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Populaire (Régis Roinsard, 2012)


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Dans les années 50, Rose Pamphyle est embauchée chez Louis Echard en tant que secrétaire. Rose est une secrétaire moyenne, mais elle tape à la machine à une vitesse impressionnante ! Louis se met en tête de la faire participer au concours de vitesse de dactylographie, et s'improvise "entraîneur de secrétaire". L'amour naît... Comme sa vitesse de frappe, leur amour augmente ; les ambitions de Louis pour Rose sont mondiales !

Populaire lorgne du coté de la comédie romantique américaine et installe à l'écran un couple directement inspiré de la grande époque américaine, rappelant effectivement, comme nous l'avons lu un peu partout, Grant-Hepburn... En plaçant l'intrigue de Populaire dans les 50's, son réalisateur s'offre la possibilité d'offrir un pitch décalé, soutenu par un ton délicieusement kitch ! Populaire est un projet bien mené, qui détonne par rapport aux comédies françaises actuelles, hypercentrées sur nos 30-40ans un peu bobos, et apporte une réelle touche de fantaisie. Populaire à tout pour plaire... et pourtant à laissé la rédaction perplexe. Faute de frappe ou hyper-exigence ?

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Les Seigneurs (Olivier Dahan, 2012)


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Un footballeur sur le déclin, accepte de devenir entraîneur de l'équipe de Molène, dont la réussite de son équipe pourrait sauver l'entreprise locale de conserverie traditionnelle de la fermeture. Pour atteindre son objectif, Patrick recrute une brochette d'anciennes pointures, sur le déclin elles aussi...

Il suffut de découvrir son (impressionnante) distribution pour embrasser Les Seigneurs de Olivier Dahan : une comédie sur-calibrée, conciliant humour et émotion, qui visait, à n'en point douter, le carton comique de l'année. A l'image de La Vérité Si Je mens, Les Seigneurs échaffaude donc un scénario basé sur la construction d'un projet "quitte ou double", dont relever le challenge permet de concentrer des personnages riches en couleurs et attachants... Sur la pelouse des Seigneurs, constelée de "beautiful losers" : carton rouge ou carton plein ?

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Une Nouvelle Chance (Trouble With The Curve - Robert Lorenz, 2012)


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Gus repère des talents issus du Baseball, c'est sa vie. Quand sa vue commence à baisser, quand ses employeurs le considèrent trop vieux, quand ses rapports compliqués avec sa fille ont trouvé leurs limites, ce dernier voyage en quête d'un talent à recruter pour l'équipe est l'occasion de mettre certaines choses au clair.

Sans doute triste, comme nous, de ne plus voir assez le grand Clint (celui-ci avait déclaré ne plus vouloir jouer à l'époque de Gran Torino), le producteur d'Eastwood depuis 10 ans a été presque obligé de passer à la réalisation pour continuer de voir le dernier dinosaure en action... Eastwood est un monument à lui tout seul, hanté par le crépuscule de sa vie, habité par une carrière gigantesque, pour lequel Robert Lorentz semble avoir trouvé un rôle sur mesure. Mais n'est pas Eastwood qui veut, et si eastwoodienne puisse être sa thématique, Une Nouvelle Chance est bien moins fascinant que le "dinosaure"...

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Le Baiser du Tueur (Killer's Kiss, Stanley Kubrick, 1954)


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Davy est un boxeur sans avenir. Un soir, il aide sa voisine, Gloria, et entame une histoire avec elle. Mais pour que sa vie s'améliore enfin, il doit la tirer des griffes de son patron, un petit caïd, qui semble décidé à ne pas la laisser partir.

Premier film noir de Stanley Kubrick, avant l'Ultime Razzia, Killer's Kiss laisse déjà apparaitre toute la singularité de Kubrick et la force de son langage cinématographique. Si l'histoire de Killer's Kiss n'a rien d'exceptionnelle, c'est son traitement visuel et sa réalisation qui retiennent l'attention.

Nous sommes bien dans un film noir, les toutes premières images de Killer's Kiss ne laisse aucune ambiguïté : un homme s'est attiré des ennuis. C'est sous la forme d'un long flashback que le spectateur découvrira que Gloria en est à la base, puisque c'est à cause d'elle que Davy devra affronter Rapallo, tel un ultime combat. Au travers d'une narration alternant voix off et longues séquences très peu dialoguées, Kubrick impose déjà un sens impressionnant de l'image et des symboles qu'elle contient (la première scène dans la chambre annonce ce qui attend le personnage par ses seuls arrières plan : un long couteau au mur et une femme de l'autre coté de la cour... Mort et amour !).

Mais c'est véritablement dans sa mise en scène que Killer's Kiss surprend, en renforçant de multiples manières l'aspect Noir de son histoire, en commençant par le choix de noirs profonds et tranchés, simplement magnifiques. Que ce soit lors du combat de boxe, du meurtre dans une ruelle, du passage à tabac ou dans son affrontement final (contre un adversaire à la hache !), Kubrick innove, expérimente même, en choisissant une mise en scène inspirée et originale, qui surprend régulièrement le spectateur par sa violence suggérée (le héros poursuivi, chassé serait plus juste, sur les toits en plan large) ou montrée (le combat de boxe qui n'a rien à envier à ceux de Raging Bull).

Ce Baiser du Tueurs possède un rythme et une forme bien différents des films noirs de cette époque. S'il en reprend effectivement les codes (le loser, la blonde, la pègre, les emmerdes...), il s'accorde une grande liberté de traitement (jusque dans sa fin, proche du happy end, aux antipodes de Quand La Ville Dort...) et  tente en permanence de proposer une nouvelle lecture de ceux-ci. Killer's Kiss n'est pas un "grand Film Noir" par son histoire ou ses thèmes, mais il l'est en revanche par sa réalisation, qui expose magistralement la nature de ses personnages et la violence des situations auxquelles ils sont confrontés. Nous n'avons pas là l'un des classiques du film noir, mais plutôt l'acte de naissance d'un cinéaste unique et immense. Une réalisation majeure sur un film "mineur" (et là, Doorama vient de perdre 50 lecteurs !).

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