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Les Enfants du Paradis (Marcel Carné, 1945)


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Sur le Boulevard du Crime, cohabitent et se croisent Baptiste le mime, Frederick l'acteur, Lacenaire l'assassin, le Comte de Montray et Garance, libre et indépendante, qui fait chavirer les coeurs. Baptiste et Garance tombent amoureux, mais le vie n'écrira pas leur histoire comme ils l'auraient aimé...

Pour les 100 ans du cinéma, Les Enfants du Paradis avait été élu "meilleurs film de tous les temps"... Rien que ça ! Titre mérité ou non, revoir ses 3h02 donne bien envie d'aller dans de telles extrémités, tant Les Enfants du Paradis vous emporte.

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Le Carrosse d'Or (Jean Renoir, 1953)


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Au XVIIIème siècle, une troupe de la Commedia dell'arte se produit dans une colonie espagnole d'Amérique du Sud. La belle Camilla, la Colombine de la troupe, est  courtisée par trois hommes : le comédien Felipe, le toréador Ramon et même le vice-roi Ferdinand. Lorsque Ferdinand décide de lui offrir le Carrosse d'or, symbole de la Cour qui attire bien des convoitises, il provoque un scandale à la Cour ainsi que la jalousie des deux autre prétendants.

A l'occasion de sa ressortie en salle le 31 octobre (merci Les Acacias), c'est assis derrière Mathieu Amalric que nous avons eu le bonheur de découvrir Le Carrosse d'Or dans une version magnifiquement restaurée et dans sa version anglaise d'origine. Jean Renoir nous livre un film éblouissant, envoûtante ode à la vie, en jouant avec la limite qui sépare la scène de la vraie vie : la comédie et la Cour sont deux théâtres sur lesquels se jouent des pièces fondamentales.

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DEUXIEME FAUTEUIL : Le Carosse d'Or (Jean Renoir, 1953)


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Dans la vraie vie, les Carrosses dansent !

Doorama ouvre ses pages à sa deuxième plume à propos du Carrosse d'Or... Son nom est Pym, petite main cachée de la rédaction, lui aussi à été hypnotisé par la projection de ce Renoir impérial... Alors voici ses morceaux ramenés de la salle de projection... Juste son avis, son éclairage... A mi chemin entre l'expérience et la critique, voici sa chronique du Carrosse d'Or 


Ainsi donc une comédienne s’essaye aux jeux de l’amour dans un théâtre idéal que propose Renoir, celui de la vraie vie et des vrais gens aux têtes romantiques, graves et éternelles. Or le bonheur ne se trouve que sur la scène !

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Le Prénom (Alexandre de La Patellière & Matthieu Delaporte, 2012)


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Vincent va devenir papa. Invité à dîner chez sa soeur et son mari, ainsi qu'un ami d'enfance, Claude. Alors qu'ils attendent sa femme, on lui demande le prénom qu'il a choisi pour son futur fils... Son choix va déchaîner les passions et tendre la suite de la soirée...

Film de potes, psychanalyse familiale, mais avant tout adaptation de la pièce de théâtre à succès éponyme, Le Prénom prend pour point de départ une simple conversation ordinaire, pour s'en servir comme d'un déclencheur et d'un révélateur, prétexte à faire exploser les liens les plus proches. Théâtre de boulevard filmé (un seul lieu, l'appartement...) Le Prénom propose une belle énergie, malgré ses limites.

On pense à Carnage de Polanski (que l'on préfère), lui aussi proche du théâtre, tant ce qui se devait d'être un moment anodin, un simple dîner ici, se transforme en épreuve de force. Après une introduction des plus sympathique et réussie, les quatre personnages se retrouvent donc pour un dîner où les affrontements vont se multiplier dans une expression presque aussi passionnelle qu'hystérique. Succession de cris, d'énervements et de prises à partie "musclées", où la colère de l'instant se mêle avec l'expression des petits reproches auparavant tus, Le Prénom offre au spectateur d'excellents moments et regorge de bonnes répliques qui "marquent des points". C'est rythmé, plutôt acide, et l'écriture joue habillement sur le fait que l'intimité (les personnages se connaissent depuis 30 ans...) se prête à merveille à des attaques plus frontales, et des coups bas mieux placés, puisque le temps leur a donné la connaissance des points faibles de l'autre... Les joutes verbales des personnages deviennent alors un art de haut niveau, un exercice de pro, dont le spectateur ne pourra qu'apprécier l'excellence !

On prend un plaisir voyeur à observer ses "petits déchirements entre amis", on rit, mais le rythme soutenu des échange subit pourtant quelques "ratés". Même si le choix délibéré de pousser les curseurs à fond est ici retenu, on peine à imaginer une telle soirée dans la vraie vie... Le ressort comique est bien évidement placé sur la limité, mais les comédiens -excellents- jouent si bien leur rôle, qu'on en oublierait presque la fiction et la caricature. L'accumulation des moments de tension, et leur expression forte, crée alors un coté artificiel qui alourdi un peu le film, alors que la performance des acteurs nous menait vers une sensation plus proche de "j'en ai des comme ça dans mon entourage". C'est son coté théâtral qui fait la truculence du Prénom, ses excès et sa manière de grossir le trait font naître le rire. Mais paradoxalement c'est aussi ce coté théâtral qui, porté au cinéma, peut nous faire décrocher de temps à autres du Prénom... Pour le dire autrement, on adore l'ambiance, mais les névroses sont un peu fortes, les hauts un peu "trop hauts", et les réconciliation un poil trop faciles, trop rapides...

Un poil excessif, Le Prénom n'en demeure pas moins un excellent moment de comédie où les acteurs prennent visiblement plaisir à se mettre en bouche les piques avant qu'ils ne les lancent. Humour de boulevard diront certains, c'est certain, mais ce défouloir vif et libérateur fait un bien fou au spectateur. "Battez-vous ! Battez-vous ! Nous on compte les points !". Et coté points, attendez-vous plutôt à un score de basket, 112-107, plutôt qu'un score de football de type 2-1...
Au fait, ce fameux prénom qui enflamme une soirée ? Il commence par la lettre... Non ! Découvrez-le vous même et invitez-vous à ce dîner presque parfait...

Procurez-vous Le Prénom ou d'autres films de Alexandre de La Patellière & Matthieu Delaporte ou avec Patrick BruelCharles Berling ou Valérie Benguigui

Panique A l'Hotel (Room Service, William A. Seiter, 1938)


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Un producteur sans argent et sa troupe de théâtre cherchent à lever  des fonds auprès d'un riche commanditaire. Installés dans un hôtel, ils doivent faire face au gérant de celui-ci qui, voyant la note impayée augmenter, veut les expulser. Face à cette menace la troupe va développer tout un arsenal de combines et d'arrangements pour éviter l'expulsion et sauver le spectacle.

Les Marx Brothers sont à part parmi les grandes figures comiques américaines : jeux de mots, humour au second degré (quelquefois troisième degré) et usage d'un certain non-sens, voire de l'absurde, plutôt atypiques à cette période... S'ils ont laissé des trésors de créativité au rythme fou (La Soupe Au Canard), Panique à l’Hôtel ne fait hélas pas partie de leurs meilleurs moments.

Ce qui fait la spécificité de leur humour cède ici la place à un comique plus conventionnel, celui du théâtre comique de Broadway d'alors. Panique à l'Hôtel peine à laisser leur folie créatrice s'exprimer et le rythme du film n'atteint jamais le quart de l'énergie qu'ils sont capables de générer.

Panique à l'Hôtel ne décolle donc pas de la simple comédie de boulevard, et si sympathiques que puissent être les aventures de cette joyeuse troupe, roublarde et prête à tout pour sauver leur spectacle, il ne rencontre à aucun moment le génie des Marx Brothers.

Cette "absence" relative du comique des Marx ne laisse aujourd'hui à Panique à l'Hôtel que de rares moments réussis. On retiendra cependant ce qu'il conviendra d'appeler la séquence de la "dinde volante" ou bien encore celle de la veillée funéraire. Sorti de cela, il se regarde aujourd'hui sans grand enthousiasme.

Carnage (Roman Polanski, 2011)


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Le fils X a cassé 2 dents au fils Y... Les parents, en adultes responsables, se rencontrent donc pour gérer ce problème. Mais leur comportement sera-t-il à la hauteur de leurs ambitions ?

Fantaisie acide et illustration de la difficulté de vivre avec l'autre, Carnage prend l'apparence d'une pièce de théâtre en huis-clos, flirtant délicieusement avec un coté pièce de boulevard.

Roman Polanski, après son somptueux Ghost Writer, change de registre et lorgne du coté de la satire sociale, avec son sens de l'humour si particulier. Carnage n'est pas un monument de finesse, là n'est pas son but, il se construit et s'apprécie comme un exercice ludique et libératoire de jeu de massacre. Les ficelles sont visibles, la fin attendue, mais l'incroyable quatuor d'acteurs (Christoph Waltz en tête !) rendent la récréation jubilatoire !

Parce qu'il n'a d'autre ambition que de rire d'adultes qui se comportent en enfants, Carnage parvient à séduire et, sans que l'on s'en rende compte, trop occupés que nous sommes à rire des personnages, transfère les tares de ceux-ci sur les parents modèles que nous sommes tous.
Facile, certes, mais délicieusement bien exécuté. Ca vaut pas 8, mais on lui donne quand même !