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Maniac (Franck Khalfoun, 2012)


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Frank ne s'est jamais tout à fait remis du départ de sa mère, ni même de l'ambiance dans laquelle il a grandi. Pour combler ses déséquilibres affectifs, il erre à travers la ville, en quête d'une fiancée qui rendra sa mère fière de lui. De femme en femme, de victime en victime, Frank ôte des vies dans l'espoir de remplir enfin la sienne.

Alexandre Aja est à la production de ce remake du chef d'oeuvre craspect de William Lustig. Comme décidé à revisiter tous ces classiques des 70's, il confie cette fois la réalisation à Franck Khalfoun, et tente par ce bras armé de retrouver les noirs reflets de l'original. Comme souvent avec les relectures d'oeuvres cultes, la division règne, mais Maniac, quelque soit le résultat, propose une relecture solide de son glauque modèle. Maniac installe une ambiance personnelle et ose proposer une radicalité assumée, loin du simple exutoire gore, qui fait plaisir à voir. 40 ans ont passé, les temps ont changé : l'heure du bilan a sonné...

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The Red Riding Trilogy : 1983 (Anand Tucker, 2009)


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Une nouvelle fillette vient de disparaître alors que 3 ans auparavant le meurtrier avait été identifié et arrêté et qu'un autre, un simple d'esprit, est emprisonné pour avoir avoué aussi des crimes. John Piggot, un avocat, s'intéresse donc au devenir de cet autre individu, alors que le policier Maurice Jobson revisite aussi sa propre enquête d'alors. Plusieurs affaires se mélangent, plusieurs erreurs ont été commises : le dénouement approche... toute la vérité enfin ?

Démêler le vrai du faux, rendre à César ce qui est à César, voilà l'enjeu de cet ultime volet de Red Riding Trilogy... Comme un bilan, il aura fallu une décade pour dissocier les responsabilités et les rôles de chacun. Une fois de plus le passé refait surface à la lumière d'un nouvel élément, une fois de plus ce que Red Riding Trilogy avait éclairé est de nouveau questionné, une fois de plus les éléments parasites autour ont faussé la perception des évènements .. Conclusion la trilogie, 1983 est l'occasion de rassembler les morceaux pour enfin avoir une vision d'ensemble...

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The Red Riding Trilogy : 1980 (James Marsh, 2009)


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En 1974 les quelques meurtres dans le Yorkshire n'étaient que le début d'une longue série... En 1980, il est est maintenant une urgence d'arrêter la macabre série du Jack L'Eventreur du Yorkshire... L'inspecteur Peter Hunter est détaché de Manchester pour assister la police dans son enquête, et il connaît bien ce à quoi il va être confronté, puisqu'il avait en 1974 enquêté sur la tuerie du Karachi Club... Et si tous les crimes n'étaient pas dus qu'à l'éventreur ? Qu'à donc à se reprocher la police locale ?

C'est à cause de James March que la rédaction s'est penchée sur The Red Riding Trilogy, largement séduite par l'intéressant Shadow Dancer. James March réalise donc le deuxième opus de ce cette sombre trilogie, basée construite sur une intrigue mêlant meurtres et corruption, sur cette "simple" enquête qui tourne à l'investigation complexe et au long cours. 1980 change de registre pour se concentrer sur la recherche du tueur. 1974 ajoutait à ses meurtres un contexte trouble, 1980 augmente la liste de ses meurtres, trouble encore davantage la donne et déterre de vieux cadavres... Ca se complique...

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The Red Riding Trology : 1974 (Julian Jarrold, 2009)


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1974. Un journaliste se penche sur la disparition de plusieurs jeunes filles dans la région du Yorkshire. On a retrouvé les corps avec des ailes blanches cousues sur leur dos. En faisant son enquête, Eddie Dunford découvre que la police locale à visiblement quelque chose à cacher et qu'elle est gangrenée par la corruption. Eddie Dunford dérange, son obstination déplaît dans ce panier de crabes il risque bien plus qu'il ne l'imagine...

3 téléfilms de haut-vol composent The Red Riding Trilogy... Si la rédaction reproche souvent à certains films leur aspect télévisuel, The Red Riding Trilogy, quant à lui, peut s'enorgueillir de son aspect cinéma, comme quoi le budget, si modeste soit-il, ne fait pas tout ! Sous-titré 1974, ce premier opus établit les sombres bases de cette belle brochette, en superposant une nauséabonde corruption policière locale locale sur des meurtres façon serial-killer à la Jack L'éventreur (ce que nous proposera l'épisode 1980)... C'est froid, sobre, très sombre, élégant et intriguant, ça se recoupe, se poursuit et se croise de film en film sur une décade : 1974 ouvre le bal d'une bien belle triplette...

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A Fantastic Fear Of Everything (Crispian Mills, Chris Hopewell, 2012)


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Jack est écrivain, son livre sur les tueurs en série de l'ère victorienne ont un effet dévastateur sur lui. Parano à l'extrème et angoissé à l'idée d'être assassiné, le rendez-vous que son éditrice lui organise avec un réalisateur d'hollywood le pousse à affronter sa plus grande peur afin d'être présentable pour la rencontre : Jack devra aller à la laverie !

Le nom de Simon Pegg éveille chez nous les excellents souvenirs laissés par un Shawn Of The Dead des plus sympathique et drôle, l'une des meilleures parodies autour de nos morts-vivants préférés à la Rédaction. Propulsé par ce succès en tête des acteurs comiques britanniques les plus prometteurs, Simon Pegg n'a pas franchement transformé l'essai depuis... Nouvelle tentative avec ce A Fantastic Fear Of Everything qui s'amuse cette fois avec les sérials-killer !

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Dernière Séance (Laurent Achard, 2011)


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Sylvain est projectionniste dans un petit cinéma de province qui va bientôt fermer ses portes. Il y passe ses journées, ses soirées, même ses nuits puisqu'il loge dans les sous-sols de celui-ci. Et lorsqu'il sort du cinéma le soir, c'est pour tuer des femme et , comme un trophée, rapporter une oreille, encore ornée de son indissociable boucle...

Pour sûr, il y a du cinéma dans Dernière Séance. Que ce soit dans ses références au French Cancan de Renoir, dans ce cinéma sursitaire où vit sylvain et qui le maintient en vie, ou bien dans le style et la volonté de son réalisateur de construire une oeuvre soignée. C'est pourtant précisément  sur ce style et sur l'ambition de son réalisateur que Dernière Séance laisse perplexe.

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Chained (Jennifer Lynch, 2012)


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A neuf ans, Tim et sa mère montent dans le mauvais taxi. Sauvagement assassinée par le chauffeur de taxi, Tim n'aura pas la même "chance" que sa maman disparue. Il sera retenu captif, enchaîné, jusqu'à devenir un jeune homme. Condamné à partager la vie de Bob et à nettoyer les lieux après ses crimes sauvages, une relation presque filliale s'installe entre Bob et "Rabbit"...

Radical... Il est presque difficile d'expliquer comment et pourquoi Jennifer Lynch, ou n'importe quel autre réalisateur, se lance dans un tel thriller dont la violence et la brutalité psychologiques l'emportent largement sur l'horreur graphique, presque absente de Chained  malgré les sombres augures son affiche. Ce n'est pas un film d'horreur à la Saw, ni même un énième torture-movie : Chained est un quasi hui-clos, écrasant et effrayant. Préparez vous à "du lourd"...

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Psychose (Psycho, Alfred Hitchcock, 1960)


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Marion Crane est chargée de mettre 40 000$ en liquide à la banque, mais au lieu de cela, elle prends la fuite avec l'argent. Sur la route, elle décide de s'arrêter dans un motel ou elle fait la connaissance de Norman Bates, le tenancier qui vit seul avec sa mère...

Formidablement novateur et effrayant lors de sa sortie en salle en 1960, Psychose est une date importante dans le thriller et la manière qu'à un réalisateur d'installer la peur auprès du public. Davantage que pour son histoire, c'est pour la manière dont il est fait que Psychose est un éternel du cinéma.

Alfred Hitchcock ne cesse de jouer avec le spectateur, de le surprendre et de le mener sur de fausses pistes. En tentant de  neutraliser la capacité d'anticipation des spectateurs, et en ne cessant d'anticiper lui même sur celle-ci, Hitchcock a inventé un langage cinématographique à la fois complexe et limpide ("toujours copié, jamais égalé !"...). Psychose commence comme l'histoire d'une femme en fuite, puis effectue subitement un virage à 180°, faisant ainsi basculer le spectateur vers l'horreur, l'immergeant dans le monde de Norman Bates et de sa mère... Le spectateur passe alors du film policier, presque noir, au thriller à suspense : génial twist ! Et puis il y a la musique de Bernard Hermann, génialement stressante... Et la fameuse séquence de la douche, simplement géniale... le second meurtre du film est aussi un trésor technique... Et puis... et puis... Vous avez compris : ne serait-ce que pour cette leçon de cinéma, Psychose rayonne, toujours... !

Modèle de construction et de précision (pour Hitchcock, aucun détail n'est montré par hasard ou simplement là pour "remplir"...), Psychose se regarde non seulement comme une histoire captivante et effrayante, mais aussi comme un laboratoire de techniques cinématographiques, souvent plus rusées et efficaces les une que les autres. Depuis sa sortie, nombre de films ont bien sûr dépassé la tension de Psychose (souvent en s'en inspirant ou en l'imitant d'ailleurs), mais malgré son demi siècle, Psychose demeure pourtant comme neuf, il continue d'être une référence (LA référence ?) du genre qu'il a inventé : le sérial killer !

La rédaction de Doorama n'ira pas plus loin dans les lieux communs sur Psychose... Nous nous contenterons donc de nous étonner de son incroyable jeunesse et de son intelligence de chaque instant. Nous nous contenterons donc de partager notre admiration pour ce film (et pour Hitchcock !) avec ceux qui, comme nous, ne s'en lassent pas, et surtout, pour la plus jeune génération, de sur-recommander sa découverte (nous l'exigerions si nous le pouvions !). Nous nous sentons bien "inutiles" à chroniquer un tel film, mais la rédaction se consolera en pensant que notre enthousiasme aura au moins déclenché chez nos lecteurs l'envie de le revoir (heureux seront alors les possesseurs de Blu-ray !), ou de le découvrir enfin.

Chef d'oeuvre, inusable et éternel, film fondateur, date dans l'histoire du cinéma... Psychose est tout cela !  Psychose fait bien évidement partie de ces films qu'il faut avoir vu, ne serait-ce que pour comprendre les films qui lui succèdent. C'est une oeuvre vivante et imaginative, un film dont la mécanique, précise, ronronne encore au premier jour. Alfred, tu nous manques !

Procurez-vous Psychose ou d'autres films de Alfred Hitchcock ou avec Anthony Perkins ou Janet Leigh

H (Jong-hyuk Lee, 2002)


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D'atroces meurtres de femmes sont commis, identiques en tout point aux 6 meurtres de Shin Hyun, déjà emprisonné et condamné à mort. Le détective Kang décide interroger Shin Hyun pour tenter d'enrayer la macabre répétition.... Mais une curieuse relation s'installe lors de ces rencontres.

Dans l'absolu, H n'a rien de foncièrement raté ou honteux, et le climat glauque dont le cinéma coréen s'empare généralement pour donner corps à ce type de thriller, est bien présent dans ce film de serial killer. Hélas, H, aussi intitulé H - Hypnosis, échoue cruellement à rendre son scénario solide et crédible.

H déroule un scénario largement inspiré par la relation flic-tueur de Le Silence des Agneaux, et nous emballe le tout à la manière d'un Seven, cherchant à reproduire la noirceur et la tension dramatique des deux grands succès... Le détective met effectivement le doigt dans un engrenage qui lui sera fatal, les crimes sont effectivement horribles, mais au lieu d'effrayer le spectateur en augmentant jusqu'à l'étouffement la tension psychologique, H accumule maladroitement les "trucs" scénaristiques, sans savoir-faire ni inspiration. la réalisation de H, affublée de ses deux acteurs, cabotins et bien peu charismatiques, tourne à la catastrophe et sa psychologie basique tourne au grotesque... Tout cela nous rappelle l'affligeant et guignolesque The Murderer (le film hong-kongais), au lieu de tendre vers le The Murderer coréen, de Hong-Jin Na.

Artificiel de bout en bout, croulant sous des ellipses bancales et déstabilisantes, et affublé de rebondissements aussi peu crédibles que sortis de nulle part, H exaspère par le pillage éhonté de ses modèles et apparaît au final comme un maladroit travail de copiste. Sa scène finale sur la plage (seul morceau du film élégamment mis en image) s'inspire de la vertigineuse chute dramatique de Seven, mais intervenant après une cascade presque risible de "découvertes", frôle le ridicule et achève lourdement une intrigue dejà clôturée. Un twist inutile pour un film qui ne fonctionnera qu'auprès des spectateurs vierge de tout thriller.

Avec H, Jong-hyuk Lee nous a concocté une préparation qui ne soulagera pas nos démangeaisons de cinéphiles curieux ! Toute la rédaction de Doorama a bien conscience que cette dernière figure était inutile, mais nous la trouvons cependant à la hauteur du film  ;-)  Passez votre chemin.

Procurez-vous H ou d'autres films de Jong-hyuk Lee

L'Etrangleur de Boston (Richard Fleischer, 1968)


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A Boston, un tueur en série étrangle et viole des vieilles femmes chez elle. La peur s'empare complètement de la ville lorsqu'il s'attaque aussi aux femmes plus jeunes et que le nombre des victimes augmente alors que la police piétine. La Ville de Boston crée un Bureau de l'Etrangleur pour endiguer la série de crimes.

C'est en regardant L'Etrangleur de Boston que la rédaction de Doorama à pardonné à Richard Fleischer d'avoir pondu Kalidor et malgré d'autres bons films comme 20 000 Lieues Sous La MerLes Vikings et Soleil Vert.

Tiré d'un fait divers réel, L'Etrangleur de Boston est une passionnante réalisation (la meilleure de Fleisher ?) qui propose un film divisé en deux parties très différentes. La première partie installe l'enquête et la paranoïa suscitée par les crimes, notamment  par une impressionnante utilisation du Split-Screen (l'écran divisé en plusieurs images), judicieuse, inventive et riche de sens comme rarement. Sa Seconde partie plus psychologique, denuée de split screens mais pas d'inventivité de mise en scène, basée sur la confrontation entre l'enquêteur, Peter Fonda, et un tueur superbement joué par Tony Curtis.

Derrière la simple enquête policière, méticuleuse et passionnante, Richard Fleischer soulève la question du soin que la société se doit d'apporter à ses éléments malades, puisque la schizophrénie du tueur cache la culpabilité de son auteur dans une double personnalité. Le coupable n'est pas directement l'homme arrêté, mais celui qui se cache en lui, transformant la seconde partie du film en une autre forme d'enquête, psychologique cette fois, et à la chute vertigineuse. L’Étrangleur de Boston prends des allures de thriller atypique, ancré dans la réalité, très documentaire, il dépasse le simple frisson par une réalisation ambitieuse et riche, et le profil de son coupable, bon père de famille renfermant un monstre.

Même si ce thriller accuse légèrement son âge quand au le rythme de l'enquête de sa première partie, il propose encore aujourd'hui une impressionnante ouverture sur la société américaine de la fin des 60's, livrant au spectateur une multitude d'aspects sociaux (climat, minorités, justice, mentalité...) qui enrichissent à merveille son sujet. L’Étrangleur de Boston intéresse, passionne, surprend et convainc totalement le spectateur, il soulève aussi l'interrogation sur la responsabilité de son tueur. Dans cette période de "l'Amérique des assassinats",  L’Étrangleur de Boston fait figure de curiosité, loin du divertissement, sa magnifique réalisation et les questions qu'il aborde le rangent simplement dans la catégorie des grands films. Nous oserons même dire "film moderne" ! Voyez-le, vous comprendrez...

Procurez-vous L'Etrangleur de Boston ou d'autres films de Richard Fleischer ou avec Tony CurtisHenry Fonda ou George Kennedy

Bereavement (Stevan Mena,2010)


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Martin, 6 ans, est kidnappé par un détraqué qui l'oblige à assister à ses meurtres sanglants. Lorsque Allison emménage dans la région, elle remarque un enfant dans l'ancienne usine d'abatage désaffectée, sa curiosité risquera fort de la mettre sur la liste du tueur...

Stevan Mena réalise avec Bereavement le prequel d'un de ses précédant film (Malevolence) et y relate les origines de son tueur.

Furieusement inspiré du Texas Chainsaw Massacre (TCM, pas l'original, mais davantage ses remakes) pour son look et certains éléments scénaristiques, Bereavement gère honorablement sa sanglante entreprise : la réalisation est propre, l'image plutôt belle, le glauque présent sans abuser du gore... Ca à l'air super comme çà...

Hélas, malgré le soin apporté, Bereavement souffre du zéro-surprise quasi total, accumulant le déjà-vu et les clichés, et abusant des références à TCM. En résulte un film sans surprise, au rythme train-train, où la tension et la peur ne prennent pas. Il faudra attendre longtemps avant que les deux axes du film ne se rejoignent enfin (l'arrivée d'Allison dans sa famille d'une part, et le tueur et son 'otage' de l'autre) et livre enfin, dans sa dernière demie heure, une intensité palpable voire même une certaine originalité dérangeante...

Bereavement est un film de genre qui peine à en sortir, un slasher de plus, ni raté ni réussi, juste inabouti, qui au final s'avère quand même davantage inutile que plaisant.


J'ai Rencontré le Diable (I Saw the Devil, Kim Jee-Woon, 2010)


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Je suis un agent secret. Ma fiancé est la nouvelle victime d'un taré qui l'a massacrée. Je vais le traquer, le retrouver et lui infliger chaque souffrance qu'elle à dû subir.


Ah ces coréens quand ils s'y mettent ! Encore un film de vengeance, encore l'acteur de Old Boy et de nouveau celui de A Bittersweet Life (tous deux absolument excellents !). Tout ça sous la houlette de celui qui nous avait déjà apporté le fort élégant A Bittersweet Life : Kim Jee-Woon.

Si nous rassemblons nos souvenirs, et après la vision de cette petite bombe, nous sommes maintenant persuadé que la Corée est un très beau pays, certes, mais peuplée en grande majorité de détraqués dont la détermination n'a d'égal que le sadisme et la cruauté.

On trouvera bien sûr à reprocher à I Saw The Devil sur ses excès ou sa psychologie, mais il sera difficile de lui reprocher son esthétisme et surtout son étonnant déroulement. 2h27 étouffantes et déroutantes, sans aucune pause pour souffler. Il faut avoir le coeur bien accroché pour suivre cette vengeance jusqu'à son terme, et on appréciera particulièrement la première confrontation entre nos deux personnages. A 45 minutes, on assiste à une véritable scène finale et on se dit que ce Devil est passé à une vitesse fulgurante ! On regarde alors sa montre et on se demande vraiment ce qui nous attend pendant encore plus d'une 1h30...
C'est sans doute là que se situe la force du film. Nous emmener toujours plus loin et nous surprendre à chaque changement de vitesse du scénario.

Avec Memories of Murders et The Chaser, I Saw The Devil casse les codes habituels du genre grâce à des personnages aux comportements atypiques ou des situations légèrement en décalage avec ce que nous avons déjà vu.

A voir tout particulièrement : la scène du taxi avec son incroyable 180° dans l'habitacle !


 
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