au final tout pour nous repousser ! Des personnages irritants, des décors vu et revus, un numérique souvent laid, une actions prévisible, des situations qui ne surprennent jamais : nous n'avons (hélas) rien trouvé de sexy à Lock Out. On a un peu l'impression de s'être fait escroquer, et c'est sans doute un peu vrai puisque la "SF musclée dans l'espace" nous avait déjà été vendue 10 fois déjà par le même M. Besson dans Paris, dans Berlin, dans des voitures, des beaux hôtels, les beaux quartiers, les banlieues, etc... Vous vous souvenez ? "Un gars qui doit sauver une fille et récupérer une malette"...
A la Rédaction, nous sommes vraiment des pigeons !

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Zardoz (John Boorman, 1973)


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En 2293, une société avancée se préserve en gardant le contrôle sur le reste des habitants de la planète, à l'aide d'un dieu factice, représenté par un masque de pierre : Zardoz. Mais un jour Zed, qui fait partie du monde soumis à Zardoz, s'introduit dans la petite société d'élites, apportant avec lui  questionnement et division.

Nous ne sommes pas peu fiers, à Doorama, d'avoir pondu le résumé ci-dessus, tant Zardoz est difficile à cerner. Film de science-fiction né dans les années post baba cool, Zardoz porte effectivement ce souffle (et ce look !) en lui, mais il lui adjoint une approche philosophique et métaphysique sur la Société et la vie.

Véritable bouillon de culture en effervescence, Zardoz brille (et ploie !) sous mille facettes : une esthétique kitch bien avancée (mais savoureuse !), une fable philosophique sur la Société Humaine, une réflexion sur le grand cercle de la Vie, une vision ambitieuse de la SF et une narration qui hésite entre symbolisme et réflexion. A dire vrai, on hésite à classer Zardoz dans une quelconque catégorie, ni même se prononcer sur sa qualité (ou non !) tant il échappe à toute classification. La seule certitude qu'apporte Zardoz, ce sont ces origines "beatnik" qui lui donnent aujourd'hui une patine aussi kitch que salvatrice (ses allures de happening à la Ken Russel surprennent et séduisent !).

A la fin de ses 100 minutes de réflexion, de rebondissements, d’hypothèses new-age, créationnistes et sociétales, on ressort lessivés (et lassé) de ces trips hermétiques symbolistico-hallucinatoires, mais on est aussi parfaitement étonné, et d'une certaine manière réjouis de l'expérience !

Zardoz est un rejeton psychédélique et barré que seul un réalisateur libre, engagé et ambitieux pouvait mener à bien. John Boorman, l'auteur de Délivrance, La Forêt d'Emeraude, Excalibur ou bien encore L'Exorciste II ou le Point de Non-Retour, s'est attelé à ce délire non identifié qu'est Zardoz, si on ne sait trop quoi en penser, on pense en revanche que c'est un film unique (jamais copié !) aussi riche que ridicule ! (inoubliable Sean Connery en exterminateur en slip rouge !).
Echec total ou ovni : à découvrir pour se forger sa propre idée sur ce délire psychédélique particulièrement surprenant entre le Magisien d'Oz et 2001 l'Odysée de l'Espace.
On attend vos commentaires.

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Alien, le 8ème Passager (Ridley Scott, 1979)


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Le vaisseau Nostromo interrompt son retour sur terre en raison d'un signal en provenance d'une planète. L'équipe va à la source de celui-ci, et y découvre une forme de vie qui attaque l'un des leurs. De retour au vaisseau, ils découvrent qu'ils ont ramené de leur mission une redoutable créature qui s'apprête à les décimer tous.

Après un premier film visuellement splendide (Duellistes), Ridley Scott renouvelle la performance en signant avec Alien ce qui fait maintenant partie des chefs d'oeuvres du cinéma de SF. Aujourd'hui encore Alien fascine par la force de son univers visuel (la biomécanique imaginée par H.R. Giger) et par sa conception même.

Proposant un univers de SF à la fois sobre, sale et fonctionnel (très différents de ce qu'on voyait alors sur les écrans), Alien mélange le film d'horreur à la science-fiction pour créer au final un oppressant huis-clos au suspense redoutablement efficace. C'est cette peur, méticuleusement élaborée par Ridley Scott (avec son scénariste Dan O'Bannon), qui confère à Alien son impressionnante efficacité : une implacable chasse à l'homme dans un lieu fermé, un survival claustrophobique !

Des décors hallucinants, une créature aussi redoutable que mystérieuse (tout l'art de Scott est d'entretenir l'imagination  du spectateur en montrant le moins possible de sa créature), un androïde inquiétant, une femme en héros principale (Sigourney Weaver), une tension crescendo, une confrontation finale dantesque (mais en mode mineur, comme "au ralenti") : Alien s'est rapidement imposé comme un modèle du genre, une réussite artistique majeure et un succès critique et publique sans faille, le propulsant presque immédiatement parmi les chefs-d'oeuvre du genre.

De très légères rides apparaissent aujourd'hui sur ce bel objet de Cinéma longtemps immaculé, mais l'intelligence de sa conception et de ses choix (réalisation, esthétiques, artistiques et scénaristiques...) ne cessent de rappeler que Alien est une réussite totale et rare. Celle d'un réalisateur qui ne semble jamais se contenter des codes établis par d'autres et de celles que même les plus hermétiques au genre se doivent de découvrir. Scott a revisité l'univers d'Alien, mais avec bien moins de réussite toutefois, en réalisant Prometheus, plus de 30 ans après.