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The Collection (Marcus Dunstan, 2012)


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Le Collectionneur, un serial-killer implacable et organisé, laisse toujours un survivant dans ses massacres soigneusement mis en scène... C'est la fille d'un homme fortuné qu'il garde cette fois-ci en vie, mais Arkin échappe pourtant au massacre. Ce dernier est recruté de force par l'équipe chargée de sauver la future victime du Collectionneur... La mission de sauvetage se heurte rapidement à l'efficacité et l'ingéniosité du tueur...

The Collection est la suite de The Collector, réalisé en 2010 par Marcus Dunstan, à qui l'on doit quelques épisodes de la série Saw. On y retrouve donc bien des aspects propres aux torture-movies, dont la l'exercice de perversité dans la conception de la mort des personnages, lancée par la franchise Saw. On n'y retrouve pas, en revanche, la personnalité du premier opus, plutôt mauvais dans l'absolu, mais tout à fait jouissif pour les amateurs de thriller nerveux et goreux. The Collection à beaucoup de choses à offrir aux spectateurs, à commercer par tenir sa promesse : "ça va charcler" !

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Réveillon Sanglant (Bloody New Year - Norman J. Warren, 1975)


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A la suite d'un naufrage, six amis se retrouvent prisonniers d'une île inhabitée, et trouvent refuge dans un mystérieux hôtel qui arbore ses décorations de noël alors que l'été culmine... Ce n'est que le premier signe étrange que l'île leur réserve, car d'étranges manifestations vont se produire, annonçant l'horreur à s'abattre sur eux...

Les Mutants de la Saint-Sylvestre... Voilà le titre sous lequel à aussi été exploité ce film britannique de Norman J. Warren (Inseminoid), et qui caractérise davantage l'étrangeté de son histoire.

On attend effectivement que les 6 amis se fassent massacrer et ,en bon slasher, Réveillon Sanglant se charge presque honorablement de cette tache. En revanche, à sa manière, le film apporte la surprise là où ne l'attendais pas. Le massacre aura bien lieu, avec son affligeant cortège de situations banales et déjà-vues (la découverte de l'hôtel, la séparation des jeunes, la première victime, l'émergence des 'héros...), mais son réalisateur injecte des éléments paranormaux, des fantômts, des morts-vivants, des failles temporelles, du gore et su survival, le tout dans un curieux mélange de 50's et de 80's...

La réalisation est pathétique, voire ésotérique avec ce plan du couple courrant dans les sous-bois, qui se répète 4 fois, poursuivi par une caméra subjective dont on ignore la nature, le sens et la fonction ; mais le mélange des thèmes parvient étrangement à surprendre le spectateur, faute d'emporter son adhésion au spectacle plutôt fauché qui lui est proposé. Réveillon Sanglant enchaîne les thèmatiques comme les perles, et ressemblerait presque à une première version, un brouillon, du récent Violent Kind !

Malgré la pauvreté qualitative de l'ensemble (à laquelle il faudra ajouter une pitoyable utilisation de son exaspérante musique bien ringarde), Réveillon Sanglant propose son surprenant cocktail de grand n'importe quoi avec un naturel scotchant ! Dû à un budget ultra plancher, la qualité technique est absente de l'écran, mais les raccourcis scénaristiques qu'il déploie lui donne une étrangeté qui, au final, s'avère plutôt sympathique. Guère mieux qu'un bis de drive-in, son interprétation européenne des codes US achèvera de donner à Reveillon Sanglant sa singularité.

"Faute de grives on mange des merles"... puisqu'il n'y pas grand chose au coeur de Réveillon Sanglant, on pourra cependant passer le temps en substituant à la qualité espérée une certaine aptitude à surprendre le spectateur. Ca ressemble à dérushage... on cherche toujours les mutants du titre français... mais on a quand même envie d'aller jusqu'à son final (qui soit dit en passant est moins raté que le reste). Un nanar 80's comme on l'aime qui récompense à sa manière le spectateur !

Procurez-vous Réveillon Sanglant ou d'autres films de Norman J. Warren 

La Cabane Dans les Bois (Drew Goddard, 2012)


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5 jeunes organisent un week-end dans une cabane perdue dans les bois. Ils vont réveiller des forces malveillantes, mais l'horreur qui les attend n'est elle vraiment que le fruit de leur curiosité ? Ou bien sont-ils l'objet d'une force plus grande encore ?

Produit pas Joss Whedon (The Avengers, il faudra donc dorénavant s'intéresser au sens du cinéma de ce monsieur...), La Cabane Dans Les Bois se propose de réinventer le slasher et le moins que nous puissions dire est que la tentative tient toutes ses promesses. Le film de Drew Goddard (scénariste de séries comme Lost et de Cloverfield) est un plaisir de cinéphile, aussi malin que jouissif, qui joue avec délice avec les codes du cinéma d'horreur.

Une cabane, des jeunes un peu cons, une cave, des esprits qui se réveillent... La base de cette pépite est un hommage évident à Evil Dead, mais La Cabane Dans Les Bois y greffe une dimension d'horreur orchestrée par une autre main, de manipulation de la "réalité", particulièrement réjouissante. Ainsi doté d'un outils d'analyse distanciée du Genre, il propose une amusante grille de lecture des films d'horreur (et du coup de l'industrie qui les fait naître !), ce qui lui permet d'atteindre un second degré assez plaisant qui le rapproche d'un "manuel du bon film d'horreur". Très vite on est accroché par l'organisation qui se cache derrière le massacre annoncé des 5 jeunes, très vite le slasher banal et ordinaire se double d'un mystère extraordinaire et d'une véritable raison d'être. La Cabane Dans Les Bois s'amuse à innover là où ne l'attend pas (Lovecraft ?), il détourne les codes usuels en conservant l'esprit potache du Genre et le hisse jusqu'à une véritable impression de jamais vu (d'accord, nous exagérons un peu, mais le résultat est tellement atypique...).

Dissection dans son premier acte du slasher lambda, exposition de la manipulation dans son second acte (avec une intéressante lecture du rôle du ciné d'horreur...) et gigantesque pétage de plombs scénaristique (tout fan en avait rêvé...) dans son exutoire final, La Cabane Dans Les Bois marque des points sur tout les tableaux grâce à un méticuleux décorticage du Genre, et joue avec les capacités des ressorts qu'il contient. Flirtant souvent avec les limites (comme lors de son final, dantesque et loufoque...), Drew Goddard parvient néanmoins à garder le cap et rester fidèle à l'esprit qu'il s'est donné. Derrière son idée initiale se cache une déclaration d'amour au Genre, Fantastique et Horreur, et son réalisateur, à aucun moment, ne tentera d'imposer au spectateur sa vision personnelle du Genre. La Cabane Dans Les Bois évite avec soin de sombrer dans le prétentieux, elle respecte sagement et modestement les limites de son territoire de divertissement, ce qui lui permet d'acquérir ainsi l'adhésion totale du spectateur à son amusante proposition.

La Cabane Dans Les Bois n'atteindra peut-être jamais le statut de chef d'oeuvre du genre ou de film culte, mais son ingéniosité, son humour discret (logé dans son scénario plutôt que dans l'image) et surtout sa volonté inspirée de proposer de neuf en font une grande réussite du genre. A la manière de Chronicle qui explorait avec énergie un matériau connu, La Cabane Dans Les Bois déploie une créativité sincère pour  changer la donne, il propose un scénario biscornu et un peu fou, plein de surprises et de clins-d'oeil, qui lui permet de donner forme à un vrai objet de cinéma.

Réservé avant tout aux amateurs de ciné de genre, La Cabane Dans Les Bois est un éfouloir ciselé et pensé, qui regorge de surprises et de plaisirs simples. Malicieux, ludique, créatif, construit avec amour (si, si !), il constitue un excellent moment de cinéma de genre et de divertissement, dont chaque détail est exécuté avec un indéniable savoir-faire et une formidable énergie. La rédaction de Doorama ne peut qu'applaudir devant un tel état d'esprit (même si nous ne sommes pas dupes de son coté roublard...). Même si son charme risque de se dissiper presque totalement lors d'une seconde vision, l'effet est bien là : une bonne claque qui réveille, avec comme récompense l'odeur des croissants et du café chaud ! Une excellente surprise : foncez !    


Procurez-vous La Cabane Dans les Bois ou d'autres films de Drew Goddard ou avec Chris Hemsworth

The Orphan Killer (Matt Farnsworth, 2011)


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the orphan killer
Après le meurtre de leurs parents, Marcus et sa soeur sont placés en orphelinat catholique. Alors que sa soeur est adoptée, c'est sous les violences et brimades que Marcus grandira jusqu'à l'age adulte. Il décide alors de retrouver sa soeur pour se venger de tout ca qu'il à vécut et satisfaire ses pulsions violentes.

Hommage aux slashers des 80's, The Orphan Killer trouve son inspiration du coté des Vendredi 13 ou Halloween. Un Tueur implacable et masqué, des teens en victimes innocentes, un zeste de nudité, un autre de religion, du métal bourrin (trash, death-trash, grindcore ?) en guise de BO, et du gore affirmé : voilà le programme.

La petitesse du budget confère à The Orphan Killer un certain coté "perle noire", mais ne vous y trompez pas ! En dépit des tentatives stylistiques de sa réalisation,  derrière un scénar exempt de toute nouveauté, le film accumule bout à bout clichés, poncifs, déjà-vus et toute sorte de situations archi-usées sous prétexte "d'hommage". Nous sommes unanimes à la rédaction de Doorama pour vous certifier qu'aucun talent ne se cache derrière cette réalisation.

Authentique fan du genre, Matt Farnsworth semble sincère dans sa volonté de renouer avec l'old school. Hélas, la mollesse de la réalisation (simple collage approximatif de plans vus dans d'autre films et dénué de toute compréhension cinématographique), ses effets ratés (montage, cadrages, rythme, musique) et l'ultra-vu des scènes, conduisent The Orphan Killer à être la première victime que l'on voit à l'écran.

A Doorama, fan du genre que nous sommes, on espérait beaucoup d'un tel projet (notre curiosité bêtement piquée au vif par les nombreux festivals dans lequel le film est présent). Nous sommes bien évidemment ressortis dépités et déçus de sa vision (nous avons repensés avec émotion à Haute-Tension, qui lui très réussi...), et nous nous sommes demandés ce qui poussait nos réalisateurs à refaire "à l'identique" des mauvais films : le manque de références cinématographique peur être ?

Bereavement (Stevan Mena,2010)


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Martin, 6 ans, est kidnappé par un détraqué qui l'oblige à assister à ses meurtres sanglants. Lorsque Allison emménage dans la région, elle remarque un enfant dans l'ancienne usine d'abatage désaffectée, sa curiosité risquera fort de la mettre sur la liste du tueur...

Stevan Mena réalise avec Bereavement le prequel d'un de ses précédant film (Malevolence) et y relate les origines de son tueur.

Furieusement inspiré du Texas Chainsaw Massacre (TCM, pas l'original, mais davantage ses remakes) pour son look et certains éléments scénaristiques, Bereavement gère honorablement sa sanglante entreprise : la réalisation est propre, l'image plutôt belle, le glauque présent sans abuser du gore... Ca à l'air super comme çà...

Hélas, malgré le soin apporté, Bereavement souffre du zéro-surprise quasi total, accumulant le déjà-vu et les clichés, et abusant des références à TCM. En résulte un film sans surprise, au rythme train-train, où la tension et la peur ne prennent pas. Il faudra attendre longtemps avant que les deux axes du film ne se rejoignent enfin (l'arrivée d'Allison dans sa famille d'une part, et le tueur et son 'otage' de l'autre) et livre enfin, dans sa dernière demie heure, une intensité palpable voire même une certaine originalité dérangeante...

Bereavement est un film de genre qui peine à en sortir, un slasher de plus, ni raté ni réussi, juste inabouti, qui au final s'avère quand même davantage inutile que plaisant.


Scream 4 (2011)


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On se souvient que le premier Scream s'amusait sur la vague passée des slashers, proposant sous forme d'hommage d'en faire une relecture à la fois dépoussiérée, nerveuse et parodique...

Par ses suites, Scream, était redevenu ce que le premier opus de la série critiquait, à savoir des films sans originalité, succombant sous le poids de leur propres codes.
Scream 4 boucle définitivement la boucle, en réussissant à s'auto-discréditer tant il cite le Genre, ses avatars et descendants divers, allant jusqu'à oublier d'exister par lui même (un scénario quoi... une idée...).

Ne reste donc de Scream 4 qu'un film qui copie un film... qui copie un autre film, qui copie un autre film... qui copie lui aussi une autre copie... (etc... j'arrête !). Le résultat final est un film qui s'auto détruit, ne proposant plus rien d'autre qu'une suite de séquences plates et déjà vues, menant inexorablement à l'ennui le plus complet...
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Butcher 2 (2011)


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Victor Crowley hante les marais de Louisiane et massacre tout ce qui lui tombe sous la hache... Marybeth, qui a vu toute sa famille se faire exterminer par le tueur, décide de retourner dans le marais avec la ferme intention de le tuer définitivement. Pour cela, elle va s'adjoidre les services du révérend Zombie, un sorcier local...

Adam Green s'est (peut être) amusé à reproduire les slashers des années 80's. Butcher 2 s'adonne au massacre d'un tueur vengeur, à l'image de Vendredi 13 et de la horde de sous-produit qui hantaient alors nos écrans. L'unique intérêt de ce slasher réside, bien sur, dans l'originalité de chaque meurtre, exagérément gore et gorgé d'humour. Têtes explosées, colonnes vertébrales arrachées, couple en pleine fornication dérangé par le tueur : si il est vrai que les amateurs de gore se réjouiront des litres de sang et de latex présents à l'écran, les autres ne pourront que constater l'immense nullité des scènes de transition.

Butcher 2 se consomme comme un porno, on peut (il faut ?) accélérer entre chaque scène si l'on veut profiter du morceau de bravoure et ne pas affronter l'inexistence du scénario et la pauvreté des dialogues. Un hommage au genre. (volontairement ou involontairement raté ?).


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