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Hansel & Gretel : Witch Hunters (Tommy Wirkola, 2013)


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Hansel et Gretel ont été abandonnés au fond de la forêt et ont détruit la sorcière qui les avait récupérés... Adultes, ils continuent de tuer des sorcières, c'est leur profession ! Ils sont engagés par un village pour retrouver des enfants disparus. Ils devront réussir leur mission avant qu'une terrible sorcière n'ait sacrifié les enfants...

Curieux plaisir coupable que ce triste spectacle cinématographique... On pourrait se dire, sauf surprise inattendue, qu'il n'est à priori pas utile de voir Hansel et Gretel Witch Hunters pour s'en faire une idée. La vraie question n'est pas "est-ce que c'est bien", mais plutôt "est-ce qu'on va s'y amuser"... Blindés de nos aprioris, on est pourtant obligés d'avouer qu'on a bien aimé Hansel et Gretel Witch Hunters à la rédaction. Grand n'importe quoi bien loin des ambitions d'un Hansel et Gretel par Yim Pil-Sung, ce conte pour enfants à la sauce super-héros est autant divertissant et fun que crétin et régressif... On vous livre quelques clés, histoire d'y voir plus (moins ?) clair...

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Lords Of Salem (Rob Zombie, 2012)


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A Salem, Heidi, une animatrice radio, reçoit un mystérieux disque. Lorsqu'elle passe l'enregistrement, elle déclenche sans le vouloir le retour d'un groupe de sorcières tuées au 18ème siècle... Heidi risque de devenir le bras armé de leur terrible vengeance.

Le Rob Zombie est arrivé ! En l'espace de 2 films, La Maison des 1000 Morts et surtout The Devil's Rejects, le chanteur de métal s'est forgé une réputation dans le ciné d'horreur et fantastique ! On devra aussi citer son remake de Halloween (que nous aimons moins...) car Rob Zombie semble s'orienter définitivement vers une John Carpenterisation de son oeuvre... ! Lords Of Salem est à ce titre particulièrement curieux, ressemblant presque à un inédit de Carpenter, tout droit sorti des 80s, comme Fog ou Prince Des Ténèbres...  Dans l'absolu, Lords Of Salem n'est pas franchement passionnant, mais il dégage quelque chose de délicieux, de très pur... Faute d'être totalement réussi, il aura au moins le mérite de proposer un excellent traitement du thème des Sorcières ainsi que de proposer une belle visions du ciné de genre. Voyons l'objet...

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Sinister (Scott Derrickson, 2012)


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Pour trouver l'inspiration de son nouveau roman, Ellison emménage, avec sa femme et ses enfants, dans une maison où toute une famille a été pendue. Dans le grenier, il trouve des films 8mm où la tuerie, ainsi que celle d'autres familles, ont été filmées. Il entreprend alors de comprendre ce qui lie ces meurtres horribles. Mais peut être ce visage effrayant sur les vidéos se rapprochera de lui et sa famille avant qu'il ne découvre la sinistre vérité.

Plutôt bien accueilli par la critique et le public, Sinister n'a pas tout à fait convaincu la rédaction de doorama... Pourtant non dénué de qualités, ni d'une certaine ambition, Sinister a bien plus retenu notre attention par ses faiblesses que par ses points forts. Chronique d'une surprise trop annoncée...

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Dark Shadows (Tim Burton, 2012)


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 En 1752 Barnabas Collins est transformé en vampire et enfermé dans un cercueil par Angélique, qui jettera aussi une malédiction sur la descendance des Collins. En 1972 Barnabas retrouve la liberté, mais aussi sa famille en pleine décrépitude, toujours victime de la haine d'Angélique. Il va falloir changer tout cela.

Adaptation du show TV du même nom de la fin des 60's, peu connu en France, Dark Shadows nous emmène dans une aventure opposant la famille Collins à son ennemie jurée, la sorcière Angélique Bouchars. Tim Burton sort, bien sûr, pour l'occasion ses petits trucs habituels (silhouettes flottantes, arbres tordus, sens du kitch et du gothique, ainsi que ses Johnny Depp et Helena Bonham Carter habituels...) et les mixe pour l'occasion avec quelques emprunts à La Famille Adams, ainsi qu'à La Mort Vous Va Si Bien de Zemeckis, pour son final.

Les inconditionnels de Burton en auront pour leur argent, les autres, dont nous faisons partie, pourront s'agacer du réalisateur, incapable de renouveler son univers visuel, ou bien décidé à le reproduire sans cesse jusqu'à épuisement... C'est effectivement le cas, mais bien moins que d'habitude, et c'est tant mieux ! La nouveauté de ce Burton cuvée 2012 ne viendra donc pas de sa forme (cependant plus sage qu'à l'accoutumée), mais plutôt dans le traitement de son scénario, à l' humour discret, mais efficace. Découpé en trois actes (La dynastie Collins, le retour de Barnabas puis la confrontation), Burton soigne l'écriture de ses personnages, s'amuse avec le décalage des époques et orchestre un duel sacrément bien foutu, en évitant de s'enfermer trop dans son seul style ou rythme. De ce point de vue, Dark Shadows est très agréable à suivre, réservant régulièrement quelques surprises pour son spectateur (comme Barnabas et les hippies...), comme si Burton prenait soin de laisser quelques portes de sorties à son univers, quelques respirations.

En dépit d'un air de famille particulièrement prononcé avec La Famille Adams, Dark Shadows s'en démarque aisément, notamment par une certaine noirceur et son agréable personnalité. Fort élégamment réalisé, parfois très drôle et visuellement réussi, Dark Shadows est tout à fait plaisant et divertissant en dépit de son imagerie Burtonnienne indélébilement incrustée dans chaque détails. Mais si nous sommes personnellement écoeurés du style Burton depuis longtemps, Dark Shadows semble cependant chercher à l'atténuer, sinon à ne pas le rendre omniprésent. En "modérant" son univers, Tim Burton satisfait son public,  et, à l'exception de Depp qui fait du Burton (et paradoxalement, tant mieux pour cette prestation), Dark Shadows rayonne plus loin et renouvelle un peu l'air... un peu seulement !

Dark Shadows, malgré l'inévitable impression de déjà-vu liée à la personnalité de son réalisateur, parvient cependant à trouver une personnalité et un rythme qui lui sont propres. Il réussit à nous emmener dans son univers gothique, un peu barré, âpre aussi, et se découvre avec un vrai plaisir. Son humour et sa volonté de ne pas trop accentuer la signature Burtonnienne, le rendent bien plus digeste de son Alice Au Pays des Merveilles. Dark Shadows est à n'en pas douter réussi et hautement sympathique, mais on aimerait juste que son (grand) réalisateur nous étonne vraiment... Juste une fois par décennie... En se renouvellement par exemple... Et nous pensons à Match Point, qui est un Woody Allen qui ne ressemble pas à du Woody Allen, ou bien Inside Man pour Spike Lee... Étonne nous Tim !

Procurez-vous Dark Shadows ou d'autres films de Tim Burton ou avec Johnny DeppMichelle Pfeifferou Eva Green

Inferno (Dario Argento, 1980)


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A New York, Rose découvre que l'immeuble dans lequel elle vit est l'antre d'une des Trois Mères, la mère Ténèbre (la mère des Soupirs est à Fribourg, la mère des Larmes à Rome...). Effrayée de sa découverte, elle demande à son frère vivant à Rome de la rejoindre, mais lorsqu'il arrive enfin, Rose à disparu...

Deuxième volet de la Trilogie des Trois Mère (avec Suspiria en 1977 et Mother of tears en 2009), Inferno reprend, et pousse encore plus loin, l'esthétique baroque et hyper coloré de son prédécesseur. Sur ce point, Dario Argento réussit un film magnifique à l'image, certes très pop et 80', mais dont les bleus roses et rouges criards participent à l'ambiance ésotérique du film et le transforme en une expérience visuelle passionnante et ébouriffante.

En revanche, là où Suspiria kidnappait littéralement son spectateur pour l'immerger dans un monde maléfique en pleine expansion, Inferno échoue à reproduire l'expérience et rate complètement son développement narratif et la construction de ses personnages. Il accumule une succession de scènes esthétiques et maniéristes, davantage à la recherche de meurtres sanglants stylés giallo que propices à installer un climat maléfique et fantastique. Inferno s'incarne alors en un patchwork mal assemblé, dont l'ésotérisme déserte le scénario pour s'installer du coté du spectateur et parasiter sa compréhension.

Face à cette distance entre fond et forme, Inferno perd de son potentiel vénéneux, son manque de continuité scénaristique le vide de son âme et le transforme en un sous Suspiria, en en pillant tout les ingrédients (mystère, gore, esthétique, musique...) pour les ré-exposer de nouveau, mais à force de surenchère, cette fois-ci de manière gratuites et dégénérée, presque à la limite du mauvais goût.

Rendons cependant hommage à Argento sur un point : le bâtiment dans lequel se situe l'action, véritable personnage central du film, est superbement filmé est exploité. Sous sa caméra il acquiert une vie propre, complexe, il renferme cette âme maléfique cruellement absente du reste de l'oeuvre.

La véritable Alchimie d'Inferno n'est pas dans son thème, comme le décrit Argento, elle réside finalement dans sa capacité à transformer l'or de son matériau initial en plomb cinématographique.
On ne retiendra donc d'Inferno qu'un film médiocre, au climat inégal, mais à la folle esthétique d'un chef d'oeuvre barré.