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40 ans, Mode d'Emploi (This is 40 - Judd Apatow, 2013)


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Pete et Debbie ont deux filles. A l'aube de leur 40 ans, leur passage à la nouvelle décennie s'accompagne de changement et de questionnements au sein de leur couple... Debbie vit mal le compteur des années, Pete ne parvient pas à rendre son entreprise rentable, les enfants n'apportent pas que des satisfactions et la famille est soit absente, soit trop présente... Et si 40 ans n'était pas un cap si facile que ça à franchir ?

Judd Apatow à ses fans... Cinéaste emblématique de ce qui pourrait être appelé "la nouvelle comédie américaine", il est représentatif de cette vague de comédie à cheval entre le pur divertissement, limite graveleux, genre American Pie, et la comédie douce-amère empreinte d'un regard social sur notre société (et nous, à la rédaction, nous mettons Super Grave dans cette catégorie, nous adorons cette "teen-comédie" (teen ?) parfaitement maîtrisée). Apatow à donc une pâte et il n'est pas non plus désagréable que celle-ci s'inspire des séries qui cartonnent pour construire ses personnages ! 40 ans, Mode d'Emploi : mode d'emploi !

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Projet X (Nima Nourizadeh 2012)


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Thomas, Costa, JB et Dax, quatre ados "anonymes" dans leur lycée, veulent eux aussi accéder à la reconnaissances et aux "bombes" qui vont avec. Profitant de l'absence des parent de Thomas, Costa prend en main l'organisation de l'anniversaire de Thomas : la fête va rencontrer un tel succès qu'elle va vite devenir incontrôlable...

Comment Doorama peut-il décerner un généreux 7 à ce Projet X ? Car il est vrai que Projet X repose non seulement sur un maigre prétexte, mais il ajoute à celui-ci une forme abusivement tendance et propose des personnages aussi riches qu'un statut Facebook ! Oui, Projet X n'est pas un bon film, mais c'est avant tout le teen-movie le plus con et sympathique de l'année :-) (waow ! "djeuns" le smiley !)

Projet X nous parait donc plutôt réussi, sinon au moins parfaitement jouissif dans le cas d'un visionnage unique et jetable ! Il rappelle un Risky Business (la fête interdite) ou un Super Grave (le portrait de ces ados), tout en s'adaptant à l'air du temps. Tout est effectivement superficiel et instantané dans ce Projet X, mais du coup le film colle et décrit parfaitement les fantasmes et aspirations de nos jeunes : Gloire instantanée & Jouir de tout est un droit sans passer par la case mérite. Son portrait (volontairement grossi et caricatural) des jeunes fonctionne finalement très bien, et s'accompagne par ailleurs de quelques personnages de second plan particulièrement savoureux (le nain casse-couille, le service de sécurité pré pubère...)

Ensuite Projet X propose effectivement LA fête ultime, le pire cauchemar de nos géniteurs, il condense en une seule fête nos pires souvenirs de jeunesse (et croyez-nous, on en a à Doorama) et pousse encore le curseur... Les filles, les mecs bourrés, les conneries, les accidents, les parents absents, les excès, les expérimentations douteuses (le chien qui vole) : Projet X réussit à créer son patchwork, entre fantasmes et souvenirs, de manière ludique et rythmée. Bien que son coté found-footage n'apporte strictement rien au scénario, ses plans épaule (pour beaucoup tournés par les 'vrais' figurants qui festoyaient sur le tournage) parviennent à crédibiliser efficacement son coté camera embarquée dans la fête...  

Vous l'aurez compris, si mineur soit-il, Projet X parvient exactement là où son réalisateur le souhaitait. Ses choix techniques comme artistiques (?) fonctionnent particulièrement bien et fabriquent au final ce portrait complètement gratuit, immoral, jouissif et excessif d'une "birthday party d'un teen ricain ordinaire". Si Projet X est effectivement calibré pour séduire la "génération facebook", ses ficelles restent discrètes, et sa légèreté débilitante joue à fond en sa faveur.
Curieusement, Projet X est un film solide et cohérent construit sur un grand "rien", un pur teen-movies assumé bien au dessus des standards habituels qui, dans son genre, atteint tout ses objectifs. Un péché-mignon aussi savoureux qu'éphémère, un ride aussi fun et excessif que la légèreté de son sujet... On aime régresser à Doorama !

Chronicle (Josh Tank, 2011)


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Trois amis entrés en contact avec une substance inconnue, découvrent qu'ils ont désormais des super-pouvoirs. Au début anecdotiques, ils vont développer progressivement ces pouvoirs, mais jusqu'où ?

Alors qu'on pouvait craindre le pire de cette histoire d'ado super-héros, Chronicle se révélé finalement passionnant et fort intelligemment construit. Il trouve sa place entre Cloverfield et le super-hero movie "basique", mais enrichit son développement de nombreux atouts.

Ce qui empêche Chronicle de "sombrer" tient sans doute à un mélange des genres et des technique particulièrement bien géré. La progression technique de la réalisation (du style "docu Blair Witch" à celui du blockbuster) accompagne judicieusement la progression du scénario et ses changements de genre (dérive réussie du teen-movie vers l'action-movie).

Chronicle utilise de nombreuses ficelles pour faire adhérer le spectateur à son propos. Allant même jusqu'à réussir l'identification aux personnages, par une habile exploitation de nos rêves de gamin, ou bien encore en distillant une dose de psychologie, basique mais pas si idiote que çà, sur la génération dont il est question.

Chronicle est avant tout une série B, maline et musclée, mais au delà du simple divertissement, il excelle à enrichir son scénario d'une dimension "réelle" par des personnages particulièrement bien écrits. Soignant aussi bien la forme que le fond, Chronicle s'impose (dans son genre !) comme une réussite certaine, voire stimulante, dans l'univers souvent pauvre du blockbuster et du film de super-héro.
Dans son genre (on insiste là dessus) c'est une très belle surprise qui propose un excellent moment de divertissement.

Playback (Michael A. Nickles, 2011)


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Une malédiction se propage par l'intermédiaire de films. Un jeune homme qui enquête pour son école sur un célèbre meurtre qui a eu lieu dans sa ville, va se trouver confronté à l'"héritier" de cette cette malédiction.

On aime les nanars à doorama, on espère toujours y trouver la substantifique moelle de la créativité où de l'originalité. Alors on a vu Playback. Faute de ce que nous espérions y trouver (sans trop y croire non plus), nous sommes ressorti vidé et abêtis de cette histoire de fantôme au ras des pâquerettes, traitée en parfait horror-movie pour ados élevé au McDo.

Playback n'est qu'une suite molle de morceaux horrifiques déjà vus (Ring entre autres). Infantilisant et brouillon, Playback accumule les clichés autour d'un scénario non seulement usé, mais finalement confus.

Playback n'est qu'une chair à direct-to-dvd, espérant trouver en la présence du pauvre Christian Slater la caution suffisante pour donner de l'envergure à ce ghost-movie ringard et creux. Playback ennuie, il singe ses grands frères en les vidant de tout sens. Il rappelle que le film d'épouvante est encore trop souvent pris comme un divertissement pour teenagers et oublie qu'il peut aussi être un formidable catalyseur du drame, une dissection psychologique ou de l'expression des dysfonctionnements de notre société. En un sens, playback est un modèle... de ce qu'il ne faut pas faire.
Playback ? Non : stop !